La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 76 - 77  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
76 77
focus/saison classique – opéra 2018-2019 76 la terrasse 269 octobre 2018 focus à l’Opéra Royal de Versailles, le baroque en majesté Depuis 10 ans, l’Opéra de Versailles a su s’imposer comme un acteur de premier plan dans la programmation baroque. Propositions inédites, œuvres oubliées des xvii e et xviii e siècles trouvent dans ce lieu inauguré en 1770 un écrin naturel pour s’épanouir. Ce qui n’empêche pas l’Opéra de s’ouvrir à d’autres répertoires comme la musique romantique à l’honneur en cette année Berlioz. De ces dix ans, de quoi êtes-vous le plus fier ? Laurent Brunner  : D’avoir fait exister un nouvel opéra en France, car si le bâtiment a été construit à la fin du règne de Louis XV, il a très peu servi. Quand je l’ai trouvé en 2009 à l’issue d’une campagne de travaux de mise en sécurité, il n’était pas doté de budget pour programmer des spectacles, sa vocation principale étant d’être un musée. Aujourd’hui, nous donnons une centaine de représentations avec plus de 10 productions scéniques, des artistes de grandes renommée… Finalement il existe un nouvel opéra en France et ce, sans subvention. Votre modèle est en effet entièrement privé. Comment est-ce que cela fonctionne ? L. B.  : Je dirige la filiale qui s’occupe de l’ensemble des spectacles. Comme toute entreprise, nous essayons de faire cohabiter plusieurs projets qui vivent avec des rythmes et des équilibres spécifiques  : les Grandes eaux dans les jardins, le Grand bal masqué, de grands spectacles sur des gradins et d’autres projets comparables qui, globalement, rapportent plus qu’ils ne coûtent. Les marges dégagées servent d’amortisseurs aux spectacles musicaux et lyriques. Comment est née la spécificité baroque de votre programmation ? L. B.  : La plupart des opéras en France programment des œuvres des xix e et xx e siècles, soit le répertoire romantique et Entretien/Laurent Brunner Passion baroque La saison 2018/2019 est placée sous le signe d’un anniversaire marquant  : en 2009, l’Opéra Royal restauré a réouvert ses portes au public. Rencontre avec le directeur artistique de Château de Versailles Spectacles, à la tête de la programmation depuis dix ans. Henry Purcell/direction Hervé Niquet/mes Corinne ET Gilles Benizio King Arthur La production de l’opéra de Purcell signée Corinne et Gilles Benizio fête ses dix années d’existence. Après de nombreuses tournées, elle revient à Versailles, toujours dirigée par Hervé Niquet. Des maîtres du baroque, Henry Purcell est probablement l’un de ceux dont la musique laisse le plus de place à la fantaisie. C’est particulièrement vrai de son « semi-opéra » King Arthur, tout habité de magie, d’illusion... et de tout ce que l’art théâtral peut produire qui se refuserait à la réalité. Vous avez dit fantaisie ? Rêvant de diriger King Arthur, Hervé Niquet s’est tourné vers Corinne et Gilles Benizio, davantage connus sous leur nom de scène de Shirley et Dino  : deux artistes marqués par l’esprit du cabaret ou du music-hall, par la simplicité du rapport scène-public, par le goût surtout – on y revient – de la fantaisie. Pour leur toute première mise en scène d’un ouvrage lyrique, Hervé Niquet leur a laissé carte blanche. Il a bien fait ! Le spectacle tient tout du long son merveilleux équilibre entre la féerie visuelle, le traitement décalé de l’intrigue et la puissance de la musique de Purcell. « Hervé Niquet tenait vraiment à ce qu’on raconte l’histoire de ce Roi Arthur avec notre propre fantaisie car, pour lui, dans cette œuvre, on peut faire ce qu’on veut » confiait Corinne Benizio lors des représentations versaillaises de 2011. « Nous avons beaucoup écouté l’œuvre, en laissant venir des idées de mise en scène, de sketches, de gags, ajoute Gilles Benizio. En même temps, nous avons souvent rencontré Hervé, pour qu’il nous donne son aval. Nous avons mis la musique en images, selon notre désir, notre fantaisie. Nous avons réussi à mêler notre univers et la musique de Purcell. Hervé nous a d’ailleurs toujours encouragés dans ce sens. Il a beaucoup de métier, d’exigence mais aussi beaucoup d’humour. Dans la « scène de la forêt », c’est lui qui nous a suggéré que Philidel ait un défaut de prononciation quand il répète » This Laurent Brunner. « Il faut ressusciter des œuvres significatives. » post-romantique, et, pour la période ancienne, Mozart. L’Opéra de Versailles n’est pas un théâtre de ville, nous ne nous adressons pas spécifiquement aux Versaillais mais aux franciliens et aux touristes. Nous n’avons donc pas cette contrainte de magnifier un répertoire universel, et comme notre lieu est un Way «. » Le moins que l’on puisse dire est que les chanteurs se sont pris au jeu, et c’est avec plaisir que l’on retrouvera pour ces nouvelles représentations le roi Arthur irrésistible de la basse Joa o Fernandes, ainsi