La Terrasse n°258 octobre 2017
La Terrasse n°258 octobre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°258 de octobre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : spécial opéra.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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focus XVI la terrasse octobre 2017 Retour aux sources Nommé en 2007 au poste de directeur général de l’Opéra de Genève, Tobias Richter propose depuis l’an dernier une programmation hors les murs pendant les travaux du Grand Théâtre. Une situation qui l’oblige à redéfinir sa ligne artistique. Le succès est au rendez-vous avec plus de 90% de fréquentation et de nouveaux publics. Où en êtes-vous des travaux commencés la saison dernière ? Tobias Richter  : Notre salle historique, le Grand Théâtre de Genève situé place de Neuve, est en travaux depuis un an et demi. C’est un gros chantier qui va coûter environ 65 millions de francs suisses à la Ville de Genève. Si tout se passe comme prévu, nous devrions réintégrer notre salle habituelle la saison prochaine. En attendant, nous sommes installés dans un théâtre en bois dont la structure initiale a servi à la Comédie-Française pendant ses propres travaux. Nous avons aménagé ce théâtre éphémère en maison d’opéra, augmenté la jauge et créé une fosse d’orchestre. Nous sommes très privilégiés de disposer de ce site juste en face des Nations-Unis. Ce quartier dévolu aux ambassades est devenu un point de rencontre pour de nouveaux publics, attirés par cet Opéra des Nations. C’est un grand succès à Genève. Est-ce que la configuration du théâtre éphémère influe sur la programmation ? T. R.  : Une programmation à l’Opéra des Nations diffère focus Dernière saison hors les murs pour le Grand Théâtre de Genève  : un bilan positif Doté d’un budget de 60 millions de francs suisses (environ 52,5 M  € ), le Grand Théâtre de Genève fait partie des plus grandes scènes internationales. Actuellement en travaux, il accueille une programmation hors les murs à l’Opéra des Nations, un théâtre éphémère en bois. Une contrainte et des changements d’habitudes qui se révèlent stimulants  : ils ont permis au directeur général Tobias Richter de repenser sa programmation artistique et d’attirer de nouveaux publics. Fantasio Le jeune acteur et metteur en scène, révélé par un formidable Henry VI de Shakespeare, signe la production de Fantasio d’Offenbach et s’affirme comme l’un des grands noms de l’opéra de demain. Les metteurs en scène d’opéra n’ont plus le monopole sur leur champ de manœuvres. Faire appel aux gens de théâtre est depuis bien longtemps une ressource que les maisons d’opéra utilisent pour renouveler les lectures qui, sinon, risqueraient de s’enliser dans le confort des habitudes. Au début, cela détonne, mais cela peut aussi, d’un seul coup, débloquer les horizons du théâtre lyrique – Patrice Chéreau en sut quelque chose, après sa mise en scène de la Tétralogie wagnérienne au Festival de Bayreuth. Thomas Jolly sera-t-il demain l’un des grands metteurs en scène de théâtre appelés à secouer le monde de l’opéra ? On peut le supposer. C’est en tout cas le pari qu’ont fait les coproducteurs de ce Fantasio d’Offenbach – l’Opéra-Comique à Paris, le Grand Théâtre de Genève, ainsi que les Opéras de Rouen, Montpellier et Zagreb. Tobias Richter et Daniel Dollé, respectivement directeur et dramaturge du Grand Théâtre de Genève, euxmêmes metteurs en scène, savent ce qu’il faut insuffler de vent nouveau pour faire vivre plus fort cet être gigantesque Entretien/Tobias Richter C’est la neuvième saison de Tobias Richter à la tête du Grand Théâtre de Genève. « Tout à coup, aller à l’opéra devient facile  : ce n’est plus franchir le grand portail d’un temple. » beaucoup de ce qu’elle serait dans notre salle traditionnelle. D’abord, la fosse d’orchestre peut accueillir 70 musiciens, un effectif qui nous prive du grand opéra du xix e siècle (Wagner, Verdi, Meyerbeer…). Ensuite, la scène en bois dispose de très peu de supports électroniques ou de machineries  : pas de trappes, pas de ponts mobiles, des cintres qui ne permettent pas de faire disparaître de grands éléments… Ces contraintes de dispositifs scénographiques nécessitent un autre profil artistique que dans l’immense salle du Grand Théâtre de Genève Fantasio d’Offenbach, d’après Musset, mis en scène par Thomas Jolly. D. R. Sébastien Soriano (1 600 places pour seulement 500 000 habitants !) , comparable à la Scala ou l’Opéra Bastille. Comment avez-vous donc bâti votre saison 17/18 ? T. R.  : Il s’agit d’un choix autour de sujets dramatiques ou littéraires qui ne nécessitent pas un dispositif scénographique démesuré. C’est le plateau nu – le principe du théâtre épique – qui domine. Par ailleurs, lorsque je choisis une thématique, je ne m’arrête pas à un seul titre d’opéra. Nous venons de monter une trilogie Beaumarchais où dans un même espace scénographique, nous donnons Le Barbier de Séville, Les Noces de Figaro et Figaro gets a divorce d’après La Mère coupable, une commande auprès de la compositrice russe Elena Lange dont le livret de Daniel Pountney intègre également l’atmosphère du texte de Horvath, Figaro divorce. Dans le même esprit, nous proposons en février une thématique autour de Faust en présentant l’œuvre de Gounod ainsi que l’oratorio de Robert SchumannLes Scènes de Faust de Goethe, une œuvre connue des mélomanes mais rarement jouée. Cette programmation tire davantage vers le théâtre que la maison d’opéra car les proportions entre la scène et la salle de l’Opéra des Nations se prêtent plus à un dialogue direct. À vous entendre, ces travaux s’avèrent finalement stimulants ! T. R.  : Vous avez certainement raison. Cela oblige à retourner à la source, à se rappeler que le théâtre est un métier. Le plateau nu est fascinant car il oblige à redéfinir les conditions, le cadre des histoires que nous allons raconter à notre public. À l’opéra, la musique est prédominante mais là aussi, ce dispositif entièrement en bois, qui rappelle un peu le théâtre grec, sonne magnifiquement. J’ai pu constater que les spectateurs se sentent bien dès qu’ils s’installent dans cette salle. Tout à coup, aller à l’opéra devient facile  : ce n’est plus franchir le grand portail d’un temple. Entretien réalisé par Isabelle Stibbe et fragile qu’est une production d’opéra, mais sans lui faire perdre son équilibre. Dans le théâtre de Thomas Jolly, et tout particulièrement dans ses mises en scène des immenses fresques historiques de Shakespeare, ils ont vu combien le jeune metteur en scène est capable de faire vivre en même temps tout un plateau, sans le lisser ni l’uniformiser, en attirant au contraire le regard et l’oreille du spectateur, en aiguillonnant son attention. User des codes contemporains de la narration Thomas Jolly use explicitement des codes contemporains de la narration, ceux notamment des séries télévisées. Mais ce n’est pas là un effet de mode ou une transposition comme fin en soi  : il le fait parce que cela fonctionne, parce que cela souligne les pleins et les creux qui ne manquent jamais de se côtoyer sur un plateau de théâtre. À l’opéra – et la mise en scène d’Héliogabale de Cavalli réalisée par Thomas Jolly à l’Opéra de Paris en 2016 en est une belle illustration –, il peut aussi se permettre de manipuler les jeux croisés de la scène et de la musique, ce que le (bon) cinéma fait depuis toujours. À vrai dire, avec Fantasio, opéra-comique méconnu d’Offenbach, antichambre des Contes d’Hoffmann, Thomas Jolly retrouve ce qu’il aime  : un texte fleuve, pas toujours théâtral a priori (le livret est une adaptation de la pièce de Musset par son frère), qu’il faut mettre en musique même lorsque la musique est absente. Le metteur en scène y montre qu’il sait apprivoiser le rythme, sans chercher à voiler les langueurs et la mélancolie. Jean-Guillaume Lebrun Du 3 au 20 novembre 2017.
