La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 34 la terrasse 269 octobre 2018 CENTQUATRE PARIS/d’après un discours de David Foster Wallace/MES Marie Vialle Les Vagues, les amours, c’est pareil Marie Vialle s’empare d’un discours prononcé par l’écrivain américain David Foster Wallace trois ans avant son suicide. Une tribune présentée au Centquatre Paris, puis au Monfort Théâtre. Marie Vialle, auteure, interprète et metteure en scène de Les Vagues, les amours, c’est pareil. C’est en 2005, devant un parterre d’étudiants diplômés d’une université américaine, que David Foster Wallace (1962-2008) a prononcé le discours dont s’est inspirée Marie Vialle pour écrire Les Vagues, les amours, c’est pareil. Un discours qui, de clins d’œil en anecdotes, invitait son auditoire à s’extraire d’une vision banale du quotidien pour parvenir à percevoir la grâce et la profondeur de chaque instant de l’existence. « Ce texte propose d’inventer une vie qui vaut la peine d’être vécue, explique la comédienne, (…) de tenter, de faire l’effort, le travail nécessaire, d’essayer mais sans avoir de solution. Ce n’est donc pas une méthode,r. Théâtre de la POUDRERIE Richard Schroeder ni un discours fermé, mais bien une impulsion, un essai, une tentative à recommencer chaque jour, chaque soir. » Seule sur scène, Marie Vialle fait sienne la pensée de l’écrivain dans une « tribune autonome, libre et légère », dans une adresse aux publics qui veut affirmer « l’insondable beauté de la vie ». Manuel Piolat Soleymat Le Centquatre Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 16 au 20 octobre 2018 à 20h. Tél. 01 53 35 50 00. www.104.fr également du 8 au 10 novembre 2018 au Monfort Théâtre à Paris. La Scène Thélème/D’après Alberto Moravia/MES Matthieu Roy L’amour conjugal Matthieu Roy reprend son adaptation du roman de Moravia, L’amour conjugal, dans un dispositif immersif. L’amour conjugal, une mise en scène épicée à la Scène Thélème. Si ce n’est sa signature, le travail de Matthieu Roy sur les dispositifs immersifs constitue au LES RENCONTRES DU THÉÂTRE DE LA POUDRERIE À SEVRAN RENCONTRE NATIONALE SUR LES ARTS PARTICIPATIFS À LA SALLE DES FÊTES en partenariat avec l’Observatoire des politiques culturelles FESTIVAL DE THÉÂTRE À DOMICILE Créations participatives Du 12 au 14 octobre 2018 Renseignements et réservations  : 01 41 52 45 30 Fred Chapotat Jean-Louis Fernandez moins une marque de fabrique qui confère à ses spectacles un goût particulier. Dans la scène étoilée de Thélème, son Amour conjugal se dégustera donc en dispositif bi-frontal, casque vissé sur les oreilles, le public assistant au repas d’un couple imaginé par Alberto Moravia. Un écrivain se marie et consacre son énergie à son œuvre au risque que sa femme le trompe avec son barbier. Un huis-clos, qui explore les ressorts de l’amour, que Matthieu Roy a adapté pour la scène il y a déjà dix ans. En octobre, on repasse les plats de cette recette d’un théâtre de l’intériorité, qui, avec le temps, n’a fait que s’affiner. éric Demey La Scène Thélème, 18 rue Troyon, 75017 Paris. Du 3 au 20 octobre, du mercredi au samedi à 19h. Tél. 01 77 37 60 99. également les 8 et 9 octobre au Théâtre Jean Lurçat à Aubusson. T2G théâtre de gennevilliers/texte et mes Shû Matsui Un Fils formidable L’auteur et metteur en scène japonais Shû Matsui présente Un Fils formidable au T2G. Entre drame et comédie, une fable contemporaine qui « rejoue les fondements de la vie en société et du concept de nation ». Tadashi a 40 ans passés. Célibataire et sans emploi, il vit chez sa mère retraitée. C’est là qu’il se lance dans un projet hors du commun  : se couper du reste de la ville et du pays pour fonder une nation indépendante dans son appartement. Une nation au sein de laquelle sa mère, mais aussi trois inconnus, demandent à trouver refuge… Auteur de cette fable contemporaine qu’il met lui-même en Un Fils formidable de Shû Matsui. scène, Shû Matsui a, comme son personnage, la quarantaine. Né à Tokyo en 1972, il a intégré, dans les années 1990, la compagnie d’Oriza Hirata en tant que comédien avant d’écrire ses propres spectacles. Avec Un Fils formidable (créé en 2010), cette figure montante du théâtre japonais signe une pièce pleine d’ironie sur la solitude et les relations filiales. Une pièce interprétée par six comédiennes et comédiens qui nous transporte « entre rire et inquiétude existentielle ». Manuel Piolat Soleymat T2G – Théâtre de Gennevilliers, Centre dramatique national de création contemporaine, 41 av. des Grésillons, 92230 Gennevilliers. Du 5 au 8 octobre 2018. Le lundi et le vendredi à 20h, le samedi à 18h, le dimanche à 16h. Durée de la représentation  : 1h45. Spectacle en japonais, surtitré en français. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Tél. 01 41 32 26 26. www.theatre2gennevilliers.com LES RENCONTRES DU THéâTRE DE LA POUDRERIE Du 12 au 14 octobre 2018, le Théâtre de la Poudrerie à Sevran (93) organise un festival dédié aux arts participatifs. Au programme  : une rencontre nationale en partenariat avec l’Observatoire des politiques culturelles, 22 représentations de théâtre à domicile et un banquet participatif. Pourquoi ce festival ? 85% de la population française ne va pas au théâtre. Depuis 2011, le Théâtre de la Poudrerie souhaite apporter le spectacle vivant là où il n’est pas grâce à une démarche singulière  : considérer les habitants non comme des « publics » mais comme des parties prenantes du projet. Ceux-ci sont tour à tour spectateurs, hôtes, comédiens, ambassadeurs ou encore auteurs. Sevran, qui n’avait pas de théâtre public dispose désormais de théâtres citoyens et gratuits  : les lieux de vie des habitants. Chaque année, le Théâtre de la Poudrerie propose à des auteurs et metteurs en scène de créer des pièces en faisant appel à de nouvelles formes artistiques mettant à l’honneur la dimension participative. Les Rencontres du Théâtre de la Poudrerie sont l’occasion de réfléchir à ces problématiques à plus grande échelle. Rencontre nationale le 13 octobre 2018 « Les arts participatifs, une expérience citoyenne et esthétique » Le Théâtre de la Poudrerie s’associe à l’Observatoire des politiques culturelles pour proposer une journée de réflexion, de rencontres et de débats. Acteurs culturels, acteurs sociaux, habitants, chercheurs et décideurs publics se réunissent dans le cadre de deux tables rondes dédiées aux créations participatives  : « Un autre dialogue entre artiste et habitant, une autre manière de créer du public » (modération Cyrille Planson, directeur du magazine La Scène) et « Une nouvelle esthétique, celle de la participation ? » (modération Gwenola David, directrice d’ARTCENA) En présence de  : MohamedEl Khatib (metteur en scène), Patrick Pineau (metteur en scène), Lionel Arnaud (sociologue), Malika Chafi (Fondation Abbé Pierre), Patrick Viveret (philosophe), Corine Miret (metteure en scène)... Liste complète des intervenants sur le site du Théâtre Du théâtre à domicile tout le week-end Neuf créations participatives sont présentées à domicile durant le festival. L’occasion de découvrir les spectacles coproduits par le Théâtre de la Poudrerie et des compagnies comme La Part des Anges (Pauline Bureau), la Cie du Veilleur (Matthieu Roy, Aiat Fayez), La Piccola Familia (Charline Porrone et Julie Lerat-Gersant), Les Tréteaux de France (Patrick Pineau, Claire Lasne), LFKs (Jean Michel Bruyère, Valérie Suner), autour des paroles d’habitants et notamment des engagements des femmes sur le territoire. Les habitants de Sevran et du Territoire Paris Terres d’Envol ouvrent leurs portes aux participants du festival pour faire découvrir leur vision du théâtre à domicile. Programme complet disponible sur le site du Théâtre de la Poudrerie www.theatredelapoudrerie.fr Tsukasa Aoki
