La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 36 la terrasse 270 novembre 2018 conception graphique Adeline Goyet — illustration Guillaume Reynard 2018 0 centre dramatique national de Tours direction Jacques Vincey 0247645050 cdntours.fr M RIE 94,"-2-e ILTRager TOURS "Telef k) we were like two halves having lost each other and getting back Malte Martin atelier graphique avec Vassilis Kalokyris deux moitiés together. * Novembre 11 NOV 15 —17 NOV 19 > 24 nov Théâtre Olympia 28 nov > 1er déc MC93 - Bobigny texte Joël Pommerat mise en scène Jacques Vincey LA RÉUNIFICATION DES DEUX CORÉES Carta Blanca — Andrés Marín D-A-N-S-E FLAMENCA— La France contre les robots et autres textes de Georges Bernanos —Hiam Abbass, Gilles Bernanos et Jean-Baptiste Sastre T-H-É-Â-T-R-E— hauts-etsekle r 20 —24 NOV 25 NOV 30 NOV ANCUS KIRE * on était comme qui s’étaient perdues et qui se retrouvaient. Slava’s Snowshow — Slava Polunin C-L-O-W-N CIRQUE— Orchestre de chambre de Paris — Douglas Boyd, Magali Mosnier M-U-S-I-Q-U-E CLASSIQUE— La Conférence des oiseaux — Jean-Claude Carrière Guy Pierre Couleau T-H-É-Â-T-R-E— theatre-suresnes.fr — 01 46 97 98 10 Ld TE'tasse suivez-nous "TéléMiTumwernifle TEFP.10111.›. FACÈr.. ; 11 ILR VANATIMIF. QU'ON -111 ; 1111eieliri fiheiniaN cesSE {Ail ente 117. altliM 7i1La 111110114. erle LA ILUSIIN Ki gitivENT ringizeirnélk  : R T ti 1 IL 4IN4 vileININA LES QT ! Vilix PAKSÉES  : fi1'k.14E SCILSIKTIR L til 1'111 e% FAS, ILr.ibliVRI ILAt. ti TE 6 RF... -. Critique Je suis Voltaire REPRISE/LAVOIR MODERNE PARISIEN/LA FORGE/TEXTE ET MES LAURENCE FÉVRIER Après le choc des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, Laurence Février découvre le Traité sur la tolérance. En découle un spectacle vivant et instructif qui, à partir des textes et de la vie de Voltaire, s’interroge sur ce qui reste de son esprit. Qui est vraiment Voltaire ? On croit tout en connaître mais au fond, l’a-t-on vraiment lu ? Selon une méthode éprouvée lors de ses précédents spectacles, Laurence Février a mené pendant six mois un atelier de recherche à partir de son œuvre pour se demander en quoi nous sommes ses héritiers. Reflet de cette réflexion, le spectacle s’ouvre sur un colloque consacré à Voltaire, prétexte à s’interroger sur la question du fanatisme et de l’intolérance qui sont au cœur du Traité sur la tolérance. « Où est-il ? Viendra-t-il ? », se demande Ezéchièle dans la première partie qui dresse un portrait en creux du philosophe par la voix d’Emilie du Châtelet, sa maîtresse et son double scientifique, autant attachée que lui à faire connaître les découvertes de Newton. Si Voltaire affectionnait les double-noms – il surnommait son amante « Pompon-Newton » –, Voltaire-Godot pourrait être le sien  : comme le personnage de Beckett, jamais il ne viendra sur scène, mais son absence rend sa présence encore plus forte. C’est dans la deuxième partie que la lutte contre le fanatisme est véritablement abordée. Au fond, les deux questions se rejoignent, semble nous dire Laurence Février à travers les interventions sans complaisance de la journaliste qu’elle incarne  : la passion n’exige-t-elle pas l’intransigeance ? Qu’y a-t-il de Voltaire en nous ? Dès lors, Voltaire ne combat-il pas contre lui-même en aimant « de façon fanatique », à rebours de ce qu’il défend dans son Traité sur la tolérance ? Mais sans doute ne serait-il pas devenu le philosophe prenant la plume pour Calas s’il n’avait connu cette femme remarquable qu’était Emilie du Châtelet. C’est encore Ezéchiele qui, dans le passage central de la pièce, en vient au cœur du sujet  : de quoi est fait le combat de Voltaire ? Que nous reste-t-il se sa faculté d’indignation ? Qu’y-a-t-il de Voltaire en nous ? Questions d’autant plus cruciales que l’analyse critique du fanatisme chrétien et de l’Inquisition montrent des mécanismes à l’œuvre aujourd’hui dans la démarche de Daesh. D’où l’entrée en scène d’un professeur