La Terrasse n°246 septembre 2016
La Terrasse n°246 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°246 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 12,3 Mo

  • Dans ce numéro : la scène vivante fait sa rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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16 théâtre septembre 2016/N°246 la terrasse SAISON 2016/17 n L’Ecole des femmes Molière/Philippe Adrien 6 septembre2 octobre n Le Silence de Molière Giovanni Macchia/Marc Paquien 16 septembre16 octobre n Les Caprices de Marianne Musset/Frédéric Bélier-Garcia 10 novembre11 décembre n Scènes de violences conjugales Gérard Watkins 11 novembre11 décembre n Vie et mort de H Hanokh Levin/Clément Poirée 10 janvier5 février n Urfaust Gœthe/Gilles Bouillon 11 janvier5 février n Timon d’Athènes William Shakespeare/Cyril le Grix 2 mars2 avril n Le Songe d’une nuit d’été William Shakespeare/Lisa Wurmser 3 mars2 avril n Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit Mark Haddon/Simon Stephens/Philippe Adrien 20 avril28 mai n Après la répétition Ingmar Bergman/Nicolas Liautard 27 avril28 mai Infos 01 43 28 36 36/www.la-tempete.fr Le centquatre par le collectif Opéra Pagaï/mes Cyril Jaubert Cinérama Dispositif immersif qui vous transporte à l’intérieur d’un film, Cinérama d’Opéra Pagaï transforme l’univers qui vous entoure en plateau de cinéma. Une expérience à vivre. Reprise/Théâtre de l’Athénée de et avec Philippe Caubère Onze épisodes pour Le Roman d’un acteur, huit pièces en quatre volets pour L’Homme qui danse  : au regard du long marathon théâtral qui en est né, La Danse du Diable apparaît comme un résumé des aventures de Ferdinand. On y retrouve la mère et sa femme de ménage, le général de Gaulle, Mauriac et Sartre, le concert de Johnny au parc Borély à Marseille, la frangine, les copains, la prof de théâtre hallucinée et son chouchou, Bruno Gaillardini, Georges, le régisseur fou, Soljenitsyne, alias « Souliounoutchine », le PC contre le PS, incarnés dans la lutte pagnolesque entre François Billoux et Gaston Deferre. Ariane, la mère nourricière, n’y est pas, mais toutes les mamelles imaginaires et fantasmatiques qu’a tétées le jeune Caubère sont là, et le retour à la jouvence provençale lui réussit à merveille. Le comédien est au sommet de son art, aux limites, parfois, du cabotinage, mais sincère, enthousiaste et éblouissant. Claudine, encore et toujours… D’un geste, en une seconde, en un changement de ton, il incarne tous les membres de ce chœur délirant. La scène de la chambre où le jeune Ferdinand convoque ses héros politiques et littéraires est à cet égard un impressionnant morceau de bravoure. On peine davantage avec les cours de théâtre de Micheline Galiard – peut-être parce que la figure de Mnouchkine apparaît en filigrane et que Philippe Caubère a La Terrasse, premier média arts vivants en France Critique Depuis longtemps, Opéra Pagaï aime créer hors les murs des spectacles où le décor tient le premier rôle. Après nous avoir renvoyés sur les bancs de l’école avec 80% de réussite, Opéra Pagaï nous propulse maintenant au beau milieu d’un film grâce à Cinérama. Le principe  : attablé à la terrasse de son café de quartier, les oreillettes bien en place, le spectateur va assister à l’action d’un film comme si elle se déroulait sous ses yeux, comme si le réel qui l’entoure au quotidien se transformait en univers cinématographique 3D. Un véritable basculement dans la réalité virtuelle, produite sans l’intermédiaire d’un casque haute technologie, mais par la magie d’un spectacle drôle, émouvant et bien ficelé, qui transforme les lieux du quotidien en décor de toutes les actions cinématographiques que l’on pourrait imaginer. Une manière simple et sensible de réenchanter le quotidien – les lieux, les gens, les situations – qui s’effectue sur le principe d’un work in progress performatif, dans la mesure