La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 8 la terrasse 269 octobre 2018 Du 11 septembre ou 24 octobre 3PF  : 'MannBOURGEOIS lascali-par15.com 13, bd de 51Fra25b-eurg, Part 1.4r r sinsimurq-simee 1 mima imffeemn mummil Dieu*. 1 m'r5é r/d 5CeRf Ieir Thomas JOLLY AKLEOUTN POU R ['AMOUR. rauala-pads.com I 13, bd de Strasbourg. bris iOr strinbourg eeni$ I arte Eteedno IMMUN erras Critique La Conférence des oiseaux Comédie de l’Est/de jean-claude carrière/MES Guy-Pierre Couleau Guy-Pierre Couleau s’empare d’un conte rendu célèbre par la mise en scène de Peter Brook, en 1979  : La Conférence des oiseaux de Jean-Claude Carrière, inspiré de l’œuvre du poète persan du xii e siècle Farid Uddin Attar. La première fois que leur présence a été signalée, c’était dans la pinède du Domaine d’O à Montpellier en juin dernier, lors du Printemps des Comédiens. Un cadre idyllique pour les dix comédiens de La Conférence des oiseaux mise en scène par Guy-Pierre Couleau, où ils incarnent des volatiles de toutes sortes  : un héron, une perdrix ou encore un faucon, entraînés par une huppe (excellent Luc-Antoine Diquéro) qui ne voit en eux que « querelles et batailles, pour une parcelle de territoires, pour quelques grains de blé ». Et qui, en quête La Conférence des oiseaux mis en scène par Guy-Pierre Couleau. Critique Le Misanthrope En tournée/de Molière/création collective dirigée par Rodolphe Dana Pour sa deuxième création en tant que directeur du Centre dramatique national de Lorient, Rodolphe Dana fait ses premiers pas au sein du théâtre de Molière avec Le Misanthrope. Un spectacle disparate au centre duquel le comédien-metteur en scène endosse les habits d’Alceste. Alors que les spectatrices et spectateurs s’installent dans la salle, Maxence Tual déambule parmi eux, affublé d’une perruque et d’un costume qui ont tout d’un accoutrement de clown. Il accueille l’une par un « Madame la Baronne… ! », l’autre par un « Cher ami, quel plaisir de vous revoir… ! », s’épanchant avec malice dans des compliments de circonstance. Quelques minutes plus tard, le comédien monte sur scène dans le rôle de Philinte pour prendre part à un Misanthrope aux accents bigarrés. Celles et ceux qui connaissent l’univers du Collectif Les Possédés (cofondé en 2002 par Rodolphe Dana, qui a pris en 2016 la direction du Centre dramatique national de Lorient) savent qu’il n’y a aucune chance que se révèle ici une version académique de la pièce de Molière. Car le comédien-metteur en scène, qui centre son travail sur le jeu d’acteur et la matière humaine qu’il investit, a l’habitude de s’octroyer les libertés nécessaires à la pleine résonnance de son théâtre dans notre époque. Les visions d’un rêve Ce Misanthrope n’a ainsi rien de la rigueur classique. Composé de toutes sortes de tonalités, le spectacle interprété par Julien Chavrial, Rodolphe Dana, Katja Hunsinger, émilie Lafarge, Marie-Hélène Roig, Antoine Sastre et Maxence Tual s’exprime à travers une forme de baroque contemporain. Un baroque excentrique, volontiers mal peigné, qui impressionne par de frappants clairs-obscurs et de jolis moments de comédie, mais peine à révéler la profondeur d’un monde meilleur, plus doux, les convainc de renoncer à leur confort pour partir à la recherche de leur roi. Un certain Simorg, dont la seule trace connue est une plume tombée une nuit en Chine. Quelques mois après leur envolée, c’est à la Comédie de l’Est, dont Guy- Pierre Couleau vient de quitter la direction, que l’on retrouve ces drôles d’oiseaux dont le jeu porte à lui seul la magie des sous-bois. Aidés par les superbes masques d’oiseaux conçus par Kuno