que Marc Mauillon, Mathias Vidal, Chantal Santon-Jeffery et Ana Maria Labin. Avec Shirley et Dino en coulisses – et quelques irruptions hilarantes sur scène – et Parmi les temps forts de la saison, signalons, en baroque, La Divisione del Mondo de Giovanni Legrenzi (avril 2019), une nouvelle production conduite par Christophe Rousset à la tête de son ensemble Les Talens Lyriques ; la soirée de gala avec Le Devin du village de Jean-Jacques Rousseau sous la direction de Sébastien d’Hérin à la tête des Nouveaux Caractères (juin François Berthier Et aussi… des rares théâtres anciens au monde, nous programmons le répertoire qui correspond le mieux à ce bâtiment d’un point de vue esthétique et acoustique, et que les autres ne proposent que très rarement  : le baroque. Cela correspond aux attentes du public d’aujourd’hui qui a appris en 30 ou 40 ans à connaître ces musiques. Cette saison est marquée par La Finta Pazza de Sacrati et Tarare de Salieri. Pouvez-vous en dire quelques mots ? L. B.  : La Finta Pazza a été le premier opéra donné à la Cour de France en 1645. C’est probablement aussi le premier opéra entendu par Louis XIV enfant, avec des ajouts des ballets d’autruches pour susciter son intérêt. Cette œuvre a laissé une trace très forte en France auprès d’un public qui ne connaissait pas du tout l’opéra et n’a sans doute jamais été rejouée. Leonardo García Alarcón va le diriger  : c’est son répertoire, il le fait très bien. Tarare a été redécouvert en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution, sous la direction de Jean-Claude Malgoire. C’est le seul livret écrit par Beaumarchais, sur une musique de Salieri qui est à l’époque le musicien le plus en vue à Paris. L’œuvre se révèle très prémonitoire sur la Révolution mais aussi sur Napoléon. Après un énorme succès, elle a ensuite disparu du fait des nouvelles modes  : Rossini, Meyerbeer… Parmi les raretés, nous programmerons aussi Issé de Destouches ; je pourrais en citer 15 autres mais tout cela n’est pas pour le seul plaisir d’exhumer des œuvres méconnues. Il faut ressusciter des œuvres significatives, qui peuvent avoir constitué à leur époque une charnière historique ou artistique. Quels terrains restent à conquérir ? L. B.  : La notion de cérémonial. La majorité des œuvres étaient créées pour des occasions spécifiques avec un lieu, un décorum, une musique. Ce qu’on a joué pour évoquer les funérailles de Louis XIV ou ce qu’on jouera pour évoquer son sacre, lors du concert des 14 et 15 juin 2019, représentent plus qu’une musique jouée pour un concert, car c’est tout un contexte que l’on restitue. C’est un point de modernité qui se révèle. Propos recueillis par Isabelle Stibbe La « scène du froid » de King Arthur mise en scène par Corinne et Gilles Benizio. Hervé Niquet à la baguette (mais pas que...), Purcell fait rire. C’est rare et c’est juste. Jean-Guillaume Lebrun Opéra Royal. Le 7 décembre 2018 à 20h, le 8 à 19h, le 9 à 15h. 2019) ; en théâtre Le Triomphe de l’amour de Marivaux dans la mise en scène de Denis Podalydès (décembre 2018) ; sans oublier les nombreuses propositions de Noël (avec des chefsd’œuvre de Bach et Haendel), ou celles de la Semaine sainte avec Bach, Charpentier, Pergolèse… Isabelle Stibbe Raphaël Saada
Bruce Zinger Marc-Antoine Charpentier/Jean-Philippe Rameau/Opera Atelier Actéon & Pygmalion Deux œuvres inspirées par les Métamorphoses d’Ovide à Marc-Antoine Charpentier et Jean-Philippe Rameau sont proposées dans une production de l’Opera Atelier de Toronto. Il faut imaginer l’émerveillement des premiers spectateurs devant les surprises de l’opéra baroque – et pour cela l’Opéra Royal est un lieu idéal (même si son édification est postérieure aux grandes heures des deux compositeurs ici rassemblés). Les « machines » du théâtre baroque ont ouvert la porte à tous les trésors de l’illusion – avec pour corollaire des livrets parfois John Gay/conception et direction musicale William Christie/mes Robert Carsen The Beggar’s Opera William Christie et Robert Carsen ressuscitent la première comédie musicale de l’histoire ! Si tout le monde connaît L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht, on sait moins qu’il a été inspiré par The Beggar’s Opera, un mélange de théâtre, de chansons populaires et d’airs savants du xviii e siècle. En revenant à la source de cet ancêtre de la Carnaval baroque Francesco Manelli/direction Vincent Dumestre/MES Cécile Roussat Reprise d’un spectacle essentiel, créé par Vincent Dumestre et Cécile Roussat, qui fait toucher du doigt l’atmosphère des fêtes romaines. Au-delà de la redécouverte des œuvres oubliées, le mouvement baroque s’est surtout attelé, depuis son essor dans les années 1960, à rechercher des clefs d’interprétation qui permettent d’accéder à l’esprit de l’époque. Un travail musicologique, bien sûr, sur lequel s’est appuyée une pratique renouvelée – toujours documentée, parfois spéculative – des