La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 20 la terrasse 269 octobre 2018 La WWW.LESDECHARCEURS FR 0142360050 efigeiv BlArt) Texture du monde jester show z ri ; te6 Pelligede I THÉÂTRE 16/10 - 3/11 mardi au samedi 21h30 Coréalisation La Reine blanche - Les Déchargeurs & Compagnie du Soleil Bleu Avec le soutien de l’OARA (Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine) JEU Antoine Basler, Déborah Joslin théâtre DAVID FOSTER WALLACE LAURENT LAFFARGUE La performance du comédien Antoine Basler est magistrale. Sud-Ouest Laurent Laffargue se retrouve dans cette orchestration du désorde dont il fait son miel. Inferno La Compagnie du Soleil Bleu est conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Nouvelle Aquitaine) et subventionnée par le conseil régional Nouvelle-Aquitaine, la Ville de Bordeaux et le conseil départemental de la Gironde LaTerrasse_59x187.indd 1 19/09/2018 22:15 1111111111" ; zwie. D’après le roman de Romain Gary sous le pseudonyme d’Émile Ajar, prix Goncourt 1975 Jean CLAMART Critique Au plus noir de la nuit Théâtre de la Tempête/d’après André Brink/adaptation et mes Nelson-Rafaell Madel Dans la petite salle du Théâtre de la Tempête, le jeune metteur en scène Nelson-Rafaell Madel s’empare d’Au plus noir de la nuit, roman de l’écrivain sud-africain André Brink. Une mise en cause en clair-obscur du régime de l’apartheid. Lors de sa sortie, en 1973, Au plus noir de la nuit fut interdit par la censure sud-africaine, le régime de Pretoria qualifiant le roman d’André Brink (1935-2015) d’œuvre pornographique. Il faut dire que l’histoire imaginée par l’écrivain afrikaner dénonce de manière frontale l’idéologie de l’apartheid. Au plus noir de la nuit relate le destin d’un homme noir, Joseph Malan, accusé d’avoir tué Jessica, une femme blanche avec laquelle il entretenait une passion amoureuse clandestine, cette relation tombant sous le coup des lois ségrégationnistes qui avaient alors cours en Afrique du Sud. Incarcéré dans l’attente de son procès, cet idéaliste ayant toujours suivi les chemins de ses rêves revient sur les principaux épisodes de son existence. Une enfance pauvre auprès de parents travaillant au service de maîtres blancs. La découverte de sa vocation de comédien, qui le mène jusqu’à Londres avant de revenir dans son pays pour fonder la première troupe de « théâtre de couleur » et mettre son art au service de ses engagements politiques. La liaison subversive qui le lie à celle qu’on lui interdit d’aimer… L’exil, géographique et intérieur Habité par ce roman depuis plusieurs années, Nelson-Rafaell Madel (lauréat du Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène en 2016, pour Erzuli Dahomey, déesse de l’amour de Jean- René Lemoine) s’est lancé dans ce projet CRÉATION LA VIE DEVANT SOI Mise en scène Simon Delattre CIE RODÉO THÉÂTRE Théâtre et marionnette 22 rue Paul Vaillant-Couturier 92140 Clamart résa. 01 71 10 74 31 www.theatrejeanarp.com « Est-ce qu’on peut vivre sans amour ? » JEU. 8 NOV. DU 6 AU 10 NOV. 2018 Représentation et bord de plateau en Langue des signes française d’adaptation théâtrale avec l’énergie de la sincérité. « Mettre en scène ce roman magistral, déclare-t-il, c’est poursuivre un questionnement qui m’est cher  : l’exil, aussi bien géographique qu’intérieur, et affronter cette question  : comment survivre et s’épanouir dans des époques et des pays marqués par l’injustice, l’inégalité, les fléaux, les conflits ? » L’art de la conversation remonte aux salons des xvii e et xviii e siècles français et wikipedia rapporte cette citation de Diderot et d’Alembert qui dans l’Encyclopédie écrivaient  : « Les lois de la conversation sont en général de ne s’y appesantir sur aucun objet, mais de passer légèrement, sans effort et sans affectation, d’un sujet à un autre ; de savoir y parler de choses frivoles comme de choses sérieuses ». MohamedEl Khatib et Alain Cavalier ont repris à leur compte cette volonté de rester dans la légèreté et le plaisir pour n’en