La Terrasse n°238 décembre 2015
La Terrasse n°238 décembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°238 de décembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : la damnation de Faust...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 danse décembre 2015/N°238 la terrasse CARAMBA SPECTACLES - Lic  : 2-1068201 et 3-1068202 4 -te THÉÂTRE DU CORPS PIETRAGALLA DEROUAULT DEROUAULT JE T’AI RENCONTRÉ PAR HASARD r FOLIrf 15CP6EQC du 9 au 21 Février 2016 Facebook « f » Logo CMYK/.eps Facebook « f » Logo CMYK/.eps I e— La Terrasse www.theatre-du-corps.com pietragalla à impaire— Locations Fnac - Carrefour - www.fnac.com - Folies Bergère 0 892 681 650 www.foliesbergere.com - www.caramba.fr et points de vente habituels 0.34 € /mn I En tournée Chor. Akram Khan/Scénographie Anish Kapoor/Musique Nitin Shawney Kaash LE CENTQUATRE Conceptions Michiel Vandevelde, Fabien Prioville Michiel Vandevelde et Fabien Prioville Cette première soirée du festival Temps d’Images met en scène des usages des nouvelles technologies, métamorphosés par deux artistes. Michiel Vandevelde rejoue sa collection d’images au CentQuatre. Michiel Vandevelde a été formé à la danse à l’école P.A.R.T.S. de Bruxelles. Très tôt, il s’est lancé dans un travail personnel, utilisant les outils de la danse pour formaliser des concepts, des idées, puisés dans les bruissements de notre société. La littérature, la philosophie et la politique ne sont pas éloignées de ce nouveau projet, dont il donne avec Antithesis, the Future of the Image la première en France  : il emprunte à la culture populaire en extrayant son matériau de You- Tube, et en détourne la vision par le prisme d’une pensée élaborée au travers des images. Clara Hermans Pour Fabien Prioville, lui aussi danseur (formé au CNDC d’Angers, interprète chez Edouard Lock et chez Pina Bausch), le processus est tout autre, puisqu’il met en scène le public dans une expérience physique et collective pour smartphones. Où l’on ne sait qui décide des choix et où se situe la mise en scène, selon les consignes et les assignations du Smartphone Project. N. Yokel Le CentQuatre, 5 rue Curial, 75019 Paris. Le 5 décembre 2015 à 20h30, le 6 à 16h. Tél. 01 53 35 50 00. Théâtre Paul éluard Chor. Erika Zueneli Tant’amati « Tant aimés », disent Erika Zueneli et Sébastien Jacobs, dans ce duo écrit au plus serré du quotidien d’un couple. Un duo d’amour plongé dans le quotidien. Un salon, une cuisine, un quotidien profondément marqué par la banalité de nos existences  : comment toucher en profondeur la relation de couple, dans un environnement La Terrasse, premier média arts vivants en France Critique Kaash est la première pièce qui fit connaître le chorégraphe anglais d’origine pakistanaise Akram Khan en 2002, dans une dynamique à nulle autre pareille. C’est une sorte de pièce-manifeste qui bousculait un paysage chorégraphique français en plein doute sur le primat du mouvement. Douze ans après sa création, elle revient en France, intacte, avec ses lueurs sombres, sa gestuelle fulgurante qui mélange au Khatak une danse contemporaine virtuose. Créé en collaboration avec deux artistes indo-britanniques renommés, le célèbre plasticien Anish Kapoor et l’un des compositeurs les plus recherchés aujourd’hui, Nitin Shawney, Kaash, qui signifie « si seulement » en hindi, aborde les multiples récits de la création du monde dont Shiva, Dieu de la métamorphose et de la réincarnation, est la figure centrale. Rendre visible la théorie du chaos Prélevée dans une sorte de flux continu, la chorégraphie, d’une rapidité ahurissante, laisse apparaître une transparence du mouvement, comme menacé de disparaître. Les corps des cinq interprètes sont emportés dans cette dynamique instable. Leur gestuelle complexe, structurée, travaillée par des accélérations intenses, auxquelles succèdent des ralentis fascinants, crée une sensation d’apesanteur ou d’éblouissement. Leurs corps retenus semblent alors léviter avant de tomber comme anéantis. Cette physicalité acérée, véloce et précise engouffre interprètes et spectateurs dans la théorie du chaos. Si la composition musicale très rythmée de Nitin Shawney dynamise encore le mouvement, viscéral, pulsé par des percussions ponctuées de quelques éclats de gongs, la scénographie d’Anish Kapoor exerce sa force visuelle autonome, attirant irrésistiblement le regard Kaash d’Akram Khan. vers des profondeurs vibratiles. Comme un immense trou noir prêt à propulser les danseurs dans un monde invisible, la lumière pulsatile amenuise la ligne qui sépare la présence de l’absence dans une transmutation infinie. Shiva n’est-il pas le Dieu qui détruit l’ordre pour le restaurer ? Agnès Izrine Le 5 décembre au Quartz de Brest, les 11 et 12 décembre à l’Espace 1789 de Saint-Ouen, le 15 décembre au Théâtre Firmin Gémier – La Piscine de Chatenay-Malabry, les 17 au 19 décembre à la Maison de la Musique de Nanterre, le 30 mars 2016 au Théâtres en Dracénie de Draguignan, les 2 et 3 avril à l’Espace des Arts, Scène Nationale de Chalonsur-Saône, du 5 au 7 avril à Bonlieu, Scène Nationale d’Annecy, les 17 et 18 mai au Théâtre de Caen, 27 mai au Zénith de Pau. Durée  : 1h00. Spectacle vu à sa création et à la MC2 en 2014. Rejoignez-nous sur Facebook - Jean-Louis Fernandez Guillaume Deman