instruments, du chant et de la direction d’orchestre. La particularité de cette aventure en terres baroques est qu’elle s’est portée concomitamment sur les autres arts, pour une relecture « complète » de l’époque dont témoignent des réussites indiscutables comme l’Atys de Lully mis en scène par Jean-Marie Villégier et dirigé par William Christie en 1986. Retrouver l’énergie des fêtes de carnaval Les générations suivantes ont eu à cœur d’aller plus loin encore, en s’affranchissant du seul cadre de l’opéra, pour réinventer de possibles « moments d’époque », accommodés cependant aux conditions de réception par le public d’aujourd’hui. En 2005, Vincent Dumestre proposait ainsi son Carnaval baroque autour de la musique de Francesco Manelli, un compositeur et chanteur du XVII e siècle très actif à Rome et à Venise, qui a laissé sous le pseudonyme d’« Il Fasolo » (« le haricot ») une musique d’un genre différent, plus légère et populaire. Avec son ensemble Le Poème harmonique, Vincent Dumestre a ainsi souhaité « retrouver l’énergie des fêtes de carnaval, un moment de vie où se rapprochaient deux mondes sociaux a priori opposés  : la Aleksey Gushchin franchement alambiqués. De fait, les Métamorphoses d’Ovide ont nourri nombre d’ouvrages lyriques où la transformation des décors et des personnages eux-mêmes constitue autant une prouesse scénique qu’une incitation à l’invention musicale. Dans Actéon, Charpentier narre l’histoire de ce chasseur malchanceux ou indélicat changé en cerf pour avoir aperçu Diane au bain. Rameau, quant à lui, a fait un opéra-ballet de celle de Pygmalion, sculpteur tombant amoureux de son œuvre de pierre devenue femme. Bien dans l’esprit baroque, chant, musique et danse se mêlent dans cette double production signée par le metteur en scène Marshall Pynkoski et la chorégraphe Jeannette Lajeunesse Zingg, co-fondateurs d’Opera Atelier il y a plus de trente ans. Le ténor Colin Ainsworth tient les rôles-titres des deux héros. Jean-Guillaume Lebrun Opéra Royal. Vendredi 30 novembre à 20h, samedi 1er décembre à 19h, dimanche 2 décembre à 15h. Edward Tracz, artiste de l’Atelier Ballet de Toronto.comédie musicale écrit en 1728 par John Gay et arrangé par JohannChristoph Pepusch, l’Opéra royal de Versailles renoue avec les personnages de ce conte satirique dont l’action se place parmi les voleurs, proxénètes et prostitués de Londres. Robert Carsen souhaite faire « revivre l’atmosphère de transgression et d’inépuisable énergie qui anime l’œuvre originale » et a adapté les paroles (avec son dramaturge Ian Burton) pour y glisser des allusions contemporaines à la politique et la corruption. William Christie dirige avec entrain les Arts florissants dans un effectif resserré pour laisser le champ libre à la spontanéité, l’improvisation et la légèreté. Isabelle Stibbe Opéra Royal, vendredi 11 janvier 2019 à 20h, samedi 12 janvier 2019 à 19h, dimanche 13 janvier 2019 à 15h. Le retour du Carnaval baroque de Vincent Dumestre et Cécile Roussat. noblesse et le peuple ». Le spectacle, dans lequel les musiciens et la metteuse en scène Cécile Roussat laissent libre cours à leur fantaisie, est une « évocation d’une nuit et d’une journée dans les palais et les rues de Rome » et mêle musique (quatre chanteurs et sept instrumentistes), théâtre et cirque (sept mimes et acrobates). Treize ans et plus de soixante représentations plus tard, le succès de ce Carnaval baroque ne s’est jamais démenti. Jean-Guillaume Lebrun Opéra Royal. Le 14 décembre 2018 à20h, le 15 à 15h et 19h, le 16 à 15h, Anima Mundi festival Pisa Année Berlioz En trois concerts, le romantisme fait irruption à Versailles. Le chef John Eliot Gardiner. Palais classique en plein âge baroque, le Château de Versailles est l’écrin idéal pour la musique des xvii e et xviii e siècles. S’il perd sa fonction politique au bénéfice des Tuileries après la Révolution, il reste un phare culturel – et devient musée sous la Monarchie de Juillet, au moment où une autre révolution, le romantisme, fait rage. Berlioz (1803-1869) s’y produit en octobre 1848, dans le sillage du tumulte des journées révolutionnaires qui font tomber la monarchie. L’Opéra royal, de nouveau paré de son décor d’époque Louis-Philippe, accueille trois concerts pour un hommage au compositeur de la Symphonie fantastique. C’est d’ailleurs cette œuvre, véritable manifeste romantique contemporain de la révolution de juillet 1830, qui ouvre la célébration sous la baguette de Sir John Eliot Gardiner, qui poursuit l’attachement au compositeur qu’ont voué outre- Manche des chefs comme Sir Thomas Beecham et Sir Colin Davis. À la tête de l’Orchestre révolutionnaire et romantique, qu’il a fondé pour cette musique, ce grand maître berliozien dirige également la cantate Cléopâtre écrite pour le Prix de Rome en 1829, l’ouverture du Corsaire (« on dirait un conte d’Hoffmann » souligna un critique lors de la création en 1845), et deux scènes