La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 24 la terrasse 269 octobre 2018 TH 1:" AT fi E ELIZABETH CM ri C7.11 le www.thaatrealiza hntliczarczukir >xi nia Marsolflan - 75012 Paris/01 Oie 03 00 00 Entretien/Frédéric Bélier-Garcia Dans la luge d’Arthur Schopenhauer Le Quai - CDN Angers Pays de la Loire/La Scala Paris/DE Yasmina Reza/MES Frédéric Bélier-Garcia Dans le cadre d’une carte blanche à Yasmina Reza, Frédéric Bélier Garcia monte à La Scala Paris Dans la luge d’Arthur Schopenhauer. Un texte entre désespoir et éclat de rire sur le désarroi d’un spécialiste de Spinoza qui découvre que la vision optimiste de son philosophe préféré est une chimère face à l’épreuve du réel. Et si le pessimime de Schopenhauer était plus pertinent que la joie de Spinoza ? Éléments de réponse avec un metteur en scène qui consacra sa maîtrise à… Spinoza ! Comment avez-vous découvert ce texte que vous avez créé en 2006 à Théâtre Ouvert ? Frédéric Bélier-Garcia  : Yasmina Reza et moi avions envie de travailler ensemble depuis longtemps. Elle ne destinait pas nécessairement ce texte au théâtre, mais au cours de l’écriture, alors qu’elle m’envoyait progressivement des pages pour discuter ensemble de sa théâtralité, il me semblait de plus en plus que le texte développait un dispositif de narration assez inédit au théâtre. C’est-à-dire ? F. B.-G.  : En dehors de ce que les personnages disent dans une parole volubile ou ténébreuse, il y a ce système d’écoute par différents personnages – déjà à l’œuvre parfois chez Strindberg ou Pinter, mais présent ici dans toute la pièce –, où le sens, ce qui est dit, l’avancée des affects viennent autant des personnages qui parlent que de l’écoute dans laquelle est prisonnier l’interlocuteur. Autour du quatuor de personnages, lui-même centré autour de ce professeur de philosophie qui perd pied, chacun explique à un autre le problème de cet homme. Celui qui écoute ne commente pas ce que l’autre dit. L’écoute dans laquelle il est muré agit comme Du sang sur mes lèvres La Scène Watteau/d’après Ernst Raupach/MES Angélique Friant Angélique Friant s’inspire d’une nouvelle fantastique du dramaturge allemand Ernst Raupach pour questionner la figure du monstre. Du sang sur mes lèvres. On connaît le goût des écrivains allemands pour le fantastique, du célèbre pacte faustien de Gœthe aux non moins fameux contes d’E. T. A. Hoffmann, en passant par le Peter Schlemihl de Chamisso où le héros éponyme vend son ombre au diable. Pourtant, peu de lecteurs français savent que le premier vampire féminin apparaît dans une nouvelle d’Ernst Raupach intitulée Laisse dormir les morts. Dans ce texte de 1823, le comte d’Antonescu, inconsolable depuis la mort de son épouse, conclut avec un vieux nécromant un pacte étrange  : sa femme reviendra à la vie mais ne sera plus jamais comme avant. De fait, le comte s’aperçoit peu à peu que la revenante, quoique plus belle que jamais, s’est muée en un vampire assoiffé de sang. Marionnettes et influence du cinéma expressionniste S’emparant de cette nouvelle, Angélique Friant y trouve matière à expérimenter au plateau « une émotion passionnante parce qu’elle est profonde »  : la peur, « souvent liée à un souvenir, à l’enfance, aux cauchemars ». Dans ce spectacle où se mêlent théâtre et marionnettes, la metteuse en scène affirme une nouvelle fois son goût pour les univers oniriques ou fantastiques dont témoignaient ses précédentes créations à La Scène Watteau  : Les Trois Brigands (2017) ou Couac (2016). Elle convoque également l’univers du cinéma expressionniste pour explorer la figure du vampire, celui qui par ses métamorphoses incarne « la promesse d’une vie plus intense, libérée des interdits et des impératifs de la société ». Isabelle Stibbe La Scène Watteau, scène conventionnée de Nogent-sur-Marne, place du Théâtre, Nogent-sur-Marne. Le 13 octobre 2018 à 20h30, le 16 octobre à 19h, le 17 octobre à 14h30. Durée estimée  : 1h. Tél. 01 48 72 94 94. La Terrasse, premier média arts vivants en France Patrice Latour