où tout ce qui s’énonce se réalise. Le pouvoir de l’imaginaire Le film se crée donc sous nos yeux par l’entremise de deux personnages scénaristes qui imaginent les actions que leur inspirent les lieux et les gens qui le traversent. Le spectacle se jouant pour la première fois au Cent- Quatre, le scénario élaboré pour la place Saint- Michel de Bordeaux, où nous avons découvert ce spectacle, sera sans nul doute réaménagé. Néanmoins, on peut s’attendre aux mêmes processus  : une histoire intégrant les accidents du direct – badauds et promeneurs – et conduisant à s’interroger sur la nature de chacun – extérieur ou intégré au spectacle ? Une LA DANSE DU DIABLE Critique Plus de trente ans après sa création, Philippe Caubère reprend La Danse du Diable, matrice de son autofiction théâtrale. Il prouve une nouvelle fois sa puissance scénique et son génie interprétatif. Philippe Caubère reprend La Danse du diable. atteint des sommets de drôlerie dans les spectacles où il racontait les aventures du Théâtre du Soleil. Mais demeure, en majesté, Claudine Gautier, la mère tyrannique et impitoyable, aux saillies d’une efficacité comique inentamée. Ses remarques fielleuses et faussement naïves sur les contradictions du communisme, son étonnement de découvrir que Madame Colomer est une rouge – espagnole et femme de ménage, Claudine comprend, mais admet plus difficilement qu’un fils de bourgeois comme le sien le devienne – sont génialement désopilants. Dans l’incarnation de cette femme qu’il joue aujourd’hui, alors qu’il a dépassé l’âge qu’elle avait quand elle est morte, Caubère sait moduler son art, et passe avec une aisance sidérante du rire aux larmes. L’entreprise était titanesque, la reprise de sa pièce inaugurale est jubilatoire, et Philippe Caubère irradie, en comédien solaire. Catherine Robert Théâtre de l’Athénée, Square de l’Opéra Louis- Jouvet, 7 rue Boudreau, 75009 Paris. Du 11 octobre au 20 novembre, mercredi, vendredi et samedi à 20h, mardi à 19h, dimanche à 16h. Tél. 01 53 05 19 19. Durée  : 3h20 avec entracte. Spectacle vu au Théâtre de l’Athénée. à voir aussi Bac 68, du 4 octobre au 19 novembre. Réagissez sur www.journal-laterrasse.fr Ar Michèle Laurent.
Béatrice Cruveiller Fabien Tijou la terrasse septembre 2016/N°246 théâtre 17 I Cinerama d’Opera Pagaï au CentQuatre. utilisation de la musique qui rappelle combien l’univers alentour peut changer de couleur au gré des musiques qui l’enveloppent. Des travellings qui font circuler le regard sur un univers qu’on survole par habitude bien trop vite, des esquisses de scènes en forme de clins d’œil à des références cinématographiques communes (Al Pacino, Jacques Demy…) et d’autres ingrédients encore qui conduisent à l’élaboration d’une recette fort réussie. Au final, un spectacle qui agit réellement sur les rapports entre le réel et la fiction au point que vous ne pourrez plus jamais voir le CentQuatre comme avant, définitivement imprégné qu’il sera par Théâtre du Vieux-Colombier de Anton Tchekhov/mes Julie Deliquet Oncle Vania le souvenir du spectacle qui s’y sera déployé. Il y a dans l’imaginaire une capacité à occuper le réel qu’on a trop souvent tendance à sousestimer. éric Demey Le CentQuatre, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 23 septembre au 2 octobre. Le mercredi à 16h, le jeudi et vendredi à 18h, le samedi à 11h, 14h30 et 18h, le dimanche à 14h30 et 18h. Tél. 01 53 35 50 00. Durée  : 1h15. Spectacle vu à Bordeaux lors du festival Novart. Rejoignez-nous sur Facebook Entretien e Julie Deliquet Julie Deliquet délaisse ponctuellement l’équipe du collectif In Vitro et ses improvisations pour mener son travail au plateau avec les comédiens de la Comédie-Française. Récit d’un choc des cultures autour d’Oncle Vania. Comment est née l’idée de monter cet Oncle Vania à la Comédie-Française ? Julie Deliquet  : éric Ruf m’a proposé une collaboration il y a deux ans mais j’étais trop concentrée sur mon travail avec le collectif In Vitro à cette époque. Il a réédité cette proposition avec pour seule contrainte celle de Julie Deliquet. partir d’un texte littéraire. J’ai choisi Oncle Vania pour initier un cycle sur Tchekhov que je vais poursuivre ensuite avec mon collectif. Vous travaillez habituellement à partir d’improvisations au plateau, ferez-vous la même chose ici ? J. D.  : J’arrive de l’écriture de plateau pour aller vers un théâtre de texte. C’est le mouvement inverse des acteurs qui vont travailler avec moi. Le texte, c’est un luxe magnifique, parce que l’on sait où l’on va, alors que l’écriture de plateau, c’est vertigineux. J’ai voulu retirer du texte de Tchekhov tout ce qui était trop russe, trop connoté historiquement. J’ai demandé aux acteurs de lire cette adaptation et de tourner des films avec un partenaire chacun  : des courts-métrages où ils doivent aller d’eux-mêmes à leurs personnages, pour voir comment passer de 2016 à Tchekhov, comment tomber naturellement dans ses mots. C’est un changement de méthode pour eux ? J. D.  : Pour moi et pour eux, c’est plus une rencontre qu’une méthode qui s’impose. Ils ont de grandes facultés d’adaptation et sont très joueurs, ce qui leur permet une grande liberté avec le texte. De mon côté, j’utilise aussi des méthodes que je n’avais jamais employées. Les choses se font plus en faisant qu’en expliquant, quand dans les collectifs, on se réunit autour d’une table pendant des heures. Vous avez aussi plus de moyens de production ? J. D.  : Absolument. Et ce paramètre faisait partie de mes interrogations initiales  : « Les choses se font plus en faisant qu’en expliquant. » Julie Deliquet à quel point ce théâtre pauvre que j’avais presque érigé en charte faisait partie de moi ? J’ai pris le temps de réfléchir et je me suis dit que ce serait très jouissif de faire du théâtre pauvre ici. Il faut dire que les soussols de la Comédie-Française, c’est un véritable Emmaüs d’accessoires. J’en ai rempli des caddies dont on se sert pour les répétitions. Et pour assurer la porosité entre le réel et la fiction, entre 2016 et Tchekhov, je me suis dit qu’un dispositif bi-frontal serait idéal. Ce qui nécessite une scénographie dépouillée. Propos recueillis par éric Demey Théâtre du Vieux-Colombier, 21 rue du Vieux- Colombier, 75006 Paris. Du 21 septembre au 6 novembre, du mercredi au samedi à 20h30, le dimanche à 15h, le mardi à 19h. Tél. 01 44 39 87 00. Réagissez sur www.journal-laterrasse.fr Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr ST-QUENTIN EN-YVELINES TilFATRF 1.. SCÈNE NATIONALE Cecilia Bengolea/François Chaignaud Lucinda Childs/Ballet de l’Opéra de Lyon Brigitte Fontaine/Les Musiques à Ouïr EarFilms David Czesienski/Collectif OS’O Feu ! Chatterton Thomas Ostermeier Mourad Merzouki Orchestre National d’Île-de-France Ballet du Nord/Olivier Dubois CCN Roubaix Hauts-de-France Joachim Latarjet/Alexandra Fleischer YoannBourgeois - CCN Grenoble Fabrice Melquiot/Joan Mompart Dominique Pitoiset Quatuor Ardeo Yacobson Ballet/Jean-Guillaume Bart Pierre de BethmannArcal/Julien Chauvin/Sandrine Anglade Noé Soulier Phia Ménard - Cie Non Nova David Gauchard - L’unijambiste Marc Lainé - Cie La Boutique Obscure/Moriarty Alban Richard/Christophe Rousset The Amazing Keystone Big Band Matthieu Roy - Cie du Veilleur Emio Greco/PieterC. Scholten Joris Mathieu - Cie Haut et Cour Fragan Gehlker/Alexis Auffray/Maroussia Diaz Verbèke Cabaret Contemporain Rachid Ouramdane - CCN Grenoble Chloé Moglia Halory Goerger Thierry Balasse - Cie Inouïe Julien Bouffier Cirque Inextrémiste Rocío Molina MohamedEl Khatib STEREOPTIK Macha Makeïeff Emily Loizeau Marion Pellissier - La Raffinerie Jacques Vincey Emanuel Gat/Awir Leon... 01 30 96 99 00 WWW.THEATRESQI:ORG PRÉFET DE LA RÉGION 01ielledeFrance "Télair 16 17



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