La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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72 saison classique – opéra 2018-2019/les orchestres la terrasse 269 octobre 2018 CACHE ENTRE LES REMS DORT LE DIEU DES COULEURS DIRECTION  : OMAR PORRAS -TKM THÉÂTRE KLÉBER-MÉLEAU, CHEMIN DE L'USINE À GAZ 9, CH-1020 RENENS-MALLEY SUISSE, BILLETTERIE  : +41(0)21 625 84 29 THEATRE RLEBER MELEAU 18 -19 SUISSE PROUST CORNEILLE PESCIA SHAKESPEARE MARIN THÉRAULA1 MOLIERE BACH MUER MNOUCHKINE MELUUIOT PORRAS festivalbaroque de Pontoise 33 e 22 septembre 20 octobre 2018 éloge de la folie musique théâtre danse PRÉFET DE LA RÉGION 2017 Andrew Ostrovsky - tpis.a.s. 01 39 97 38 57 Les orchestres Intégrale des concertos de Rachmaninov Philharmonie de Paris/trois PIANISTES Trois pianistes (Denis Matsuev, Nikolaï Lugansky et Behzod Abduraimov) se joignent à l’Orchestre de Paris pour interpréter ce monument de virtuosité post-romantique. Nikolaï Lugansky interprète Rachmaninov avec l’Orchestre de Paris. Au sein d’un week-end Rachmaninov, qui permettra également d’entendre les Vêpres et les deux Trios élégiaques, les quatre Concertos pour piano sont évidemment à l’honneur. Rachmaninov les avait composés à la mesure de sa propre virtuosité. Dès l’opus 1 en 1890, ils accompagneront le succès du pianiste-compositeur de Moscou à New York et deviendront par la suite l’un des chevaux de bataille de Vladimir Horowitz, l’ami du compositeur. Aujourd’hui, l’école russe de piano prend la relève  : Denis Matsuev joue le 3 e Concerto et le quatrième, plus rare, Behzod Abduraimov le second et Nikolaï Lugansky le premier ainsi que la Rhapsodie sur un thème de Paganini, l’ultime chef-d’œuvre concertant. Jean-Guillaume Lebrun Philharmonie de Paris, 221 av. Jean Jaurès, 75019 Paris. Samedi 27 avril à 20h30, dimanche 28 avril à 16h30. Tél. 01 44 84 44 84. Les orchestres Orchestre de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur cannes/Théâtre Croisette Benjamin Levy dirige un programme tout états-unien, dont le Tap Dance Concerto de Morton Gould avec Marije Nie aux claquettes. L’Amérique musicale reste largement à découvrir. On connaît assez bien de ce côté de l’Atlantique quelques œuvres signées Bernstein – dont la pétillante ouverture de Candide, d’après Voltaire – ou Gershwin – qui conquit l’Europe musicale L’Orchestre de Cannes accueille Marije Nie, virtuose des claquettes. Marco Borggreve/Naïve avec les déambulations orchestrales d’Un Américain à Paris. L’intérêt du programme concocté par Benjamin Levy est d’explorer un peu plus avant ce répertoire  : une suite tirée d’On the Town, premier succès de Bernstein à Broadway, un extrait de la Symphonie de chambre de John Adams et surtout le Concerto pour claquettes de Morton Gould. Cette partition de 1952 est emblématique de ce compositeur prolifique (et méconnu en Europe), typiquement américain par son mélange des genres, entre divertissement populaire et écriture savante. Jean-Guillaume Lebrun Théâtre Croisette, 50 bd de la Croisette, 06400 Cannes. Vendredi 8 mars à 20h30. Tél. 04 92 98 62 77. Les orchestres Youri Temirkanov PARIS/PHILHARMONIQUE DE RADIO FRANCE Le chef russe, qui fête ses 80 ans en décembre, est l’invité de l’Orchestre philharmonique de Radio France. Youri Temirkanov, gardien du temple de la musique russe. En quatre-vingts ans, l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg n’a connu que deux directeurs musicaux  : Ievgueni Marvinski (1938- 1988) puis Youri Temirkanov. Le premier avait créé les grandes symphonies de Chostakovitch et Prokofiev, le second a perpétué l’héritage en faisant vivre avec le son inimitable de son orchestre le répertoire symphonique russe. Le charisme, la force magnétique de Youri Temirkanov rendent inoubliable l’interprétation des œuvres même les plus rebattues (tels le 1er Concerto pour piano et la Symphonie « pathétique » de Tchaïkovski, au programme des musiciens russes au TCE). En mars, le chef communiquera à l’Orchestre philharmonique de Radio France son intimité avec la musique de Chostakovitch (Concerto pour piano, trompette et cordes, 10 e Symphonie) mais aussi son regard sur Beethoven (Concerto pour violon avec Gil Shaham) et Mahler (4 e Symphonie). Jean-Guillaume Lebrun Théâtre des Champs-Élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Mercredi 23 janvier à 20h. Tél. 01 49 52 50 50. Maison de la Radio, 116 av. du Président- Kennedy, 75116 Paris. Mercredi 6 mars à 20h. Tél. 01 56 40 15 16. Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Lundi 11 mars à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. D. R. Nellie de Boer
