La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 26 la terrasse 269 octobre 2018 de% CRIME, ET CHATIME Xleeeeke- CRÉATION d’après le roman de Fédor Dostoïevski Traduit du russe par André Markowicz Mise en scène Nicolas Oton Perpignan - L’Archipel, scène nationale Du 2 au 11 octobre 2018 Réservations/04 68 62 62 00 theatredelarchipel.org Alès - Le Cratère, scène nationale Du 16 au 18 octobre 2018 Réservations/04 66 52 52 64 lecratere.fr COPRODUCTION L’Archipel, scène nationale de Perpignan Le Cratère, scène nationale d’Alès Festival Le Printemps des comédiens 2019, Montpellier PRODUCTION MACHINE THÉÂTRE www.machinetheatre.com Mise en scène Nicolas Oton Assistante Ludivine Bluche Avec Cyril Amiot, Ludivine Bluche, Frédéric Borie, Brice Carayol, Charlotte Clamens, Laurent Dupuy, Franck Ferrara, Christelle Glize, Manuel Le Lièvre, Patrick Mollo, Alex Selmane, Alyzée Soudet Scénographie Gérard Espinosa — Lumière Dominique Borrini — Son Alexandre Flory — Costumes Marie Delphin — Régie générale Mathieu Zabé — Maquillage coiffures Dorothée Leccia — Couture Cathy Sardi — Régie lumière Claire Eloy — Production Machine Théâtre INFORMATIONS contact@machinetheatre.com La Compagnie Machine Théâtre est associée au Cratère, scène nationale d’Alès. Nicolas Oton est artiste accompagné par L’Archipel, scène nationale de Perpignan. Le spectacle a été accueilli en résidence au Centre dramatique national de Montpellier, à L’Archipel, scène nationale de Perpignan et à La Vista à Montpellier. Les décors et les costumes ont été réalisés dans les ateliers du Centre dramatique national de Montpellier. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. Machine Théâtre est subventionnée par le Ministère de la Culture DRAC Occitanie au titre des compagnies conventionnées et la Ville de Montpellier. Soutien Adami. Licence  : 2-1107297 - photo  : PlainPicture - Roland Schneider Design graphique  : www.nicolasclaveau.com L flane=e, 20180918_MACHINE_encarts terrasse_380x121_ok.indd 1 18/09/2018 11:22 r Critique Galilée le mécano La Reine Blanche/DE Francesco Niccolini, Marco Paolini ET Michela Signori/mes Gloria Paris Sur cette précieuse scène des arts et des sciences, Jean Alibert raconte l’histoire de Galilée, acteur majeur d’une révolution qui doit tout à l’observation empirique et à la force de la pensée. Un spectacle captivant, pour tous publics ! Une révolution essentielle ! Plus importante sans doute que toutes celles qui viennent à l’esprit  : une révolution mondiale qui transforme catégoriquement la vision de l’univers, la connaissance et l’histoire des idées. Une révolution aussi qui s’effectue en environ 365 jours autour de notre astre bien aimé. Ou en quelques dizaines d’heures autour de Jupiter pour les quatre « étoiles Médicées », aujourd’hui appelées « lunes galiléennes », que Galilée observa en janvier 1610 et nomma en l’honneur de Cosme de Médicis. Une rupture radicale qui remet en cause le géocentrisme d’Aristote ou Ptolémée que les théologiens catholiques ont érigé en dogme. Ce que nous raconte avec un talent consommé Jean Alibert, c’est à travers le cours de la vie du savant Galilée l’amplitude et les résonances de cette révolution. Il rejoint en cela la veine de l’acteur-auteur Marco Paolini, son « frère de masques », figure connue en Italie du « théâtre de narration » dans la lignée de Dario Fo, dont le texte est pour la première fois créé en France. Jean Alibert connaît son affaire  : il captive et jouit de son art sans se prendre au sérieux. Avec humour, efficacité et simplicité, il éclaire l’homme, ses découvertes et leurs conséquences, et émaille la narration d’adresses directes au public d’aujourd’hui. Lorsque Galilée annonce à ses parents qu’il abandonne les études de médecine au profit des mathématiques, il lance  : « c’est comme si aujourd’hui on disait je veux devenir acteur ». éloge de la raison et des mathématiques En haut de l’échelle trônent en effet la rhétorique, la scolastique et ses programmes inchangés depuis quatre siècles. Mais Galilée est un mécanicien, pas un rhéteur ! Le comédien-narateur nous instruit et se délecte