La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 38 la terrasse 270 novembre 2018 MANUFACTURE DES ŒILLETS/DE MARIUS VON MAYENBURG/MES MAÏA SANDOZ d, -%41%. i Stück Plastik Cette création, satire politique décapante programmée dans le cadre des Théâtrales Charles Dullin, festival exclusivement dédié au théâtre contemporain dans le département du Val-de-Marne, donne crûment à voir le gouffre existant entre nos convictions et nos actes. La metteuse en scène Maïa Sandoz. Une pièce en plastique, la toute dernière œuvre de Marius Von Mayenburg, auteur collaborateur de La Schaubühne, est aux yeux de la metteure en scène Maïa Sandoz, artiste associée du Théâtre des Quartiers d’Ivry pour la saison, « un cadeau ». La création met en scène un couple d’humanistes de gauche, bienveillants et proches du burn out qui, pour soulager leur quotidien, embauche une aide-ménagère. Pourront-ils rester de « bonnes personnes » en devenant patrons ? « Rythme effréné de la langue, vivacité des enchaînements, ellipses surprenantes, variations d’adresses, mise en abîme, parcours parfaitement équilibré des personnages, humour noir, cynisme, mauvais goût, ironie, poésie, mystère, dramaturgie agressive. Stück plastik, dit Maïa Sandoz, impose sans Stéphane LARROZE www.stephanelarroze.fr Carole Bethuel pudeur une plongée dans les recoins obscurs de nos âmes petites bourgeoises. C’est étonnant, jouissif et totalement dérangeant ». Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Manufacture des Œillets, 1 place Pierre- Gosnat, 94205 Ivry-sur-Seine. Du lundi 5 novembre au vendredi 16 novembre 2018. Les lundis, mardis, vendredis à 20h, les jeudis à 19h, le samedi à 18h, le dimanche à 16h. Durée estimée  : 1h40. Tél. 01 43 90 11 11. MONFORT THÉÂTRE/CONCEPTION ET MES JEANNE FRENKEL ET COSME CASTRO Point Némo L’odyssée de deux jumeaux dans la mémoire de leur mère, c’est le voyage scénique, qui sera forcément détonnant, auquel nous invitent Jeanne Frenkel et Cosme Castro. Jeanne Frenkel et Cosme Castro reviennent avec Point Nemo. Théâtre Victor Hugo VIRTUEL.HOM[ME] 4 e édition - 27/11 > 04/12 2018 On les avait découverts l’année dernière avec Le Bal, un spectacle qui, sur scène, rejouait en direct un film qu’on n’arrivait pas à projeter. Ce duo de créateurs s’est fait un nom grâce au concept de métacinéma, du cinéma joué et BLACK CLOUDS Compagnie Artara/MARDI 27 & MERCREDI 28 NOV à 20h30X.4 **id 0.. L a- iirW. e A. LOVE. PAS À DEUX Arianna F. Grossocordón/VENDREDI 30 NOV & SAMEDI 1er DÉC/HORS LES MURS  : plusieurs horaires et lieux/Renseignements auprès du TVH L’AMOUR EN MORCEAUX Compagnie Tàbola Rassa/DU 30 NOV AU 4 DÉC/Vendredi, samedi, mardi à 20h30 et dimanche à 17h00. Relâche le lundi Réservations & renseignements au 01 46 63 96 66 ou au 01 41 17 48 12 reservationtvh@valleesud.fr/Billetterie en ligne billetterietvh.bagneux92.fr Navette gratuite A/R au départ du métro Mairie de Montrouge 30 min avant les spectacles Théâtre Victor Hugo/14 avenue Victor Hugo/92220 Bagneux Vallée Sud Grand Paris 14. re PM ! -..1 1" Jean-Michel Sicot diffusé en live sur internet. Une approche privilégiant la création de bricolage, de troupe et de réalisation immédiate aux projets coûteux qui conduisent à l’épuisement du désir. Une énergie et une fraîcheur en découlent, qu’on retrouvera avec grand plaisir avec ce Point Némo, l’histoire de deux jumeaux lancés dans un voyage onirique, partis explorer la mémoire de leur mère. Une expédition au long cours qui promet « un dispositif scénique innovant » mêlant « la science-fiction et les nouvelles technologies ». Éric Demey Le Monfort théâtre, 106 rue Brancion, 75015 Paris. Du 6 au 17 novembre à 20h30. Tél. 01 56 08 33 88. LES DÉCHARGEURS/ESPACE CULTUREL ROBERT-DOISNEAU DE MEUDON/DE GEORGE BRANT/MES GILLES DAVID Clouée au sol Pauline Bayle se mesure avec talent à Clouée au sol de et mis en scène par Gilles David. Le monologue très accidenté d’une pilote de l’US Air Force. Clouée au sol. Sur un plateau blanc incliné, Pauline Bayle se tient bien droite dans sa combinaison. Un uniforme de l’US Air Force pour qui, raconte-t-elle en guise d’introduction, elle est heureuse de travailler comme pilote. Son sexe, dit-elle, n’est pas un