La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 4 la terrasse 269 octobre 2018 MISE EN SCÈNE PETER STEIN THÉÂTRE DE Lit PORTE ARTIN MOLIÈRE MARION MANON MARION 111111tHE COMBES ! AMANT MALENFANT r(ti2i, FÉLICIEN CATHERINE FERRAN JUTTNER * JEAN-BAPTISTE BERNARD GABAY MALARTRE 01 42 08 00 32 PORTEUMARTIN.COM MAIASINE FNAC. FNAL.0011 ET EH L'AMI TICK&LIYE DE DÉCORS FERDINAND WOEGERELUER WOEGERBAUER COSTUMES ANNA MARIA HEINREICH LUMIÈRES FRANÇOIS MENOU EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE MONTANSIER DE VERSAILLES C NEWS la terrasse 11E1 AVEC PIERRE ARDITI JACQUES WEBER ISABELLE GELINAS LOÏC MOBIHAN LUC TREMBLAIS Critique Révélation. Red in Blue Trilogie Théâtre de la Colline/MES Satoshi Miyagi Mise en scène par Satoshi Miyagi, la troupe du Shizuoka Performing Arts Center met son art du rituel musical et dansé au service de Révélation, le premier volet de la Red in Blue Trilogie de Léonora Miano, consacré à la mémoire de la traite transatlantique. Une rencontre au sommet entre cultures éloignées. Être un africain, dit Léonora Miano, c’est vivre à « l’endroit où les mondes se touchent, inlassablement. C’est le lieu de l’oscillation constante  : d’un espace à l’autre, d’une sensibilité à l’autre, d’une vision du monde à l’autre ». Aussi, lorsque Wajdi Mouawad, directeur du Théâtre de la Colline, lui demande par qui elle rêverait de voir monter Révélation, sa première pièce de théâtre, répond-elle « Satoshi Miyagi ». Une belle intuition. Plutôt tournés vers les auteurs antiques et vers le répertoire classique européen – la dernière fois que nous les voyions, c’était dans Antigone en 2017 à Avignon, dans le Palais des Papes – le Japonais Satoshi Miyagi et les artistes du Shizuoka Performing Arts Center qu’il dirige depuis 2007 se prêtent avec d’autant plus de grâce et de subtilité au pont culturel que leur propose Léonora Miano qu’il découvrent dans son texte une sensibilité face à la mort très proche de la leur. Un monde où les hommes morts d’une façon injuste laissent derrière eux des âmes errantes. Incapables de trouver le repos auquel elles aspirent. Dans Révélation. Red in Blue Trilogie, ils font leur l’« espace cicatriciel » qu’a laissé en Afrique la traite transatlantique. Rituel pour une réconciliation L’espace mythologique de Révélation offre un terrain propice à la rencontre. Chez Satoshi Miyagi, la plaine au sol d’anthracite décrite dans les didascalies de Léonora Miano, où l’aube se confond avec le crépuscule et où le territoire des Ombres jouxte le monde des vivants se déploie sur un plateau presque nu, surmonté de deux grands cercles qui se chevauchent. L’un noir, l’autre blanc. Dépliant d’abord plusieurs bandes de tissu blanc qu’ils font ondoyer pour dire le trouble de Mangamba, l’océan primordial, les seize musiciens et comédiens de la pièce parlent par symboles autant que par les mots de Léonora Miano traduits dans leur langue. Dans des costumes inspirés de tenues traditionnelles japonaises, ils racontent à leur manière la singulière fable imaginée par l’auteure. Où les âmes à naître, les Mayibuye – mot zoulou d’Afrique du Sud, qui désigne l’époque L Critique Claire, Anton et eux Théâtre Firmin-Gémier et Friche La Belle de Mai/texte et mes François Cervantes Merveille d’intelligence, de précision, d’émotion et de délicatesse, le spectacle interprété par les élèves de la dernière promotion du CNSAD continue sa tournée après son succès avignonnais en 2017. d’avant l’Apartheid –, « voyant le chaos qui les attend là-bas dans le Pays, refusent de s’y projeter » avant que soient entendus les esprits des Subsahariens responsables de la traite. Kalunga, gardienne des passages entre les mondes, devient chez eux un clown sautillant et facétieux tel qu’on en trouve dans toutes les créations de Satoshi Miyagi. Tandis qu’Inyi, la figure féminine du divin, est comme souvent chez le Japonais interprétée par deux actrices. Ainsi sortie de la confrontation Afrique/Europe que Léonora Miano juge