Pierre Grosbois D. R. Frédéric Bélier-Garcia. « Comme toujours, c’est l’alchimie d’un mélange  : une sorte de légèreté du désespoir ou de désespoir de la légèreté ! » une caisse de résonnance qui théâtralement fonctionne très bien. Le dispositif de mise en scène est trifrontal. Comment est venue cette idée ? F. B.-G.  : C’est l’envie d’avoir les acteurs très proches du public et sans image derrière eux, de sorte que leurs personnages soient esseulés avec leur parole, et que le spectateur se trouve forcé de suivre le flux de leurs De la démocratie, de Laurent Gutmann. pensées telles que les écrit Yasmina Reza  : ce sont des pensées qui s’emballent, passent du coq à l’âne, suivent le flou des humeurs des personnages. Entre la version de 2006 et celle d’aujourd’hui, votre vision du texte a-t-elle changé ? F. B.-G.  : Je ne sais si c’est mon écoute ou l’incubation du texte par les acteurs qui fait qu’on y entend d’autres résonnances. Par exemple les envolées politico-lyriques du personnage Serge Othon Weil sur le côté positif de la modernité économique. Et puis le plateau comprend trois acteurs présents en 2006  : avec le temps qui passe, leur lecture a pris d’autres volutes existentielles… Tirent-elles plus vers Schopenhauer ou vers Spinoza ? F. B.-G.  : (rires) Comme toujours, c’est l’alchimie d’un mélange  : une sorte de légèreté du désespoir ou de désespoir de la légèreté ! La luge dont parle le titre de la pièce, je la vois comme ce sentiment de dévalement dans l’existence qui peut nous envahir. Mais comme dans une luge, c’est à la fois terrorisant et joyeux ! Entretien réalisé par Isabelle Stibbe La Quai - CDN Angers Pays de la Loire, cale de la Savatte, 49100 Angers. Du 15 au 26 octobre à 20h, samedi 20 à 18h. Tél. 02 41 22 20 20. La Scala Paris, 13 bd de Strasbourg, 75010 Paris. Du 31 octobre au 24 novembre 2018. Tél. 01 40 03 44 30. Durée  : 1h20. De la démocratie Théâtre 71/d’après Alexis de Tocqueville/texte et mes Laurent GutmannEn 2014, Laurent Gutmanninterrogeait au Théâtre 71 l’écriture de Machiavel. Le metteur en scène revient aujourd’hui à la Scène nationale de Malakoff avec un spectacle inspiré de l’œuvre d’Alexis de Tocqueville. Il est passé du xvi e au xix e siècle, de la pensée sur l’éducation politique qu’expose Machiavel dans Le Prince à celle sur le système démocratique développée par Tocqueville dans De la démocratie en Amérique. Deux époques, deux auteurs, pour un même metteur en scène, Laurent Gutmann, et une même volonté de faire naître un théâtre d’aujourd’hui imaginé à partir de grands textes de l’histoire des sciences humaines. Dans De la démocratie, le directeur de la Compagnie La Dissipation des brumes matinales réunit cinq comédiens (Stephen Butel, Jade Collinet, Habib Dembélé, Reina Kakudate et Raoul Schlechter) qui se demandent, devant nous, comment représenter théâtralement la démocratie. Un spectacle en train de se faire Nous assistons à un spectacle en train de se faire, un spectacle sur la démocratie vue par Tocqueville, organisé autour d’une règle  : que ce travail obéisse au fonctionnement le plus démocratique possible. « Les relations entre acteurs, entre acteurs et metteur en scène, entre artistes et techniciens, entre acteurs et spectateurs  : toutes sont réinterrogées au regard de cette exigence démocratique », explique Laurent Gutmann. À la fois sujet et enjeu de la représentation à laquelle nous assistons, la démocratie est donc ici au centre de tout. Elle apparaît, entre situations cocasses et paradoxes philosophiques, comme une source inépuisable de réflexion. Manuel Piolat Soleymat Théâtre 71 – Scène nationale de Malakoff, 3 place du 11 novembre, 92240 Malakoff. Du 10 au 18 octobre 2018. Le mardi et le vendredi à 20h30 ; le mercredi, le jeudi et le samedi à 19h30 ; le dimanche à 16h. Durée de la représentation  : 1h50. Tél. 01 55 48 91 00. www.theatre71.com. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr mardi 9 OCTOBRE mama ahmedel attar EN ARABE SURTITRÉ EN FRANÇAIS jeudi 18 cotobre déluge journée perturbée... Rémi Lasvènes jeudi 8 novembre meet fred Hijinx theatre/Blind Summit EN ANGLAIS SURTITRÉ EN FRANÇAIS MARDI 13 & MERCREDI 14 NOVEMBRE my ex-stepmother-in-law Naomi Yoeli Jeudi 22 novembre quatorze comédie documentée... Sébastien valignat Dimanche 25 novembre Le poids d’un fantôme Damien Bouvet Mardi 4 décembre jusqu’ici tout va bien Collectif Le grand cerf bleu DIMANCHE 16 DÉCEMBRE In the middle Marion Motin JEUDI 20 DÉCEMBRE La bible vaste entreprise DE COLONISATION D’UNE PLANÈTE HABITABLE céline champinot théâtre de choisy-le-roi scène conventionnée d'intérêt national - art et création pour la diversité linguistique theatrecinemachoisy.fr 01 48 90 89 79 Visuel de saison Beb-deum/Photos Falaki - Arthur Bramao - Holger Rudolph - Uri Rubinstein - Guillaume Ducreux - Philippe Cibille - DR - Dati Photography - Vincent Arbelet/Licences d’entrepreneur de spectacles  : 1 - 1043898, 2 - 1043351, 3 - 1043899 théâtre 25 la terrasse 269 octobre 2018



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