La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 26 la terrasse 270 novembre 2018 Partage de midi, mis en scène par Éric Vigner. Critique Partage de midi THÉÂTRE NATIONAL DE STRASBOURG/DE PAUL CLAUDEL/MES ÉRIC VIGNER Sur le plateau du Théâtre national de Strasbourg, Stanislas Nordey, Alexandre Ruby, Mathurin Voltz et Jutta Johanna Weiss font vibrer Partage de midi de Paul Claudel. Une création de toute beauté mise en scène par Éric Vigner. Voici un drame poétique qui aurait pu rester dans le secret d’un esprit et d’un cœur, loin des plateaux de théâtre. Écrit en 1905 à partir de faits puisés dans l’existence de Paul Claudel, Partage de midi n’a été porté aux regards du public que 43 ans plus tard, en 1948, lorsque Jean-Louis Barrault créa la pièce au Théâtre Marigny dans une version revue par l’auteur pour l’occasion. Aujourd’hui, c’est le texte originel – plus âpre, plus anguleux et abrupt – que met en scène Éric Vigner. Il accomplit de la sorte un geste artistique imposant. « C’est beau comme du Claudel ! », a-t-on envie de s’exclamer au sortir de ce spectacle qui célèbre l’éclat et la puissance d’une écriture rare. Il faut dire que les comédiens qui investissent les ambivalences et les perplexités de cette triple histoire d’amour (Stanislas Nordey joue le rôle de Mesa, Alexandre Ruby celui d’Amalric, Mathurin Voltz celui de De Ciz, quant au personnage d’Ysé, il est pris en charge par l’étonnante Jutta Johanna Weiss) font plus qu’interpréter cette œuvre. Ils la scandent, l’exaltent, la profèrent, la font sonner, résonner, vibrer. Ils rendent éclatantes son intensité poétique et sa force IL YAURA LA JEUNESSE D'AIMER L r mainvikeer..unimmmiE meula diétec  : 1101115 AR.AGOF4 crELSR TRIOLET PrP I EIR El L Zei CE tenurieili—  : r ri I. DII4P Olt* ARIANE ASCARIDEÉIDIDIER BEZACE LIMMINUI OPICTOOIME LUCERWÀIRE CM 51 oetome AU 2 elt-CÉMIMÉ 201F.1 e 71 Ir i A rJA...Kr À ltiet I ML Ii. là ! LL.T +1k tn.l,L T rama - V E.r.fd I IR IDE L'IIakt 41 I. t 1 T k f r L E. Jean-Louis Fernandez d’inspiration. Il faut aller écouter ce Partage de midi, ressentir la matière brûlante du théâtre auquel il donne vie. Un théâtre de la langue Parfois à la limite du formalisme, sans pourtant jamais délaisser la corporalité des mots et des métaphores dont il s’empare, ce théâtre de la langue s’extirpe des petites choses du réalisme et de la psychologie pour convoquer les élans d’un ailleurs. On est ici dans les mystères du concret, plutôt que dans les garanties du quotidien. D’une grande exigence, ce voyage au cœur des sinuosités de l’amour et des souffles du sacré ne serait pas ce qu’il est sans la présence magnétique de Jutta Johanna Weiss. L’actrice confère à son personnage une envergure qui, d’acte en acte, s’impose et se transforme par le biais de toutes sortes de visions. Tour à tour altière, espiègle, charmeuse, distante, impérieuse, démunie, combative, docile…, l’Ysé qui se présente à nous semble porter en elle Critique Joueurs/Mao II/Les Noms ODÉON – THÉÂTRE DE L’EUROPE/D’APRÈS DON DELILLO/ADAPTATION ET MES JULIEN GOSSELIN Le metteur en scène Julien Gosselin signe un nouveau spectaclefleuve alliant théâtre et cinéma. Il met en regard trois romans* de Don DeLillo. Entre intime et politique, une plongée disparate au sein de l’histoire du terrorisme. Joueurs/Mao II/Les Noms, mis en scène par Julien Gosselin. La feuille de salle du Festival d’Avignon le mentionnait explicitement  : les spectateurs de Joueurs/Mao II/Les Noms étaient autorisés, lors de la création du spectacle l’été dernier, à sortir et entrer librement durant les dix heures que durait la représentation (chaque partie, au Théâtre de l’Odéon, peut être vue indépendamment). Ce qui pourrait sembler accessoire est en fait emblématique des recherches artistiques auxquelles se consacre Julien Gosselin depuis sa sortie de l’École du Théâtre du Nord, en 2009  : réinventer non seulement « l’objet théâtre », mais aussi la relation qu’entretiennent avec lui les spectatrices et spectateurs. Dans cette volonté de repenser les