problème pour ses collègues masculins. Elle est respectée, et le ciel est son ami. Mais ce bonheur est bientôt troublé par un événement que l’on dit en général « heureux », mais qui débouche pour elle sur un cauchemar. Après la naissance de son enfant, l’héroïne de Clouée au sol de Gilles David se voit attribuer un nouveau poste. L’amazone des airs devient pilote de drones. Sobre et efficace, la mise en scène de Gilles David est au service de la remarquable performance de la comédienne, qui incarne une figure féminine tout en contrastes, à la fois forte et fragile, victime et actrice d’une guerre du Moyen-Orient jamais nommée. Anaïs Heluin Les Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Du 17 octobre au 3 novembre et du 18 au 22 décembre, du mardi au samedi à 19h30. Tél. 01 42 36 00 50. Espace culturel Robert-Doisneau, 16 av. du Maréchal-de-Lattre-de+Tassigny, 92360 Meudon. Le jeudu 6 décembre 2018. Tél. 01 49 66 68 90/01 41 14 65 50. THÉÂTRE DU ROND-POINT/TEXTE, CONCEPTION ET INTERPRÉTATION FANTAZIO Histoire intime d’Elephant Man Avec ce premier seul en scène théâtral, Fantazio, ni musicien, ni chanteur, ni performeur et pourtant tout cela à la fois, fouille sa mémoire et ses béances, inquiet de ce moi qui est un autre et fait tache d’huile. « Ce solo en dédoublement, dit-il, traduit des voix multiples qui m’ont nourri, m’encombrent, m’empêchent de dormir et débordent des iFou – Pôle Media Le performeur, conteur et contrebassiste Fantazio. parois de la peau ». En ouvrant non sans humour avec cette Histoire intime d’Elephant Man les portes de l’introspection, l’auteur compositeur, interprète et comédien, dont les performances théâtrales aux textes socio-poétiques ont quelque chose à voir avec le situationnisme, se défend de toute tentative autobiographique. Troubles intimes et sociaux ont partie liée. Alors dans cet autoportrait qui, dans l’intention, n’en est pas vraiment un, Fantazio dit aussi vouloir « donner la parole aux autres en lui. Aux êtres conditionnés mais composites (…), à ceux qui se tiennent toute leur vie à ce que leurs parents projettent sur eux et peinent à s’en dégager. » Il sera seul en scène dans cet « cet abandon des codes, des postures » qui caractérise ses créations iconoclastes. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du mardi 6 novembre au dimanche 2 décembre 2018. Du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 15h30. Relâche le dimanche 11 novembre. Durée  : 1h15. Tél. 01 44 95 98 21. THÉÂTRE DÉJAZET/MES ROBERT BENSIMON Anna Politkovskaïa. 12 ans déjà… Voulons-nous vraiment savoir ? Pour Robert Bensimon, réveiller les morts est une entreprise d’intérêt public. Anna Politkovskaïa. 12 ans déjà… Voulons-nous vraiment savoir ? Avec sa compagnie Théâtre de l’Impossible, il commence par ressusciter le poète et résistant René Char dans La Faveur des étoiles, sa première création. C’est à présent au tour de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée à Moscou en 2016, de refaire surface. Dans Anna Politkovskaïa. 12 ans déjà… Voulons-nous vraiment savoir ?, l’opposante à la politique de Vladimir Poutine est un fantôme bien vivant. « Si ma vie n’a pas suffi, que ma mort s’y mette ! », dit Corinne Thézier, la comédienne qui l’incarne. En présence de Robert Bensimon dans son rôle d’auteur, elle dialogue avec une personne bien réelle  : un « lecteur français » de son journal, interprété par Pierre Carteret. Accompagné par la musique de François Robin (en alternance avec Jean-Philippe Grometto), cet échange par-delà la mort est un appel à la vie. Anaïs Heluin Théâtre Déjazet, 41 bd du Temple, 75003 Paris. Du 7 novembre au 8 décembre 2018, du mardi au vendredi à 19h, le samedi à 16h et 19h. Tél. 01 48 87 52 55. Nicolas Joubart Théâtre de l’Impossible
