La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 6 la terrasse 269 octobre 2018 reerie 21 SEPT. > 21 OCT. Cartoucherie 75012 Paris T. 01 43 28 36 36 www.la-tempete.fr POMPIN BOHRIN L'OCCUPATION efign4NIIE El akx mime jr se:eue sl E.PPE P ri DI ln.ute 4  : t X11 tel r pRE ià DE,14dm31.mImi m PM OC* Mi » im MW « Y. a. 21:` TiOTTOFirCm ihreo_emblCffl  : 111101-I - Deevild - n411:41  : 41.111 11:11+r harem vem Id a - - -.  : 0 I h 014311+141 -cve.b.m.iiradh DU 4 OCIOEPE AU 2 0ÉcEMBRE 2018 Du JEUDI il. Lr 3AFILLI1 À Mi U L R DIMANCRES n 11 ALII Cil 1 53 gi 8 - inrYd.rilEillREEFEICIFILIMJR 4elefr z e I.1..14. ilp e›,es AU PLUS NOIR 4111k DE LA NUIT Critique La Nuit des rois ou Tout ce que vous voulez Comédie-Française/de William Shakespeare/adaptation et mes Thomas Ostermeier Pour sa première création à la Comédie-Française, le metteur en scène allemand Thomas Ostermeier investit les ressorts farcesques mais aussi mélancoliques de La Nuit des rois de William Shakespeare. Une comédie qu’il donne à entendre, Salle Richelieu, dans une nouvelle traduction d’Olivier Cadiot. Amours. Illusions. Mirages des fards et des travestissements. Assauts de séduction. Ou crachats de beuveries. Supplices intimes. Lueurs d’espoir. Vertiges de l’être, mais aussi du nonêtre… La Nuit des rois ou Tout ce que vous voulez passe par de multiples détours et autant de rebondissements. Par des virages qui mettent en jeu les relations de pouvoir et les lignes de faille des rapports humains. Rien n’est simple dans cette comédie empreinte de farce qui fait se croiser et s’opposer les desseins amoureux de divers personnages. Shakespeare nous transporte en Illyrie, contrée sur laquelle règne le duc Orsino (Denis Podalydès). Ce dernier tente en vain de conquérir le cœur de la comtesse Olivia (Adeline d’Hermy) qui refuse obstinément ses avances. C’est sur cette même terre que s’échouent Viola (Georgia d’après le roman Looking on Darkness de André Brink adaptation et mise en scène Nelson-Rafaell Madel La Nuit des rois ou Tout ce que vous voulez, mis en scène par Thomas Ostermeier à la Comédie-Française. Scalliet) et son frère jumeau Sébastien (Julien Frison), à deux endroits de la côte. Séparés par les assauts d’une tempête, ils vivent ainsi plusieurs mois dans l’ignorance de leurs survies respectives. Esseulée, Viola se fait passer pour un garçon afin d’entrer au service du duc. Elle se présente sous le nom de Césario et tombe amoureuse de son nouveau maître. Tania Torrens et Catherine Hiegel Critique Troubles de l’identité et aliénations de l’amour Un long praticable sépare, en son centre, l’orchestre de la Salle Richelieu en deux parties égales. La mise en scène que signe Thomas Ostermeier à la Comédie-Française outrepasse les limites du plateau pour faire circuler les protagonistes de La Nuit des rois au milieu du public. On sent, dans cette proposition, une volonté quasi constante de solliciter, au plus près, l’attention des spectatrices et spectateurs. De façon intelligente, bien sûr, nourrie de réflexions approfondies sur la pièce de Shakespeare. Mais, aussi, un peu appuyée. Semblant chercher une forme d’équilibre entre farce, troubles de l’identité et mélancolie introspective, le directeur artistique de la Schaubühne a demandé à un contre-ténor et un théorbiste d’interpréter, tout au long de la représentation, des extraits d’œuvres de Monteverdi, Vivaldi, Cavalli… Cette belle idée confère un pendant saisissant aux bouffées grotesques et aux scènes d’improvisations sur l’actualité dans lesquelles s’illustrent Laurent Stocker (Sir Toby), Stéphane Varupenne (Feste), Sébastien Pouderoux (Malvolio) et Christophe Montenez (Sir Andrew). Farandole de jeux de rôles et de miroirs, cette Nuit des rois ne cesse d’interroger et de séduire. C’est la marque d’un spectacle brillant qui, entre liberté et exigence, s’applique à sonder les multiples possibles de nos ébranlements et nos aliénations. Manuel Piolat Soleymat Comédie-Française, salle Richelieu, place Colette, 75001 Paris. Du 22 septembre 2018 