codes et la matière de l’art dramatique, le rapport au temps est essentiel, ainsi que le rapport aux images filmées (réalisées en direct) et à la littérature. Ces trois axes de réflexion et d’expérimentation sont au cœur du théâtre que présente le jeune metteur en scène aux Ateliers Berthier dans la cadre du Festival d’Automne à Paris  : un théâtre-cinéma qui propose un voyage en trois parties au sein de l’œuvre de Don DeLillo. Réalisme cinématographique Cette excursion au long cours, interprété par une troupe de treize comédiennes et comédiens, met en scène et en images des fragments de Joueurs, Mao II et Les Noms, romans ayant pour unique lien narratif d’investir des parcours de personnages liés à des situations de violence terroriste. De New York au Moyen- Orient et à Athènes, des choses de l’intime se mêlent à des choses du politique en portant un regard grinçant et désenchanté sur l’existence. On sent, chez Julien Gosselin, une toutes les femmes. Au sein d’une scénographie (signée du metteur en scène) qui allie accents symbolistes et dépouillement, les quatre interprètes – tels des musiciens – ne cherchent pas à résoudre les ellipses qui rendent l’écriture de Paul Claudel si particulière. Ils font confiance à la grandeur de l’œuvre qu’ils incarnent. Et nous mènent sur le chemin de ses fulgurances. Manuel Piolat Soleymat Théâtre national de Strasbourg, salle Koltès, 1 av. de la Marseillaise, 67000 Strasbourg. Du 5 au 19 octobre 2018 à 19h. Relâches les dimanches 7 et 14 octobre. Durée de la représentation  : 2h30. Tél. 03 88 24 88 24. www.tns.fr Également du 13 au 15 novembre 2018 à La Comédie de Reims, du 12 au 19 décembre au Théâtre national de Bretagne à Rennes, du 29 janvier au 16 février 2019 au Théâtre de la Ville à Paris. volonté sincère de partager son attrait pour l’écriture de l’auteur américain en établissant les bases d’un art scénique qui s’appuie sur le rapprochement entre théâtre et cinéma. Cette sincérité, associée à un indéniable savoir-faire formel, serait assez séduisante si le travail du metteur en scène ne posait pas la question épineuse du débordement du théâtre par le cinéma. Car les longs moments de projection pure, qui masquent la réalité même du plateau, ainsi que les scènes qui mêlent images filmées et présence physique des interprètes, ne viennent pas augmenter le théâtre en élargissant ses possibilités, en enrichissant ses points de vue, mais viennent au contraire l’escamoter. Nourri d’un réalisme cinématographique qui parfois convainc, parfois donne une impression de facilité, ce triptyque déplie, illustre, associe. On aurait aimé qu’il creuse davantage, qu’il aille à la fois plus haut et plus profond. Manuel Piolat Soleymat * Publiés chez Actes Sud. Odéon – Théâtre de l’Europe, Ateliers Berthier, 1 rue André-Suarès, 75017 Paris. Du 17 novembre au 22 décembre 2018. À 20h  : le mardi, Joueurs ; le mercredi, Mao II ; le jeudi, Les Noms. Intégrales les samedis et dimanches à 13h30 (durée de l’intégrale  : 10h, dont deux entractes). Spectacle vu le 13 juillet 2018 au Festival d’Avignon. Tél. 01 44 85 40 40. www.theatre-odeon.eu Également le 19 janvier 2019 à Bonlieu – Scène nationale d’Annecy, le 16 février au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, le 16 mars au Quartz à Brest, du 23 au 30 mars au Théâtre national de Bretagne à Rennes. Simon Gosselin
Simon Annand focus Intégrale Tchekhov  : Christian Benedetti explore la question du contemporain Mettre en scène l’intégralité du théâtre d’Anton Tchekhov, avec une même troupe d’interprètes, au sein d’un principe scénographique minimaliste inspiré d’un espace de répétition  : tel est le projet au long cours auquel travaille le metteur en scène et comédien Christian Benedetti depuis 7 ans. Une immersion au cœur de l’ici et du maintenant, au plus vif de l’humain. Entretien/Christian Benedetti Conversation avec Tchekhov Après La Mouette, Oncle Vania, Trois Sœurs et La Cerisaie, Christian Benedetti avance dans son intégrale des pièces d’Anton Tchekhov avec Ivanov. Un cycle