La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 22 la terrasse 270 novembre 2018 licence 1  : 1-1066288  : 2-1066289  : 3-1066290 5 u 16 NOV CRÉATION Stück Plastik une pièce en plastique MARIUS VON MAYENBURG - MAÏA SANDOZ NOV - DEC 2018 DANS LE CADRE DES THÉÂT RALES C HARLES D ULLIN, ÉDITION 2018 avec Serge Biavan - Maxime Coggio - Paul Moulin - Maïa Sandoz - Aurélie Verillon 22 NOV u 2 DEC Exécuteur 14 ADEL HAKIM - ANTOINE BASLER collaboration artistique Julien Basler - Elsa Basler avec Antoine Basler 10 u 21 DEC Les Reines NORMAND CHAURETTE - ELISABETH CHAILLOUX avec Flore Babled - Bénédicte Choisnet - Sophie Daull Pauline Huruguen - Anne Le Guernec - L aurence Roy eThéâtre artier CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL DU VAL-DE-MARNE manufacture des œillets M ° M ai r i e d’I v r y - www.t h e a t r e - qu a r tier s - i v r y.com - 0 1 4 3 9 0 TQI-TERRASSE 380x121 NOV>DEC.indd 1 16/10/18 11:18 La Fuite !, un rêve théâtral signé Macha Makeïeff. Critique La Fuite ! REPRISE/LA CRIÉE – THÉÂTRE NATIONAL DE MARSEILLE/DE MIKHAÏL BOULGAKOV/ADAPTATION, MES DÉCOR ET COSTUMES MACHA MAKEÏEFF La directrice du Théâtre national de Marseille revient sur son histoire familiale à travers une pièce de Mikhaïl Boulgakov relatant l’exil des Russes blancs au début des années 1920. C’est La Fuite !, une grande fresque théâtrale qui déploie tous les charmes poétiques des rêves. Une petite fille est là, au sein d’une chambre, à l’avant-scène. Près d’un lit. Dans une forme de pénombre. De beau clair-obscur onirique. Il s’agit bien là d’un rêve. Le rêve d’une metteure en scène, Macha Makeïeff, qui avant de se lancer dans l’œuvre de Boulgakov (1891-1940), se revoit enfant, auprès de sa grand-mère, en train d’écouter les récits exaltants et dangereux qu’elle lui racontait, des années après avoir dû quitter la Russie et s’installer en France. Ce sont de tels récits – d’exil, de paradis perdus, d’ailleurs incertains, de destins à reconstruire… – qui composent les huit songes de La Fuite !. Dans cette comédie fantastique, l’auteur du Maître et Marguerite revient sur l’exode des Russes blancs, au début des années 1920, à la suite de la prise de pouvoir bolchévique. Il nous entraîne dans les pérégrinations d’une société bigarrée  : des femmes et des hommes en perte de repères tentant de survivre au sein d’un monde en pleine débâcle. De Sébastopol à Paris, en passant par Constantinople Dans la représentation que signe Macha Makeïeff, ce monde nous apparaît à travers tous les accents de son excentricité, de sa drôlerie, de sa mélancolie. Comme à l’intérieur d’un vaste rêve, les lieux se succèdent Entretien/Guillaume Hasson Les Théâtrales Charles Dullin, faim d’infini VAL-DE-MARNE/BIENNALE Pendant six semaines, la Biennale essaime dans tout le Val-de- Marne. Le festival invite à découvrir et partager toute la diversité et la vivacité de la création théâtrale actuelle. Qu’est-ce qui caractérise cette édition 2018, intitulée Faim d’infini ? Guillaume Hasson  : Un désir, une envie, un besoin de repousser les limites imposées par le diktat du chiffre, l’absolutisme du nombre qui impose son pouvoir partout, au nom d’une sacro-sainte rationalité financière qui chapeaute, contrôle, censure les velléités créatrices… Cet esprit de rentabilité va des plus hautes sphères, où se décide la politique d’un pays, au calcul désespérant du rapport « coût d’un spectacle – nombre de spectateurs ». Cette faim d’infini est aussi soif de liberté, parce que nous désespérons des limites et des empêchements, nous aspirons à un mouvement du corps et de l’esprit qui vienne bousculer les murs de cette « réalité rugueuse à étreindre », même s’il faut la regarder en face, la dénoncer comme telle, pour la faire imploser. Que reflète le kaléidoscope de cette édition de l’époque dans laquelle nous vivons ? G. H.  : Un kaléidoscope en effet qui serait notamment composé de l’image de la femme… Une image en mouvement qui, dans un jeu de miroirs, interpénétrerait l’univers masculin, le bousculerait et brouillerait ses repères. Et cette énergie jaillissante conduirait à redéfinir nombre et le temps s’éfaufile. Les personnages vivent avec démesure. D’un pays à l’autre, ils s’opposent, s’aiment, se perdent, livrent le combat de l’existence. Ils sont une trentaine, incarnés par une troupe d’interprètes absolument remarquables  : Pascal Rénéric, Vanessa Fonte, Vincent Winterhalter, Thomas Morris, Geoffroy Rondeau, Alain Fromager, Pierre Hancisse, Sylvain Levitte, Samuel Glaumé, Karyll Elgrichi, Emilie Pictet. C’est toute la matière de cette course folle qui nous touche par leur biais. Et par le biais des tableaux d’une grande beauté composés par la directrice du Théâtre de La Criée (les lumières sont de Jean Bellorini, la création sonore est de Sébastien Trouvé). Entre fulgurances esthétiques et densité d’un jeu d’acteurs très corporel, Macha Makeïeff trouve ici un parfait équilibre. Elle nous suspend au fil de son enfance et nous plonge dans un rêve de théâtre profondément personnel. Manuel Piolat Soleymat La Criée - Théâtre national de Marseille, 30 quai de Rive-Neuve, 13007 Marseille. Du 29 novembre au 13 décembre, du mardi au samedi à 19h, dimanche à 16h. Tél. 04 91 54 70 54. Durée  : 3h20 avec entracte. www.theatre-lacriee.com Pascal Victor
D. R. Richard Schroeder Guillaume Hasson, programmateur et producteur des Théâtrales Charles Dullin. « Cette édition 2018 est percutée par ces visages de femmes qui ne se répondent pas forcément. » de fonctionnements intimes et sociaux, remettant en question la position de la mère dans le cercle de la famille et dans le macrocosme du travail. Cette édition 2018 est percutée par ces visages de femmes qui ne se répondent pas forcément, qui s’opposent même parfois, mais qui, dans leur exposition singulière, proposent Jérôme Kircher dans Le Monde d’hier de Stefan Zweig. Critique Le Monde d’hier REPRISE/THÉÂTRE 71/D’APRÈS STEFAN ZWEIG, ADAPTATION LAURENT SEKSIK/MES JÉRÔME KIRCHER ET PATRICK PINEAU Jérôme Kircher fait entendre la voix du Viennois Stefan Zweig (1881-1942), immense écrivain qui témoigna du tragique basculement de l’Europe. Une voix à écouter ! C’est dans sa fonction première et essentielle que s’affirme ici le théâtre, celle de l’adresse au public, du texte incarné, celle qui accorde aux mots leur pleine puissance et résonance, qui sculpte aussi leur beauté et leur mouvement précis et condensé. C’est un immense auteur qui se fait entendre, dont les nouvelles si saisissantes ont régulièrement été portées à la scène – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Le Joueur d’échecs, Amok… – Un auteur aussi de riches biographies qui disent tout son amour de la culture – Marie- Antoinette, Joseph Fouché… – Autrichien, juif, écrivain, citoyen du monde humaniste et pacifiste, Stefan Zweig incarne mieux que tout autre cet esprit viennois brillant et tolérant. « Vivre et laisser vivre, c’était la maxime de Vienne », souligne-t-il… S’il rédigea son autobiographie, ce fut surtout pour témoigner de ce basculement terrifiant qui emporta l’Europe tout entière. Pour raconter et com- un féminin potentiellement différent à ce qu’il a coutume d’être aujourd’hui. Comment concevez-vous votre activité de programmateur et coproducteur ? G. H.  : C’est, je crois, l’attribution de toute directrice, de tout directeur, que de mettre en relation, dans les meilleures conditions, un artiste et un public. Mais aussi, pour notre Festival consacré aux œuvres de théâtre contemporaines, d’inciter, j’allais dire de promouvoir la prise de risque. En somme, de ne jamais craindre de mettre en avant sur nos scènes, dans nos théâtres, ce qui traverse le monde, de douleurs, de colères, d’injustices, tout ce qui vient dire le chaos et la fracture, tout ce qui vient célébrer ce que nous sommes, autant au milieu de la tourmente, de la tempête, du brouillard que dans la lumière éclatante. Et puis, fondamentalement, sentir toujours, et pouvoir la faire partager, cette émotion indicible, qui provient de la représentation elle-même, qui semble remonter de la nuit des temps, emportant avec soi les secousses de l’actualité, et qui pourrait s’apparenter au théâtre de toujours. Propos recueillis par Agnès Santi Val-de-Marne, dans plus de 20 lieux. Du 5 novembre au 16 décembre. Tél. 01 48 84 40 53. menter l’histoire d’une vie mais aussi de tous ses frères humains, à travers un acte testamentaire destiné aux générations futures, avant la fin terrible, un soir de février 1942 au Brésil. Poignante lucidité « Jamais, (…) une génération n’est tombée comme la nôtre d’une telle puissance intellectuelle dans une telle décadence morale. » Brahms, Mahler, Strauss, Freud, Schnitzler, Hofmannsthal… vécurent à Vienne, avant qu’elle ne devienne une ville de province allemande. L’adaptation de Laurent Seksik se concentre sur le parcours de l’écrivain, qui tragiquement éclaire cette terrifiante chute. Écrivain célébré puis juif honni, Stefan Zweig a quitté l’Autriche en 1934 pour Londres, avant la Shoah. Quel effarant contraste entre la culture rayonnante du début du siècle, bruissant entre cafés viennois et Burgtheater (même si le maire KarlLueger de 1897 à 1910 déjà était antisémite), et la défaite de la raison, le triomphe d’une brutalité et d’une barbarie que rien n’a pu empêcher, y compris un haut degré de civilisation. « Pestilence des pestilences », le poison du nationalisme a anéanti l’Europe. Grâce à un jeu d’une netteté et d’une subtilité remarquables, d’une sobriété et d’une intériorité retenue qui font entendre chaque mot, Jérôme Kircher accorde à ce témoignage toute sa puissance dramatique, et toute sa poignante lucidité. Co-mise en scène avec son ami Patrick Pineau, la pièce évite tout superflu et se concentre sur l’essentiel. En cela, la mise en scène fait écho à l’écriture si extraordinairement limpide de Stefan Zweig. Dans cet espace étroit, réduit, quasi nu, émerge cette voix d’une Mitteleuropa disparue. C’est une présence d’acteur et c’est un fantôme d’écrivain qui nous alertent. À méditer… Agnès Santi Théâtre 71 – Scène nationale de Malakoff, 3 place du 11 novembre, 92240 Malakoff. Les 20 et 23 novembre 2018 à 20h30, les 21 et 22 novembre à 19h30. Durée de la représentation  : 1h10. Tél. 01 55 48 91 00. Également du 15 au 17 novembre 2018 à la MC2 à Grenoble. 116.111.- THÉÂTRE SARTROUVILLE YVELINES CDN t MA pc#acPe de SYLVAIN MAURICE CUISINE DU 5 AU 20 DEC 2018'6. erR1r, ertrwrillii Ime.m.1.:11 qj illiwampr. milertLiMalkai Caii.11:0 11 let'Wu" 4 Celeleiet, lare f 2Yer IfiLuElne Etied>ril Laurem Grai5 PhIgippie Rodrisuiétiondla r et la zorytti belon de. Thom% qulHardie 01 30 86 77 79 vvww.theatre-4artrouville.com théâtre 23 la terrasse 270 novembre 2018



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