épuisée, l’histoire de la traite transatlantique devient un récit universel de réconciliation d’une grande élégance et dignité. Anaïs Heluin Théâtre de la Colline, 15 rue Malte-Brun, 75020 Paris. Du 20 septembre au 20 octobre, du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30. Tél. 01 44 62 52 52. Révélation. Red in Blue Trilogie mis en scène par Satoshi Miyagi Un spectacle construit à partir d’eux et avec eux, sous l’ombre tutélaire de Tchekhov et de Claire Lasne-Darcueil, la directrice du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique  : difficile d’imaginer plus beau cadeau offert aux quatorze élèves de la dernière promotion du CNSAD que celui que François Cervantes a élaboré pour eux. Magnifique don en retour  : l’intelligence, l’élégance et la beauté de l’interprétation des apprentis les propulsent directement dans la cour des grands ! Gabriel Acremant, Théo Chédeville, Salif Cissé, Milena Csergo, Salomé Dienis-Meulien, Roman Jean- Elie, Jean Joudé, Pia Lagrange, Sipan Mouradian, Solal Perret-Forte, Maroussia Pourpoint, Isis Ravel, Léa Tissier et Sélim Zahrani font vivre des personnages qui appartiennent à leur histoire  : des membres de leur famille, des êtres qui les ont marqués à l’occasion de rencontres dans la vie, dans des récits, des rêves, des voyages. Le talent pédagogique de François Cervantes, l’évident altruisme de son geste artistique, l’exigence visible du travail mené ensemble transparaissent dans chaque geste, chaque posture, chaque réplique. Rien n’est jamais de trop, la confidence n’est jamais indécente, l’anecdote est toujours finement troussée et l’adresse fait mouche. Tout est Simon Gosselin
Philippe Chancel Christophe Raynaud de Lage Critique La Dame aux camélias Les Gémeaux/Théâtre National de Bretagne/d’après le roman et la pièce de théâtre d’Alexandre Dumas fils/adaptation Valérie Mréjen/MES Arthur Nauzyciel Dans la dynamique de Splendid’s, sa précédente création, le metteur en scène et Directeur du Théâtre National de Bretagne Arthur Nauzyciel porte sur les planches La Dame aux camélias. Une sensuelle fresque dramatique qui revient sur la question de l’intime dans son rapport à la société. Marie-Sophie Ferdane (Marguerite Gautier) et Hedi Zada (Armand Duval) Découvrions-nous, à l’heure du hashtag, la phallocratie massivement à l’œuvre ? Cette Dame aux camélias met frontalement l’interrogation en abîme, permettant au caractère subversif du drame romantique signé par Alexandre Dumas fils de sensiblement rebondir. L’idylle impossible, transgressive, entre la demi-mondaine Marguerite Gautier, héroïne mythique, et le fils de bourgeois Armand Duval, déployée dans toutes ses dimensions par Arthur Nauzyciel, met en scène le tragique de la domination sociale, culturelle, symbolique, exercé par les hommes sur les femmes, sur le fond de la beauté de l’amour inconditionnel. Face au tragique d’une fatalité socialement instruite à laquelle la misogynie et le patriarcat donnent figure dans leurs effets ravageurs, le metteur en scène expose le sublime de l’amour hors-normes, sauvage, mis à l’épreuve du réel. Il s’attache aussi à rendre limpide la complexité de ce récit dans le récit, où le narrateur livre les confidences qui lui ont été faites par l’amant perclus de remords. Une voix off sert de fil rouge, et dégage de belles marges de manœuvres scéniques dont profite à plein le jeu sur le plateau. Un jeu sophistiqué et sans fard La fresque érotique esquissée derrière le rideau de tulle carmin du premier tableau donne forme au spectacle dans sa puissance évocatrice. Exposés dès cette première scène dans l’entremêlement des corps chorégraphié par Les élèves de la dernière promotion du CNSAD. d’une authenticité stupéfiante. Sur un plateau nu peuplé de quelques accessoires, des costumes et un piano suffisent à faire surgir les décors des récits. Les élèves se livrent. Tesselles brillantes pour une mosaïque harmonieuse De leur mémoire surgissent des personnages venus de