être que plus profonds. Ils axent ainsi leurs échanges sur l’intime, leur intime, qu’on approche à coups d’anecdotes personnelles, de récits de rêve, d’histoires familiales, toujours rapportées avec humour, sans jamais perdre de vue qu’elles peuvent exprimer des choses essentielles. Le projet de cette Conversation est né à l’initiative de MohamedEl Khatib. Après Finir en beauté et Stadium, il poursuit ici sa recherche d’un théâtre qui ne se prend pas au sérieux mais cherche à ouvrir de nouvelles perspectives. Mi-séance de psychanalyse, mi-conversation badine Avec Alain Cavalier, qui pourrait être son père, réalisateur de cinéma passé à des formes documentaires, le metteur en scène partage de nombreux points communs. Celui Tout en clair-obscur, la traversée de vie qu’il nous propose au Théâtre de la Tempête est portée par un très beau groupe d’interprètes (Adrien Bernard-Brunel, Mexianu Medenou, Gilles Nicolas, Ulrich N’toyo, Karine Pédurand, Claire Pouderoux). Profond, précis, sensible, le jeune Mexianu Medenou, qui incarne Joseph Malan, est une révélation. Dommage que le metteur en scène pousse certains personnages secondaires vers la caricature. Cette concession faite à la facilité vient brouiller un spectacle dont l’atout principal est justement l’authenticité avec laquelle il raconte cette histoire et convoque notre devoir de mémoire. Manuel Piolat Soleymat Théâtre de la Tempête, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Salle Copi. Du 21 septembre au 21 octobre 2018. Du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h30. Durée de la représentation  : 1h55. Tél. 01 43 28 36 36. Au plus noir de la nuit, mis en scène par Nelson-Rafaell Madel. Critique Conversation entre MohamedEl Khatib et Alain Cavalier Nanterre Amandiers/PAR MohamedEl Khatib ET Alain Cavalier MohamedEl Khatib et Alain Cavalier proposent une conversation performance, échange amical entre deux artistes qui sont des hommes avant tout. Conversation entre MohamedEl Khatib et Alain Cavalier. d’une enfance en tension entre les deux rives de la Méditerranée, l’amour du football, des relations pas toujours simples avec les femmes et surtout cette volonté d’orienter YoannLamoulère Léna Roche
Simon Gosselin Critique Points de non-retour [Thiaroye] La Colline – Théâtre national/texte et mes Alexandra Badea Opérant un savant maillage entre intime et politique, Alexandra Badea crée le premier volet de sa trilogie Points de non-retour au Théâtre de la Colline. Un spectacle qui fait retentir des paroles fortes en éclairant l’un des coins d’ombre de l’histoire de France  : le massacre de Thiaroye. Points de non-retour [Thiaroye] d’Alexandra Badea. son art vers le réel. Seuls en scène, debout, en frontal et non microtés (pour des raisons techniques liées à cette représentation), les deux hommes échangent leurs récits, s’interrogent, rebondissent, dans une sorte de michemin entre l’improvisé et le préparé. Dans ce registre, El Khatib excelle, timide malin, assez humble et maladroit pour capter la bienveillance de son public, assez habile et brillant pour déclencher le rire et rythmer la conversation. Moins rompu à la scène, Alain Cavalier est moins fabriqué, parfois moins adroit dans ses récits, mais gagne en authenticité ce qu’il perd en efficacité. On y parle donc de guerre d’Algérie, de rêves de mort et de premières fois, de religion, de peinture, de femmes, de mères et de pères, d’histoire politique, de théâtre et de cinéma, et l’on entend dans cette conversation légère deux personnes qui se disent, qui tentent autant de se comprendre au miroir de l’autre que de se rapprocher malgré leurs différences. Mi-séance de psychanalyse, mi-conversation badine, mi-échange entre artistes, mi-dialogue amical, cette conversation évite les pièges de la préciosité ou de l’égocentrisme. Dans un climat baigné de générosité bienveillante, elle donne à voir ce que ces deux artistes aiment faire par-dessus tout, rendre au réel, à l’anodin et au commun sa grandeur, à la