La Terrasse n°269 octobre 2018
La Terrasse n°269 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°269 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 24,4 Mo

  • Dans ce numéro : excellent cru d'octobre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 focus la terrasse 269 octobre 2018 Comment envisagez-vous la programmation à l’Onde ? Joël Gunzburger  : Elle repose avant tout sur la pluridisciplinarité. Exigeante et non moins populaire, équilibrée dans les genres proposés, elle est ancrée sur son territoire. Qu’il s’agisse de danse, de théâtre, de cirque, de musiques classiques, world ou actuelles, je travaille aussi à un équilibre entre des spectacles de référence nationale ou internationale, des découvertes de jeunes talents prometteurs et des compagnonnages d’artistes. Le théâtre, la musique et la danse sont représentés à part égale, avec une attention forte portée au jeune public. La création représente la moitié des représentations. Avec mes deux collaborateurs, l’une tournée vers les arts plastiques et le second vers les formes scéniques, nous construisons une programmation volontairement transversale qui met en avant l’interaction qui s’opère entre les différents champs artistiques. En quoi la pluridisciplinarité de l’Onde est-elle un atout ? J. G.  : Elle est l’une des clés de l’élargissement des publics et ge focus L’Onde, une multiplicité de singularités ! Théâtre, danse, cirque, musiques, art contemporain… L’Onde éclaire non seulement diverses disciplines, mais révèle au sein de chacune un éclectisme foisonnant et inventif, volontiers transversal, qui outrepasse toute étiquette et suscite la curiosité. L’originalité s’offre en partage, et invite à l’interaction des imaginaires. Entretien/Joël Gunzburger Une saison qui décloisonne en tous sens Sous la houlette de Joël Gunzburger, citoyen du monde féru de métissages et passerelles artistiques, l’Onde se plaît à explorer une grande diversité de démarches créatives ! Opéra World/Musique Fabrizio Cassol/d’après le Requiem DE Mozart/mes Alain Platel Requiem pour L Métissage autour d’un chef-d’œuvre. Pour leur cinquième collaboration, Fabrizio Cassol et Alain Platel revisitent un chefd’œuvre, le Requiem de Mozart. Quatorze chanteurs et musiciens de plusieurs continents donnent corps à la partition inachevée, qui devient un métissage aussi harmonieux que joyeux entre danse, lyrique, jazz, tradition juive et musiques africaines. Un requiem dédié àL., une femme dont une vidéo projette les derniers instants. Dans le décor de granit évoquant le mémorial de la Shoah à Berlin, un moment d’intense émotion qui célèbre la vie. Isabelle Stibbe Le mardi 9 octobre 2018 à 20h30. Chris Van der Burght Théâtre/D’après Hugo Claus/mes Christophe Sermet Un conte amoral. Gilles-Ivan Frankignoul Géraldine Aresteanu'dr.14e1 ; « La pluridisciplinarité est l’une des clés de l’élargissement des publics. » Dernier lit Dans un hôtel décati d’Ostende, Emily et Anna jouent et rejouent les clairs-obscurs d’une passion prise au piège de ses vertiges… Après Vendredi, jour de liberté et Gilles et la nuit, Christophe Sermet revient à l’œuvre d’Hugo Claus avec Dernier Lit. Amours qui font scandale, esprit d’irrévérence, pulsions mortelles  : la nouvelle de l’auteur belge se déploie comme « un conte amoral mordant et pathétique (…) dont l’humeur tragi-comique oscille entre la peinture de Léon Spilliaert et les photographies de Nan Goldin ». Manuel Piolat Soleymat Les 6 et 7 novembre 2018. Joël Gunzburger. Scala. Danse/chor. Olivier Dubois - D. R. Pour sortir au jour Le nouveau solo d’Olivier Dubois Premières dates franciliennes d’un solo qui a fait sensation. Comme à son habitude, Olivier Dubois apparaît trublion dans cette variation autour de la danse, à qui il semble faire une déclaration d’amour. à moins que ce ne soit au corps dansant – à savoir le sien – dont il fait ressortir ici le savoir, autant mémoriel qu’encyclopédique, sur la chorégraphie. Il montre, avec virtuosité et humour, que le corps est, sinon un réceptacle de l’histoire de la danse, au moins une œuvre d’art à lui tout seul ! Nathalie Yokel Les 8 et 9 novembre 2018 à 20h30. Cirque/Conception et mes YoannBourgeois opère des brassages de spectateurs. Elle permet d’apprécier tous les territoires des écritures contemporaines et, dans un même élan, de redécouvrir les grandes écritures du répertoire, en créant des passerelles entre les genres et les esthétiques. L’union d’artistes de la scène et de plasticiens, peintres, sculpteurs, couturiers, stylistes a toujours trouvé une expression créative sur les devants de la scène. Anne Teresa de Keersmaeker collabore avec les plasticiens Anne-Veronica Jensen et Michel François. La Handspring Puppet Cie présente des spectacles où l’art de la marionnette et du jeu s’unit dans une vision singulière aux dessins animés et aux images cinématographiques du plasticien William Kentridge. Jan Fabre, Romeo Castelluci, Robyn Orlin, Alain Platel bousculent notre perception du spectacle par leur transdisciplinarité. Quels sont les temps forts de l’Onde ? J. G.  : Quatre temps forts rythment la saison. Immersion 2018 offre un panorama sur la création nationale et internationale avec 6 spectacles de danse, théâtre, cirque et une exposition (novembre 2018). Un air de famille réunit toutes les générations autour d’une sélection de spectacles, d’ateliers et d’un sapin conçu par un plasticien (décembre 2018). ElectroChic opère un focus sur l’actualité électro avec des soirées thématiques mêlant talents émergents et pionniers du genre (mars 2019). Drôle de danse rassemble des propositions chorégraphiques où l’humour et l’étrangeté ont une place prépondérante avec 3 spectacles, dont un bal de clôture festif (mai 2019). Propos recueillis par Agnès Santi Julien Benhamou Théâtre/texte Laura Broekhuysen/mes d’Inne Goris La Maison. Scala La Maison Il s’agit d’une maison comme la dessinent les enfants  : un rectangle avec un triangle posé dessus. Casque audio sur les oreilles, parents et enfants y pénètrent et arpentent des pièces où s’expriment les voix d’une mère et de son enfant. Elle est dépressive. Lui parle des choses directement, sans filtre. Dans cet espace physique et mental mis en scène par Inne Goris, s’expose la « grande vulnérabilité » qui se cache d’ordinaire « derrière la façade de la maternité ». éric Demey Du 20 au 22 novembre, dans le cadre du festival Immersion. Ils sont huit sur scène, dans un décor d’appartement éclaté, à défier les lois de l’équilibre et les embûches de l’existence. Huit à trébucher, se relever, s’affaler, rebondir, glisser, rouler, fléchir, se contorsionner, disparaître ici, revenir là… Imaginée pour l’ouverture du théâtre La Scala Paris, en septembre dernier, la nouvelle création de YoannBourgeois est une suite de tableaux composés de réactions en chaîne, un ballet circassien en forme de fugue poétique qui éclaire les gouffres et les contingences du quotidien. Manuel Piolat Soleymat Le 17 novembre 2018. Koenbroos
Clément Lesaffre Jan Versweyveld Théâtre Performance/MES Lies Pauwels Truth or dare... Dans le titre Truth or dare, on reconnaît le fameux action ou vérité auquel aiment jouer les ados. Sur scène avec la metteuse en scène Lies Pauwels, c’est le plus souvent les deux. Des ados, elle en invite ici sept, qu’elle qualifie de « vulnérables psychiquement ». Ils sont accompagnés par trois mannequins et un prêtre. En ligne de mire, une performance où chacun est poussé au plus près de son authenticité et révèle le grand festival des apparences. éric Demey Mardi 13 novembre, dans le cadre du festival Immersion. Danse/chor. Johanna Faye ET Saïdo Lehlouh Fact Johanna Faye et Saïdo Lehlouh interrogent l’espace urbain. à travers l’interrogation de l’environnement urbain, c’est l’agitation compulsive, irraisonnée et solitaire de nos existences contemporaines que mettent en scène les chorégraphes et danseurs Johanna Faye et Saïdo Lehlouh, fondateurs de la compagnie Black Sheep. Les sept interprètes contraints par un mouvement permanent circulent au sein d’un espace déconstruit, déstructuré, qui peine à laisser place au temps et à l’intériorité. Un sujet essentiel que les corps mettent en perspective avec acuité. Agnès Santi Les 22, 23 et 24 janvier 2019. Opéra/Composition Leoš Janáček ET Annelies Van Parys/MES Ivo van Hove Le Journal d’un disparu Le Journal d’un disparu. Autoportrait intime d’un paysan tombé amoureux d’une jeune tzigane, Le Journal d’un disparu de Leoš Janáček est une évocation artistique de la passion qui lia le compositeur tchèque à celle qui fut sa muse  : Kamila Stösslová. Associé à une œuvre de la compositrice Annelies Van Parys par le metteur en scène Ivo van Hove, ce cycle de chants pour ténor, contralto, chœurs féminins et piano plonge dans « l’esprit européen du début du siècle passé » pour faire surgir un théâtre de la vie contemporain. Manuel Piolat Soleymat Le 1er février 2019. Klaartje Lambrechts D. R. Danse/chor. Jan Martens Sweat Baby Sweat Une performance signée Jan Martens. Depuis sa création en 2011, la pièce a fait bien plus que le tour de l’Europe. On ne se lasse pas de revoir ce duo qui s’adresse à tous nos sens en revivant la scène originelle de l’amour entre deux êtres. Le chorégraphe Jan Martens a choisi de développer le point de vue acrobatique autant que voluptueux, faisant de ce collé-serré une véritable performance. Ne vous fiez pas au titre, le jeu de mots