La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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focus 40 la terrasse 269 octobre 2018 Danse/Temps fort Entretien/Emmanuel Meirieu La Fin de l’homme rouge Théâtre/D’après le roman de Svetlana Alexievitch/adaptation et mes Emmanuel Meirieu Emmanuel Meirieu, dont le talent se confirme de spectacle en spectacle, choisit d’adapter l’œuvre de Svetlana Alexievitch pour un hommage sensible aux victimes et aux orphelins de l’utopie communiste. Pourquoi choisir cette œuvre ? Emmanuel Meirieu  : Je fais un théâtre face au public, où le documentaire se mêle à la poésie et à l’onirisme. La forme des écrits de Svetlana Alexievitch était donc faite pour moi  : j’aime raconter des histoires individuelles prises dans les grands mouvements de l’Histoire. J’ai aussi, inutile de le cacher, des raisons biographiques  : j’ai assisté à ma première réunion du PCF à cinq ans et j’ai grandi entouré de militants. Cette histoire est une partie de la mienne. Quels personnages allez-vous choisir ? E. M.  : Ils sont tous magnifiques, mais sur les cinquante portraits Les Rendez-vous chorégraphiques de Sceaux Hip hop ou ballet ? On pourrait s’attendre à un match de barrage entre les deux esthétiques qui traversent le temps fort danse des Gémeaux. Mais l’arbitre aura bien du mal à les départager, tant les nuances sont infinies et les frontières poreuses. C’est une seule et même équipe qui compose la programmation des Rendez-vous chorégraphiques de Sceaux  : celle d’une danse ancrée dans ses origines et ses fondamentaux mais qui sait naviguer vers d’autres rives. Ici, le ballet vient de Lyon et de Genève, mais sans son cortège de Sylphides. Ce sont des grands noms de la modernité que l’on verra  : Lucinda Childs, dont le fabuleux Dance constitue un incontournable de la danse du xx e siècle. Tout en marches, courses, tours, traversées et diagonales, la pièce hypnotise par sa simplicité et sa beauté. Le dédoublement provoqué par l’image filmique ajoutait une dimension inédite pour l’époque (1979), modifiant l’espace de la danse en même temps que l’espace de perception du spectateur. C’est un exercice dans lequel s’est également lancé Pontus Lidberg, qui réunit aussi sur scène les deux langages. L’artiste, qui se définit autant comme chorégraphe que comme cinéaste, s’éloigne dans Une autre Passion de tout minimalisme  : Bach et sa Passion selon Saint Matthieu en Entretien/Mourad Merzouki Vertikal Danse/chor. Mourad Merzouki Mourad Merzouki lance son hip-hop à l’assaut de la verticalité et défie la gravité dans une nouvelle création, Vertikal. Comment est né Vertikal ? M.M.  : Il y a deux ans, j’ai rencontré la compagnie Retouramont qui réalise un travail de danse verticale, ses interprètes évoluant sur un mur, souvent en extérieur. Au moment de mettre en route un nouveau projet, j’ai eu envie de confronter ma danse à ce dispositif. Après avoir fait un choix dans les agrès que la compagnie mettait à ma disposition, je me suis mis à chercher, à imaginer. C’est un vrai challenge. Ce nouvel espace me bouscule, m’emmène vers d’autres possibles. J’aime, à chacune de mes créations, m’aventurer en terrains inconnus et créer un dialogue entre les disciplines. Emmanuel Meirieu. « J’aime les derniers de cordée et les chaînes de solidarité humaine. » du livre, je vais en retenir sept, en mêlant peut-être certains pour n’en faire qu’un, voire en empruntant certains personnages à d’autres livres, comme La Supplication. Alexievitch le dit elle-même  : ses sept livres qui n’en font qu’un raconte la fin d’une utopie. Je vais éviter l’aspect domestique en scénarisant ces témoignages, car ils ne sont pas seulement des récits de vie quotidienne. Valentina, qui accompagne les derniers instants de La dernière création de Kader Attou, Allegria. constituent le socle, sans pour autant verser dans la narration. L’œuvre est aussi monumentale que nuancée. Poésie libératrice Avec son talent pour composer des variations pour groupes, Kader Attou a tout du maître de ballet, le justaucorps en moins. Ses danseurs, en baskets et tenues de ville, font du hip hop une « belle danse », en particulier dans sa dernière création, Allegria. Elle transforme l’énergie pure des corps en vagues positives et en poésie libératrice. Le reste de la programmation des Rendez-vous porte le sceau de la compagnie Art Move Concept, en résidence aux Gémeaux pendant trois ans, et du lien avec Kader Attou, leur aîné du CCN de La Rochelle. Les chorégraphes Soria Rem et Mehdi Ouachek (danseur aussi Mourad Merzouki. « J’aime, à chacune de mes créations, m’aventurer en terrains inconnus. » Que modifient, dans votre écriture, cette verticalité, ces agrès ? M. M.  : Lorsque les danseurs sont tenus par des harnais, cela les oblige à bouger autrement. C’est une contrainte, mais qui offre D. R. Michel Cavalca son mari, liquidateur de Tchernobyl, à la fin de La Supplication, est d’abord et avant tout une grande amoureuse. Comment jugez-vous cette histoire ? E. M.  : Le spectacle ne jugera pas. Je ne juge jamais. Il y aura des paroles vraies, authentiques, sensibles. Il ne s’agit pas de condamner. D’abord parce que ce n’est pas mon rôle et ensuite parce que les choses sont beaucoup plus compliquées que ça. Alexievitch elle-même dit qu’elle ne le fait pas. Il s’agit évidemment de raconter les crimes commis au nom de cette utopie mais aussi comment il y a eu du bonheur. Il y a parfois de la mélancolie, de la nostalgie dans ces témoignages, et surtout des océans de sens à explorer. Le texte est nuancé, contradictoire et ce n’est pas un spectacle anticommuniste. Il y a encore, chez certains, de la foi, comme chez Vassili, membre du Parti, qui raconte son désir de mourir en vrai communiste. Certains ne renoncent pas, n’y arrivent pas, d’autant que la situation dans laquelle ils vivent aujourd’hui ne les rend pas plus heureux. Mais ce n’est pas non plus un spectacle bolchévique ! Je m’intéresse plus aux émotions qu’aux faits historiques  : chacun jugera et choisira sa conviction. Je veux raconter cette histoire parce que j’aime ces personnages, cette foi-là et les gens qui continuent à y croire. J’aime les derniers de cordée et les chaînes de solidarité humaine. Aujourd’hui, il semble qu’il n’y a plus d’alternative au libéralisme. Pour ma part, je n’arrive pas à laisser les choses disparaître. C’est pour cela que je fais du théâtre. Propos recueillis par Catherine Robert Du 8 au 17 février 2019. dans Allegria) proposent la reprise du duo Sowe sur la question du corps féminin. Et Artem Orlov (lui aussi à voir dans Allegria !) présente son duo à l’intérieur de chez moi, qui fait appel à son histoire et ses origines russes. Tous partagent la soirée avec Costard, quintette de Hafid Sour, pour une date unique à ne pas manquer. Nathalie Yokel Allegria de Kader Attou, du 12 au 14 avril 2019. Sowe de Soria Rem et Mehdi Ouachek/à l’intérieur de chez moi de Artem Orlov/Costard de Hafid Sour, le 10 mai 2019. Dance de Lucinda Childs, du 17 au 19 mai 2019. Une Autre Passion de Pontus Lidberg, du 24 au 26 mai 2019. Le vendredi et le samedi à 20h45, le dimanche à 17h. des possibilités nouvelles. Ils peuvent se balancer, partir d’un point au sol pour aller vers un autre très haut. J’essaie de mettre en avant tout ce qu’apportent ces agrès. Ce sont d’autres types de portés par exemple, parce que, soutenus par des baudriers, les corps deviennent très légers. On a donc une impression de flottement, comme si le danseur volait. J’aime cette illusion, cela vient sublimer la danse. Cependant, je ne perds pas de vue l’horizontalité. Il y a dans Vertikal des moments de suspension, mais aussi d’autres où les interprètes évoluent sur le plateau, autour de colonnes. L’idée est de déployer la danse dans différents espaces. N’est-il pas difficile, pour les danseurs, d’apprivoiser ces agrès ? M. M.  : La distribution est mixte. Il y a à la fois des danseurs hiphop et des interprètes de danse verticale. Mais effectivement, manipuler ces agrès est très physique, inconfortable, et même douloureux quand on n’en a pas l’habitude. Les appréhender, se les approprier, demande un temps d’apprentissage assez long. Nous y avons consacré les premières répétitions. Ce n’est qu’après cette phase que nous avons pu nous concentrer sur la recherche. Propos recueillis par Delphine Baffour Du 7 au 9 décembre 2018, dans le cadre du festival Kalypso. Création le 8 septembre 2018 à la Biennale de la danse de Lyon. Justine Jugnet