Christian Mai Le Baron tzigane Pour les fêtes de fin d’année, la savoureuse opérette composée par le roi de la valse, JohannStrauss, est mise en scène par Christian Räth. Eleonore Marguerre. Moins programmé que La Chauve-Souris, le Baron tzigane est pourtant une œuvre entraînante qui a suscité l’enthousiasme dès sa création en 1885 au Théâtre an der Wien. C’est lors d’une tournée en Hongrie que JohannStrauss découvre le livret de l’écrivain autrichien Ignaz Schnitzer, d’après la nouvelle Saffi de Mor Jokai. L’intrigue pittoresque séduit d’emblée le compositeur  : Sandor Barinkay est le fils d’un Hongrois autrefois banni de ses terres par les Autrichiens. Il espère rentrer en possession de son château occupé par Zsupan, un éleveur de cochons, d’autant que son père y avait caché un trésor. Dans un premier temps, il propose le mariage à Arsena, la fille de Zsupan, avant de se laisser séduire par la mystérieuse tzigane Saffi. Après bien des péripéties sur fond de chasse au trésor, d’amours contrariées et d’exploits militaires, le « baron tzigane » peut enfin récupérer son bien et épouser celle qu’il aime. Synthèse entre musique viennoise et folklore tzigane L’argument permet à JohannStrauss d’élaborer une habile synthèse entre musique viennoise et folklore tzigane où pendant trois actes s’enchaînent valses, mazurkas, polkas et czardas. Pour cette nouvelle production, le Grand Théâtre de Genève donne cette opérette dans la version française créée à Paris en octobre 1895 aux Folies dramatiques, avec une nouvelle adaptation des dialogues réalisée par Agathe Mélinand. Stefan Blunier dirige l’orchestre de la Suisse romande dans une mise en scène de Christian Räth. Le Baron tzigane est incarné par le ténor Jean-Pierre Furlan qui saura sans doute séduire le public genevois grâce à ses vingtcinq ans de métier tandis qu’Eleonore Marguerre lui donnera la réplique dans le rôle de Saffi. À noter la présence de la jeune Melody Louledjian (Arsena) qui avait enthousiasmé le public de l’Opéra-Comique dans la reprise de Ciboulette en 2016. Isabelle Stibbe Du 15 décembre 2017 au 6 janvier 2018. Victor Tonelli Yunus Durukan Faust Georges Lavaudant met en scène le grand récit de Goethe mis en musique par Gounod. Faust est sans doute l’un des plus grands inspirateurs de toute l’histoire de l’art lyrique. La parution de la tragédie de Goethe – puis en France, sa traduction par Gérard de Nerval en 1828 – suscite immédiatement l’intérêt des compositeurs. Hector Berlioz s’en empare dès 1829 pour composer Huit scènes de Faust, qui deviendront une quinzaine d’années plus tard La Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties. Avec son Faust, grand opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré, Charles Gounod obtient son premier grand succès – un accueil triomphal à Paris, rapidement confirmé à travers l’Europe et même outre-Atlantique. Le personnage de Georges Lavaudant. Faust entre dès lors dans la mythologie de l’art lyrique ; il n’en sortira plus, comme en témoignent, bien plus récemment, les ouvrages de Henri Pousseur (Votre Faust, 1969) ou Pascal Dusapin (Faustus, the Last Night, 2006), parmi bien d’autres avatars. Marguerite, rôle emblématique confié à Ruzan Mantashyan À vrai dire, plus encore qu’à Faust ou à l’incarnation diabolique de Méphistophélès, Gounod, dans son opéra, s’intéresse au personnage de Marguerite. Les airs confiés à ce rôle emblématique des sopranos lyriques sont parmi les plus célèbres de tout le répertoire  : la ballade de Marguerite au rouet (Il était un roi de Thulé) ou le fameux « air des bijoux » (connu de tout tintinophile). Pour cette nouvelle production, le Grand Théâtre de Genève offre le rôle à Ruzan Mantashyan, jeune soprano arménienne passée par l’Académie du Belcanto de Mirella Freni et l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris. Elle sera entourée par des musiciens aguerris, à commencer par le ténor John Osborn (Faust), le chef Jesús López-Cobos et le metteur en scène Georges Lavaudant. Jean-Guillaume Lebrun Du 1er au 18 février 2018. Entretien/Daniel Dollé Accompagner de jeunes chanteurs à l’année Depuis maintenant huit ans, le Grand Théâtre de Genève dispose d’une troupe de jeunes solistes qui côtoient sur scène les solistes invités. Daniel Dollé, dramaturge et conseiller artistique auprès de Tobias Richter, évoque cette initiative originale, profitable tant aux jeunes chanteurs qu’au théâtre. Pourquoi avez-vous décidé la création d’une troupe de jeunes chanteurs attachée au Grand Théâtre ? Daniel Dollé  : Avant d’arriver ici à Genève, Tobias Richter et moi-même avions travaillé ensemble en Allemagne dans un théâtre de répertoire – qui ne peut fonctionner qu’avec une troupe permanente. Nous avions eu l’idée de créer en parallèle une structure permettant de mettre le pied à l’étrier des jeunes chanteurs. Nous avons repris à Genève cette idée d’une petite structure réunissant cinq à huit jeunes chanteurs payés à l’année. Quelle est leur place dans la saison ? D. D.  : Pour le recrutement, nous tenons compte des rôles que nous pouvons offrir durant la saison. Il ne sert à rien d’avoir quatre sopranos ou un contre-ténor si nous ne pouvons rien leur proposer. Chacun de nos chanteurs intervient sur deux ou trois productions par an dans des rôles secondaires, mais ils peuvent aborder de grands rôles en tant que doublures. Ils assistent aussi aux répétitions, même lorsqu’ils ne chantent pas. C’est un peu comme une famille ; les artistes invités sont souvent contents de partager leur expérience avec ces jeunes collègues. Daniel Dollé. « Ici, c’est un peu un cocon. » Les relations se poursuivent-elles avec les anciens solistes de la troupe ? D. D.  : Ceux qui sont venus chez nous se manifestent toujours à nouveau. Quand nous pouvons leur trouver des rôles, nous le faisons avec plaisir – mais c’est parfois difficile quand ils intègrent une grande troupe ou que leurs engagements se multiplient. Nous sommes en tout cas toujours heureux d’avoir pu leur apporter un peu de sérénité. Il y a tellement de chanteurs qui, par peur du lendemain, sont prêts à accepter n’importe quel rôle, au risque d’abîmer leur voix. Ici, c’est un peu un cocon. Propos recueillis par Jean-Guillaume Lebrun Gregor Hohenberg Jean-Baptiste Millot King Arthur Après Cavalli l’an dernier, Leonardo García Alarcón signe son retour au Grand Théâtre de Genève avec la sublime partition de Purcell, dans une mise en scène d’Alain Maratrat. Le chef Leonardo García Alarcón. Sans être tout à fait un opéra, King Arthur est une œuvre porteuse d’une puissance scénique extraordinaire. Cela tient pour beaucoup au texte de John Dryden – il ne faut pas oublier que King Arthur était avant tout une œuvre de théâtre même si l’auteur permit à Henry Purcell d’exprimer toute la richesse de son génie musical. Ainsi les numéros instrumentaux font-ils assaut de procédés audacieux (notamment une écriture en écho) qui donnent aux scènes profondeur et caractérisation. S’ajoutant aux nombreux rôles parlés, les parties chantées sont d’une grande variété et, depuis la création en 1691, la prodigieuse invention de pages telle la « scène du froid » de l’acte III a toujours été saluée et sonne aujourd’hui encore avec une étonnante modernité. Prodigieuse inventivité Tous les grands ensembles dédiés au répertoire baroque se sont tôt ou tard confrontés à ce chef-d’œuvre. Leonardo García Alarcón, qui a remis au premier plan quelques figures oubliées du baroque italien tels Cavalli ou Falvetti, s’était déjà aventuré en terres purcelliennes avec un Didon et Énée d’anthologie enregistré au Festival d’Ambronay. Avec son ensemble Capella Mediterranea, accompagné par le Chœur du Grand Théâtre, il descend cette fois dans la fosse pour un King Arthur dont la mise en scène est confiée à Alain Maratrat. Un choix pour le moins pertinent tant ce metteur en scène, curieux d’œuvres rares, n’aime rien tant que les partitions où l’humour se mêle au drame. Jean-Guillaume Lebrun Du 26 avril au 9 mai 2018. Et aussi La nouvelle production de Don Giovanni avec un plateau vocal éblouissant  : Simon Keenlyside, Patrizia Ciofi, Ramon Vargas, Myrto Papatanasiu (du 1er au 17 juin). Une rareté, Ascanio, drame lyrique de Saint-Saëns d’après les Mémoires de Benvenuto Cellini, en version de concert sous la direction de Guillaume Tourniaire (les 24 et 26 novembre). Le récital de la soprano Sonya Yoncheva que son timbre somptueux fait comparer à Joan Sutherland (le 4 février), et un concert de Riccardo Muti à la tête de son Orchestra Giovanile Luigi Cherubini, qui donne l’opportunité à de jeunes musiciens italiens de moins de trente ans de se forger une solide pratique d’orchestre (le 27 mai). Grand Théâtre de Genève, Opéra des Nations, 40 avenue de France. CH 1202 Genève. Tél. +41 22 322 50 50. www.geneveopera.ch Sonya Yoncheva. focus XVII la terrasse 258 octobre 2017



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