La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier spécial/place au cirque 48 la terrasse 269 octobre 2018 danse concert cirque théâtre Somos el nucleo 23 NOV. > 20h30 spectacle sous chapiteau Les Dodos le p’tit cirk 25 JANV. > 20h30, 26 JANV. > 19h Intérieur Nuit jean-baptiste andré 1 féV. > 20h30 Se voir jean-baptiste andré 29 MARS > 19h Dodai stefan sing 19 AVRIL > 20h30 THÉÂTRE LOUIS ARAGON Tremblay-en-France Scène conventionnée d'intérêt national Art et création » danse 01 49 63 70 58 www.theatrelouisaragon.fr Photo › Somos - El Nucleo Sylvain Frappat Tremblay-en-France seii ! mlnenis la belle saison à la poudrerie floe jean-baptiste andré 1 JUIN > 16h spectacle sous chapiteau J’accrocherai sur mon front un as de cœur cie pagnozoo, anne-laure liégeois 8 et 9 JUIN festival de cirque 14 e édition Le Chapiteau Bleu 8 et 9 JUIN Jean-Baptiste André est artiste en résidence au théâtre Louis Aragon *IedeFrance On aura pas le temps de tout dire Le Prato et tournée/textes Gilles Defacque/conception et adaptation Eva Vallejo et Bruno Soulier/mes Eva Vallejo/musique Bruno Soulier Collage théâtral et musical pour un acteur et un musicien  : Gilles Defacque et Bruno Soulier interprètent le journal d’un homme qui n’aura pas le temps de tout dire mais revendique celui de construire et de penser. Variation autour de la chaise dans le nouveau spectacle de la compagnie L’Interlude T/O. « Ce spectacle est un spectacle contre  : contre un temps économique qui nous oppresse, nous contraint jusque dans notre propre artisanat, contre un temps économique qui efface les traces, les mémoires, contre un temps économique qui ghettoïse les âges, contre un temps économique qui instrumentalise l’humain, contre une machinerie qui instrumentalise l’acteur » disent Bruno Soulier et Eva Vallejo à propos de leur nouvel opus, créé en juillet 2018 à Avignon, et qui se veut une revendication esthétique et politique visant à « redessiner une poétique à partir de l’humain ». Un clown sur son petit bonhomme de chemin… Vingt saynètes à la « parlure » poétique et tendre scandent « le journal d’un acteur qui est clown, d’un clown qui est acteur, d’un acteur qui est auteur aussi ». De leur Critique Instable Académie Fratellini, Festival Spring/de et par Nicolas Fraiseau Accompagné et mis en scène et par Christophe Huysman de la compagnie Les Hommes Penchés, Nicolas Fraiseau signe une subtile première création. Un seul en scène où, en prise avec un mât chinois, il dit sa fragilité. Et par là, celle de l’époque. C’est fin 2016, au milieu des arbres et des rochers de Vanavara, spectacle de fin d’études de la 28 e promotion du Centre National des Arts du Cirque (CNAC) mis en scène par Gaëtan Lévêque, que l’on découvre Nicolas Fraiseau. À sa manière de s’extraire de la singulière tribu formée par les quinze jeunes artistes, à la fin de la pièce, on pouvait se douter qu’on reverrait bientôt sa figure de songeur éveillé  : lorsqu’il se retrouve seul en piste avec son mât chinois, il se passe quelque chose de spécial. Un dialogue muet, une lutte passionnée dans laquelle, lors de la présentation des projets personnels des élèves du CNAC, Christophe Huysman décèle le questionnement et la fragilité qui l’intéressent dans le cirque. Fidèle à la mission qu’il s’est donné à la tête de sa compagnie Les Hommes Penchés, il décide d’accompagner Nicolas Fraiseau dans le développement de sa conversation avec son agrès. Et de mettre en scène le résultat de ce travail, qui confirme son intuition. Dans Instable, le jeune circassien donne non seulement au mât chinois une autonomie qui lui est encore assez rarement offerte dans le cirque actuel, mais il le fait avec l’exigence et la folie du rêve qui a motivé son projet  : celui d’« accrocher un mât sur une ligne presque invisible qui était un fil de fer ». Sur sa tige métallique, Nicolas Fraiseau côtoie l’absurde avec une grâce qu’il laisse opérer sans chercher à la souligner. Suspendu entre comique et tragique. Un homme perché Le mât de Nicolas Fraiseau n’a pas fière allure. Lorsque l’artiste entre sur sa piste aussi bricolée qu’un sol de chantier, il n’a en effet rien du fier axe vertical maintenu par des sangles auquel nous a habitués le nouveau cirque. Séparées les unes des autres, une base en pied de parasol et deux barres de métal patte originale, Bruno Soulier et Eva Vallejo auscultent, avec ce nouveau spectacle burlesque et lyrique, les voix de la nuit et de la mémoire et ce qui fait l’artiste dans sa plus simple expression. Quelle est la place du clown au milieu du fracas du monde et de la folie des hommes ? Aucune, sans doute – « un clown n’est jamais à sa place » – et c’est bien pour cela que sa présence est précieuse et sa parole inestimable… Catherine Robert Le Prato, Théâtre International de Quartier – Lille, Scène conventionnée pour les Arts Burlesque, Pôle Cirque,
6, allée de la Filature, 59000 Lille. Du 11 au 16 octobre 2018. Tél. 03 20 52 71 24. Puis du 18 au 19 octobre au Théâtre de Vienne et du 16 au 18 novembre au Théâtre élisabéthain du château d’Hardelot. Site  : www.leprato.fr D Frédéric Iovino. R.
