La Terrasse n°230 mars 2015
La Terrasse n°230 mars 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°230 de mars 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : la question de la représentation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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52 danse mars 2015 / N°230 la terrasse Le Tarmac Chor. Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou Sacré Printemps ! Dans le cadre du festival (D)rôles de Printemps, une évocation fébrile et authentique de la Révolution de jasmin. © Blandine Soulage A la libération des esprits répond la libération des corps. Au printemps 2011 éclataient les “printemps arabes”. En écho, les chorégraphes tunisiens Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou ont choisi le fameux Sacre composé par Stravinski, à l’origine lui aussi d’une véritable révolution musicale, pour faire entendre haut et fort la clameur de liberté qui a renversé leur pays. Sur la partition ils posent les gestes encore incertains, parfois fragiles mais farouchement optimistes de leurs cinq interprètes – parmi lesquels on remarque le danseur et chorégraphe Amala Dianor –, qui composent un portrait en devenir de la Tunisie d’aujourd’hui. Aujourd’hui artistes associés à la maison de la danse de Lyon, les deux complices livrent ainsi leur contribution « honnête et authentique, loin de toutes les récupérations », d’un mouvement dont ils espèrent ardemment qu’il sera plus durable dans leur terre d’origine que dans le reste du monde arabe. Nul doute que leur création on ne peut plus actuelle devrait susciter un intérêt passionné, non seulement en France mais aussi à Tunis, où elle sera présentée en mai prochain dans le cadre des Rencontres chorégraphiques. I. Calabre Le Tarmac, 159 av. Gambetta, 75010 Paris. Les 18 et 20 mars à 20h, le 19 à 14h30, le 21 à 16h. Tél. 01 43 64 80 80. Atelier de Paris-Carolyn Carlson Chor. Lenio Kaklea Lenio Kaklea en création Depuis 2010, les projecteurs se sont braqués sur cette chorégraphe grecque, qui fut un trublion de la scène du Théâtre de la Ville au concours Danse Elargie. © Lenio Kaklea La rencontre entre une chorégraphe grecque et un danseur turc. Avant de troubler l’ordre du concours avec 250 performeurs, Lenio Kaklea avait tout de même derrière elle sa formation au CNDC d’Angers et de nombreuses collaborations (Emmanuelle Huynh, François Chaignaud et Cécilia Bengolea, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux ). Sa présence en résidence à l’Atelier de Paris fait suite à une première rencontre avec Carolyn Carlson qui lui chorégraphie un solo dans le cadre du Vif du Sujet, présenté au festival June Events en 2013. Aujourd’hui, elle a pris le temps de poser ses valises pour écrire un duo avec Kerem Gelebek. Elle cherche dans le masque une nouvelle façon de guider le regard du spectateur : que voient-ils d’un danseur masqué, de l’intime de la personne, ou de ce que révèle seul son corps ? Où et comment son regard se porte-t-il ? Entre danse du miroir et carnaval, portraits grotesques ou révélation de soi, la chorégraphe propose une plongée dans les profondeurs de l’Autre. N. Yokel Atelier de Paris-Carolyn Carlson, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Le 19 mars 2015 à 20h30. Tél. 01 417 417 07. Centre Pompidou, place George-Pompidou, 75004 Paris. Les 22 et 23 mai 2015 à 20h30, le 24 mai à 17h. Tél. 01 44 78 12 33. Théâtre national de Chaillot chor. Sang Jijia Not Here / Not Ever Quand la Scandinavie rencontre l’Orient. © Yaniv Cohen Quatre interprètes revisitent leur propre passé chorégraphique. pièce, qui éclaire les processus complexes transformant le réel en fiction, jusqu’à l’affabulation. Les quatre interprètes – dont Christian Ubl par ailleurs chorégraphe invité de la Biennale de danse du Val-de-Marne – vont jusqu’à mettre en abîme les premiers opus et questionner leur propre participation au projet, pour mieux relire un passé débarrassé des recompositions subjectives. Une façon aussi pour Tomeo Vergés, qui fut interprète chez Maguy Marin et Carolyn Carlson avant de fonder il y a plus de vingt ans sa propre compagnie, de revisiter par un effet miroir son propre parcours. I. Calabre Centre des bords de Marne, 2 rue de la Prairie, 94170 Le Perreux-sur-Marne. Les 25 et 26 mars à 20h30. Tél. 01 43 24 54 28. Théâtre Paul-éluard chor. Alban Richard Trois études de séparation Trois œuvres musicales – Wagner, Bach, Mozart – pour trois tableaux chorégraphiques en clair-obscur, finement ciselés. © Benjamin Schmuck Une danse complexe et sauvage. « Carte Blanche », la compagnie nationale norvégienne de danse contemporaine, créée en 1989, se compose de danseurs permanents, engagés dans des créations et dans l’activation d’un répertoire composé des œuvres de chorégraphes de tous horizons (Ina Cristel Johannessen, Hofesh Shechter, Rui Horta, Ohad Naharin…). Lors de sa venue à Chaillot, la compagnie présentera une création de Sang Jijia : originaire du Tibet, il s’est formé aux danses traditionnelles, avant de découvrir