au 28 février 2019. En alternance. Matinées à 14h, soirées à 20h30. Durée de la représentation  : 2h55. Tél. 01 44 58 15 15. www.comedie-francaise.fr La Nostalgie des blattes Théâtre du Petit Saint-Martin/texte et mes Pierre Notte Un texte de Pierre Notte ciselé et caustique sur la vieillesse, dans lequel s’affrontent deux comédiennes magistrales  : Tania Torrens et Catherine Hiegel. On ne sait pas trop où on est. Ni quand. La pièce s’ouvre dans un noir crépusculaire nimbé de fumée, au son d’accords tombant comme un couperet. « On n’aura personne ». Devant les deux vieilles femmes assises côte à côte, chacune sur une chaise, on pense d’abord à une maison de retraite. Puis à une loge de théâtre. Pour finalement comprendre qu’il s’agit d’un monde aseptisé (notre futur ?) où l’on se nourrit de barres de légumes lyophilisés. Un monde qui a banni cigarettes, gluten, pain, sucre, moucherons et poussière. Tant de javel, ça colle le bourdon, de quoi regretter les rats ou éprouver de la nostalgie pour les blattes. L’idée de la pièce a été inspirée à Pierre Notte par Catherine Hiegel il y a une dizaine d’années, dans un couloir de la Comédie-Française où l’une était sociétaire et l’autre secrétaire général. Pas d’enjeu narratif. Le texte déploie peu à peu ses variations sur la vieillesse et ses relâchements en tous genres  : peau, mémoire, organes, d’autant plus visibles que les deux personnages interprétés par Catherine Hiegel et Tania Torrens n’ont jamais eu recours au bistouri ni au Botox. Des vieilles Giovanni Cittadini Cesi Jean-Louis Fernandez, coll. Comédie-Française
Léna Roche Critique Les Enivrés Théâtre de La Tempête/d’Ivan Viripaev/traduit du russe par Tania Moguilevskaia et Gilles Morel/MES Clément Poirée Clément Poirée met en scène avec un talent sûr la partition d’Ivan Viripaev, de plus en plus présent sur nos scènes. L’épopée dérisoire de personnages ivres, clowns philosophes qui célèbrent la capacité d’aimer. Une superbe réussite ! Les Enivrés dans la mise en scène de Clément Poirée, une partition parfaitement maîtrisée. étonnant texte et époustouflantes mise en scène et interprétations. Clément Poirée emporte comédiens et public dans une ronde nocturne où tous les personnages, « copieusement ivres », chutent, se redressent, tanguent, se confient, se répètent, s’éprennent, se révèlent aux autres et à eux-mêmes. Ils évoquent l’amour, le sens de l’existence, Dieu… Malgré une instabilité continue, malgré la peur et l’incertitude pour la journée du lendemain, malgré une infinité de raisons d’être pessimiste authentiques au point de devenir des pièces de musée ou des monstres de foire. D’ailleurs au début, cela intéressait les curieux, surtout les enfants. Mais maintenant, presque plus personne ne vient. Alors elles attendent. Résonances beckettiennes et immenses comédiennes On pense bien sûr à Vladimir et Estragon, les personnages d’En attendant Godot, ou encore à Winnie dans Oh les beaux jours. Si La Nostalgie des blattes n’atteint pas la profondeur métaphysique de Beckett, elle sait par touches légères mais caustiques régler ses comptes à notre société contemporaine, ses névroses hygiénistes et son politiquement correct. Dans sa mise en scène, Pierre Notte fait le pari de l’épure  : plateau nu, pas de décors, seulement deux chaises sur lesquelles sont assises, presque sans bouger pendant une heure, les deux femmes. C’est culotté mais ça marche. Parce que l’écriture est fine, rythmée, à l’os. Et parce qu’elle est servie par deux immenses comédiennes, Tania Torrens et Catherine Hiegel, qui donnent vie avec maestria à leurs personnages de vieilles dames indignes. La première a été comédienne, n’a jamais connu le plaisir et est travaillée par la foi. La seconde a été prostituée, se fiche du qu’en-dira-t-on mais a su garder une certaine candeur. La fin aurait pu être désespérée. C’était sans compter sur la tendresse de Pierre Notte pour ses personnages et ses comédiennes. Une tendresse comme une trouée de lumière, car « la vie trouve toujours une sortie ». Isabelle Stibbe Théâtre du Petit Saint-Martin. 