que le directeur du Théâtre-Studio d’Alfortville achèvera, en 2019/2020, avec la mise en scène d’Etre sans père (Platonov) et des neuf pièces en un acte écrites par l’auteur russe. Quel projet théâtral a nourri votre envie d’initier, en 2011, cette traversée du théâtre d’Anton Tchekhov ? Christian Benedetti  : L’idée de cette intégrale est très ancienne, puisqu’elle est née de ma rencontre avec Antoine Vitez, à la fin des années 1970, au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Grâce à lui, j’ai découvert le théâtre de Tchekhov. Je me suis alors dit qu’il serait formidable de monter l’intégralité de ses pièces. J’ai donc mis en scène La Mouette en 1980, sans parvenir à mener à bien le reste du projet. Mais cette envie est restée en moi durant toutes ces années… Jusqu’à votre nouvelle création de La Mouette, il y a 7 ans…C. B.  : C’est ça. Pourtant, pour diverses raisons, cette création devait être mon dernier spectacle. Mais cette Mouette a été un tel succès que, finalement, les acteurs m’ont convaincu de continuer. Ils m’ont communiqué leur envie de poursuivre l’aventure commune que nous avions engagée au sein du théâtre de Tchekhov. Quels sont les aspects de ce théâtre qui vous semblent fondamentaux ? C. B.  : Je trouve très intéressant de regarder ce théâtre comme une œuvre picturale. De pièce en pièce, en partant d’Être sans Critique Ivanov ATHÉNÉE THÉÂTRE LOUIS-JOUVET/D’ANTON TCHEKHOV/MES CHRISTIAN BENEDETTI À la tête d’une troupe de treize interprètes, Christian Benedetti signe une mise en scène enjouée d’Ivanov. Pour mieux faire surgir le trouble et la violence de la pièce de Tchekhov. Les gestes des comédiens sont engagés, leurs déplacements alertes, leurs phrases font galoper les mots. Comme c’était le cas dans La Mouette, Oncle Vania, Trois Sœurs et La Cerisaie, rien ici ne renvoie à l’atmosphère de langueur et de mélancolie qui prévaut dans certaines mises en scène des œuvres de Tchekhov. Christian Benedetti teinte même sa vision d’Ivanov (le metteur en scène cosigne avec Brigitte Barilley et Laurent Huon une nouvelle traduction de la pièce, jouée ici dans sa première version) des couleurs du burlesque. Ce texte traversé par l’effroi d’une histoire d’amour malheureuse, par la bassesse d’une société obnubilée par l’argent, par l’abattement d’un homme inadapté au monde dans Théâtre-Studio d’Alfortville  : les élans de la découverte Fondé en 1997, par Christian Benedetti, le Théâtre-Studio défend, depuis 21 ans, un théâtre de création dédié aux écritures contemporaines. Le metteur en scène Christian Benedetti. « Tchekhov est le premier auteur dramatique à sortir du théâtre qui imite le réel pour ouvrir une nouvelle voie  : celle du drame. » père (ndlr, écrite en 1878) pour arriver à La Cerisaie (ndlr, écrite en 1903), Tchekhov nous propose une conversation extrême- lequel il vit, pourrait pourtant sombrer dans le spleen. Mais le directeur du Théâtre-Studio la dirige sur un tempo de vaudeville, faisant apparaître de manière d’autant plus criante les gouffres qui menacent ces hommes et ces femmes pris au piège de l’existence. Le 3 novembre 1997, c’est avec Sauvés d’Edward Bond que le metteur en scène Christian Benedetti inaugure le Théâtre- Studio, à Alfortville, ancien entrepôt de vin transformé en espace d’innovation théâtrale. Le dramaturge anglais accepte, après avoir fait le voyage pour assister au spectacle, de devenir le parrain de ce nouveau lieu dédié aux premières fois. Premières créations de textes d’auteurs vivants, mais aussi premiers gestes d’artistes, premières mises en scène. C’est ainsi entre ces murs, le 5 novembre 2001, que Christian Benedetti a présenté la première version française de 4.48 Psychose, pièce de Sarah Kane devenue un classique Simon Gosselin Ivanov, présenté au Théâtre de l’Athénée. L’absurdité et le tragique de la condition humaine Et pourtant on sourit, avant de se troubler, puis de se laisser happer par l’absurdité et le tragique de la condition humaine qui s’expriment, ici, à travers toute leur