Piqui Mandarine la terrasse décembre 2015/N°238 danse 27 I Film 2015 Réal. Carlos Saura/Argentine/Espagne/France/Epicentre Films Argentina Un film en forme d’ode à la danse, à la musique et à la culture argentines. embarrassé par le poids de l’habitude ? Erika Zueneli évolue dans ce décor avec Sébastien Jacobs, interprète tout autant comédien que danseur. Ils forment ensemble les pleins et les déliés d’une histoire dont on ne sait si elle se construit ou se délite. Est-ce l’espace d’une journée qui se déploie sous nos yeux, quand chaque présence est un solo habité par l’existence de l’autre ? Ou l’espace-temps d’une vie à deux, ramassé ? Erika Zueneli chorégraphie ici la multitude d’instants possibles, avec une précision dans le corps qui flirte avec la rigueur, et dans une relation minutieuse à l’espace et aux objets. En filigrane, c’est la possibilité d’une folie qui se devine dans ces rouages serrés. N. Yokel Théâtre Paul éluard, 162 rue Maurice-Berteaux, 95870 Bezons. Le 8 décembre 2015 à 20h30. Tél. 01 34 10 20 20. Théâtre de Gennevilliers Chor. Faye Driscoll Thank you for coming  : aTTendance La chorégraphe américaine Faye Driscoll forme ici une petite communauté rassemblée autour des attendus du spectacle vivant. Pour mieux les bousculer. Être ensemble  : c’est peut-être une interrogation caractéristique du travail de Faye Driscoll, artiste américaine encore peu vue en France, Maria Baranova Critique De la Pampa aux Andes, de l’univers des indiens Mapuche à celui des villageois qui chantent leur nostalgie dans les cafés, du monde des Gauchos à celui des grandes villes d’aujourd’hui… Argentina nous propose un voyage musical, chorégraphique et sensoriel. Carlos Saura est l’un des cinéastes espagnols les plus influents et reconnus sur le plan international. Et ce passionné de musique et de danse est aussi le réalisateur de nombreux films musicaux et chorégraphiques. Outre ses collaborations avec Antonio Gadès (Noces de sang, Carmen, L’amour sorcier), il explore régulièrement la magie de la danse et de la musique populaires avec des œuvres qui jalonnent sa carrière cinématographique (Sevillanas, Flamenco, Tango, Salomé, Fados, Flamenco, Flamenco). Avec Argentina (zonda) il s’attache, comme son nom l’indique, au folkore musical argentin, dessinant une sorte de géographie sentimentale d’un art venu de la terre, transmis par les hommes et les femmes vivant sur ce sol étendu et pluriel, situé au Sud de l’hémisphère Sud. Le « zonda » est un vent chaud qui traverse l’Argentine du Nord Ouest au Sud Est et embrase tout sur son passage, des Andes à l’Atlantique. Une ode à la multitude des styles, hormis le tango Tel ce vent, le film sillonne les rythmes et les chants, riches de toutes sortes d’influences et de mélanges, y compris ceux d’immigrants venus d’Europe de l’Est. Argentina (zonda) est donc une ode au multiculturalisme, nous dévoilant une histoire. Mais, loin d’être conçu sous la forme d’un documentaire, le film est une sorte de juxtaposition de divers tableaux de moins de cinq minutes, où la musique, le chant et la danse se mêlent, comme pour composer un grand spectacle d’une heure et demie. Tourné dans un seul et unique studio, avec effets de miroirs, de lumières ou de vidéo, les artistes les plus populaires y figurent, notamment Jairo, Luis Salinas, Jaime Torres et même Mercedes Sosa ou Atahualpa Yupanqui, présents grâce à des vidéos hommages. Le seul écueil de cette composition filmique est sans doute le manque d’un fil conducteur ou d’une vraie dramaturgie qui lie l’ensemble. Néanmoins, on se régalera avec un Malambo virtuose qui associe claquettes et percussions, un Carnavalito étrange et coloré, ou une Chacarera au piano préparé. Agnès Izrine Sortie en salles le 30 décembre 2015. Durée  : 90 minutes. Rejoignez-nous sur Facebook Une nouvelle expérience du spectateur signée Faye Driscoll. mais qui ouvre avec Thank you for coming  : Attendance une série de chorégraphies. Sa pièce s’appuie sur cinq performeurs, dans l’application à construire une communauté de plateau d’un nouveau genre. Le dispositif dans lequel ils évoluent ne joue pas sur la séparation scène-salle ni sur le face-à-face, refusant les codes préétablis. Tout leur art réside en la relation qu’ils vont pouvoir établir entre eux, mais aussi et surtout avec les spectateurs réunis autour, dans la tentative, pour la chorégraphe, de créer un corps collectif. Le travail se construit dans cette utopie d’une existence collective, touchant parfois à l’ironie et à l’absurdité, mais proposant des modes d’être ensemble toujours en transformation. N. Yokel T2G, 41 av. des Grésillons, 92230 Gennevilliers. Du 3 au 6 décembre 2015 à 21h, le dimanche à 17h. Tél. 01 41 32 26 10. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr Costumes de danse Exposition du 3 octobre 2O15 au 6 mars 2O16 Moulins Allier Auvergne www.cncs.fr/O4 7O 2O 76 2O Blanche Neige (Céline Galli) d’Angelin Preljocaj — Photo Jean-Claude Carbonne — Graphisme Agnès Dahan Studio



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