Tomas Amorim Yragaël Gervais Nicolas Fraiseau dans Instable. semblent narguer l’acrobate. Le défier de rejoindre le sommet du chapiteau. De tout son corps, Nicolas Fraiseau se plie à l’injonction des pièces détachées dont, après moult accidents superbement contrôlés, il finit par faire quelque chose qui ressemble à un véritable agrès. La stabilité en moins. Ne s’épargnant aucune chute, le circassien entame alors la quête d’un équilibre même provisoire. Même précaire. Si Instable ne repose sur aucune narration à proprement parler, le rapport de l’homme à son mât évolue ainsi de manière subtile tout au long de la pièce. D’où une tension dramatique dont on sait d’emblée qu’elle ne sera jamais tout à fait résolue. Olvier Debelhoir sur sa yourte. Critique Car chez Nicolas Fraiseau, l’ascension n’est pas très différente de la dégringolade. C’en est une variante qui sert la même inquiétude et la même fragilité. La même attirance vers un point limite  : celui où le cirque s’annule face à la méditation et à la pensée. Anaïs Heluin Académie Fratellini, 1-9 rue des Cheminots, 93210 La Plaine-Saint-Denis, le 11 octobre à 20h, le 14 à 16h. Tél. 01 72 59 40 30. www.academie-fratellini.com Également au Festival Spring en mars-avril et aux Subsistances à Lyon. Un soir chez Boris Les scènes du jura et le Monfort/Conception Olivier Debelhoir et Pierre Deaux Depuis 2015, la yourte d’Olivier Debelhoir n’en finit pas de parcourir le territoire avec son occupant farfelu, un drôle de solitaire dont les délires physiques et verbaux enchantent. Au coin d’un âtre virtuel – sur une télé, une vidéo de feu de cheminée crépite – et nez à nez avec une tête de sanglier empaillée, Olivier Debelhoir alias Boris attend. Barbe de mille jours et vieille casquette vissée sur une tête en broussaille, il a tout de l’ermite des temps modernes, pas riche mais plein d’une fantaisie qui fait chaud au cœur. Et à l’en croire, Boris en a bien besoin, de chaleur. Une fois sa langue déliée par quelques chansons ringardes interprétées avec un accordéon, il se met à raconter de folles épopées enneigées dont il se croit le héros. Empruntant à la série B, au western spaghetti et au film catastrophe, Olivier Debelhoir revisite ainsi de fond en comble l’imagerie du trappeur. Soi-disant à la tête d’une bande de bras cassés perdus dans une montagne, en proie à une invraisemblable hécatombe, son Boris s’agite. Et de la fiction, naît le cirque. Trappeur sentimental Si pendant une bonne moitié de spectacle, Olivier Debelhoir se garde d’utiliser ses compétences d’acrobate exercées au sein de plusieurs compagnies et de la sienne, Chérid’Amour, il finit en effet par joindre l’acrobatie à la parole. Un soir chez Boris n’est pas du non-cirque mais du cirque qui dit « non ». « Non » au spectaculaire sans propos ni poésie. Les prouesses du trappeur solitaire n’en manquent pas. Sur des skis, celui-ci défie les lois de la gravité selon des protocoles aussi saugrenus que ses récits. Poutre, échelle, chaise ou pelle  : tout est bon pour le cowboy des sommets afin de tromper la solitude et le manque d’amour. Car derrière son allure bourrue, Boris est un sentimental. La preuve, il chante Mon amant de Saint-Jean et d’autres tubes démodés sur des passions perdues. À travers ce personnage singulier, Olivier Debelhoir touche ainsi sans en avoir l’air à la tragédie humaine et au rôle de l’art dans la vie. Anaïs Heluin Du 3 au 6 octobre aux Scènes du Jura, du 19 au 21 octobre. Tél. 03 84 86 03 03. Au Monfort (Festival La Grande échelle). Tél. 01 56 08 33 88. lieu infini d’art de culture et d’innovation direction José-Manuel Gonçalvès MiEllIMM la terrasse Ihrocks Cirque du 23 nov. au 15 déc. 2018 CENT UATRE PARIS dans le cadre de la programmation avec le Théâtre de la Ville Cirque Trottola Campana 01 53 35 50 00 www.104.fr dossier spécial/place au cirque 49 la terrasse 269 octobre 2018



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