La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 focus la terrasse 269 octobre 2018 « Nous faisons tout pour permettre les échanges. » Pascale Boeglin-Rodier focus Le Liberté et Châteauvallon, nouvel élan pour la scène toulonnaise Au cœur de Toulon, Le Liberté, lieu d’exploration artistique, d’ouverture et de partage, comme un vibrant reflet de la Méditerranée, sur la rive de laquelle il se tient. Niché dans la pinède sur les collines, Châteauvallon, enclave utopique de création et berceau de rencontres inoubliables. Pascale Boeglin-Rodier et Charles Berling dirigent ensemble ces deux maisons, et y animent une vie culturelle foisonnante et joyeuse avec une programmation éclectique, pluridisciplinaire et internationale. Entretien/Pascale Boeglin-Rodier et Charles Berling Développer la rencontre avec l’art Pascale Boeglin-Rodier et Charles Berling codirigent Le Liberté depuis sept ans. Depuis le printemps dernier, ils sont également à la tête de Châteauvallon. Texte et mes Fausto Paravidino Quelle relation entretenez-vous avec la religion ? Fausto Paravidino  : J’ai eu une formation religieuse qui s’est interrompue quand la sexualité, le théâtre et l’indépendance intellectuelle sont entrés dans ma vie. Après une période de rejet, c’est à travers le théâtre que j’ai retrouvé un intérêt pour la religion et les mythes. Ce qui me plaît dans l’écriture biblique, c’est la coexistence indissoluble entre l’extrême simplicité des fables et le mystère absolu de leur signification. La Bible parle de Dieu, bien sûr, mais aussi beaucoup – et surtout – d’êtres humains dont les actions nous paraissent à la fois familières et incompréhensibles (ou trop difficile à accepter). Quelle réflexion est à l’origine de La Ballata di Johnny e Gill ? F. P.  : Nous sommes partis de la Tour de Babel, où Dieu a créé l’humanité comme nous la connaissons, faite de gens qui ne Côté Liberté Entretien/Fausto Paravidino Pascale Boeglin-Rodier et Charles Berling. La Ballata di Johnny e Gill ments pour les artistes et huit hectares de pinède n’est pas assez mis en valeur et occupé. Quel bilan de vos premières années de direction ? P.B.-R.  : Avant le Liberté, il n’y avait pas de théâtre à Toulon même, excepté Châteauvallon plus loin dans l’agglomération. En sept ans, la population s’est vraiment approprié ce théâtre. Nous refusons de nous poser en donneurs de leçons culturelles et élitistes. Nous sommes évidemment très exigeants sur la programmation mais nous faisons tout pour permettre les échanges, grâce notamment aux tables rondes, aux rencontres.C. B.  : Nous cherchons à ne jamais fermer les portes à une discussion véritable, au contraire des temples de la bonne pensée, que j’ai trop connus. Si on écarte certains de la discussion, on peut évidemment rester entre soi et être tous d’accord. Mais quel intérêt ? Le grand travail de nos institutions est de reconnecter les gens. Il faut aller chercher ceux qui pensent que ce que nous proposons n’est pas pour eux. C’est aussi pour cela que nous rechignons de plus en plus à l’appeler le « Théâtre Liberté » auquel nous préférons « Le Liberté ». Pour ma part, je me fiche des étiquettes. J’essaie de comprendre comment on peut multiplier les liens pour que le public s’ap- Après La Boucherie de Job, Fausto Paravidino signe La Ballata di Johnny e Gill, une nouvelle création inspirée de la Bible. Cette coproduction internationale du Liberté sera créée le 8 novembre 2018. se comprennent pas, bien qu’ayant une grande envie de communiquer. Nous nous sommes également inspirés de l’histoire d’Abraham, le patriarche des trois monothéismes. Cet homme, dans un monde pour la première fois pluriel, établit une relation personnelle avec un Dieu qui lui demande de devenir un migrant, d’aller vers une terre promise sans lui dire où elle se trouve. Nous nous sommes demandés ce que représente, dans une perspective laïque, un tel Dieu. Abraham a établi avec lui une relation fondée sur l’idée irrationnelle de partir, non pas à cause de la guerre ou de la pauvreté, mais simplement parce qu’il le lui demande. Je trouve cela intéressant. Vous avez conçu ce spectacle à partir d’ateliers réalisés à New York, Genève et Toulon. Pourquoi cette démarche ? F. P.  : Pour continuer le travail initié avec le Teatro Valle Occu- Vincent Bérenger Comment va s’organiser le rapprochement entre le Liberté et Châteauvallon ? Pascale Boeglin-Rodier  : Nous sommes arrivés à la direction du Liberté en 2010 ; notre première saison date de 2011-2012. Ce théâtre a connu un développement incroyable et son équipe est désormais solide, autonome et responsable. Nous nous serions sentis plus fragiles si la proposition de diriger Châteauvallon nous avait été faite plus tôt. Si l’état et les collectivités nous ont sollicités, c’est d’une part lié au départ assez soudain du directeur de Châteauvallon et de son adjointe, et d’autre part au vu des excellents résultats obtenus au Liberté. Il ne s’agit pas de fondre ces deux lieux en un seul  : nous voulons que les deux projets artistiques gardent leur spécificité. Charles Berling  : Châteauvallon est un lieu privilégié qui a une histoire particulière, née d’une utopie culturelle. C’est un lieu abrité dans une pinède à quelques kilomètres de la ville, qui a vocation à être fréquenté et partagé, pas seulement pendant les spectacles. Le Liberté est au centre-ville, les deux sites se complètent donc parfaitement. Nous prenons notre temps pour réfléchir et convaincre, mais l’idéal vers lequel nous tendons est de gagner en marge de manœuvre, en faisant en sorte que le fonctionnement soit plus efficient pour les résidences, les coproductions et les productions. P.B.-R.  : Les économies d’échelle, le renforcement des liens entre les deux maisons, voire une formule d’abonnement ou d’adhésion commune que l’on lancera la saison prochaine, n’imposent pas pour autant de fondre les deux projets en un seul. Nos premières réflexions nous conduisent à éviter de penser la programmation selon le partage des disciplines. Il est évidemment hors de question de supprimer la danse à Châteauvallon mais plutôt de favoriser l’interdisciplinarité et d’installer une ruche de rencontres et de création. Ce site, qui compte un amphithéâtre d’été, une salle couverte, des logeproche des artistes sans avoir peur. L’argent public doit être mis au service du public, et il y a des populations qui en sont trop écartées. C’est évidemment très difficile, c’est presque une utopie, mais c’est ce qui nous intéresse. Pourquoi faire appel au mécénat d’entreprise ? P.B.-R.  : On noue des relations avec les entreprises pour construire des projets artistiques avec elles. Un établissement comme le nôtre est d’abord un service public. Les tarifs doivent être très bas pour être accessibles à tous les publics, ce pourquoi nous avons besoin des subventions publiques. Mais chaque citoyen doit pouvoir participer à l’activité, le monde économique y compris. Les subventions publiques permettent de composer une belle programmation mais nous ne nous arrêtons pas là. En allant chercher des moyens supplémentaires dans le privé, nous développons encore un peu plus l’activité, les actions culturelles et les publics.C. B.  : Nous ne sommes pas seulement des programmateurs. Quand il y a des salles vides, il faut aller chercher les spectateurs dans les entreprises. Le mécénat est un échange de valeurs et pas seulement d’argent  : que pouvons-nous apporter aux entreprises, et inversement… Comment résumeriez-vous vos missions ? P.B.-R.  : Nos missions sont celles d’une scène subventionnée  : lever tous les freins d’accès à la culture. En juin, nous programmons des spectacles gratuits à l’extérieur, en ville et en août sur la plage. La programmation se fait au gré de nos envies, de nos fidélités et de nos coups de cœur, avec, comme toujours, un grand éclectisme et des thématiques qui permettent les échanges. La 4 e scène numérique et ses plus de deux millions de vues nous permettent aussi de diversifier les publics.C. B.  : Dans le cadre de notre mission de programmation, nous apprenons aussi progressivement à connaître les artistes du territoire pour aider à la diffusion de leur travail. Les résidences permettent de resserrer ces liens. Nous essayons d’être vraiment curieux. Le théâtre souffre trop des dogmes et du formatage de la pensée. Il essaie aussi de se rattraper et nous participons à ces changements, par exemple avec cette codirection paritaire, très importante à nos yeux et qui est une réponse à des questions qu’il faut aujourd’hui se poser et que nous interrogerons en fin de saison. Propos recueillis par Catherine Robert « L’argent public doit être mis au service du public. » Charles Berling L’auteur, metteur en scène et comédien Fausto Paravidino « La coexistence indissoluble entre l’extrême simplicité des fables et le mystère absolu de leur signification. » pato, à Rome, qui avait pour principe de construire des spectacles à partir d’ateliers de recherche et de formation. également à cause de l’histoire d’Abraham et de sa famille, qui partent vers un ailleurs, font des rencontres, sont confrontés à des périls et, grâce à tout cela, découvrent qui ils sont. Nous avons voulu expérimenter une démarche similaire. Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Du 8 au 10 novembre 2018. Vincent Bérenger
