La Terrasse n°270 novembre 2018
La Terrasse n°270 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : festival d'instance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 18 la terrasse 270 novembre 2018 LES THÉÂTRALES ÉDITION 2018 CHARLES DULLIN 5 nova 16 déc. Alfortville, Arcueil, Cachan, Champigny-sur-Marne.1 Charenton-le-Pont feheNfilly-Larue/Choisy-le-Roi/C éteil/Fontenay-sons-BoisiFtesnesf Gentilly/Ivry-sur-Seine, Le Krendin-EkLitre fidaisons-Alfeti Orly/Le Peireux-sui -Marne/Rungis, Saint-Maur, Villejuif, Villeneuve-St-Georges Vitry-sur-Seine PASS Le Pass Théâtrales à 10 € donne accès à un tard préférentiel sur tous les spectacles de l'Édition 2018. 0 rachéte le pris TheatrMes ipass nominatif) S 10E sur place avant chaque spectacle, paf téléphone au el 48 84 40 53 ou sur www, les theatrales, com/pass,pdf Oie réserve nia place de spectacle directement auprès du lieu de représentation Oen retirant ma place, je présente le Pass Thiét ales et bénéficie du tarit réduit informations au 01 48 84 40 53 ou sur www.lestheatrales.com ta terratie *lischemnee facohook coiriAistheatratm VAL de/MARNE lem Entretien/Stéphane Braunschweig L’école des femmes Théâtre de l’Odéon/de Molière/mes Stéphane Braunschweig Pour sa troisième plongée dans le théâtre de Molière, le directeur du Théâtre national de l’Odéon met en scène L’école des femmes. Avec, dans les rôles d’Agnès et d’Arnolphe, Suzanne Aubert et Claude Duparfait. Après Le Misanthrope et Le Tartuffe, vous créez aujourd’hui L’école des femmes. À travers ces trois pièces, quel parcours dans le théâtre de Molière avez-vous le sentiment d’effectuer ? Stéphane Braunschweig  : J’effectue en effet un parcours dans le théâtre de Molière, mais aussi un parcours avec un acteur. Car c’est Claude Duparfait qui, après avoir interprété le rôle d’Alceste dans Le Misanthrope et le rôle d’Orgon dans Le Tartuffe, incarne aujourd’hui Arnolphe dans L’école des femmes. Mon projet de mettre en scène cette pièce est indissociable de mon envie de le voir interpréter Arnolphe. Mais pour créer L’école des femmes, il me fallait aussi une Agnès. J’ai rencontré Suzanne Aubert à l’occasion de ma mise en scène du Canard Sauvage. Je me suis alors dit que j’avais trouvé le couple qu’il me fallait. Comme toujours, dans un projet de théâtre, il y a une relation à un auteur, une relation à des acteurs et une résonnance particulière avec une époque. Tant que ces trois éléments ne sont pas réunis, le projet ne peut se faire. Pour en venir au parcours que j’effectue dans l’œuvre de Molière, j’essaie, de pièce en pièce, d’éclairer toujours plus profondément la façon dont certains de ses personnages s’indignent du monde comme il va. C’est bien sûr le cas d’Alceste, mais aussi, sur un mode plus réactionnaire, d’Orgon et d’Arnolphe. Maison de la Musique de Nanterre/conception et interprétation YannFrisch Le Syndrome de Cassandre Une dégaine de traîne-savate, un peu ours mal léché, un peu clodo négligé. Son nez – noir – a vite fait de déranger. YannFrisch conduit de main de maître son personnage sur la pente d’un humour grinçant et manipulateur. Un clown subversif… Un clown, seul, presque tournant dans sa cage, nous apparaît dans son petit intérieur. Mais il ne faut pas se fier aux apparences  : la présence de l’un des représentants de la magie nouvelle, Raphaël Navarro à la coécriture du spectacle, et le talent virtuose de YannFrisch qui fut champion du monde de magie close-up, posent les bases d’un solo où la manipulation – des objets comme de la pensée – compte autant que l’édification du personnage clownesque. S’appuyant sur les ressorts habituels du rire comme la moquerie, la chute, le ratage, l’absurdité, le ridicule, les situations incongrues, le spectacle nous Sylvain Frappat Outre l’indignation, qu’est-ce qui relie ces trois personnages ? S. B.  : Une forme de souffrance générée par la façon dont le monde fonctionne. Pour tenter d’échapper à cette souffrance, ces trois personnages vont se projeter dans des utopies visant, d’une certaine façon, à soigner le monde. Pour Arnolphe, cette utopie revient à se transformer en pygmalion, à prendre pour épouse une jeune femme qu’il a pratiquement choisie au berceau. Il l’a ensuite fait enfermer au sein d’un couvent afin de l’élever dans l’ignorance du monde extérieur. Comme Alceste et Orgon, Arnolphe va droit dans le mur. Le dessein qu’il élabore confine à une forme de folie. Cette folie est à la fois pleine de drôlerie – L’école des femmes est bien sûr une comédie – mais aussi de noirceur, car le discours d’Arnolphe est glaçant. Ce discours résonne de façon particulière avec la libération de la parole des femmes que nous vivons actuellement. En définitive, qu’est-ce qui selon vous fait la spécificité de cette pièce ? S. B.  : Les situations de L’école des femmes sont finalement assez basiques, beaucoup moins complexes que celles du Tartuffe, par exemple. Mais elles nous emmènent tout aussi loin. C’est une pièce très particulière. Elle est, d’une certaine façon, construite comme un entraîne vers un univers sombre et corrosif, tout en continuant à provoquer le rire. Et à nous mettre face à notre manque d’empathie. YannFrisch manipule les objets, leur fait dire des histoires, et oscille entre comique et tragique avec un talent impressionnant. Nathalie Yokel Maison de la Musique de Nanterre, 8 rue des Anciennes-Mairies, 92000 Nanterre. Les 28 et 29 novembre à 20h30. Tél. 01 41 37 94 21. Théâtre de l’Épée de bois/de BergsveinnBirgisson/mes Claude Bonin La Lettre à Helga Pour la première fois, l’auteur islandais BergsveinnBirgisson est porté à la scène en France. Roland Depauw interprète Bjarni. Ceux qui connaissent les éditions Zulma savent à quel point cette maison d’édition exigeante publie de belles pépites, notamment dans le domaine étranger. Le court roman de l’Islandais BergsveinnBirgisson (né en 1971) en fait partie. Lors de sa sortie en France, en 2013, dans Bénédicte Jacquard
Carole Bellaïche Le metteur en scène Stéphane Braunschweig. « Claude Duparfait est un acteur qui raconte formidablement les êtres angoissés. » grand monologue d’Arnolphe au sein duquel interviennent les autres personnages… Pour quelles raisons Claude Duparfait vous est-il apparu comme une évidence pour le rôle d’Arnolphe ? S. B.  : C’est un acteur qui raconte formidablement les êtres angoissés. Il porte en lui toutes les peurs de Molière  : la peur des femmes, la peur d’être cocu, la peur de son propre désir… Claude Duparfait parvient à rendre tout cela vivant en étant incroyablement drôle. Il incarne ainsi à la fois l’angoisse et la drôlerie de Molière. En cela, c’est comme s’il était luimême Molière ! À travers ce comédien et Suzanne Aubert, quelle lecture faites-vous du couple Arnolphe/Agnès ? la traduction de Catherine Eyjolfsson, le texte s’est d’ailleurs taillé un joli succès. L’histoire est celle d’un vieil homme de 90 ans, Bjarni Gislason, qui, de retour sur sa terre, écrit une lettre à Helga, la femme qu’il a aimée mais qu’il n’a pas osé suivre, comme elle l’en suppliait  : ils étaient chacun mariés de leur côté et il ne voulait pas quitter la campagne pour la ville. Celui qui se décrit comme « un vieux tronc de bois flotté qui se dérobe au grand amour », lui adresse donc post mortem le plus beau des chants qui est aussi une évocation d’une vie paysanne traditionnelle islandaise. Pour le metteur en scène Claude Bonin, « le cri de Bjarni se lit d’une traite, son adaptation à la scène portée par Roland Depauw sera de même, livrant d’un souffle la prose du vieil homme ». Isabelle Stibbe Théâtre de l’Épée de bois, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 26 novembre au 22 décembre 2018. Du lundi au vendredi à 20h30, samedi à 16h et 20h30. Tél. 01 48 08 39 74. La Colline/texte et mes Anaïs Allais Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été Anaïs Allais, Méziane Ouyessad et François Praud tissent des liens entre fiction, autofiction et Histoire et questionnent, par le dialogue entre les arts, le difficile problème des origines et de l’identité. Lilas est malade et voudrait connaître la part ignorée de l’histoire de sa famille, cachée de Simon Gosselin S. B.  : Si l’on dispose d’un grand acteur pour interpréter Arnolphe, la réussite de la pièce est assurée pour moitié. L’autre moitié est dans les mains d’Agnès. Mais il s’agit d’une moitié en trompe-l’œil. Car en réalité le rôle d’Agnès est assez réduit. C’est pourtant bien autour d’elle que tout se cristallise. Agnès est bien sûr un objet de désirs, mais c’est aussi un être à part entière. C’est cette chose-là qui me touche beaucoup dans cette pièce. Molière montre que quelle que soit la façon dont est considéré l’autre – ici, comme un morceau de cire que l’on essaie de façonner – l’autre peut ne pas accepter de se laisser enfermer dans une case. Car chacun a sa propre vie, sa propre réalité. Pour moi, le grand enjeu de L’école des femmes est ainsi de conférer une existence propre à Agnès. C’est-à-dire de rendre compte à la fois de la façon dont elle est un objet de fantasmes et de la façon dont elle échappe à ce à quoi on voudrait la réduire. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Odéon – Théâtre de l’Europe, place de l’Odéon, 75006 Paris. Du 9 novembre au 29 décembre 2018. Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h. Relâches exceptionnelles  : les dimanches 11 novembre, 2 décembre et le mardi 25 décembre. Représentations surtitrées en anglais  : les samedis 24 novembre et 29 décembre. Tél. 01 44 85 40 40. www.theatre-odeon.eu également les 8 et 9 janvier 2019 à La Coursive – Scène nationale de La Rochelle, du 15 au 19 janvier à La Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale, les 29 et 30 janvier à Bonlieu – Scène nationale d’Annecy, du 5 au 8 février au Théâtre de Liège, du 6 au 9 mars à La Comédie de Saint- Étienne – Centre dramatique national, du 20 au 22 mars aux Théâtres à Marseille, les 28 et 29 mars à Besançon Franche-Comté – Centre dramatique national, du 23 au 26 mai au Théâtre Dijon Bourgogne – Centre dramatique national. Anaïs Allais dans Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été. l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie. Son frère, Harwan, veut l’en empêcher et refuse la nostalgie de sa sœur, qu’il considère comme factice puisqu’elle concerne une part de leur identité qui « ne les a jamais regardés en face ». Leur rencontre avec Méziane, musicien et professeur d’arabe à ses heures perdues, va réconcilier les membres de cette fratrie qui ne se comprennent plus. À partir d’un patient travail qui l’a conduite « de documentations en voyages et contemplations, de laboratoires en tentatives d’écriture » et grâce à la rencontre avec le musicien Méziane Ouyessad, Anaïs Allais a construit ce spectacle sensible où le théâtre permet de consoler les douleurs d’un passé qui ne passe pas… Catherine Robert La Colline – Théâtre national, 15 rue Malte-Brun, 75020 Paris. Du 9 novembre au 1er décembre 2018. Du mercredi au samedi à 20h ; le mardi à 19h ; le dimanche à 16h. Tél. 01 44 62 52 52. COMÉDIE DE BÉTHUNE CDN HAUTS-DE-FRANCE ANNIE ERNAUX FOCUS mise en scène cécile backès die l’autre fille reprise jeu Cécile Gérard comédie de béthune › mer 14, ven 16 et sam 17 nov à 18h30 mémoire de fille création jeu Pauline Belle, Jules Churin, Judith Henry, Simon Pineau, Adeline Vesse comédie de béthune › mar 13, mer 14, ven 16 et sam 17 nov à 20H › jeu 15 nov à 18h30 théâtre de sartrouville et des yvelines cdn › mar 4 déc à 20h30 › mer 5 déc à 20h Ce focus Annie Ernaux présente deux transpositions pour le théâtre, deux créations de Cécile Backès qui traduisent la puissance de cette langue et sa conscience collective, dans une grande proximité entre acteurs et spectateurs. La quête d’un théâtre de l’intimité publique. rens./réservations comediedebethune.org 03 21 63 29 19 contacts production/diffusion Didier Grimel  : d.grimel@comediedebethune.org Edouard Chapot  : 06 19 60 10 04e.chapot@comediedebethune.org Pauline Civard  : 06 40 67 74 44 p.civard@comediedebethune.org 2018 2019 g...w 0, I nlit Li kin thliet. 51 El= "altrir théâtre 19 la terrasse 270 novembre 2018



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