La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 32 la terrasse 270 novembre 2018 LA LETTRE ÀHELGA de BergsveinnBirgisson Éditions Zulma Du 26 novembre au 22 décembre 2018 du Lundi au Vendredi 20H30, Samedi 16h et 20H30 au Théâtre de l’Épée de Bois – Cartoucherie création Le Château de Fable Mise en Scène Claude Bonin Interprétation Roland Depauw Composition musicale live Nicolas Perrin Création vidéo Valéry Faidherbe Assistanat et lectures Bénédicte Jacquard Scénographie Cynthia Lhopitalier 4111.11.11111.MA CEZ MIE ! THÉÂTRE PAR LE BAS *, 1 * dans le cadre de la Permanence Artistique et Culturelle du Conseil Régional d’Ile-de-France SHAKESPEARE JÉRÉMIE LE LOUËT CIE DES DRAMATICULES hamlet CRÉATION DU 22 NOV. AU 2 DÉC. AU THÉÂTRE DE CHÂTILLON THEATREACHATILLON.COM 01 55 48 06 90 3 RUE SADI CARNOT 92320 CHÂTILLON Critique Campana LE CENTQUATRE-PARIS/CONCEPTION CIRQUE TROTTOLA Quatre ans après le grand Matamore créé avec le Petit Cirque Baraque, le Cirque Trottola revient à son duo d’origine. Dans Campana, les inséparables Titoune et Bonaventure Gacon sont des êtres venus d’ailleurs qui s’inventent une drôle de ménagerie. Les spectacles du Cirque Trottola ne sont d’aucune époque ni d’aucun lieu. Ils sont d’un peu tous les paradis perdus depuis longtemps, de toutes les gloires recouvertes de poussière. Campana ne fait pas exception à cette règle instaurée par la voltigeuse Titoune et le clown Bonaventure Gacon dès Trottola. Un premier spectacle créé en 2002, suivi de Volchok (2007), et encore cinq ans plus tard de Matamore où, accompagnés du couple Nigloo-Branlo du Petit Cirque Baraque, ils jouaient à leur manière tendre et anachronique aux faibles déguisés en brutes. Comme le personnage de la comédie espagnole que désigne le titre de la pièce, réputé pour sa lâcheté dissimulée sous des airs fanfarons. Surgissant dans Campana des tréfonds de leur piste surélevée et percée de trappes, la fluette acrobate et le clown costaud apparaissent cette fois sans masques. Dans toute leur fragilité. Rescapés d’on ne sait quelle guerre, catastrophe climatique ou autre tragédie, ils sont des créatures en sursis. Toujours menacés de retourner à leur enfer – ils disparaissent régulièrement dans le ventre de leur chapiteau pour en ressortir différents –, ils se livrent à l’acrobatie comme si leur vie en dépendait. Avec un humour qui ne cache pas sa part de désespoir, mais qui résiste à tous les mauvais sorts. Entre chutes et envolées, Titoune et Bonaventure Gacon poursuivent dans Campana leur singulière marche. Tantôt clowns, tantôt presque aussi sérieux dans leurs pirouettes que des artistes de cirque traditionnel, les deux complices du Cirque Trottola n’ont guère besoin de paroles pour exprimer le regard qu’ils portent sur leur discipline. Le cirque à l’épreuve du temps Et, plus largement, sur le monde. Entre un numéro d’acrobatie au sol et un moment de trapèze un peu trop classiques et plusieurs apparitions de Bonaventure Gacon dans les haillons de son merveilleux clown-clochard Boudu, ils font pour cela surgir du trou où ils s’engouffrent plusieurs objets éloquents. Un gros éléphant gonflable, un oiseau et un singe par exemple, clins d’œil facétieux au débat sur la présence d’animaux sauvages qui agite depuis quelques années le milieu du cirque traditionnel. Reven- Vous êtes le clown Gramblanc mais c’est Catherine Lefeuvre qui le fait parler… Jean Lambert-wild  : Catherine écrit sur mesure pour Gramblanc et ses mots sont en osmose avec cette figure particulière qu’est mon clown blanc, qui n’est pas là pour faire rire mais pour donner une perspective autre de la réalité. Il y a une chose très particulière, très iconoclaste chez le clown blanc, qui l’af- « Un clown blanc, un peu perdu dans notre monde aujourd’hui envahi par les augustes. » Entretien/Jean Lambert-wild diquant ainsi leurs attaches avec ce monde en voie de disparition, Titoune et Bonaventure affirment une fois de plus leur esthétique personnelle. Leur manière particulière de faire tenir ensemble le rire et le risque. Leur goût pour le bricolage, partagé par les musiciens Thomas Barrière et Bastien Pellenc, dont les percussions rafistolées, la guitare à deux manches et l’orgue Bontempi accompagnent depuis dix ans l’amour fou de l’improbable duo. Clou du spectacle, une grosse cloche en bronze sortie des mêmes entrailles que les artistes et leur