La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 28 la terrasse 269 octobre 2018 SALLE RÉJANE PATRICK CHESNAIS FANNY VALUE (NATHALIE ROUSSEL EMILIE CHESNAIS FREDERICOE GOLOf IEM TU TE SOUVIENDRAS DE MOI fRANCrOri ARCIfAMBAULT PHILIPPi CA Ii DANIEL BENOIN ACTUELLEMEN1" LOCATION 01 42 80 01 81 f WWW-TH EATRE D EPARI 5-00 M laaers12iirr 21 r rizE. $141- 16114 111-11WW1-11 LI ra>.Il Ain feu ^wii+41.fflaeuldifflp mrdiee ti « i:r.Li P.. r".".., 14EM1P111411.111›, h n:e.. ! Entretien/Kheireddine Lardjam End/Igné Théâtre de Belleville/MES Kheireddine Lardjam Dans sa mise en scène de End/Igné de Mustapha Benfodil, Kheireddine Lardjam donne à entendre la voix de l’Algérie d’aujourd’hui, très peu présente sur les scènes françaises. Critique End/Igné traite de l’immolation en Algérie. Fruit d’une commande de votre part à Mustapha Benfodil, ce texte est-il lié aux Printemps arabes ? Kheireddine Lardjam  : Si la commande est contemporaine de l’immolation du Tunisien MohamedBouazizi, qui déclenche les insurrections de 2011 dans le monde arabe, c’est autre chose qui est à son origine  : ma découverte de l’importance de l’immolation en Algérie. En 2010, pas moins de 176 jeunes ont tenté de se suicider par le feu. Un chiffre qui a aussi frappé Mustapha Benfodil, également journaliste pour le quotidien El Watan. Nous sommes partis ensemble à rencontre de jeunes qui avaient tenté de s’immoler, suite à quoi il a réalisé un reportage puis écrit la pièce End/Igné. Pourquoi le choix de la fiction, plutôt que d’une écriture documentaire ? K.L.  : La fiction permet de multiplier les points de vue, contrairement à l’écriture documentaire qui en privilégie un seul. Mustapha Benfodil, avec qui je travaille depuis longtemps, déploie une écriture du réel qui est selon moi l’une des plus intéressantes de l’Algérie d’aujourd’hui. Il présente aussi au Théâtre de Belleville une performance, L’Antilivre, et intervient le 6 octobre sur l’écriture en Algérie. Cela avant une rencontre dédiée à l’écriture féminine algérienne francophone le 13, puis à la diversité ethnoculturelle dans nos ima- Tous les enfants veulent faire comme les grands Théâtre Les Déchargeurs/DE Laurent Cazanave/MES Laurent Cazanave La pièce intimiste, sans artifice, met en scène deux amoureux dans l’attente du premier baiser, en bousculant les clichés et les idées reçues. Un joli moment de théâtre. Une partie de cache-cache tient lieu de lever de rideau. Le jeu enfantin du « pas vu, pas pris » sert de contrepoint métaphorique à ce qui va réellement se jouer entre les deux principaux protagonistes de cette poétique petite forme théâtrale. « Elle » (Flora Diguet) et « Lui » (Nathan Bernat) se sont vus et sont épris l’un de l’autre. Ils ont rendez-vous. Chacun d’eux sait que le moment du premier baiser est arrivé, qui décidera d’un avant et d’un après en faisant événement. À leurs lèvres, le temps est suspendu. L’auteur, Laurent Cazanave, étire cet instant crucial et mémorable, universellement vécu, en donnant à entendre le monologue intérieur de ces deux figures d’amoureux, l’une féminine et l’autre masculine, candides érotisés en proie aux tourments et aux pudeurs propres à la profondeur de leur sentiment. Comme il le note, il s’agit pour lui « de retrouver la pureté du sentiment et du désir amoureux et de le détacher de tout ce qui aujourd’hui peut le rendre trivial et banal ». Un instantané féérique