Schlegelmilch qui laissent voir une partie de leur visage, ils font appel à introspective de cette œuvre sur les écueils de l’amour et les compromissions de la vie en société. Rodolphe Dana, dans le rôle-titre, tente d’apporter un pendant dramatique aux facéties et aux éclats de farce que font surgir ses partenaires de jeu. Sans jamais vraiment parvenir à éclairer les vérités de son personnage. Comme les visions d’un rêve, les beautés et les instabilités de ce Misanthrope laissent une impression d’évanescence, d’authenticité inaccomplie. Manuel Piolat Soleymat L’Archipel – Pôle d’action culturelle de Fouesnant-les-Glénan, 1 rue des Iles, 29170 Fouesnant. Du 3 au 5 octobre 2018 à 20h30. Durée de la représentation 2h10. Spectacle vu le 27 septembre 2018 au Centre dramatique national de Lorient. Tél. 02 98 51 20 24. www.archipel.ville-fouesnant.fr également au Canal – Théâtre du Pays de Redon les 9 et 10 octobre 2018, au Quartz - Scène nationale de Brest du 16 au 20 octobre, au Théâtre du Champ au Roy à Guingamp les 9 et 10 janvier 2019, à L’empreinte - Scène Nationale de Brive/Tulle les 14 et 15 janvier, au Monfort Théâtre à Paris du 22 janvier au 1er février, à la Maison de la Culture de Bourges du 5 au 7 février, à la Scène Nationale d’Aubusson le 14 février, au Parvis - Scène nationale de Tarbes Pyrénées du 19 au 21 février, au Grand T à Nantes du 25 février au 2 mars, au Quai des rêves à Lamballe les 7 et 8 mars. Laurent Scheegans
une technique séculaire pour déployer leur fable  : celle du conte. Entre récit et incarnation, devant un miroir à trois faces qui leur renvoient leur propre image en même temps que celle des spectateurs, ils se défont peu à peu de leurs mimiques animales pour retrouver une attitude humaine. Leur conte, disent-ils ainsi très simplement, est une parabole. Une histoire d’hommes déguisée en histoire d’oiseaux. Des masques et des plumes Très peu portée sur scène depuis la création de Peter Brook en 1979 au Festival d’Avignon, cette adaptation d’un poème du mystique persan Farid Uddin Attar écrite par Jean-Claude Carrière trouve ici une nouvelle jeunesse. Sobre, minimaliste, la mise en scène de Guy- Pierre Couleau souligne très subtilement les résonnances actuelles du texte. Dans l’espace laissé par le décor – en plus des trois miroirs, une vitrine éclairée façon cabaret fait office de bar à masques pour les comédiens – et le jeu, chacun peut projeter dans la migration des oiseaux ses propres voyages. Penser, par exemple, à des exils d’aujourd’hui. Voir dans les sept vallées que traversent les protagonistes ailés un sens plus métaphysique. Car, inspirée par la philosophie soufie, La Conférence des oiseaux est d’abord l’histoire d’un voyage intérieur. D’un périple qui mène vers une meilleure connaissance de soi, condition sine qua non d’une vie en société plus harmonieuse. Plus ouverte à la différence. De cultures diverses, les dix artistes de la pièce – parmi lesquels, le comédien d’origine camerounaise Emil Abossolo M’Bo, Manon Allouch qui a grandi entre la Réunion et la Nouvelle-Calédonie, le Suédois Nils Öhlund ou encore le Persan Sharokh Moushkin Galam – portent avec force cette dimension de la fable. De l’aventure aérienne, ils font une intense épopée humaine. Anaïs Heluin Comédie de l’Est – CDN de Colmar, 6 route d’Ingersheim, 68000 Colmar. Du 2 au 19 octobre. Tél. 03 89 41 33 26. www.comedie-est.com photographie Alain Willaume/Tendance Floue Pascal Victor Angélica Liddell Ivan Viripaev Galin Stoev Haruki Murakami Yukio Ninagawa Édouard Louis Stanislas Nordey D’de Kabal At le-Se..'iM L ip *rr..'14... J. Critique Le Tartuffe Théâtre de la