F. Iovino Igor Studio focus Au théâtre de Caen, le baroque et le bel aujourd’hui Au sein de la région Normandie, le Théâtre de Caen présente la particularité de ne pas être doté d’une masse artistique permanente. Une situation tournée en avantage, puisqu’elle lui permet de proposer des résidences au long cours à des ensembles spécialisés comme l’Ensemble Correspondances de Sébastien Daucé. Pleins feux sur une nouvelle saison riche en pépites baroques mais aussi en grandes pages lyriques du répertoire romantique ou moderne. Entretien/Patrick Foll Sous le signe de la curiosité et de la découverte Si le sillon baroque constitue depuis longtemps l’atout majeur de la programmation du Théâtre de Caen, l’autre volet de la saison est la relecture contemporaine de grands titres du répertoire des XIX e et XX e siècles. Le directeur du théâtre fait le point sur ces deux grands axes sans oublier son positionnement dans la région Normandie. Cette saison, l’orientation baroque est très anglaise. Comment l’expliquez-vous ? Patrick Foll  : Ce focus anglais est lié à l’actualité des ensembles que nous avions envie de mettre à l’honneur. Les Arts florissants exhument l’un des chefs-d’œuvre de la comédie musicale du xviii e siècle, The Beggar’s Opera. Nous reprenons Miranda avec Raphaël Pichon après une séance de travail de 3 semaines, et enfin, nous créons le nouveau projet de Sébastien Daucé  : Songs, espèce de discothèque idéale d’opéras du XVII e siècle. Ce qui est intéressant – et crée une unité –, c’est qu’entre les Arts florissants et la nouvelle génération du baroque s’épanouit la même envie de faire (re)découvrir le répertoire anglais des xvii e et xviii e siècles. Comment le public du Théâtre de Caen réagit-il face à ces découvertes ? P.F.  : Cela fait plus de 30 ans que ce théâtre participe au mouvement baroque. Même de grandes œuvres comme Atys ou Médée étaient à l’époque des découvertes totales. La dernière expérience vécue à grande échelle a été le Ballet royal de la nuit que presque personne ne connaissait, un projet d’autant plus risqué que le spectacle durait 3h30. Le succès a été immense  : nous étions complets plus d’un mois avant la Propos recueillis/Sébastien Daucé Caen à l’heure anglaise Songs, le nouveau projet de Sébastien Daucé, est avec Miranda et The Beggar’s opera, l’un des projets emblématiques du focus anglais de la saison 18/19. Le chef de l’Ensemble Correspondances y exhume des compositeurs anglais du xvii e siècle comme Matthew Locke, Robert Johnson ou John Blow. « Avec Songs, nous avons essayé de creuser cette zone un peu mystérieuse de la musique anglaise du xvii e siècle entre deux compositeurs que l’on connaît très bien  : Dowland et Purcell. Une période riche d’une foule de compositeurs aux noms méconnus aujourd’hui mais dont la musique est incroyable. Avec la mezzo-soprano Lucile Richardot, nous avons lu énormément de partitions de cette période à Paris, Londres et Oxford, Trois nouvelles lectures pour trois grandes pages du répertoire Avec Der Freischütz de Weber, Jenůfa de Janáček et Le Nain de Zemlinsky, ce sont trois œuvres marquantes de l’histoire lyrique qui s’invitent dans des productions résolument contemporaines. C’est l’un des opéras fondateurs du romantisme allemand  : Der Freischütz, opéra fantastique de CarlMaria von Weber, détient une place essentielle dans l’histoire lyrique mais n’est encore que trop rarement monté sur scène, en tout cas en France. Justice lui est rendue en février 2019 sur le plateau du Théâtre de Caen avec la nouvelle production portée par Laurence Equilbey à la tête d’Insula orchestra. Un projet attendu tant paraît séduisante la collaboration de la compagnie 14  : 20, collectif de magie nouvelle particulièrement adapté pour restituer l’atmosphère fantastique de l’opéra. Autour de ce temps fort, première et nous avons dû ajouter 2 représentations. Ce type de proposition incite le public à faire preuve de curiosité et d’envie de découverte. La question que se pose la jeune génération baroque est finalement celle de l’élargissement du répertoire. Quelles nouvelles formes peut-on proposer aujourd’hui au public ? En reprenant des musiques déjà écrites qu’ils rassemblent et exhument, des chefs comme Raphaël Pichon ou Sébastien Daucé s’assimilent à des artistes qui écriraient des œuvres nouvelles. Ils poussent les murs du répertoire. Parallèlement, vous programmez de grands titres des xix ou xx e siècles, revisités par des artistes contemporains. Ce choix est-il dicté davantage par le répertoire ou par les artistes ? P.F.  : Un peu les deux. J’avais depuis longtemps l’envie de programmer le Freischütz de Weber. Le déclencheur a été le souhait de Laurence Equilbey de le monter avec son ensemble Insula orchestra et le collectif de magie nouvelle 14  : 20 dont le vocabulaire se prête particulièrement à l’univers fantastique de l’œuvre. Pour Jenufa de Janacek, un rêve depuis très longtemps aussi, l’occasion s’est présentée quand l’Opéra de Dijon a exprimé l’envie d’une nouvelle production qui correspondait à mon canon idéal  : un chef et une distribution majoritairement Sébastien Daucé et Lucile Richardot. et sélectionné des œuvres à la fois fascinantes et sur mesure pour sa voix un peu atypique. Ce qui était passionnant, c’était de consulter les manuscrits des compositeurs eux-mêmes car beaucoup sont des sortes d’albums personnels où ils copiaient les musiques qu’ils aimaient le plus. On y trouve de nombreux éléments plus personnels que dans une partition publiée. Nous Le Nain. figurera également Jenůfa, premier chef-d’œuvre et partition charnière de Janáček. Le compositeur tchèque y développe un travail musical et rythmique très élaboré qui concourt à traduire intensément les émotions de ses personnages pris dans un tragique infanticide. Pour le metteur en scène Yves Lenoir, Philippe Delval-théâtre de Caen Patrick Foll. « La jeune génération baroque pousse les murs du répertoire. » tchèques, et un jeune metteur en scène, Yves Lenoir, complètement nourri des matériaux du théâtre contemporain. Quant au Nain de Zemlinsky, dont une production à Genève m’avait impressionné, j’ai été séduit par le projet de l’Opéra de Lille qui a proposé une réorchestration pour orchestre de chambre et par la personnalité du metteur en scène Daniel Jeanneteau. Comment le théâtre s’insère-t-il dans la nouvelle grande région normande ? P.F.  : Le Théâtre de Caen est la plus importante scène de spectacle vivant subventionné de la région. Avec l’autre opéra du territoire, l’Opéra de Rouen, nous sommes dans une complémentarité qui est une chance pour tous. Les différences entre nos deux modèles – Caen n’a pas de masse artistique permanente – permettent de monter des spectacles aux répertoires forcément différents. La Région a récemment décidé de développé un projet de pôle lyrique et symphonique de Normandie, qui a pour vocation de mettre en circulation les complémentarités de l’un et de l’autre. Tout le monde sera gagnant  : les artistes du territoire et le public qui pourra découvrir dans chaque lieu des œuvres qu’il n’aurait pas pu voir sinon. nous sommes aperçus aussi que cette musique anglaise est très proche de la vocalité française du xvii e siècle. Un répertoire peu exploré Alors que sommes entrés dans ce monde un peu par hasard, finalement nous nous sommes retrouvés assez vite chez nous ! Ces trente dernières années, le travail sur le répertoire baroque a été colossal, surtout sur la musique française. La musique anglaise, en tout cas en France, a été moins explorée. Cela ouvre des perspectives fascinantes et c’est agréable de travailler sur un répertoire un peu plus vierge, dans lequel on a moins de standards. Une fois l’enregistrement d’un disque réalisé, nous avons décidé de le jouer en concert et j’ai pensé qu’il fallait confier ce projet au metteur en scène Samuel Achache qui a un attachement fort pour ce type de répertoire et un sens du théâtre qui me plaît beaucoup. C’est un défi car il s’agit d’une collection de petites histoires qui n’ont pas de liens entre elles. » Mardi 27 et mercredi 28 novembre à 20h. l’idée force est que « c’est la société qui en agissant comme un rouleau compresseur, tue l’enfant. Car pour Janáček, c’est clair  : la faute a toujours une origine sociale  : ce sont la société et ses lois, les préjugés et les habitudes qui en sont responsables ». Une vision tragique qui se retrouve dans Le Nain de Zemlinsky, où l’amour sublime du rôle-titre pour l’Infante est tourné en dérision par la Cour. Pour cet opéra dans lequel son auteur a sans doute mis beaucoup de son échec amoureux à l’égard d’Alma Schindler (la future Alma Mahler), Daniel Jeanneteau a conçu une mise en scène onirique et sensuelle déjà saluée à Caen en 2017. Jenůfa  : jeudi 17 et samedi 19 janvier 2019 à 20h. Le Nain  : mardi 5 et jeudi 7 février 2019 à 20h. Der Freischütz  : vendredi 1er mars 2019 à 20h et dimanche 3 mars à 17h. Focus réalisé par Isabelle Stibbe Théâtre de Caen. 135 bd du Maréchal-Leclerc. Tél. 02 31 30 48 20. www.theatre.caen.fr focus/saison classique – opéra 2018-2019 73 la terrasse 269 octobre 2018



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