brusquerie. Devant un haut mur s’ouvrant et se transformant en machine à jouer, la belle troupe réunie par Christian Benedetti nous fait passer d’un ressenti à un autre en l’espace d’une réplique. Fidèle à la ligne directrice qui est la sienne depuis les débuts de son cycle Tchekhov, le metteur en scène évite tout forme de superflu. Il avance dans Ivanov de façon nette et droite, sans user de fioriture. Centré sur le sens des scènes, sur la pensée de l’auteur, cette proposition agit comme un rendez-vous avec soi-même. Un rendez-vous intime à l’occasion duquel s’éclairent, entremêlées, des zones de doutes, de craintes, mais aussi d’espérance. du répertoire contemporain. Les mots de la Serbe Biljana Srbljanović, de la Roumaine Gianina Cărbunariu, du Britannique Mark Ravenhill…, ont eux aussi résonné pour la première fois en français sur le plateau de cet espace d’ouverture. Un parrain prestigieux  : Edward Bond « Je tiens, en accueillant d’autres artistes, à rendre un peu de ce que l’on m’a donné à l’époque où je ne disposais pas de ce bel outil », confie Christian Benedetti. Ainsi, Nina Villanova, Sœuf Elbadawi, Maïa Sandoz, Alix Riemer, Dominique Frot et Kazem Shahryari ment cohérente, un dialogue traversé par d’innombrables fulgurances qui, finalement, pose une question essentielle  : comment peut-on être à l’heure à un rendez-vous qu’on ne peut que manquer, le rendez-vous de sa propre vie… ? L’enjeu de votre intégrale est donc, finalement, de suivre le fil de cette conversation...C. B.  : Exactement. Pour moi, Tchekhov est un auteur quasi absolu. Il est le premier auteur dramatique à sortir du théâtre qui imite le réel pour ouvrir une nouvelle voie  : celle du drame. De cette façon, il met en dialogue l’individu et la société. Il oblige celui ou celle qui regarde à prendre parti, à faire un pas de côté pour regarder autrement. Tchekhov a compris qu’il ne servait à rien de faire du théâtre politique, qu’il était beaucoup plus intéressant de faire politiquement du théâtre. Vous poursuivez aujourd’hui ce cycle avec Ivanov. Pourquoi avoir opté pour la première version de la pièce ? C. B.  : Parce qu’elle est plus radicale, plus éclatante. Ivanov est, en 1887, la première pièce de Tchekhov à être officiellement mise en scène. La réception de ce spectacle va être incroyablement violente. Tchekhov sera traité d’antisémite. Pourtant il ne fait que montrer la société russe telle qu’elle est. On va alors faire pression sur lui pour qu’il modifie sa pièce, pour qu’il la rende moins elliptique. Car, dans cette première version, Tchekhov n’explique rien. Il laisse le spectateur faire lui-même la part des choses. Après la création d’Être sans père, en 2019/2020, vous allez reprendre l’ensemble de ces pièces en tournée. Quelle forme donnerez-vous à cette intégrale ? C. B.  : L’idée est de jouer les six grandes pièces en alternance sur quatre jours et de présenter l’intégrale sur deux jours, le week-end, en ajoutant les neufs pièces en un acte de Tchekhov. Cela dans l’ordre d’écriture, en faisant alterner grandes et petites pièces. Athénée Théâtre Louis-Jouvet, square de l’Opéra Louis-Jouvet, 7 rue Boudreau, 75009 Paris. Du 7 novembre au 1er décembre 2018. Du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h. Représentation supplémentaire le dimanche 25 novembre à 16h. Spectacle vu le 19 octobre 2018 à l’Espace Marcel-Carné de Saint-Michel-sur-Orge. Durée de la représentation  : 1h55. Tél. 01 53 05 19 19. www.athenee-theatre.com ont été conviés à prendre part à la saison 2018/2019. Après eux, le Théâtre-Studio ouvrira ses portes à Árpád Schilling, devenu persona non grata dans la Hongrie de Viktor Orbán. Et à Oskaras Koršunovas, qui présentera Le Journal d’un fou, puis créera Woyzeck avec, dans le rôle-titre, le fondateur du Théâtre-Studio. Focus réalisé par Manuel Piolat Soleymat Théâtre-Studio, 16 rue Marcelin-Berthelot, 94140 Alfortville. Tél. 01 43 76 86 56. www.theatre-studio.com focus 27 la terrasse 270 novembre 2018



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