La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Il y aura, prochainement, Le Vice-Consul de Marguerite Duras, proposition qui regardera, elle, du côté du monde de la fin de vie et des fantômes. Mais en cette rentrée, au Théâtre national de Strasbourg, c’est Partage de midi (dans la première version de la pièce, datant de 1906) que crée l’ancien directeur du Qui a traversé la lecture des romans de Dostoïevski sait la patience qu’il faut pour s’y retrouver à travers les intrigues multiples et les personnages aux noms démultipliés. Les Démons étant de surcroît l’un des récits les plus complexes du romancier russe. « Ne paniquez pas sur les noms, ça va venir. » rassure-ton le spectateur lors de l’entame tonitruante du spectacle de Sylvain Creuzevault. Jusqu’ici, tout va bien, en effet. Dans « le Club », on rigole beaucoup, on boit du champagne, Stepane, le précepteur aux idées libérales, pérore mais se révèle déjà dépassé, et les premières tensions entre les personnages apparaissent à travers vieilles rancœurs et conflits cachés. Adepte d’un théâtre qui fouille et questionne ses textes références et se les réapproprie à coups d’improvisations, Sylvain Creuzevault a organisé un joyeux bazar où des spectateurs se mêlent aux comédiens sur une scène où l’on trouve des cloches cassées, d’immenses piliers métalliques, des cloisons vues par la tranche, des icônes dorées… Torrents théoriques et passionnels Autour de lui, Sylvain Creuzevault a réuni une troupe d’excellents acteurs. Valérie Dréville et Nicolas Bouchaud pour les plus connus, mais aussi ses fidèles rompus à un jeu tout en fragilité du présent, tout en intensité de présence, où jamais ça ne ronronne, sans cesse au bord de déborder. Creuzevault a conçu son adaptation du roman fleuve en deux parties. La première centrée sur Nikolaï Stavroguine, jeune dandy débauché en quête de sens. La seconde sur Piotr Verkhovenski, démon de pacotille. On y parle religion bien sûr, action politique aussi, théories révolutionnaires et désir de tuer le père, tous thèmes récurrents chez Dostoïevski, Centre dramatique national de Lorient, ouvrant le deuxième volet de son cycle sur les rituels d’amour et de mort. Un spectacle comme au milieu du gué qui traite de l’âge adulte et propose, ainsi que l’explique le metteur en scène, un voyage initiatique. Les mystères d’une grande écriture « Vouloir mettre en scène Partage de midi, déclare Eric Vigner, c’est approcher le mys- de cette époque où Dieu est mort, Nietzsche et le nihilisme sont en marche, et le tsar pas loin d’y passer. Creuzevault mêle Dostoïevski et Adorno, le tsar et la Crimée, le nationalisme d’hier et ses résurgences d’aujourd’hui pour subtilement souligner la rémanence des questionnements soulevés. Le débat théorique subordonne donc l’action dramatique dans un rythme dialectique qui interdit tout didactisme. Les théories sont passées au moulin du réel, les propos les plus définitifs systématiquement remis en cause, les actions les plus graves détournées en bouffonnerie. Le sens ne s’imprime jamais définitivement, à l’image de ce graff en perpétuelle évolution  : « Dieu est moi », « Dieu est mou », « Dieu est mort ». à force de suivre les rebondissements du sens cependant, le spectateur s’y perd et croule sous les torrents théoriques et passionnels qui traversent les personnages. On retient l’intensité de l’interprétation, bien sûr, un chaos énergique, drôle et noir qui nous laisse un peu sonnés. éric Demey Ateliers Berthier, 1 rue André Suarès, 75017 Paris. Du 21 septembre au 21 octobre, du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h. Tél. 01 44 85 40 40. Durée  : 3h45. également au TnBA à Bordeaux du 7 au 16 novembre, au Parvis à Tarbes le 21, au Grand Théâtre de Lorient les 5 et 6 décembre, au CDN de Besançon du 11 au 14, à l’Estive à Foix le 10 janvier, à la Scène Nationale d’Aubusson le 22, au TAP à Poitiers les 6 et 7 février, au Théâtre des Louvrais à Pontoise les 12 et 13, au Théâtre de la Cité à Toulouse du 14 au 17 mai, à la Criée à Marseille du 5 au 7 juin. DR Compagnie