Porte Saint-Martin/de Molière/MES Peter Stein Peter Stein met en scène Le Tartuffe au Théâtre de la Porte Saint- Martin. Au cœur de cette création de la plus haute exigence, Pierre Arditi et Jacques Weber donnent corps (et âme) à un couple Tartuffe-Orgon impressionnant. Isabelle Gélinas, Pierre Arditi et Jacques Weber dans Le Tartuffe, mis en scène par Peter Stein. L’art de la mise en scène ne passe pas nécessairement par de grands mouvements de décors, des inventions scénographiques stupéfiantes, des points de vue dramaturgiques iconoclastes. Preuve en est donnée en cette rentrée au Théâtre de la Porte Saint-Martin où Peter Stein (qui fut l’un des cofondateurs, en 1970, du Théâtre de la Schaubühne à Berlin) s’empare du Tartuffe en dessinant les lignes d’un spectacle qui se concentre sur les perspectives humaines de ses différents personnages. Le résultat est imposant. À 80 ans, c’est Isabelle Lafon Joséphine Serre Valère Novarina Alexandra Badea Arthur H la première fois que le metteur en scène allemand investit le théâtre de Molière. Il s’est penché sur Le Tartuffe en entomologiste, soucieux de saisir le sens et la portée de chaque vers, de décrypter les points de complexité de chaque situation, de chaque protagoniste. Pour l’accompagner dans son entreprise, il a pensé à Pierre Arditi dans le rôle de Tartuffe, faux dévot manipulateur, et à Jacques Weber dans celui d’Orgon, maître de maison sous influence. Les deux grands comédiens déstructurent avec bonheur le formalisme de Wajdi Mouawad Emma Dante l’alexandrin. Ils réinventent aussi – sans coquetterie, par le biais d’une authenticité de chaque instant – le couple que forment leurs deux personnages. Le parti pris de la rigueur Rien n’est jamais clinquant dans cette vision du Tartuffe. Le travail effectué par les onze actrices et acteurs réunis sur le plateau, quoiqu’inégal, ne laisse la place à aucune forme de facilité. Là où d’autres auraient forcé le trait, multiplié les renvois et les effets de mise en scène pour signer leur ouvrage, Peter Stein prend le parti de la rigueur et de l’économie. Dans ce spectacle, tout agit en profondeur, dans des zones de l’être que l’on ne peut éclairer à coups d’idées simplificatrices. Loïc Mobihan, qui interprète Valère, révèle ainsi un jeune amoureux d’une pureté saisissante. Manon Combes, elle, fait jaillir l’effronterie virevoltante de Dorine. Quant à Isabelle Gélinas, dans le rôle d’Elmire, elle sculpte avec une rare précision les états d’âme d’une épouse soumise aux frasques de son mari… Mais audelà de ces belles propositions, c’est bien la relation Tartuffe/Orgon qui s’impose comme le pivot de la représentation. Une relation d’une sensibilité étonnante. Car il y a ici, dans les liens qui unissent Orgon à Tartuffe, quelque chose d’un amour incoercible, Jacques Weber nimbant son personnage d’une fragilité et d’une sincérité inhabituelles. Face à lui, Pierre Arditi opère en véritable orfèvre. Sortant des conventions, le comédien confère à son Tartuffe des nuances d’une grande subtilité. Il rejoint et nourrit, de la sorte, l’ambition d’un spectacle d’une profondeur radicale. Manuel Piolat Soleymat Théâtre de la Porte Saint-Martin, 18 bd Saint- Martin, 75010 Paris. À partir du 14 septembre 2018. Du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 20h30, le dimanche à 16h. Durée du spectacle  : 2h05. Tél. 01 42 08 00 32. www.portestmartin.com/également du 8 au 13 janvier 2019 au Théâtre Montansier de Versailles. 2019 www.colline.fr 15, rue Malte-Brun, Paris 20 e métro Gambetta théâtre 9 la terrasse 269 octobre 2018



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