17 rue René- Boulanger, 75010 Paris. Du 20 septembre au 3 novembre 2018. Alternance une semaine sur deux  : du mardi au vendredi 21h et samedi 16h/21h ou du mardi au samedi à 19h. Tél. 01 42 08 00 32. sur le monde, ce théâtre s’avère incroyablement vigoureux et invite à l’action plutôt qu’à la lamentation, à un optimisme fondamental qui célèbre infiniment la vie. « Nous devons aimer, aimer et aimer, putain » dit l’un des 14 protagonistes, pour la plupart trentenaires, citoyens plutôt nantis d’une Europe qui n’a pas trouvé sa voie. Ce qui frappe dans la langue d’Ivan Viripaev, c’est un saisissant mélange de trivialité et de spiritualité, qui au détour d’une situation loufoque laisse surgir des fulgurances et des questionnements essentiels. Son théâtre nous apostrophe, avec ironie, sincérité, dérision, dans une pleine conscience de la complexité et de la cruauté du monde. « Aimez, soyez forts » Clément Poirée installe une scénographie judicieuse qui donne toute sa place au déploiement de la langue comme au jeu des comédiens. Une tournette à la cloison translucide délimite un espace épuré, aux reflets instables et déformants, qui inclut le public dans la représentation en évitant l’ancrage dans un réel donné ou la mise à distance. Si les déplacements demeurent dangereusement bancals du début à la fin, les mots claquent avec ferveur, au fil de scènes plus ou moins déjantées et de moments de vérité tous plus foutraques les uns que les autres, où s’expriment l’aveu d’une infidélité, le refus de la mort de sa mère, les délires d’un frère prêtre qui n’existe pas, une demande en mariage, « le chuchotement du Seigneur dans notre cœur » … Les comédiens donnent merveilleusement corps à ces clochards célestes, ou plutôt ces clochards d’aujourd’hui, éperdus, vulgaires, en manque de sens et de transcendance plutôt que de biens matériels. Des clowns philosophes et burlesques à la fois désespérés et célébrant le pouvoir de changer comme le bonheur d’aimer. Les comédiens réussissent haut la main le très difficile pari du passage à la scène. John Arnold est grandiose, de même que Bruno Blairet, et Thibault Lacroix, Camille Bernon, Aurélie Arto, Matthieu Marie, Camille Cobbi et Mélanie Menu. Le mot de la fin à Baudelaire, expert en ivresse poétique à l’instar d’Omar Khayyâm, le poète cité en exergue du texte. « Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. » Agnès Santi Théâtre de La tempête, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 14 septembre au 21 octobre, du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h. Tél. 01 43 28 36 36. Durée  : 2h20. 10 I 0>180C › OCT THÉÂTRE D’APRÈS ALEXIS DE TOCQUEVILLE LAURENT GUTMANN THEATRE71.COM SCÈNE NATIONALE MALAKOFF M MALAKOFF-PLATEAU DE VANVES 01 55 48 91 00 o PÉRIPHÉRIQUE PORTE BRANCION – PARKING INDIGO RUE GABRIEL CRIÉ rany la terrasse de MohamedKacimi Mise en scène Marjorie Nakache Du 16 au 19 oct. et du 27 nov. au 2 déc. 2018 au Studio Théâtre de Stains RÉSERVATIONS  : 01 48 23 06 61 Du 6 au 18 nov. 2018 au Théâtre 13 Seine RÉSERVATIONS  : 01 45 88 62 22 www.studiotheatrestains.fr I S1M présente Il nke Moka. avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île de France Ministère de la Culture et de la Communication et la participation artistique du Studio – École Supérieure de Comédiens par l’Alternance Le Monde Diplomatique Une vitalité époustouflante par des comédiennes remarquables ! La Revue du Spectacle Le spectateur ébloui assiste à l’apparition de vrais personnages contemporains. Froggy’s Delight Un percutant opus en forme d’uppercut qui va droit au cœur. Seine-Saint-Denis Magazine « Tous mes rêves » abat le quatrième mur et les trois autres avec. Politis Six excellentes comédiennes ! La Terrasse Un très joli spectacle ! Le Figaro.fr D’une sincérité bouleversante. L’Humanité.fr Une écriture sensible, drôle et émouvante avec des comédiennes sur le fil. théâtre 7 la terrasse 269 octobre 2018



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