qui tente de déradicaliser une jeune fanatique. On pourra reprocher ce parallèle un peu réducteur ou encore le didactisme de la pièce sous l’artifice des questions de la journaliste. Il reste qu’il faut saluer le formidable travail visant à extraire de l’œuvre et de la vie de Voltaire, toutes deux foisonnantes, une matière lisible et vivante pour une pièce d’1h40. Le final choral est un bel hommage à l’esprit des Lumières et nous rappelle que contre le germe du fanatisme, la vigilance est toujours de rigueur. Avec ce spectacle, Laurence Février ambitionne de donner envie au public de lire ou de relire Voltaire. Mission accomplie. Isabelle Stibbe Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, 75018 Paris. Du 7 au 11 novembre 2018. Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 17h. Tél. 01 46 06 08 05. La Forge, 19 rue des Anciennes-Mairies, 92000 Nanterre. Du 20 novembre au 9 décembre 2018 Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 16h. Tél. 01 47 24 78 35. ViklarAinK Propos recueillis/Marianne Basler L’Autre Fille, LES DÉCHARGEURS/DE ANNIE ERNAUX/MES MARIANNE BASLER ET JEAN-PHILIPPE PUYMARTIN Marianne Basler porte à la scène un récit d’Annie Ernaux écrit sous forme de lettre, adressée à sa sœur morte du tétanos deux ans avant qu’elle ne naisse. « Ce texte entre en connexion avec mon histoire personnelle. Dans ses livres, on a toujours l’impression qu’Annie Ernaux parle de nous. Mais dans celui-ci, elle rapporte l’histoire de sa sœur comme un récit qu’elle dit avoir entendu à plusieurs reprises sans qu’il lui soit adressé. Ce récit a fait revenir à la surface un récit personnel qui lui non plus ne m’était pas parvenu, il a levé le voile sur un épisode —Bay. de la vie de ma mère. Dans L’Autre Fille, Annie Ernaux se souvient du récit de la mort de sa sœur comme si c’était de sa propre mort dont on parlait. Les sons du passé Elle effectue une sorte d’aller-retour entre une adresse à elle-même, et une adresse à cette sœur qui s’amplifie au cours du récit. Jusqu’à D. R.
D. R. D. R. Critique End/Igné THÉÂTRE DE BELLEVILLE/DE MUSTAFA BENFODIL/ADAPTATION ET MES KHEIREDDINE LARDJAM Avec sa mise en scène de End/Igné, Kheireddine Lardjam poursuit son chemin avec le romancier, journaliste poète et dramaturge Mustafa Benfodil. Et son exploration des maux de l’Algérie d’aujourd’hui. « En littérature comme dans mes articles pour le quotidien El Watan, je remplis les blancs de la mémoire algérienne. Je documente ce que taisent les récits dominants ». Ainsi Mustafa Benfodil se présentait-il à un public venu nombreux l’écouter au Théâtre de Belleville le 7 octobre 2018 où, pour accompagner son spectacle End/Igné, Kheireddine Lardjam organise jusqu’au mois de décembre une série de rencontres consacrée aux dramaturgies algériennes francophones actuelles. Un champ littéraire que le metteur en scène de la compagnie El Ajouad travaille à sortir de la méconnaissance dont il souffre aujourd’hui. Aussi bien en Algérie, où les pièces de Mustafa Benfodil ne passent pas les comités de censure, qu’en France où son œuvre est encore assez rarement portée sur scène. En partie sans doute du fait de la mémoire encore douloureuse que remue l’auteur. Cela, dit-il, « en tentant de faire cohabiter deux ‘’je » dans l’écriture. L’un personnel, qui peut être narcissique, voire bourgeois ; l’autre citoyen, lié à la réalité collective de l’Algérie ». Dans cet entre-deux, Mustafa Benfodil développe une voix singulière que Kheireddine Lardjam considère comme l’une des plus fortes de l’Algérie contemporaine. Après Les Borgnes (2012), épopée familiale sur les traces laissées par la guerre d’Algérie, End/Igné est le fruit de la seconde collaboration entre les deux artistes, et ne sera pas la dernière. Marianne Basler. établir avec elle une complicité qu’elle va toutefois finir par rejeter. En écrivant, elle dit payer à sa sœur « une dette imaginaire en te donnant à mon tour l’existence