penche autant vers la sueur que vers la douceur ! Et incontestablement, c’est surtout vers la beauté qu’il nous entraîne, jusqu’à l’épuisement. Nathalie Yokel Le 14 février 2019. Théâtre/D’après le roman DE Svetlana Alexievitch/adaptation et mes Emmanuel Meirieu La Fin de l’homme rouge Emmanuel Meirieu. Emmanuel Meirieu adapte l’œuvre de Svetlana Alexievitch pour un hommage sensible aux victimes et aux orphelins de l’utopie communiste. « Je pose des questions non sur le socialisme, mais sur l’amour, la jalousie, l’enfance, la vieillesse. Sur la musique, les danses, les coupes de cheveux. Sur les milliers de détails d’une vie qui a disparu », dit Svetlana Alexievitch. Emmanuel Meirieu met en scène ces témoignages, guidé par son amour pour « les derniers de cordée et les chaînes de solidarité humaine ». Catherine Robert Le 19 février 2019 à 20h30. Festival/créations électro ElectroChic Pour sa troisième édition, le Festival Electro- Chic voit les choses en grand. Aux côtés de jeunes artistes prometteurs de l’électro-pop, à qui les scènes de L’Onde offrent un tremplin, deux pointures de la scène internationale sont attendues. Jeff Mills, l’un des pionniers de la musique techno, et le batteur Tony Allen, l’un des inventeurs de l’afrobeat, confirment que le festival est devenu un temps fort de la musique électronique. Rien d’étonnant pour ce berceau de la French Touch qui a fait émerger dans les années 1990 étienne de Crécy, Air ou Phoenix… Isabelle Stibbe Les 14, 15 et 16 mars 2019. Simon Gosselin Gadi Dagon Alexis Dawson Danse/chor. Ohad Naharin Decadance. Decadance Théâtre/d’après Don DeLillo/mes Julien Gosselin Joueurs, Mao II, Les Noms Joueurs, Mao II, Les Noms, créé lors du dernier festival d’Avignon. Après Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq ou 2666 de Roberto Bolaño, Julien Gosselin s’est aventuré en terres nordaméricaines en adaptant Joueurs, Mao II et Les Noms de Don DeLillo, trois romans qui chacun à leur manière abordent la thématique du terrorisme. Le metteur en scène utilise massivement l’écran et brouille les repères habituels du théâtre, du temps, de la narration. Comme l’auteur, il laisse place à l’instabilité de l’existence et aux mouvements souterrains qui l’impacte. Agnès Santi Le 16 février 2019, au Théâtre de Saint- Quentin-en-Yvelines. Navette aller-retour depuis l’Onde. Concert-cirque/musique Bachar Mar-Khalifé/MES Gaëtan Levêque Piano sur le fil Piano sur le fil, un dialogue entre acrobatie et musique. Le pianiste Bachar Mar-Khalifé et les six acrobates qui virevoltent autour de lui offrent un Claire Hardant éblouissante par sa technique expressive autant que par son engagement profond qui relie le corps aux sensations et émotions secrètes des danseurs, la Batsheva Company est acclamée à juste titre dans le monde entier. Conçu par l’israélien Ohad Naharin en 2000 afin de célébrer les 10 ans de la compagnie, Decadance, interprété ici par le très talentueux Young Ensemble de la Batsheva, compile divers extraits de son répertoire et au fil du temps se réinvente. Un inlassable questionnement qui s’acharne à faire sens, et saisit par la beauté de sa forme, puissamment explosive ou infiniment délicate. Un événement ! Agnès Santi Le 10 décembre à 20h30. moment de grâce. Hypnotique, puissante et aérienne, la musique de Bachar Mar-Khalifé semble relayée vers les cintres par les mouvements des circassiens qui dialoguent avec elle. à la virtuosité du clavier répond la souple élégance des acrobates. Mieux qu’un concert, mieux qu’un spectacle, c’est une rencontre où les talents s’envolent vers des sommets de poésie. Catherine Robert Les 14 et 15 mai 2019 à 20h30. Drôle(s) de danse(s) Les Déclinaisons de la Navarre. Drôle comme étrange, surprenante, et aussi comme comique ! Les trois propositions de cette semaine en témoignent  : il faut voir comment Nicolas Chaignau et Claire Laureau revivent une scène d’un téléfilm, jusqu’à l’absurdité ! Ou comment Aude Lachaise, coutumière du mode stand-up appliqué à la danse, mêle monologues cabotins et discours plus graves. Et si cela devait se terminer par un bal, il fallait qu’il soit fantastique  : La Bazooka nous transporte sur les rives du cinéma fantastique, pour nous faire danser dans un hommage décalé aux grands films du genre. Nathalie Yokel Les Déclinaisons de la Navarre de Nicolas Chaignaud et Claire Laureau, le 21 mai 2019. Outsiders, la rencontre d’Aude Lachaise, les 23 et 24 mai 2019. Bal Fantastik de Sarah Crépin et Etienne Cuppens, le 25 mai 2019. L’Onde Théâtre Centre d’art, 8 bis av. Louis-Breguet, 78140 Vélizy- Villacoublay. Tél. 01 78 74 38 60. www.londe.fr 15 focus la terrasse 269 octobre 2018



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