La Terrasse n°238 décembre 2015
La Terrasse n°238 décembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°238 de décembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : la damnation de Faust...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 danse décembre 2015/N°238 la terrasse Lisbeth Gruwez * It’s going to get worse and worse and worse, my friend Compagnie Voetvolk Erika Zunueli * Tant’amati Compagnie L’Yeuse Kader Attou Opus 14 CCN de La Rochelle Les artistes en résidence Soirée partagée « Corps à cordes » Alban Richard CCN de Caen Christophe Rousset Suites dansées Mié Coquempot Cie K622 Aurélien Richard K-DO Amala Dianor * Extensions suivi de De(s)générations Création Leslie Mannès & Louise Baduel System failure Compagnie System Failure Angelin Preljocaj Ballet Les pièces de New-York Spectral evidence, La stravaganza Pavillon noir, CCN Aix-en-Provence Laurence Salvadori Si ça se trouve les poissons sont très drôles Cie Ouragane Maxence Rey * Le moulin des tentations Cie Betula Lenta Création Aurélien Richard Numéros macabres Philippe Ménard Air Compagnie PM Alban Richard Nombrer les étoiles CCN de Caen Création Koen Augustijnen, Rosalba Torres Guerrero & Hildegard De Vuyst Badke KVS (Théâtre Royal Flamand), Les Ballets c de la b, A.M. Qattan Foundation Olivier Dubois Les mémoires d’un seigneur Ballet du Nord - CCN de Roubaix Nord–Pas-de-Calais Escales danse en Val d’Oise Emio Greco, Peter Scholten Rocco CCN, Ballets de Marseille * Navette mise à disposition depuis Paris, place de l’étoile (métro Charles-de-Gaulleétoile, sortie avenue de Friedland). Retour assuré. Réservation indispensable. Sous réserve de passagers. Michel Cavalca D. R. D. R. D. R. Jean-Claude Carbonne Saison danse De décembre 2015 à juin 2016 Kader Attou Amala Dianor Angelin Preljocaj Ballet Alban Richard Emio Greco, Peter Scholten Théâtre Paul éluard Tpe, scène conventionnée 162 rue Maurice-Berteaux 95870 – Bezons Tél. 01 34 10 20 20 tpebezons@orange.fr www.tpebezons.fr Retrouvez-nous sur Facebook I Palais Garnier Chor. Christopher Wheeldon/Wayne McGregor/Pina Bausch Région/tournée Chor. et interprétation Pierre Rigal Mobile Pierre Rigal a créé une pièce intelligente qui évoque avec humour et finesse le rapport aux objets et à l’image, symptomatique de notre époque. Tel un ange déchu ou un spéléologue des temps futurs, un individu descend sur une terre de solitude et de silence, vide, et donc prête à accueillir tous les désirs. Un peu trop Pierre Rigal dans Mobile. gninamM=1 La Terrasse, premier média arts vivants en France Gros plan Deux chorégraphes britanniques à l’Opéra de Paris Christopher Wheeldon était « l’Américain à Paris » de la saison dernière. Rare sur les scènes françaises, le Ballet de l’Opéra de Paris le fait entrer à son répertoire, aux côtés d’une création de Wayne McGregor et de l’inépuisable Sacre de Pina Bausch. C’est la musique du xx e siècle qui est le fil rouge de ce plateau partagé, où l’on croise Stravinsky, Pierre Boulez et György Ligeti. Mais il est surtout une occasion de faire plus ample connaissance avec Christopher Wheeldon, qui a fait ses armes au Royal Ballet de Londres (école et compagnie), avant de devenir un élément moteur du New York City Ballet, en tant que danseur mais aussi en tant que chorégraphe. C’est un enfant de la danse un peu touche-à-tout, naviguant entre le cinéma, l’opéra, le ballet, ou la léger, il effleure le sol plus qu’il ne s’y pose, encore moins ne s’y ancre. La gestuelle, tout en hésitations, en revirements, de cette créature, mi-homme, mi-insecte, distille une certaine grâce mêlée à de l’amusement. Impossible de ne pas songer aux marionnettes de Kleist en voyant s’agiter et se plier en tous sens ce personnage sans poids, accroché à un ciel de théâtre, qui nous renseigne sur l’illusion de l’existence. D’ailleurs, le voici prêt à remplir le réservoir de nos rêves. De son œil unique – en l’occurrence une lampe frontale – il éclaire le plateau et fait jaillir d’étranges formes. Jolie parabole biblique un peu futée, qui nous rappelle que seule la lumière peut nous faire voir ce que l’on a sous les pieds ! De merveilleux et inquiétants nuages Donc surgissent de beaux volumes qui se déplacent dans les airs avec complaisance.comédie musicale. Dernièrement, il fut le chorégraphe d’Un Américain à Paris, au Théâtre du Châtelet, d’après le film de Minnelli. Il succède ainsi à Gene Kelly, et reçoit pour cette œuvre un Tony Award en 2015. Le Ballet de l’Opéra de Paris a fait le choix de convoquer une pièce bien antérieure à ce succès pour l’entrée à son répertoire. En effet, Polyphonia est une pièce créée en 2001 par le New York City Ballet, puis reprise par le Royal Ballet de Londres. Mais elle démontre la finesse d’écriture de Wheeldon Critique Si certains sont immédiatement reconnaissables, automobiles planantes, râbles de renard, ours gonflé par le zéphyr, d’autres restent bien énigmatiques. Il faudra attendre un peu pour mettre bout à bout ces objets volants non identifiés. On se prend à tenter de déchiffrer ces curieux nuages, tandis que notre homme – cette fois pas de doute sur sa nature – se meut et se déplace en évitant ces fragments, ou