Alain Fonteray D. R. éric Vigner, metteur en scène de Partage de midi. tère que sous-tend l’écriture de cette œuvre qui prend sa source dans un sentiment très personnel lié à l’abandon, au mystère de la création, de l’amour, de la mort, de la femme. » Dans la pièce de Claudel – inspirée de la propre vie de l’auteur – trois hommes sont Critique Tous mes rêves partent de gare d’Austerlitz reprise/Studio-Théâtre de Stains/DE MohamedKacimi/MES Marjorie Nakache En 2011, Marjorie Nakache créait Babylon City, de MohamedKacimi, au Studio-Théâtre de Stains. La metteure en scène et comédienne présente aujourd’hui une nouvelle pièce du dramaturge. Une plongée pleine d’humanité dans l’univers d’une prison pour femmes. Il connaît bien le monde carcéral féminin. Depuis plusieurs années, MohamedKacimi anime un atelier d’écriture à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis. C’est à partir de cette expérience qu’il a écrit, suite à une commande de Marjorie Nakache, Tous mes rêves partent de gare d’Austerlitz, texte conçu comme un hommage à ces détenues pour qui la réclusion représente souvent une forme d’anéantissement, voire d’effacement intime. « J’ai vu comment la prison réagit sur les hommes, explique l’auteur. Elle les broie, les écrase et en fait des monstres. Elle les fait monter de plusieurs crans dans la hiérarchie de la virilité. C’est tout le contraire pour les femmes. Elle les éteint. Elle nie leur féminité, leur corps et même leur maternité. » Tout ceci apparaît avec profondeur, mais aussi tendresse, pudeur et même drôlerie, dans le très joli spectacle qu’a créé, le 29 mars, la directrice artistique du Studio-Théâtre de Stains. Car malgré la gravité de son sujet, Tous mes rêves partent de gare d’Austerlitz ne s’enferme jamais dans le pathos ou le misérabilisme. Six femmes qui jouent à s’inventer un monde MohamedKacimi a en effet préféré envisager la captivité des six codétenues dont nous faisons ici la connaissance à travers le prisme de l’entrain et de la gaieté. Bien sûr, toutes sortes de difficultés et des souvenirs douloureux planent sur l’existence de Zélie, Rosa, Lily, Barbara, Frida et amoureux de la même femme  : Ysé. Quatuor de corps, de voix, d’êtres à l’aura poétique et singulière, Partage de midi est l’œuvre qui a guidé le metteur en scène vers le théâtre, lorsqu’il avait 17 ans. Cette nouvelle création est donc, pour lui, un rendez-vous plus que particulier. Un rendez-vous pour lequel il a cherché à rendre compte des mouvements d’un texte qui, loin de renvoyer à une pensée linéaire, composent « un parcours de sensations physiques, kinesthésiques ». Manuel Piolat Soleymat * Texte publié aux Editions Les Solitaires Intempestifs. Théâtre national de Strasbourg, 1 avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg. Salle Koltès. Du 5 au 19 octobre 2018. Du lundi au samedi à 19h. Relâche les dimanches 7 et 14 octobre. Tél. 03 88 24 88 24. www.tns.fr. également du 13 au 15 novembre 2018 à La Comédie de Reims, du 12 au 19 décembre au Théâtre national de Bretagne, du 29 janvier au 16 février 2019 au Théâtre de la Ville à Paris. Tous mes rêves partent de gare d’Austerlitz, mis en scène par Marjorie Nakache au Studio-Théâtre de Stains. Marylou. Il n’est jamais question de les occulter. Mais pour échapper à un quotidien qui pèse, ces femmes jouent à s’inventer un monde à la mesure de leurs rêves. Un monde dans lequel s’épanouissent des sentiments de joie et de liberté. Réunies, un soir de Noël, dans la bibliothèque de leur établissement pénitentiaire, elles organisent un réveillon à leur manière au cours duquel s’invite le théâtre de Musset. Une représentation improvisée d’On ne badine pas avec l’amour vient ainsi réinterroger leur rapport au réel et au présent… Tous mes rêves partent de gare d’Austerlitz révèle des beaux moments de vie en clair-obscur. Au côté de Marjorie Nakache (elle-même sur scène), Jamila Aznague, Gabrielle Cohen, Olga Grumberg, Marina Pastor et Irène Voyatzis confèrent une grande justesse à cette immersion en milieu carcéral. A travers elles, se dessinent, derrière les rires, les ambivalences et la mélancolie d’une humanité aux destins cabossés. Manuel Piolat Soleymat Studio-Théâtre de Stains, 19 rue Carnot, 93240 Stains. Du 16 au 19 octobre et du 27 novembre au 2 décembre 2018. Pour les représentations en soirée, navette gratuite A/R  : à 20h au métro Porte de la Chapelle et à 20h15 au métro Saint-Denis. Durée de la représentation  : 1h35. Tél. 01 48 23 06 61. www.studiotheatrestains.fr Benoîte Fanton LA GUERRE DES SALAMANDRES à la Maison des métallos Robin Renucci Karel apek théâtre d’anticipation 17 > 28 octobre tarifs de 5 à 15 € infos et réservations 01 47 00 25 20 reservation@maisondesmetallos.org www.maisondesmetallos.org Maison des métallos, établissement culturel de la Ville de Paris 94, rue Jean-Pierre Timbaud Paris 11 e Jean-Christophe Bardot théâtre 17 la terrasse 269 octobre 2018



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