pachyderme dit cette résistance du cirque au temps qui court. Aussi sombre soit-il. Anaïs Heluin Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 23 novembre au 15 décembre, les mardis, mercredis, vendredis et samedis à 20h. Tél. 01 53 35 50 00. Également du 6 au 10 février 2019 à Istres, Festival les Elancés. Du 19 au 23 février à Sète, Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau. Du 9 au 13 mars à Elbeuf dans le cadre du Festival Spring, Cirque Théâtre d’Elbeuf – Pôle National Cirque. Du 23 au 27 mars à Villedieu-les-Poêles, dans le cadre de Villes en Scène et du Festival Spring. Du 3 au 10 mai au Mans, Les Quinconces – L’Espal – Scène Nationale. Du 29 mai au 4 juin à Clermontl’Hérault, Le Sillon. Poursuite de la tournée en 2019. Vu au Festival d’Alba en juillet 2018. Coloris vitalis et Un clown à la mer THÉÂTRE DE L’UNION/DE CATHERINE LEFEUVRE/DEUX CALENTURES DE CATHERINE LEFEUVRE & JEAN LAMBERT-WILD Jean Lambert-wild en Gramblanc. Campana du Cirque Trottola. Entre explosion de couleurs et rêve de longue route, Gramblanc, le clown de Jean Lambert-wild que Catherine Lefeuvre connaît mieux que lui-même, explore le si curieux métier de vivre et d’être artiste… franchit même du rire. Grâce à cette liberté, on redécouvre en lui la magie des gestes et des mots. Dans Coloris vitalis, Gramblanc est malade, ce qui est évidemment tragique et provoque un rire élégant, qui prend appui sur des émotions complexes. L’humour est dans la fureur d’un langage dépourvu de facilités. Gramblanc est atteint de « chromopathologie », mais sa véritable maladie, c’est l’amour Philippe Laurençon Tristan Jeanne-Valès
Loll Willems II I $11 de la vie  : il est à ce point amoureux des couleurs de la vie qu’il explose. Comment Gramblanc est-il né ? J.L.-w.  : Gramblanc est sorti de la nuit ; depuis, je vis avec. J’ai essayé de le comprendre, de l’éduquer, de le former. C’est un clown blanc, un peu perdu dans notre monde aujourd’hui envahi par les augustes. Il est parfois Richard III, parfois Lucky ; il peut être la mort dans Frida jambe de bois, ou encore Dom Juan  : ses mutations sont aussi le propre de son évolution et s’il est jubilatoire, c’est parce que Catherine, qui a une telle science de mes dichotomies et porte la perspective de ce que je suis, l’écrit et le décrit ainsi. Le clown choisit souvent la facilité  : ce n’est pas le cas de celui-ci, qui n’est jamais complaisant, jamais facile. Son identité est le fruit de l’unité de notre travail mais aussi de son écriture singulière. Catherine a un compte à régler avec les mots, et Gramblanc, qui rechigne aux partitions secondaires, escalade cette écriture comme une montage sublime  : arrivé au sommet, sa jubilation est extraordinaire. Dans Coloris vitalis, je suis debout sur un plot, dans une grande robe reprenant les rayures et les motifs de mon pyjama ; dans Un clown à la mer, sur un petit canapé rouge qui devient un bateau. Dans les deux spectacles, je suis accompagné par Jean Meyrand, régisseur plateau au Théâtre de l’Union, dont la présence structure le jeu et rappelle que, dans ces calentures comme toujours au théâtre, la connivence est essentielle entre techniciens et artistes ! Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre de l’Union, 20 rue des Coopérateurs, 87000 Limoges. Les 15 et 16 novembre 2018 à 19h. Tél. 05 55 79 90 00. Critique Saison de cirque THÉÂTRE FIRMIN GÉMIER – LA PISCINE/CONCEPTION CIRQUE AÏTAL Il y a sept ans, le duo franco-finlandais du Cirque Aïtal formulait ses vœux dans l’excellent Pour le meilleur et pour le pire (2011). Ils les renouvellent dans Saison de cirque, tout en célébrant l’agrandissement de la famille, où ils tentent de réconcilier cirque traditionnel et nouveau cirque. Avec un résultat mitigé. Elle émerge des profondeurs de la piste recouverte de copeaux de bois, un peu comme le font Titoune et Bonaventure Gacon du Cirque Trottola dans Campana, leur dernière création. D’ailleurs, elle leur ressemble. Surtout lorsqu’ils Saison de cirque. arborent leurs habits de clowns traîne-savates. D’augustes errants et seuls au monde, de migrants au nez rouge. Depuis Pour le meilleur et pour le pire, Kati Pikkarainen a bien changé. Si elle voltige encore, elle n’a plus rien en effet de la poupée séductrice de cette pièce à succès. La faute à la vie de couple, qu’elle y célébrait avec Victor Cathala en un main à main étourdissant ? La faute au temps qui passe ? Celle du monde, qui en quelques années a connu bien des tragédies ? Un peu de tout cela, sans doute. Mais pas question pour le duo du Cirque Aïtal de se résigner. Tout en reconnaissant l’ampleur des dégâts, Kati Pikkarainen et Victor Cathala vont chercher des forces et de la joie dans une des valeurs centrales du cirque  : le collectif. Rassemblant autour d’eux des artistes aux pratiques et esthétiques diverses rencontrés au hasard de leurs tournées – avec Pour le meilleur et pour le pire, ils ont sillonné non seulement la France, mais aussi de nombreux autres pays –, ils tentent dans Saison de cirque de raconter l’histoire d’une famille dont le quotidien itinérant est tout en surprises et en jeux dangereux, mais aussi en rires, en pieds-de-nez à la morosité. Sans hélas y réussir tout à fait. L’amour en coulisses À peine sortie de son abîme, la clown triste Kati Pikkarainen entame une course qui servira de fil rouge au spectacle. Elle trébuche, tombe et décroche au passage une tenture rouge, derrière laquelle s’habillent tous les artistes de Saison de cirque. Soit Les Kanatov, quatuor de barre russe formé par deux frères et deux voltigeurs russes, originaires de Sibérie orientale, le voltigeur équestre Ludovic Baladin, le jongleur et acrobate porteur Matias Salmenaho et bien sûr Victor Cathala. Plus les musiciens Helmut Nünning, Hugo Piris, Benni Masuch et Julien Heurtel. Et enfin, un cheval de labour. Soit un monde très varié, où le cirque traditionnel côtoie le nouveau cirque dont Aïtal est un digne représentant. Idée d’autant plus belle que la distance, voire les tensions, entre les deux types de cirque sont accentuées par l’annonce récente d’une aide conséquente de l’État au cirque traditionnel – alors que le soutien du nouveau cirque plafonne depuis la création des Pôles Nationaux des Arts du Cirque. Là où Saison de cirque pêche, c’est dans le récit sensé permettre la (ré)conciliation. Si chaque numéro est un fleuron de son genre, leur succession manque de subtilité. Les apparitions régulières de Kati Pikkarainen en clown triste, celles de Victor Cathala en metteur en piste brutal qui s’essaie à la délicatesse et les scènes de coulisse ne suffisent pas en effet à créer un tout aussi jouissif et cohérent que Pour le meilleur et pour le pire. Reste à espérer qu’après l’automne, Cirque Aïtal retrouvera son bel été. Anaïs Heluin Théâtre Firmin Gémier – La Piscine, rue Georges-Suant, 92160 Antony. Du 30 novembre au 16 décembre 2018, les vendredis à 20h30, les samedis à 18h et les dimanches à 16h. Tél. 01 41 87 20 84. www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr Vu au festival CIRCa à Auch. Également du 24 au 27 janvier 2019 à la Biennale Internationale des Arts du Cirque de Marseille, du 2 au 5 mai au Cirque Théâtre d’Elbeuf, Pôle national du Cirque Normandie et du 30 mai au 2 juin au Festival Gare au gorille, Carré Magique Lannion Trégor, Pôle National des Arts du Cirque en Bretagne. theatredebelleville.com Nov. Déc. 01 48 06 72 34 Anton Tchekhov (1860-1904) Mise en scène Hubert Jappelle Avec Hélène Guichard Christophe Hardy Jean-François Maurier DU 10 AU 25 NOVEMBRE 2018 Eugène Ionesco (1909-1994) Mise en scène pour marionnettes Hubert Jappelle Avec Bérengère Gilberton Alain Gueneau LES 14, 15 & 16 DECEMBRE 2018 33 chemin d’Andrésy - Eragny-sur-Oise 01 30 37 01 11 www.theatredelusine.netbilletterie@theatredelusine.net Dessins  : Hubert Jappelle Conception Théâtre de l’Usine Licences d’entrepreneur de spectacles 1-1086856/2-1086861/3-1086855 END/IGNÉ De Mustapha Benfodil - Adaptation et mise en scène Kheireddine Lardjam + Temps forts autour des dramaturgies algériennes francophones d’aujourd’hui PARADOXAL De et par Marien Tillet ABEILLES Création Texte Gilles Granouillet - Mise en scène Magali Léris LE SYNDROME DU BANC DE TOUCHE Création De et avec Léa Girardet - Mise en scène Julie Bertin BÉRÉNICE/PAYSAGES Création D’après Jean Racine - Mise en scène Frédéric Fisbach PRÉFET DE LA RÉGION D’ILE-DE-FRANCE Nov. Nov. Nov. Déc. LOVE LOVE LOVE De Mike Bartlett - Mise en scène Nora Granovsky DéSOBÉIR Déc. LE MONDE ÉTAIT DANS CET ORDRE-LÀ QUAND NOUS L’AVONS TROUVÉ De Mathieu Riboulet - Mise en scène Anne Monfort Texte et mise en scène Brigitte Mounier Nov. Déc. théâtre 33 la terrasse 270 novembre 2018



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