Le décor stylisé inspiré par l’art du kirigami plante, en quinconce, sur le plateau, une forêt d’arbres de papier blanc, aux troncs minces et effilés dont le feuillage rappelle la prime Flora Diguet, Nathan Bernat, Michaël Pothlichet et Hector Manuel enfance du dessin. Au sol, quelques feuilles gisent, froissées, pour parfaire l’illusion féérique. Les joueurs de la partie de cache-cache sporadiquement reprise au fil de la représentation, « L’un » (Michaël Pothlichet) et « l’autre » (Hector Manuel), se fondent dans le décor, présences fantomatiques chorales porteuses de la mémoire collective, témoins muets (néanmoins aux manettes musicales) de la scène qui se joue entre « Elle » et « Lui ». Les quatre comédiens aux belles qualités de jeu – et qui, pour trois d’entre eux, ont en commun d’avoir été formés à l’Ecole du Théâtre National de Bretagne, comme l’auteur et metteur en scène – entrent avec élégance dans la photographie intemporelle de ce rafraîchissant moment de grâce, celui d’un premier baiser. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Théâtre Les Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Du mardi 4 septembre au samedi 13 octobre 2018. Du mardi au samedi à 19h30. Tél. 01 42 36 00 50. Le jeudi 18 octobre à 20h30 au SEL, 47 Grande-Rue, 92310 Sèvres. Tél. 01 41 14 32 32. Durée  : 1h15. Laurent Cazanave
D. R. D. R. Kheireddine Lardjam. « L’Algérie de 2018 est un pays encore habité par la mort. » ginaires le 10 novembre. Des sujets qu’il me semble indispensable d’aborder aujourd’hui. Vous avez créé End/Igné une première fois en 2013. Résonne-t-elle autrement aujourd’hui ? K.L.  : Elle est hélas tout aussi actuelle qu’hier. L’auteure et comédienne Léa Girardet. Critique Non seulement les immolations n’ont pas cessé, mais du fait de l’épidémie de choléra qui sévit en ce moment sur l’Algérie et de la période électorale qui s’annonce, l’Algérie de 2018 est un pays encore habité par la mort. End/Igné peut être lu comme une métaphore de cet état causé en grande partie par les vingt ans de règne de Bouteflika. Quelle influence ont ces évolutions sur le spectacle ? K.L.  : Avec Azeddine Benamara, le comédien qui jouait déjà dans la première version de la pièce, nous souhaitons y injecter davantage d’humour et d’ironie, car c’est ce qui sauve le pays. Un peu de colère aussi, l’auteur et moi déplorant la passivité du peuple algérien, qui semble toujours penser que la solution à ses problèmes viendra de l’extérieur. Un bilan des vingt dernières années s’impose en Algérie, ce qui sera l’objet de ma prochaine collaboration avec Mustapha Benfodil. Propos recueillis par Anaïs Heluin Théâtre de Belleville, 94 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris. Du 7 octobre au 27 novembre 2018. Les lundis et mardis à 19h15 et le dimanche à 15h. Tél. 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com Le Syndrome du banc de touche Théâtre de Belleville/DE Léa Girardet/MES Julien Bertin Dans le seul-en-scène qu’elle a écrit et qu’elle interprète, Léa Girardet établit un parallèle entre son histoire personnelle et la trajectoire des footballeurs remplaçants pour explorer le thème de l’échec. Et si l’échec était vertueux ? L’idée n’est pas nouvelle, mais l’originalité de la pièce de Léa Girardet est d’établir un parallèle entre deux mondes souvent éloignés  : le théâtre et le football. En 1998, lors de la Coupe du monde, elle est