D. R. Jean-Christophe Bardot focus Grands Prix 2018 de Littérature dramatique et Littérature dramatique Jeunesse Les Grands Prix de Littérature dramatique et Littérature dramatique Jeunesse sont devenus, en quelques années, l’un des points de repère de l’actualité théâtrale. Présidé par Marie-Agnès Sevestre, le jury 2018 a primé, le 15 octobre dernier, Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face de Jean Cagnard (littérature dramatique) et Les Séparables de Fabrice Melquiot (littérature dramatique Jeunesse). Propos recueillis/Robin Renucci « Ce qui relie l’ensemble de mes textes, c’est la poésie, la métaphore. » Un précipité de l’imaginaire au pupitre Robin Renucci a préparé les élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris à lire, lors de la cérémonie de remise des Grands Prix 2018, des extraits des huit œuvres finalistes. Impressions d’un pédagogue de l’adresse qui apprend à transmettre. « Comment préparer les acteurs ? En étant fidèle au projet de servir les auteurs et en restant sensible à la découverte. Il ne faut pas confondre lecture et mise en scène. Il faut faire entendre le phrasé, la prosodie, la vitalité de l’écriture pour créer un précipité de l’imaginaire au pupitre. Plus on joue, plus on nuit à la perception du texte. La lecture dure plus d’une heure  : il faut donc la rythmer. Pour cela, je me suis appuyé le plus possible sur les moments d’humour, que je tiens en l’espèce pour un viatique élégant. D’abord servir l’auteur J’aime le théâtre qui s’adresse à l’autre, qui amène le public à achever quelque chose de l’écriture. Certaines écritures s’y prêtent, d’autres sont plus abstraites. Mais il faut toutes les respecter et traiter chaque œuvre avec le même engagement. Comme je l’ai dit, il s’agit d’abord de servir l’auteur. J’ai choisi cinq comédiens, parmi mes élèves de deuxième année, en fonction de leurs natures et de leurs Entretien/Jean Cagnard Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face Après Koffi Kwahulé l’an dernier, Jean Cagnard remporte le Grand Prix de Littérature dramatique 2018 pour Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face (Éditions Espaces 34). Une plongée dans l’univers de la toxicomanie. Comment est né votre texte ? Jean Cagnard  : Il est né d’une résidence d’écriture que j’ai effectuée, en 2009, dans un centre thérapeutique pour toxicomanes. Durant six mois, je m’y suis rendu une fois par semaine, Jean Cagnard. ce qui m’a permis de réunir une succession de textes dans un recueil intitulé Sur le seuil. Il m’a fallu ensuite six à sept ans pour trouver une véritable distance d’écriture et aboutir, après diverses versions, à Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face. À travers cette pièce, qu’avez-vous eu envie de dire sur l’univers des usagers de drogues ? J.C.  : J’ai eu tout simplement envie de raconter la vie des hommes et des femmes que j’ai rencontrés dans le centre qui m’a accueilli. Il s’agissait de toxicomanes sevrés à qui l’on délivrait un traitement de substitution. Mais je me suis vite rendu compte que rien n’était jamais gagné. J’ai voulu rendre hommage au courage de ces combattants. Pour moi, ils sont tous à leur manière des sortes de héros. Qu’est-ce qui caractérise votre univers d’écriture ? J.C.  : Je crois que ce qui relie l’ensemble de mes textes, c’est la poésie, la métaphore. Pour moi, la dimension poétique doit s’inviter dans n’importe quel type d’écriture. C’est une façon d’échapper à la description réaliste des faits pour regarder ce qui nous entoure sous un angle différent. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Robin Renucci. voix. Il fallait incarner différents personnages  : des enfants, des parents, voire des ogres, pour la partie consacrée à la littérature dramatique jeunesse, tellement importante à mes yeux. Faut-il ajouter que nous avons pris grand plaisir à ce travail ? Donner à voir et à entendre, dans la subtilité de l’adresse, c’est ce que j’aime faire au théâtre. » Propos recueillis par Catherine Robert Jeanne Roualet Propos recueillis/Fabrice Melquiot Les Séparables Deux enfants de neuf ans, Romain et Sabah, s’aiment malgré les murs que les adultes érigent entre eux. Une fable poétique et politique publiée par L’Arche Éditeur. « Contrairement à d’autres de mes pièces, Les Séparables n’a pas été motivée par une commande, mais a surgi suite à diverses situations dont j’ai été le témoin dans le cadre de la scolarité de ma fille. Par exemple, la vue d’un père en sang tenant son enfant par la main, sur le parking de l’école. Il venait de se battre avec un autre père. Ou des scènes de grande tension entre des mères, qui pouvaient aller jusqu’à des insultes racistes… Ce texte a Fabrice Melquiot. LES HUIT TEXTES FINALISTES Littérature dramatique Cette année, la sélection finale du Grand Prix de Littérature dramatique a mis à l’honneur cinq textes partageant la noirceur et le rythme syncopé que la société moderne impose à la langue, comme aux existences écorchées de nos contemporains. Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face de Jean Cagnard interroge de ses mots percutants la manière dont la toxicomanie déforme l’existence et le rapport à l’autre (Éditions Espaces 34). Aphrodisia de Christophe Pellet (L’Arche Éditeur) dépeint les atermoiements des attachements humains au sein d’un monde où les relations virtuelles anesthésient les individus. Berlin sequenz de Manuel Antonio Pereira (Éditions Espaces 34) donne la parole aux dépossédés de la vie et questionne la résistance collective au système. Poings de Pauline Peyrade (Les Solitaires Intempestifs) suit les étapes d’une Littérature dramatique Jeunesse Pour la catégorie Jeunesse, le jury 2018 a sélectionné trois variations sensibles sur le thème de la difficile communication entre parents et enfants. Il n’y a pas de littérature intéressante pour les enfants si elle ne touche pas les grands autant que les petits. Trois petites sœurs de Suzanne Lebeau (Éditions Théâtrales), Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz de Sylvain Levey (Éditions Théâtrales) et Les Séparables de Fabrice Melquiot (L’Arche Éditeur) relèvent ce défi. Mort insupportable de poussé sur ce terreau-là. J’ai eu l’impression que, comme les deux personnages des Séparables, Romain et Sabah, les enfants de cette école étaient les jouets et les victimes des relations qu’entretenaient leurs parents. Des enfants perplexes Il me semble fondamental, à travers l’écriture, de faire entrer – par le poétique – la dimension politique dans l’univers des enfants. Les textes que je positionne dans la jeunesse mettent en scène des enfants qui sont perplexes face à la réalité, qui la mettent en doute, l’interrogent, la regardent de biais. Ils ne parviennent pas à faire alliance avec elle, à immédiatement l’épouser. C’est le cas de Romain et Sabah. À travers ces jeunes personnages, j’essaie de poser un autre regard sur le monde. Cela, en veillant à ne jamais reculer devant l’enfance mais, au contraire, à la chercher, à l’espérer, à l’éclairer par des questions qui me paraissent urgentes. » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat histoire d’amour toxique à laquelle l’héroïne tente d’échapper. Mayday de Dorothée Zumstein (Éditions Quartett) peint l’effroyable destin d’une petite fille devenue assassin. Grand théâtre du monde Ces cinq textes puissants, virulents et parfois violents, n’hésitent pas à user d’une langue crue, à la hauteur d’épouvante de la vie de leurs personnages. Si les règles classiques de la dramaturgie offrent de longs monologues à la douleur de ces individus qui se débattent pour trouver ou retrouver la lumière qui pourrait les guider, les écritures vont souvent staccato. Elles jouent des ruptures temporelles et spatiales, ainsi que du vertige d’une conscience aux prises avec son propre éclatement. Litanies, écritures qui convoquent ou appellent la musique, subtil travail de l’adresse… À travers ces portraits de subjectivités en miettes, ces oratorios modernes aux récitatifs acérés et à la choralité bouillonnante, le théâtre se fait le miroir de nos identités complexes et morcelées. Catherine Robert l’enfant et peine à dire sa douleur de devoir laisser partir sa petite sœur mourante. Difficulté de composer entre l’irreprésentable de la Shoah et la manie moderne de la photographie autocentrée. Heurts du dialogue entre deux enfants dont les parents se détestent. Ces trois œuvres interrogent avec acuité la manière dont la modernité et les épreuves rendent encore plus complexes le difficile métier de vivre et de grandir. Catherine Robert ARTCENA - Centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre, 68 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris. Tél. 01 55 28 10 10. www.artcena.fr focus 39 la terrasse 270 novembre 2018



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