France, d’Espagne, d’Italie, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Syrie, d’Arménie, de Hongrie, du Liban, de République Dominicaine. Ils composent un vivant portrait de la diversité culturelle française, qui Damien Jalet, leur nudité pudiquement revêtue, les comédiens n’auront jamais l’occasion de se retrancher. Sans fard, ils évoluent, le plus souvent face au public, dans cet écrin à l’esthétique raffinée ménagé par Riccardo Hernandez. La scénographie donne à voir un lupanar épuré. Un espace au réalisme conceptualisé qui recèle une dimension allégorique. La sophistication des habillés/déshabillés de José Levy dont les acteurs sont parés ne les protège en rien. Tout concourt, dans les effets, y compris cinématographiques (avec certaines réserves), à porter haut l’intensité dramatique de leur incarnation. Le talent et la beauté troublante de Marie- Sophie Ferdane, dans le rôle de Marguerite Gautier, ne peuvent qu’émouvoir. La prestation d’Hedi Zada (Armand Duval) est remarquable. Et s’il en est un à distinguer entre tous, nous citerions Pierre Baux qui incarne Mr Duval. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Théâtre National de Bretagne (TNB), 1 rue Saint-Hélier, 35040 Rennes, du mercredi 26 septembre au vendredi 5 octobre 2018. Le mardi, le mercredi et le vendredi à 20h, les jeudis à 19h30 et le samedi à 15h. Tél. 02 99 31 12 31. Les Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux, Coproduction-Première en Île-de-France, du jeudi 11 au dimanche 21 octobre 2018. Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 17h. Tél. 01 46 61 36 67. Puis tournée. Durée  : 2h50. excède largement les limites du simple récit de soi. Certaines scènes – à l’instar de celle de la grand-mère analphabète découvrant le piano sous les doigts de sa petite-fille – sont poignantes. D’autres – comme celle qui ressuscite Germaine Acremant, l’aïeule de Gabriel – sont désopilantes. Chaque étape de cette confession commune en forme d’épopée est bouleversante de vérité  : l’évocation de la découverte du théâtre, les anecdotes de l’enfance, les projections dans un futur imaginaire. On découvre les rêves et les craintes d’une jeunesse avide de réussir en demeurant fidèle à ce qui l’a conduite vers l’ingrat et exaltant métier de comédien. Jamais prétentieux, toujours juste, infiniment délicat, parfaitement sincère, remarquablement tenu  : ce spectacle est un pur moment de jubilation. Catherine Robert Théâtre Firmin-Gémier/La Piscine, 254 av. de la Division-Leclerc, 92290 Châtenay-Malabry. Le 6 octobre à 18h et le 7 à 16h. Tél. 01 41 87 20 88. Friche La Belle de Mai, 41, rue Jobin, 13003 Marseille. Du 16 au 21 octobre, du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h. Tél. 04 95 04 95 95. Durée  : 1h40. Spectacle vu à la Maison des Métallos. " « VAU/ffilIMARNE drEnenent Ilogentiomemc *iledeFrance la terrasse Telerama VAL de MM MARNE feéiineen Ilogentomeree *liedeFrance la terrasse IlTélér am r La Scène Watteau scène conventionnée de Nogent-sur-Marne DU SANG SUR MES LÈVRES d’après la nouvelle d’Ernst Raupach texte et mise en scène Angélique Friant création de la Compagnie Succursale 101 spectacle tout public, dès 14 ans DU SAMEDI 13 AU VENDREDI 19 OCTOBRE 2018 LA SCÈNE WATTEAU/PLACE DU THÉÂTRE/NOGENT-SUR-MARNE/STATION RER E NOGENT-LE PERREUX 01 48 72 94 94 www.scenewatteau.fr EMIR KUSTURICA & THE NO SMOKING ORCHESTRA Aälma Dili, Soviet Suprem et DJ Tagada dans le cadre du Festi’Val de Marne SAMEDI 20 OCTOBRE À 18H30 AU PAVILLON BALTARD PAVILLON BALTARD/12 AVENUE VICTOR HUGO/NOGENT-SUR-MARNE/STATION RER A NOGENT-SUR-MARNE 01 48 72 94 94 www.scenewatteau.fr Patrice Latour – licences d’entrepreneur de spectacles 1-1041399, 2-1041401, 3-1041402 – conception graphique  : Éric de Berranger Quentinprod-www.quentinprod-photos.com – licences d’entrepreneur de spectacles 1-1041399, 2-1041401, 3-1041402 – conception graphique  : Éric de Berranger théâtre 5 la terrasse 269 octobre 2018



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