simplicité et au naturel tout leur potentiel esthétique. éric Demey Nanterre Amandiers, 7 av. Pablo-Picasso, 92000 Nanterre. Le 14 octobre à 18h, le 15 octobre à 20h, les 15 et 16 novembre à 19h30, les 15 et 16 décembre à 18h. Tél. 01 46 14 70 00. Durée  : 1h environ. Également le 4 décembre à Saintes, au TNB à Rennes, de janvier à mai et au Liberté à Toulon les 6 et 7 février, le 16 juin au Grand T à Nantes. Donner la parole à ceux que l’on n’entend pas. Tel est le projet du cycle de trois spectacles imaginé par Alexandra Badea dans le cadre de son compagnonnage avec le Théâtre de la Colline. Avant Quais de Seine qui traitera, en 2019, du massacre perpétré le 17 octobre 1961 par la police française sur des manifestants algériens à Paris, l’auteure et metteure en scène d’origine roumaine (née en 1980, naturalisée française en 2014) présente aujourd’hui le premier volet de cette trilogie. Au centre de son spectacle, un autre angle mort de l’histoire de notre pays  : le massacre de Thiaroye. Le 1er décembre 1944, dans un camp militaire de la banlieue de Dakar, des tirailleurs sénégalais (issus de différents pays d’Afrique occidentale) rapatriés d’Europe après avoir combattu pour la France tombent sous les balles de l’armée coloniale. Le bilan officiel est de 70 morts. Pour justifier la tuerie, les autorités françaises parlent de mutinerie, sans jamais révéler le nom des soldats décédés ou le lieu de leur sépulture. Des historiens contestent aujourd’hui ces chiffres ainsi que la réalité de la rébellion. Partant de cette tragédie méconnue, Alexandra Badea fait s’entrecroiser - des années 1970 aux années 2000 - les trajets de vie de cinq personnages confrontés aux questions des origines, de l’identité et de la transmission. Des colères, des blessures, des désarrois Il y a Nina (Madalina Constantin), une jeune femme originaire de l’Europe de l’Est, et son compagnon Amar (Kader Lassina Touré), dont le père a disparu à Thiaroye quatre ans après sa naissance. Il y a Biram (Amine Adjina), leur fils, Nora (Sophie Verbeeck), une journaliste qui réalise une émission de radio sur le massacre du 1er décembre 1944, et Régis (Thierry Raynaud), un professeur qui découvre à la mort de son grand-père les fantômes de son histoire familiale. Dans une mise en scène en creux qui instaure des climats voilés et introspectifs traversés de vidéos, les mots sonnent juste et fort. Les colères, les blessures et les désarrois s’expriment ici sans sentimentalisme  : les émotions sont contenues. Points de non-retour [Thiaroye] entrelace les récits et les époques en mettant en regard les multiples fragments d’un théâtre qui agit par enchâssements et assemblages. Et si certains passages peuvent paraître sentencieux, ils ont le mérite de poser des questions qu’il est toujours plus simple de passer sous silence. Alexandra Badea choisit de ne pas détourner le regard. Elle dit ce qui a longtemps été tu, éclaire ce que notre histoire a trop longtemps voulu occulter. Manuel Piolat Soleymat La Colline – Théâtre national, 15 rue Malte-Brun, 75020 Paris. Petit Théâtre. Du 19 septembre au 14 octobre 2018. Du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h, le dimanche à 16h. Durée de la représentation  : 2h. Tél. 01 44 62 52 52. www.colline.fr également les 18 et 19 octobre 2018 à La Filature - Scène nationale de Mulhouse, les 29 et 30 novembre à la Comédie de Béthune dans le cadre de Next Festival. Les Ge Scène Nationale Sceaux L’Échange (première version) De Paul Claudel Mise en scène Christian Schiaretti/Théâtre National Populaire Villeurbanne CRÉATION Coproduction Du jeudi 15 novembre au samedi 1er décembre Avec  : Francine Bergé, Louise Chevillotte, Robin Renucci, Marc Zinga Production Théâtre National Populaire Villeurbanne Coproduction Les Gémeaux/Sceaux/Scène nationale Tél. 01 46 61 36 67 Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie Michel Bouvet théâtre 21 la terrasse 269 octobre 2018



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