Biennale numérique et 4 e scène En janvier, le Liberté poursuit son exploration du croisement entre réalité numérique et réalité sensible. 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, la 4 e Scène offre en partage sa créativité foisonnante. En plus de ses trois salles, le Liberté en ouvre une quatrième, qui ne fait jamais relâche et donc la jauge est quasi infinie  : la 4 e Scène, où l’on retrouve toute l’activité que déploie la maison toulonnaise autour de sa programmation. Entretiens avec les artistes, courtsmétrages, reportages, retransmissions des conférences et tables rondes  : on peut voir tout ce qu’on a manqué, plonger dans les archives et retrouver les temps forts. Autre événement numérique incontournable, du 31 janvier au 3 février 2019, le festival devenu Biennale des arts numériques, qui propose Chor. Ambra Senatore Hiroaki Umeda Entretien/Ambra Senatore Scena Madre* À partir d’une séquence de base, la chorégraphe Ambra Senatore imagine un kaléidoscope pour sept danseurs. Une pièce dont les fragments évoquent le quotidien. Quelle est cette « scène mère » qui constitue le centre de votre pièce ? Ambra Senatore  : C’est une matière chorégraphique qui revenait toujours dans mes créations, de manière plus ou moins inconsciente. Dans Scena Madre*, j’ai voulu partir d’elle pour proposer différents regards sur une situation simple, presque quotidienne. Comme pour chacune de mes créations, j’ai fait des propositions aux six interprètes avec qui je partage le plateau. Ils ont développé la « scène mère » en question, en mettant beaucoup de leur personne. La danse sous toutes ses formes Si la création contemporaine occupe largement la programmation de Châteauvallon, la danse y tient aussi une place de choix, par fidélité à l’esprit du lieu et par passion pour la diversité de ses formes. Né de la généreuse utopie de ses fondateurs, Henri Komatis et Gérard Paquet, Châteauvallon a été dirigé pendant vingt ans par Christian Tamet et Nathalie Anton. Pascale Boeglin-Rodier et Charles Berling prennent leur suite en demeurant fidèles au projet de ses créateurs et avec le désir de donner un « avenir puissant et inventif » à ce site mythique, en y accueillant « des œuvres saillantes venues de France et de Méditerranée ». Forte de sa programmation pluridisciplinaire, cette maison est un des hauts lieux de la danse en France. Emma Dante, phare de la scène italienne actuelle et créatrice de renommée internationale, y ouvrira la saison avec La Scortecata. Terpsichore dans tous ses états ! De nombreux créateurs s’y retrouvent et y déploient leurs talents aigus et variés. En novembre, Serge Aimé Coulibaly présente Kalakuta Republik. Puis en décembre Romain Bertet avec De là-bas ; en janvier, Jean-Claude Gallotta avec My Ladies Rock ; en février, Côté Châteauvallon Guy Delahaye Médian, de Hiroaki Umeda, dans le cadre de la biennale des arts numériques des spectacles et des installations pour « embarquer dans les univers alternatifs du cosmos numérique » ! Catherine Robert Laurent Philippe etiel.'tee Scena Madre*, en novembre à Châteauvallon -et Héla Fattoumi et Éric Lamoureux avec Swing muséum ; Kader Attou, en mars, avec Allegria. En mars encore, on découvrira une nouvelle version de A love supreme, chorégraphié par Salva Sanchis et Anne Teresa De Keersmaeker. En avril, Hafid Sour présente Costard et Michel Kelemenis, Rock & Goal. En juin, Mickaël Phelippeau offre Juste Heddy. Suivent Eduardo Guerrero qui renouvelle le flamenco avec Desplante et Patricia Guerrero, révélation de la danse flamenca, avec Catedral. Enfin, le Ballet du Grand Théâtre de Genève clôt la saison avec la cantate scénique de CarlOrff, Carmina Burana, chorégraphiée par Claude Brumachon. Catherine Robert Théma  : 4 axes forts