aussi en commentant l’illustration de l’ouvrage Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, publié par Galilée en 1632. Il évoque aussi Johannes Kepler, Nicolas Copernic et son œuvre Des révolutions des sphères célestes, que si peu alors comprennent. Lorsque la pièce explore les enjeux politico-religieux de ces découvertes, le ton se fait grave. Le Entretien/Adrien Béal Jean Alibert, narrateur et acteur. texte ainsi rend hommage à Giordano Bruno, brûlé vif par les Inquisiteurs, et met en scène l’humiliante abjuration de Galilée face au tribunal de l’Inquisition en juin 1633. La leçon admirable que délivre cette révolution initiée par Copernic demeure et traverse le temps  : inventeur de la méthode scientifique et de la physique expérimentale, Galilée regarde le réel tel qu’il est, librement, refusant l’idée de l’adapter à des croyances. La belle et sobre scénographie de Laurent Berger et la mise en scène précise de Gloria Paris contribuent à la réussite de ce spectacle tous publics (avis aux professeurs en quête de sortie scolaire !). Agnès Santi La Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, 75018 Paris. Du 14 septembre au 28 octobre 2018. Du jeudi au samedi à 20h45 ; le dimanche à 15h ; représentation à 14h30 le 18 octobre. Tél. 01 40 05 06 96. Perdu connaissance Théâtre Dijon Bourgogne/PAR le Théâtre déplié/MES Adrien Béal Suivant leur habituel processus de création collective, Adrien Béal et le Théâtre Déplié créent Perdu connaissance, une pièce qui explore notre rapport à la vérité. Pourquoi dites-vous de cette pièce qu’elle cherche à interroger notre rapport à la vérité ? Adrien Béal  : Individuellement et collectivement, nous éprouvons le besoin d’établir de la vérité. Un groupe social a besoin de construire de l’objectivité commune, même temporaire. Une vérité n’existe alors que parce qu’elle est énoncée, jusqu’à ce qu’elle soit contredite. Dans cette pièce, le basculement dans l’inconscience d’une femme donne l’occasion aux gens autour d’elle de voir par où l’on passe quand les vérités établies sont mises en doute, en fragilité. La trame de cette pièce tourne donc autour d’une femme qui perd connaissance ? A. B.  : À l’origine, une femme est plongée dans un état d’inconscience. Autour d’elle, les individus ne vont pas interroger qui elle est, son identité, mais leurs rapports entre eux, qu’ils doivent reconsidérer du fait qu’elle a perdu connaissance. Cet enjeu de la vérité questionne en même temps le théâtre pour les tensions qu’il installe entre la circulation des subjectivités et la convention d’une représentation qui s’appuie sur des vérités communes, admises par tous. Quelles sont les spécificités de votre travail collectif ? Pascal Gély
Vincent Arbelet Vincent Pontet Critique Construire un feu Studio théâtre de la Comédie-Française/DE Jack London/MES Marc Lainé L’illusion dramaturgique portée à sa perfection par une savante architecture plastique et cinématographique exalte la dimension allégorique de la poignante nouvelle de Jack London. Un spectacle aux vertus magnétiques. Comment faire exister l’Alaska, les immenses étendues gelées des rives glacées du fleuve Klondike dans un mouchoir de poche ? Il y a là une gageure d’autant plus difficile à soutenir que le paysage qui sert d’écrin au récit déchirant de Jack London Construire un feu, bien plus qu’un simple décor, joue un rôle crucial. Le plasticien, scénographe, réalisateur et metteur en scène Marc Lainé, amoureux du Grand Nord comme en témoignait déjà Vanishing Point, l’un de ses précédents making-off théâtraux, a trouvé là un défi à la mesure de son art. Les outils qu’il déploie démultiplie l’espace, absorbant la scène dans la fiction dramatique. Tout un appareillage cinématographique dans une version de modèles réduits – films, incrustations, maquettes, tableaux – prolonge l’action par effets de montage sur lesquels le texte vient rebondir avec force. La marche bouleversante de cet homme, « maître du feu », imprudent et impudent solitaire, que le très grand froid qu’il affronte va réduire à néant – le metteur en scène ayant choisi la seconde version de la nouvelle de London – devient celle de chaque spectateur touché au cœur par la puissance de l’évocation. Une véritable performance dramatique L’allégorie prend chair  : le marcheur prométhéen, aux aspirations cristallisées par la formule « se rendre maître et possesseur de la nature », rencontre ses limites, celles du solipsisme et celles de la sauvage puissance naturelle. Cette recherche plastique qui porte Adrien Béal. « Ce qui m’intéresse, c’est la multiplicité des points de vue qui traverse l’écriture. » A. B.  : Au début, on ne connaît pas le cadre fictionnel. Pendant un an, j’avais travaillé sur cette thématique de la vérité, notamment à travers le travail de Michel Foucault. Puis a démarré avec les acteurs et notre dramaturge un long processus empirique, à base Une architecture scénique très inventive. l’illusion théâtrale à son comble, alors même qu’elle en expose toutes les ficelles, prend toute son envergure par le jeu percutant, d’une émouvante sobriété, des trois acteurs de la troupe de la Comédie-Française distribués sur ce spectacle. Le trio réalise une véritable performance dramatique. On leur doit d’entendre toute la beauté tragique du texte dans cette économie d’effets propres à la précision naturaliste, confinant au documentaire, qui est le sien. Dans la peau du marcheur et « maître du feu », Nâzim Boudjenah est épatant dans son voyage muet jusqu’à l’épilogue, dans un « combat perdu d’avance », oublieux de l’adage selon lequel « au-delà de cinquante degrés sous zéro, on ne doit point voyager seul ». Le rôle du narrateur, dédoublé par la volonté du metteur en scène, est alternativement tenu par Alexandre Pavloff (sensationnel quand il lui appartient d’incarner également le chien qui trotte sur les talons du marcheur) et Pierre- Louis Calixte, dont les talents de conteur font merveille. Une partition musicale impressionniste, un jeu d’éclairage subtil viennent parfaire un spectacle maîtrisé et très émouvant. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens Studio Théâtre de La Comédie-Française, 99 rue de Rivoli, galerie du Carrousel du Louvre, 75001 Paris. Du samedi 15 septembre au dimanche 21 octobre 2018. Du mercredi au dimanche à 18h30. Durée  : 1h15. Tél. 01 44 58 15 15. d’improvisations, pour basculer dans la fiction. Ce qui m’intéresse, c’est la multiplicité des points de vue qui traverse l’écriture, car à la différence de certaines créations collectives, c’est vraiment l’écriture qui reste le moteur de nos travaux. La scénographie du Pas de Bême était dépouillée, ce sera encore le cas ? A. B.  : Non. Le travail de scénographie a accompagné le développement de la pièce. Tout se passera dans un même lieu, cette pièce où la femme est allongée, dans le coma, et qui constitue le point d’attraction de tous les personnages. Ce lieu portera également une forme d’étrangeté que le langage tentera de résoudre, de stabiliser. Propos recueillis par Eric Demey Création au Théâtre Dijon Bourgogne, rue Danton, 21000 Dijon. Du 10 au 19 octobre à 20h, le vendredi à 18h30, le samedi à 17h, relâche dimanche et lundi. Tél. 03 80 30 12 12. Également du 8 au 19 novembre au T2G à Gennevilliers, du 18 au 20 mars aux Subsistances à Lyon, les 26 et 27 à l’Hexagone à Meylan, les 3 et 4 avril au Tandem à Douai, les 9 et 10 à l’Espace des Arts de Chalon-sur- Saône. TITRE DÉFINITIF* (*TITRE PROVISOIRE) RAOUL LAMBERT MERCREDI 10 OCTOBRE JEUDI 10 OCTOBRE MALCOLM X FIKRY EL AZZOUZI, JUNIOR MTHOMBENI ET CESAR JANSSENS - KVS VENDREDI 12 OCTOBRE RÉPARER LES VIVANTS MAYLIS DE KERANGAL/SYLVAIN MAURICE MARDI 6 NOVEMBRE LOGIQUIMPERTURBABLEDUFOU ZABOU BREITMAN SAMEDI 17 NOVEMBRE KÉVIN, PORTRAIT D’UN APPRENTI CONVERTI AMINE ADJINA/JEAN-PIERRE BARO JEUDI 22 NOVEMBRE VENDREDI 23 NOVEMBRE ODYSSÉE PAULINE BAYLE, COMPAGNIE À TIRE-D’AILE MARDI 4 DÉCEMBRE FACE AU MUR LUCILE BEAUNE, COMPAGNIE INDEX SAMEDI 8 DÉCEMBRE LA SPIRE CHLOÉ MOGLIA, COMPAGNIE RHIZOME VENDREDI 14 DÉCEMBRE TOUS LES SPECTACLES DE LA SAISON 2018 - 2019 SUR WWW.SCENENATIONALE-ESSONNE.COM théâtre 27 la terrasse 269 octobre 2018



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