Pierre Grosbois Paul Allain Pierre Grosbois foc u s Pour La Part des Anges, le théâtre est un art de la rencontre avec soi et les autres Que de chemin parcouru depuis ce Songe si prometteur inspiré par Shakespeare, réalisé par de tout jeunes artistes à la sortie du Conservatoire ! La compagnie La Part des Anges, que Pauline Bureau a fondée avec des camarades de promotion, célèbre ses dix ans. L’alchimie créative a infusé, mûri et fait naître un théâtre palpitant où souvent l’intime sert de révélateur à l’état de la société et à son évolution. Ancrée dans le réel, construite avec sincérité, leur démarche artistique exprime une quête lucide, énergique, profondément vivante. Entretien/Pauline Bureau La scène, un espace où l’intime croise le politique Auteure, metteure de scène et directrice artistique de la compagnie La Part des Anges, Pauline Bureau explicite sa manière de concevoir le théâtre. à l’écoute du monde. Comment s’est construit votre rapport à la scène ? Pauline Bureau  : C’est au théâtre que je me suis sentie à ma place. Suite à une formation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, j’ai fondé la compagnie en 2007 avec des camarades de promotion. Je me suis tout de suite orientée vers la mise en scène, puis, surtout depuis Sirènes en 2014, vers l’écriture. écrire et mettre en scène permet une grande liberté et une recherche aussi précise que possible du mot juste et de l’émotion que l’on souhaite transmettre. Les acteurs sont au centre de mon travail, dans un aller-retour qui se peaufine. Souvent j’écris en fonction d’eux, de leur présence au plateau, et ce qu’il propose ensuite se révèle meilleur que ce que j’avais imaginé. Nous sommes une équipe d’une quinzaine d’artistes et techniciens, nous nous connaissons depuis plus de 10 ans, et nous créons ensemble sans nous installer dans le confort de ce qu’on connaît de l’autre. Le grand avantage, c’est que la question de la confiance est gagnée d’avance ! Votre écriture se fonde sur le réel. Pourquoi ? P.B.  : Je trouve fascinant de porter à la scène des histoires réelles pour en dégager les lignes de force, la poésie, l’engagement et les combats qu’elles représentent. Ce qui m’intéresse surtout, c’est explorer les liens complexes qui se tissent entre les champs intime, psychologique, juridique et sociétal, c’est la manière dont nos vies sont façonnées par la loi, la culture et les normes sociales. Cela de manière plus ou moins consciente, voire même inconsciente ! Les créations Modèles (2011) sur la construction des identités féminines, Dormir Cent ans (2015) sur le passage à l’adolescence, Mon Cœur (2017) sur l’affaire du Mediator  : chacune à leur manière, ces pièces nous ont conduits à une prise de conscience, partagée avec les spectateurs. De même, Hors la Loi sur l’avortement, qui sera créé en mai 2019 à l’invitation En tournée/création 2015/à partir de 8 ans/texte et mes Pauline Bureau Dormir 100 ans Dormir 100 ans, ou comment quitter l’enfance… Molière 2017 du spectacle jeune public, conte moderne applaudi par les jeunes et les moins jeunes, Dormir 100 ans explore avec tendresse et fantaisie le passage de l’enfance à l’âge adulte. Dans un très beau dispositif scénique, Pauline Bureau orchestre merveilleusement l’odyssée intérieure d’Aurore et Théo, deux héros pré-ados qui naviguent entre rêve et réalité. La transformation du corps, la naissance du désir, la solitude, l’ennui, la peur de l’inconnu…  : une grande aventure les saisit, au creux du cœur. De novembre 2018 à avril 2019, environ 50 dates dans 12 lieux, dont à Paris au Théâtre de La Colline, du 11 au 23 décembre 2018. Pauline Bureau. « Aborder des sujets tabous sur le plateau, des sujets qui rendent honteux et coupables, cela fait du bien à tout le monde. » de la Comédie-Française, s’avère très éclairant. Aborder des sujets tabous sur le plateau, des sujets qui rendent honteux et coupables, cela fait du bien à tout le monde. Cette appréhension par la scène a un effet cathartique. Lorsqu’on se documente, il est d’ailleurs stupéfiant de constater que la réalité est toujours plus folle que ce que l’on croyait. Parfois plus belle, souvent plus violente. Les témoignages recueillis et les faits constatés pour la création de Mon Cœur sont par exemple d’une violence inouïe. Créer à partir du réel, qui est toujours multiple, cela implique de prendre le risque de la rencontre. On accepte d’être changé par les gens qu’on rencontre, les choses se complexifient. Le En tournée/création 2017/texte et mes Pauline Bureau Mon Cœur et& Mon Cœur, plaidoyer contre un désastre sanitaire. Pauline Bureau porte à la scène l’affaire du médiator à partir de l’exemplaire combat de la pneumologue Irène Frachon, qui a révélé le scandale. Prescrit comme antidiabétique mais aussi comme