encore une enfant assistant devant sa télé à la victoire des Bleus. Dix ans plus tard, elle est persuadée d’avoir sur les planches le potentiel d’un Zinedine Zidane sur un terrain de foot. Las ! une décennie plus tard, elle doit déchanter  : « Aujourd’hui j’ai 30 ans et je comprends qu’il ne s’agit pas de se battre pour récupérer le ballon. Mais pour rentrer sur le terrain ! » Tel est le point de départ de la pièce dont l’intérêt principal est de prendre l’expression « mis sur le banc de touche » au pied de la lettre. Léa Girardet choisit pour figure tutélaire Aimé Jacquet qui, avant de rentrer dans l’histoire, avait connu plusieurs échecs. Elle alterne les parcours de remplaçant tels que Lionel Charbonnier (jamais rentré sur le terrain pendant la Coupe du monde 1998) ou Vikash Dhorasso (16 minutes de jeu pendant celle de 2006) et ses propres déconvenues de comédienne au chômage. De même qu’on peut se demander si un remplaçant gagne autant la Coupe que ceux qui ont joué, peuton se définir comme comédienne quand on ne joue pas ? Multiplication des parallèles et des personnages Les comparaisons sont pertinentes, l’idée sympathique. La mise en scène de Julie Bertin restitue bien le vestiaire d’un stade avec quelques accessoires comme un banc ou un portant, et n’hésite pas à jouer avec les codes du milieu footballistique  : coaching d’avant match voire effet de ralenti lors du plongeon d’un gardien de but. Un cocasse que l’on retrouve dans le texte qui sait jongler entre l’humour (les solutions décalées proposées par Pôle emploi à la comédienne ou les séances de « groupes de psychodrame » évoquées par une psychanalyste) et l’émotion, notamment vers la fin, quand l’héroïne invective un réalisateur qui l’a humiliée, lui reprochant un comportement contreproductif que ne se serait jamais permis un Aimé Jaquet face à un Lizarazu en piètre forme. Pourtant, à force de multiplier les parallèles et les personnages, d’ajouter des motifs comme la séduction imposée aux femmes ou le marketing, le propos finit par se perdre et n’arrive pas à masquer son côté un peu trop autobiographique. Malgré ses imperfections, ce spectacle appelle la bienveillance car, comme le souligne Aimé Jacquet dans un message audio diffusé sur scène, Léa Girardet « y a mis du cœur ». Isabelle Stibbe Théâtre de Belleville, 94 rue de Faubourgdu-Temple, 75011 Paris. Du 5 septembre au 30 novembre 2018. Tél. 01 48 06 72 34. Durée  : 1h. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr THEATRE DELIAZETi 41 led du Temple Roubnii. — perit SAISI1N\2018-19 ABONNEMENT THÉÂTRE POUR TOUS'JEV1OULIN Eif gni 111100111-1(00 1970 IM 18 « DM Ali 17 1101111111E 2C11E DEINICIPTIONIT MISE 111 SUIE) 11g REIU ANNA POL ITROYLSKAIAl. 74 topicuTleN WSÉffireiiE. MOT Mg » o ai IIBIIENIBRE AU Z4 NUMEiltall LE SECRET DES CONTEUSES conEriuN lem actr moneE osai 15 AU FI LI Z7 MIK ? RO LA MORT (d 1)AGIJIMti, GYHEI Ri UME *MM MIR NifSgICII NI 13 illag Mi Zn On 2019 oflagdeo zs [Iman zeg...je:..1. URSS.[ECOLETIES FEIrE MU F3 C1 MiGliAS RIOS Cil MEMBRE Mi 1 DECEMSRE 2018 10FAISEUR THÉÂTRE CEEPTIMI HIE E PIE CERA 1113YrEM11101 18,1928 ET 21 J11111 2E119 E PLACE EN 1ÈFIE CATHORIE AU ln fIE 42 E SOIT LES 8 SPECTACLES S IMM. GIRISMPHE FEETO 14 JAMVIER AU MARSZalg Informations et RéServations www.dejazet.com — 01 4 a 87 52 55 théâtre 29 la terrasse 269 octobre 2018



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