des Troyens (avec l’alto Lucile Richardot). Deux autres pages magistrales suivront  : la légende dramatique La Damnation de Faust dirigée par François-Xavier Roth (et Anna Caterina Antonacci en Marguerite) puis la Messe solennelle, sa première grande œuvre sacrée, confiée au Concert spirituel d’Hervé Niquet. Jean-Guillaume Lebrun Opéra Royal. Le 21 octobre 2018 à 17h, le 6 novembre à 20h. Chapelle Royale. Samedi 29 juin 2019 à 20h. Danse/Ballet Preljocaj/Malandain Ballet Biarritz Roméo et Juliette & Marie-Antoinette à l’opéra de Versailles, la danse n’est pas en reste avec deux propositions du Ballet Preljocaj et du Malandain Ballet Biarritz. Quelle plus belle récompense pour une création que d’accéder au rang de classique ? C’est le cas du Roméo et Juliette d’Angelin Preljocaj, présenté en 1996. Une proposition radicale, placée par le chorégraphe « dans une improbable Vérone, non pas futuriste mais fictive, passablement délabrée, abritant une classe favorisée et dirigeante (la famille de Juliette) et une population misérable et exploitée (la famille de Roméo) ». Rapidement, cette proposition enflamme la planète danse séduite par la chorégraphie physique et sensuelle du ballet. Un succès qui perdure plus de vingt ans après. On souhaite la même destinée à la Marie-Antoinette de Thierry Malandain, créée en première mondiale à l’Opéra de Versailles. À la suite de Stefan Zweig ou Sofia Coppola, le chorégraphe s’empare de cette figure de l’imaginaire collectif et se concentre sur la théâtralité de la vie de « l’Autrichienne », le tout sur des symphonies de Haydn. Isabelle Stibbe Opéra Royal. Roméo et Juliette, le 28 décembre 2018 à 20h, le 29 et le 30 à 15h et 19h. Marie-Antoinette, le 29 mars 2019 à 20h, le 30 à 19h, le 31 à 15h. Opéra Royal du Château de Versailles, 4 av. de Paris, 78000 Versailles. Tél. 01 30 83 78 89. www.chateauversailles-spectacles.fr focus/saison classique – opéra 2018-2019 77 la terrasse 269 octobre 2018



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 1La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 2-3La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 4-5La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 6-7La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 8-9La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 10-11La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 12-13La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 14-15La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 16-17La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 18-19La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 20-21La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 22-23La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 24-25La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 26-27La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 28-29La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 30-31La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 32-33La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 34-35La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 36-37La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 38-39La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 40-41La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 42-43La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 44-45La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 46-47La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 48-49La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 50-51La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 52-53La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 54-55La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 56-57La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 58-59La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 60-61La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 62-63La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 64-65La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 66-67La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 68-69La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 70-71La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 72-73La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 74-75La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 76-77La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 78-79La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 80-81La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 82-83La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 84-85La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 86-87La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 88-89La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 90-91La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 92-93La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 94-95La Terrasse numéro 269 octobre 2018 Page 96