Art Move Concept Clément Cineux Propos recueillis/Mehdi Ouachek Fli Danse/Chor. Mehdi Ouachek ET Soria Rem Mehdi Ouachek nous dévoile les premiers éléments de la pièce qu’il crée avec Soria Rem. Soria rem et Mehdi Ouachek. « Fli est le nom du personnage qui est au cœur de la pièce, fictif mais né d’une réalité, d’une histoire vécue dans ma jeunesse. C’est un personnage habité par ses démons, persuadé de pouvoir voler. Il fait écho à un habitant de mon quartier qui avait le don de créer des histoires où il était un oiseau. Il les vivait vraiment, nous montrait comment voler, on en riait mais il nous faisait vraiment voyager. Tout cet imaginaire alimentait nos discussions et nos jeux. Des années plus tard, je me rends compte que l’artistique a fondé ma vie. Tout ce que je fais finalement c’est tenter de voler, retrouver ce moment de magie que l’on vivait à l’époque… Retrouver la fraîcheur de l’enfance Quand j’ai commencé à danser, la danse était comme un jeu d’enfant. Avec les tournées, on a tendance à oublier cet aspect. Il s’agit avec cette création de retrouver cette fraîcheur enfantine, cette innocence perdue. Dans cette pièce, on essaie de changer la normalité en quelque chose de féérique, avec un côté burlesque et poétique. Il y aura une version dans un rapport face public et une autre à 360°, dans l’esprit du cercle, que je partage avec le monde du cirque, puisque nous serons 7 danseurs et 2 circassiens, dont une équilibriste. Tout le travail sera de mêler danse et cirque, sans numéro ni performance, sans effectuer de copier-coller, mais en mettant en danse ce que fait l’interprète. Nous racontons aussi une histoire, mais sans insister, en préservant la liberté de penser du spectateur. Pour ne pas figer les rêves ! » Propos recueillis par Nathalie Yokel Le Plus Petit Cirque du Monde, 1 impasse de la Renardière, 92220 Bagneux, du 30 novembre au 2 décembre 2018. Dans le cadre du Festival Kalypso. Benoît Haller et La Chapelle rhénane. MUSIQUE BAROQUE/Benoît Haller ET La Chapelle rhénane Cantates profanes Bach, encore et toujours ! Benoît Haller et La Chapelle rhénane poursuivent leur exploration du trésor vocal et dramatique du Cantor de Leipzig. Benoît Haller n’a pas son pareil pour rendre vivante et sensible la musique de Bach. Installé depuis dix ans en résidence aux Gémeaux avec La Chapelle rhénane, il a redonné toute leur humanité aux grands œuvres sacrées (Passion selon Matthieu Le jazz en grande taille Saison Jazz En partenariat avec l’association Grands Formats, qui défend le jazz de création en orchestre, les Gémeaux font, cette saison, la part belle aux grandes formations. C’est un défi pour les chefs, mais quel frisson pour le public ! L’expérience d’avoir devant soi un grand orchestre de jazz a forcément une dimension spectaculaire, mais pas uniquement ! La tradition du big band est bien vivace en France, même si l’instrumentation est désormais plurielle et les esthétiques ouvertes. Les Gémeaux offriront cette saison un joli panorama sur ces groupes un peu à part que sont les « grands formats », permettant de comparer les inspirations comme les écritures. Du Collectiv de Franck Tortiller, qui regroupe les jeunes pousses de la scène parisienne et lorgne vers les grooves contemporains, jusqu’au Sacre du Tympan de Fred Pallem, à l’écriture nourrie de références pop éclectiques, en passant par le Medium Ensemble de Pierre de Bethmannet ses recherches sonores et partitions subtiles, sans oublier le Entretien/Franck Tortiller Un artiste qui se réinvente Jazz/un nouvel orchestre et deux créations Tour d’horizon des trois projets développés par le vibraphoniste et compositeur à l’occasion de sa dernière année de résidence aux Gémeaux. Vous revenez aux Gémeaux, avec Collectiv, l’orchestre que vous avez monté avec de jeunes musiciens… Franck Tortiller  : Un nouvel orchestre concrétise un parcours. On a eu la chance de pouvoir faire quelque chose qui ne se fait plus  : une série de concerts. C’est un bénéficie énorme de pouvoir créer, expérimenter, polir un répertoire. Cette confrontation de générations est très enrichissante. En phase de travail, j’écris la musique, les arrangements… En revanche, je ne décide pas de la manière dont ils seront joués  : la rythmique, les phrasés de cuivre, comment jouer les choses, comment se les approprier, etc.  : l’orchestre s’en charge. Or, cette génération a une approche moins romantique du jazz que la mienne, car la plupart l’ont appris dans les écoles. Pour eux, le jazz fait partie d’une esthétique, pas d’un absolu. Cela donne un côté work in progress, qui, en définitive, est la vraie tradition des orchestres de jazz. C’est ce que j’essaie de retrouver. Un orchestre de jeunes avec un travail à l’ancienne ! et selon Jean, Oratorio de Noël, Messe en si), retrouvant sous les notes la profondeur des émotions et une forte intensité dramatique. On retrouve le goût de Bach pour la caractérisation de ses personnages dans les deux cantates profanes qui constituent le programme de cette saison, deux véritables drames en musique aux sujets mythologiques. Bach y met en musique – on oserait dire en scène – la dispute chantée de Pan et Phoebus pour séduire les oreilles du roi Midas, puis Hercule, à la croisée des chemins du vice et de la vertu. Un terrain de jeu idéal pour l’ensemble vocal et instrumental de Benoît Haller. Jean-Guillaume Lebrun Du 15 au 17 mars 2019. D. R. Umlaut Big Band qui se replonge dans les années swing avec un background contemporain, ou Julien Lourau et ses Groove Retrievers qui réactivent dans un grand mix les rythmes de la Caraïbe, du Maghreb, et du funk sous le sceau du jazz… C’est un très bel échantillon de ce qu’on peut faire en formation large qui se fera entendre à Sceaux ou à Malakoff, sur la scène partenaire du Théâtre 71. éclectisme et foisonnement Pour autant, les Gémeaux n’en négligent pas de présenter des formes plus intimes, portées par des musiciens de premier plan du jazz en France. On retrouvera ainsi le pianiste Jean-Pierre Como à la tête d’un nouveau quartet qui prend le joli nom d’Infinite, ou le contrebassiste Stéphane Kerecki qui revisite en acoustique et par le biais du jazz le répertoire des grands tubes de la « French Touch » électronique, sans oublier le batteur Aldo Romano qui présente ses Mélodies en noir et blanc teintées de nostalgie, en trio avec le pianiste italien Dino Rubino. Dans cette programmation riche, on ne se prive pas de quelques découvertes, comme le projet Beat Body and Soul du percussionniste Xavier Dessandre Navarre en solo basé sur le principe du « live sampling », ou encore les deux groupes inclassables issus du programme Jazz Migration, Ikui Doki et nOx.3, la chanteuse Linda Oláh ou encore les lauréats du Tremplin jazz de La Défense. Enfin, on suivra les nouvelles propositions artistiques du vibraphoniste Franck Tortiller, en résidence aux Gémeaux, autour de courts-métrages de Charlie Chaplin, ou de Préludes de Debussy. Vincent Bessières Franck Tortiller. « J’ai pris le parti d’emprunter des chemins de traverse. » Vous présenterez également un hommage à Debussy avec le quatuor qui porte son nom. F. T.  : Comme je collabore avec eux depuis plusieurs années, les musiciens du quatuor Debussy m’ont demandé, ainsi qu’à Jacky Terrasson et Vincent Peirani, d’écrire, à l’occasion du centenaire de la mort de Debussy, des pièces inspirées de ses Préludes pour piano, pour quatuor et musicien improvisateur. J’en ai choisi deux mais je dois dire que c’est l’une des choses les plus difficiles que j’ai faites ! Ces courtes pièces sont de vraies perles, de mini chefs-d’œuvre. Y toucher est très compliqué. J’ai donc pris le parti d’emprunter des chemins de traverse, je m’en suis inspiré plus que je ne les ai arrangées. Travailler avec un immense quatuor à cordes classique m’a obligé à affiner l’écriture pour cordes par le moindre détail… Il faut rentrer dans le ciselé d’un quatuor. Chaque note, chaque intention est importante. On ne laisse rien au hasard. Enfin, vous terminerez par un nouveau ciné-concert, autour de Charlie Chaplin. F. T.  : Avant cette résidence, c’est quelque chose qui ne m’était jamais venu à l’esprit. Je me suis associé à deux pianistes musiciens, spécialistes de l’exercice, Jacques Cambra et Christofer Bjurström. Après Buster Keaton et Max Linder, on va s’attaquer à trois courts-métrages muets de Charlot. La musique doit évoquer sans se cantonner à une dimension descriptive. J’ai beaucoup appris sur le rythme musical, ce que l’on doit souligner ou non, ce qui est redondant… On travaille de manière collective et ouverte. La musique porte l’image. Je trouve formidable que, dans une résidence, le théâtre ne se contente pas d’accueillir un artiste mais lui propose, comme l’a fait Françoise Letellier, d’essayer des choses nouvelles. Cela génère un vrai travail artistique partagé. Propos recueillis par Vincent Bessières Collectiv, à l’Orangerie du Château de Sceaux, le 19 octobre à 20h. Debussy on Jazz !, le 19 février à 20h45. Charlot sur la route, à l’Auditorium du Conservatoire à rayonnement départemental de Bourg-la-Reine. Le 11 mai à 16h et 20h45. Théâtre Les Gémeaux, 49 av. Georges-Clemenceau, 92330 Sceaux. Tél. 01 46 61 36 67. www.lesgemeaux.com focus 41 la terrasse 269 octobre 2018



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