Rencontres, conférences, films et expositions scandent la saison selon quatre thématiques qui accompagnent les spectacles. En lien avec l’actualité ou les grands sujets de société, les « Théma » du Liberté sont autant de temps forts qui élargissent les temps de rencontre, d’échanges et de réflexion qu’inaugurent les spectacles. Chaque Théma se conclut par une Nuit Liberté, où le théâtre se transforme en piste de danse, pour une soirée festive accessible à tous. Cette saison, quatre axes orientent la réflexion. Robots après tout, en octobre-novembre, interrogera le déploiement et l’issue du match moderne entre humains et robots. Le corps, j’adore reviendra, en décembre-janvier, sur la magie et les pouvoirs du corps. Saïgon, en février-mars, questionnera l’héritage de l’Indochine coloniale, au-delà des clichés et des fantasmes, autour « Ma manière est assez proche d’un travail de réalisateur. » Au cinéma, le terme désigne aussi la scène principale d’un film. Quel est votre rapport au 7 e art ? My Ladies rock, en février à Châteauvallon Et aussi… Cirque, théâtre, musiques actuelles et jazz  : du beau monde sur les collines et en ville ! Châteauvallon et le Liberté accueillent une programmation éclectique, faite de spectacles originaux, audacieux et talentueux. à Châteauvallon  : Mujer vertical, d’Éric Massé ; concert de Juan Carmona et Ptit Moh ; La Gentillesse, de Christelle Harbonn ; Hello psychaleppo, de Samer Saem Eldahr ; Le Sale Discours, de David Wahl ; Marion Rampal et Rodolphe Lauretta en partage de plateau ; la Compagnie du Zerepavec Babarman, mon cirque pour un royaume ; Les Grands, de Fanny de Chaillé et Pierre Alferi ; Ronan Duée et Dorian Lechaux dans Bankal ; Hélène Delavault dans Apocalypse café ; le cirque Le Roux avec The Elephant in the room ; L’Incivile, par le Théâtre Majâz ; Le Chien, la Nuit et le Couteau, par le Munstrum Théâtre ; Trans, de Didier Ruiz ; Apoptose, par Jeanne Mathis ; Jamais seul, par Patrick Pineau ; Speakeasy, création remarquée de The Rat Pack ; Peer Gynt, revu par David Bobée. Au Liberté  : La Jean-Louis Fernandez éric Miranda Saigon, de Caroline Guiela Nguyen, dans le cadre du troisième Théma du spectacle éponyme de Caroline Guiela Nguyen. Enfin, en avril-mai, Féminin masculin abordera la question du genre. Catherine Robert A. S.  : Depuis très longtemps, mon travail est qualifié de cinématographique par les spectateurs et les critiques. Je pense qu’en effet ma manière d’attirer le regard du public sur des détails est assez proche d’un travail de réalisateur. Mais dans Scena Madre*, c’est la première fois que je travaille de manière volontaire à partir d’un langage cinématographique. Du western au film de détectives, la pièce cite sept macro-genres de cinéma. Pour autant, on ne peut qualifier votre travail de narratif… A. S.  : En effet, si Scena Madre* suscite l’attente d’une narration, celle-ci est en permanence déçue. Les fragments de récits, de vie quotidienne, qui composent la pièce sont un peu étirés et échappent ainsi à tout réalisme. Ils ne forment pas non plus de tout cohérent, mais plutôt un réseau de petites histoires qui laissent au spectateur une importante marge d’interprétation. On voit dans votre pièce une réflexion sur le vivre-ensemble. Qu’en pensez-vous ? A. S.  : C’est une question qui m’importe beaucoup. La danse, pour moi, doit être un moyen d’apprécier les différences et de partager. Ce n’est toutefois jamais la thématique de mes créations. Mais j’espère que le temps que je passe avec l’équipe se ressent, que la valeur que j’accorde au dialogue irrigue la chorégraphie. Propos recueillis par Anaïs Heluin Le 30 novembre 2018. Le Liberté, scène nationale de Toulon, Grand Hôtel, place de la Liberté, 83000 Toulon. Tél. 04 98 00 56 76. Site  : www.theatre-liberte.fr Châteauvallon, scène nationale, 795 chemin de Châteauvallon, CS 10 118, 83192 Ollioules. Tél. 04 94 22 02 02. Site  : www.chateauvallon.com Jamais seul, en mars à Châteauvallon France contre les robots de Jean-Baptiste Sastre et Hiam Abbass, « Art », mis en scène par Patrice Kerbrat ; Macbettu, d’AlessandroSerra, d’après Shakespeare, Arthur H, Benjamin Biolay, Thyeste et Arlequin poli par l’amour de Thomas Jolly, Iliade et Odyssée de Pauline Bayle, Mama d’AhmedEl Attar… Catherine Robert 23 focus la terrasse 269 octobre 2018



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