en cherchant au contraire à les apprivoiser. Bientôt ces drôles de mobiles se retournent et dévoilent leur image. Nous discernons alors une sorte d’inventaire à la Prévert que l’on taira ici pour laisser un peu de suspens aux futurs spectateurs. Mais disons que la vérité de la chose change du tout au tout notre position à l’égard de cette réalité idéale en deux dimensions. On chemine bientôt dans ces colonisations de l’esprit qui mêlent l’animal à l’inanimé. Le danseur, dont les gestes grincent ou grondent selon l’intensité des mouvements, se noue et s’entrave de façon assez inextricable avant que la gestuelle ne s’adoucisse, ne s’arrondisse, tandis que l’ombre des choses envahit le plateau. La représentation n’est-elle pas toujours illusoire ? Agnès Izrine En tournée  : le 1er avril 2016 à L’Onde Théâtre Centre d’Art de Vélizy-Villacoublay, du 26 mai au 3 juin 2016 au Théâtre Garonne de Toulouse. Spectacle vu lors de sa création à la Maison de la Culture de Bourges. Durée  : 1h15. Rejoignez-nous sur Facebook Pierre Grosbois
Olivier Houeix - Yocom Sébastien Mathé la terrasse décembre 2015/N°238 danse 25 Pina Bausch, son Sacre. face à une œuvre musicale complexe, rythmée, et offre à Ligeti une belle façon d’épouser les corps et le vocabulaire classiques. Un Palais Garnier en vibrations sonores et visuelles Dans la même soirée, on retrouve le travail de son compatriote Wayne McGregor, presque un habitué des lieux. Aleas Sands est la troisième pièce qu’il crée pour le Ballet de l’Opéra de Paris. Sa dernière pièce était une incursion dans l’univers du peintre Francis Bacon ; aujourd’hui, il se plonge pleinement dans une autre œuvre  : celle de Chagall, avec un point d’appui tout trouvé puisqu’il s’agit de son fameux plafond peint pour le Palais Garnier. I Avec lui, l’artiste Haroon Mirza se chargera d’établir des connexions via un univers sonore et plastique prompt à faire vibrer les ors de la salle ! Ce programme triple, avec la valeur sûre du Sacre du Printemps de Pina Bausch, s’annonce comme un temps fort de cette saison à l’Opéra. Nathalie Yokel Opéra de Paris, Palais Garnier, place de l’Opéra, 75008 Paris. Du 3 au 31 décembre 2015 à 19h30, les 5 et 19 décembre à 20h. Avant-première le 1er décembre à 19h30 pour les moins de 28 ans. Tél. 08 92 89 90 90. Rejoignez-nous sur Facebook Opéra Royal du Château de Versailles Chor. Thierry Malandain d’après le conte de J.-M. Leprince de Beaumont Orchestre Symphonique d’Euskadi La Belle et la Bête Rejoignez-nous sur Facebook °C Gros plan Un conte merveilleux dans un cadre splendide porté par une symphonie de Tchaïkovski sont les ingrédients de ce ballet pour vingt-deux danseurs signé Thierry Malandain. Tout un chacun connaît La Belle et la Bête, ce conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, immortalisé par le film de Jean Cocteau, qui nous invite à préférer la bonté à la beauté. Bien sûr, ce conte nous parle La Belle et la bête de Thierry Malandain. aussi d’amour  : en gagnant par son esprit le cœur de la Belle, la Bête se délivre de ses formes animales et du voile de sa laideur, pour apparaître « plus beau que le jour ». Mais surtout, il s’oppose, délicatement, au goût classique associant le beau et le bon. Cet idéal, pilier de l’harmonie antique, n’a, depuis, pas cessé de se propager, et la perfection physique est devenue, au fil du temps, une préoccupation majeure de l’individu moderne. On peut voir également dans la double nature de la Bête une réflexion sur l’unité perdue ou la nature humaine déchirée. Une chorégraphie très symbolique Thierry Malandain, chorégraphe issu de la danse classique, s’attaque donc à un récit complexe. Il doit s’acquitter de cette mission révélatrice du beau idéal tout en évitant les écueils d’une interprétation par trop littérale. Le ballet s’appuie donc sur la formule du « théâtre dans le théâtre », créant une mise en abîme salutaire, qui, dans ce jeu de miroirs, fait apparaître l’illusion des vanités. Quoiqu’il en soit, sur les pages de la Symphonie N°6 « Pathétique » de Piotr Ilitch Tchaïkovski, dans lesquelles le maître de l’harmonie « épanche son âme à la manière d’un poète lyrique », les vingt-deux danseurs nous feront entrer dans ce conte initiatique et ses symboles  : l’amour, la rose, la clé, le cheval, le miroir et le gant… Gageons que cette Belle et la Bête, récit si universel et si français à la fois, brillera de tout son éclat dans l’écrin qu’est l’Opéra Royal du Château de Versailles. Agnès Izrine Versailles - Opéra Royal, du Château de Versailles, place d’Armes, 78000 Versailles. Du 11 au 13 décembre 2015, vendredi, samedi à 20h ; dimanche à 16h. Durée  : 1h10. Tél. 01 30 83 78 89. www.chateauversaillesspectacles.fr/spectacle/reservation/1607 Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr Photo  : Julien Chauvet C 11 AIe 0 DANSE/THÉÂTRE Kader Attou OPUS 14 16 au 19 décembre 2015 THÉÂTRE NATIONAL DE The Roots 23 au 30 décembre 2015 Fêtez Noël à Chaillot ! Le 24 décembre, réveillonnez devant la tour Eiffel avec le spectacle The Roots suivi d’un dîner dans notre restaurant. www.theatre-chaillot.fr 01 53 65 30 00



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