coupe-faim, la prise de ce médicament a entraîné de graves lésions cardiaques chez de nombreuses victimes. Pauline Bureau met en scène l’histoire d’une victime qui agrège un peu de chacune des personnes rencontrées. Avec huit excellents comédiens, elle interroge autant les conditions de l’expertise sanitaire publique que la dureté de l’instruction judiciaire contre le laboratoire Servier. Un très beau théâtre de la réparation. D’octobre 2018 à mai 2019, environ 50 dates dans 25 lieux, dont au Théâtre Paris-Villette du 23 janvier au 3 février 2019. D. R. plateau devient alors un point de rencontre, avec des êtres et une pensée en mouvement. Plus c’est vivant, mieux c’est ! La question du féminin traverse vos spectacles… P.B.  : La création de Modèles en 2011 a entraîné pour moi une prise de conscience, m’a permis de comprendre quelle était ma place en tant que femme. C’est un spectacle fondateur, qui a tourné jusqu’en 2015 et que nous avons écrit collectivement à sept, en interrogeant les petites filles que nous étions et les femmes que nous sommes devenues. Ce questionnement très concret m’a rendu beaucoup plus sensible aux inégalités entre hommes et femmes, qui sont connues, dont on débat, et qui pourtant ne cessent pas. Voilà pourquoi j’ai envie de voir exister certains personnages sur le plateau plutôt que d’autres. Cet axe de recherche invite à déjouer toutes sortes de mécanismes d’autocensure puissants. Aujourd’hui encore, les femmes sont plus habituées à être regardées qu’à regarder. Il faut ouvrir le champ des possibles. Un tel champ d’investigation est un terreau fertile. D’autant qu’être actrice ou metteure en scène implique de dépasser le fantasme qu’on a de soi, génère un travail d’ouverture d’esprit, de lucidité, sans se laisser enfermer dans un perfectionnisme mortifère. Il s’agit plutôt d’une quête, toujours en mouvement, comme la vie… Quelle est l’actualité de cette saison 2018/2019 ? P.B.  : Plusieurs spectacles sont en tournée, dont Mon Cœur, Dormir 100 ans, et Bohème, notre jeunesse, que j’ai adapté, traduit en français et mis en scène d’après l’opéra de Puccini. Hors la loi sera créé au printemps, et éclaire l’histoire de Marie- Claire Chevalier, jeune fille de 16 ans violée, dénoncée, arrêtée et accusée pour ce qui constitue alors un crime  : l’avortement. Gisèle Halimi la défend lors du Procès de Bobigny en octobre 1972, en une plaidoirie qui se fait tribune publique contre une loi assassine, qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de femmes. Les minutes du procès sont sidérantes. Nous nous sommes rendus compte que lorsque les langues se délient, on découvre quasi dans chaque famille une histoire d’avortement clandestin. Le point de départ du spectacle, c’est une interview passionnante de Marie-Claire Chevalier que nous avons réalisée aujourd’hui. Le spectacle éclaire les croisements qui opèrent lorsqu’une histoire individuelle rejoint la grande Histoire. Il est fascinant d’observer comment la construction de la loi reflète l’état de la société, et le théâtre est un bel endroit pour dévoiler l’expression de l’intime et ses répercussions. Propos recueillis par Agnès Santi En tournée/création 2018/d’après Giacomo Puccini/adaptation, traduction et mes Pauline Bureau/adaptation musicale Marc-Olivier Dupin Bohème, notre jeunesse Bohème, notre jeunesse, d’après Giacomo Puccini. Une pièce complètement à part dans le parcours de la compagnie ? Pas vraiment, car l’œuvre éclaire le quotidien de pauvres gens dans le Paris du xix e siècle, qui se transforme sous l’emprise de la Révolution industrielle et des grands travaux d’Haussmann. Pauline Bureau condense l’intrigue, brosse le tableau d’un monde en pleine mutation, et dessine surtout le portrait pittoresque et touchant de jeunes amoureux démunis. Finement ciselé et musicalement impeccable, cet opéra de poche est une délicate réussite. Tournée à Suresnes, Bastia et Versailles en avril et mai 2019. Spectacle vu à sa création à l’Opéra Comique en juillet 2018. Compagnie La Part des Anges.www.part-des-anges.com Focus réalisé par Agnès Santi 35 focus la terrasse 269 octobre 2018



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