que ta mort m’a donnée », chercher à la faire « revivre, End/Igné. Autopsie de l’Algérie Dans cette pièce, les souffrances de la jeunesse algérienne sont données à voir à travers le personnage de Moussa, l’unique préposé à la morgue d’un bled perdu du nom de Balbala. Interprété par Azeddine Benamara, compagnon de longue date de Kheireddine Lardjam, celui-ci tue le temps en causant avec ses cadavres trop nombreux. En tentant de déguiser la mort en une blague un peu vaseuse mais quand même assez drôle. Et pourquoi pas en roman, comme lui avait suggéré son copain Aziz. Lequel, au milieu du spectacle, rejoint les compagnons de Moussa qui perd alors tout sens de l’humour. Aziz s’est immolé. Écrit en réponse à une commande du metteur en scène, End/Igné fait évidemment penser aux Printemps arabes, déclenchés par le suicide par le feu du Tunisien MohamedBouazizi. Nourri d’une connaissance acquise par l’auteur lors de reportages pour le quotidien El Watan, le texte aborde son sujet tragique avec une distance que le comédien ne parvient pas toujours à traduire sur le plateau d’une manière convaincante. Le fait que, pour nourrir son projet littéraire, Moussa enregistre ses monologues avec un dictaphone ne suffit pas non plus à justifier tous les cris et l’agitation déployée sur scène. Sans doute en partie liée, le 7 octobre, à l’angoisse de la première. Les quelques arrêts nets qui interrompent cette frénésie gagneraient à être plus longs, et les moments de colère moins tonitruants. Plus nuancés. À l’image du texte de Mustafa Benfodil qui, cinq ans après sa date d’écriture, n’a rien perdu de sa force ni, hélas, de son actualité. Anaïs Heluin Théâtre de Belleville, 94 rue du Faubourg-du- Temple, 75011 Paris. Du 7 octobre au 27 novembre 2018. Les lundis et mardis à 19h15 et le dimanche à 15h. Tél. 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com ou remourir, pour être quitte de toi ». Il y a toujours chez Annie Ernaux des sentiments contradictoires, un mélange de rage et de tendresse. Nous avons respecté la donnée du récit qui est de voir un écrivain dans l’action de la rédaction de cette lettre. On s’est concentré sur la naissance de cette parole et le sentiment qui se déploie par l’écriture afin de faire revenir cette sœur morte. Avec Annie Ernaux, nous étions d’accord qu’il ne fallait pas de mise en scène « ébouriffante » à ce texte. Nous sommes donc à la table de travail de l’écrivain, dans un petit espace où reviennent également les sons du passé, des voix mais aussi les musiques populaires des radio crochets de l’époque, qui résonnaient dans l’épicerie de ses parents. » Propos recueillis par Éric Demey Théâtre les Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Du 6 novembre au 1er décembre à 21h30, sauf dimanche et lundi. Tél. 01 42 36 00 50. Photos  : Marianne Rosenstiehl/Leemage - Ullstein Bild/Getty images Licence N°1-1070340, 2-1070341, 3-1070342 BOUFFES PARISIENS ai Direction  : Richard CAILLAT, Dominique DUMOND, Stéphane HILLEL la terrasse jimix mes des Bouffes Parisiens et Arts Live Enterta te ininentP,ésenteet Le théâtre des Bouffes Parisiens et Arts Live Entertainment présentent NIELS LUDMILA ARESTRUP MIKAEL SKe RP1 o S AU LOIN LA RENCONTRE ÉCLATANTE DE DEUX LÉGENDES lejl UNE PIÈCE Mete DE ISABELLE LE NOUVEL Jinan 1111tuummo. MISE EN SCÈNE DE JEAN-LOUIS BENOIT AVEC BAPTISTE ROUSSILLON fferg eleiASSISTANTE MISE EN SCÈNE SANDRA CHOQUET DÉCORATEUR JEAN HAAS ASSISTÉ DE JULIETTE AZEMAR COSTUMES ANAÏS ROMAND LUMIÈRES JOËL HOURBEIGT MUSIQUE BERNARD VALLERY ACTUELLEMENT LOCATION  : 01 42 96 92 42 www.bouffesparisiens.com Magasins FNAC  : 08 92 68 36 22 (0,40¤/mn) - www.fnac.com - Points de vente habituels PRIX THÉÂTRE 2018 FONDATION) BARRIÈRE 3 paris île-de-france 4 rue Monsigny - 75 002 Paris - M°  : 4 Septembre ou Pyramides - Parkings  : Bourse, Pyramides théâtre 37 la terrasse 270 novembre 2018



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