la danse moderne et de poursuivre son apprentissage aux Etats-Unis, puis chez William Forsythe, dont il fut un danseur remarqué entre 2002 et 2006. Avec Not Here / Not Ever, le chorégraphe, qui vit aujourd’hui en Chine, compose une danse avant tout ouverte à l’imprévu : « Il s’agit d’explorer des situations où nous savons que nous devons changer », décrit-il. « Mais où nous ignorons les conséquences de ce changement... » M. Chavanieux Théâtre National de Chaillot, 1 place du Trocadéro, 75116 Paris. Du 25 au 28 mars à 20h30 (17h le samedi). Tél. 01 53 65 30 00. Centre des bords de Marne Chor. Tomeo Vergés, Cie Man Drake Syndrome amnésique avec fabulations Des “petits arrangements avec le réel”, où Tomeo Vergés déconstruit la notion de points de vue. Après Anatomia publica et Troubles du rythme, Tomeo Vergés livre le dernier volet du triptyque consacré à son histoire familiale. Comme dans les deux précédents, cette quête autobiographique passe d’abord par le geste, dont la décomposition met à jour les strates de la mémoire. La fabrique des souvenirs vécus ou inventés est d’ailleurs le thème central de la rejoignez-nous sur facebook Lointain, d’Alban Richard, par Mélanie Cholet et Max Fossati. Alban Richard invente depuis plusieurs années une écriture exigeante, servie par des interprètes engagés dans une recherche de matières corporelles fines et contrastées. Le Théâtre Paul-Eluard nous invite à redécouvrir une trilogie qui a marqué le parcours de cette compagnie, et que l’on peut voir comme trois études sur l’érotisme : Lointain, pour un homme et une femme, serait l’érotisme des cœurs, confronté à la difficile adéquation de deux êtres. Luisance, pour deux femmes, convoque un érotisme mystique, à la frontière de l’hystérie, convoquant l’iconographie de la Salpêtrière autant que celles de saintes en extase. Enfin Lacis, pour deux hommes, explore l’érotisme des corps, dans un montage quasi-cinématographique. Un lyrisme épuré, qui nous invite à l’expérience de l’attirance autant que de la séparation. M. Chavanieux Théâtre Paul Eluard, 162 rue Maurice-Berteaux, 95870 Bezons. Le 27 mars à 21h. Tél. 01 34 10 20 20. Théâtre de l’Onde Chor. Kitsou Dubois Attractions plurielles Une gravitation spectaculaire entre danse, cirque et arts visuels, appuyée sur la science. Si l’on en juge par les expériences préalables auxquelles elles ont été soumises, être interprète pour Kitsou Dubois n’est pas de tout repos. Pauline Barboux et Jeanne Ragu, les deux jeunes danseuses et circassiennes © Agathe Poupeney. qui créent Attractions plurielles, ont en effet été “mises en condition” au travers de stages préparatoires aussi divers que déroutants : plongée dans l’eau, état d’apesanteur en vol parabolique, suspension, etc. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que depuis vingt-cinq ans, Kitsou Dubois travaille sur la microgravité et ses effets sur le mouvement des corps. Dans ce nouvel opus, elle propose au public de vivre une véritable exploration pluridimensionnelle autour du rêve de vol, à travers une sculpture vivante, une installation visuelle et un spectacle. Ce dernier - un pas de deux dont la dramaturgie s’organise autour du rapport aux appuis et à la matière - sera donc précédé d’un parcours scénographié conçu avec l’aide du chercheur Nicolas Lissarague, de la vidéaste DoBrunet et de la plasticienne Barbara Kraft. Une plongée dans un autre univers sensoriel, bercé par la musique de David Coulter. I. Calabre Théâtre de l’Onde, 8 av. Louis-Bréguet, 78140 Vélizy-Villacoublay. Les 27 et 28 mars à 20h. Tél. 01 34 58 03 35. Centre Olivier Messiaen Chor. Geisha Fontaine et Pierre Cottreau Millibar, une ritournelle chorégraphique Une danse qui reviendrait comme un refrain : quarante secondes qui ont bravé le temps et l’espace retournent traverser d’autres corps et d’autres regards. © Pierre Cottreau Échappées du film en super 8, les danses de la ritournelle de Millibar. « …Aussi longtemps que je pourrais la danser » : l’obsession, l’entêtement ne sont pas loin lorsque Geisha Fontaine parle de cette petite phrase chorégraphique, qui l’a accompagnée des années durant au cours de ses voyages à Madras, au Caire, à Tokyo, Beyrouth… Filmée en super 8 au cœur des villes et des vies, elle est aujourd’hui l’objet d’un nouveau questionnement : comment en rendre compte et la transmettre, en la mettant à l’épreuve du plateau. Aujourd’hui, le vivant et l’archive filmée entament un nouveau dialogue. Quelle emprise pour le temps, quelle place pour la réappropriation ? Avec une danse qui s’offre comme un souvenir, les corps se confrontent aux regards tout en jouant avec les réminiscences et les traces que l’image a laissées. Entre film et spectacle, la proposition de Geisha Fontaine et de Pierre Cottreau fonctionne ainsi par couches, avec toute la distance et l’humour qui les caractérisent. N. Yokel Centre Olivier Messiaen, 4 rue Proudhon, 94500 Champigny-sur-Marne. Le 28 mars 2015 à 20h30, et le 29 à 15h. Tél. 01 45 16 91 07. Théâtre de Suresnes Jean Vilar Chor. Catherine Diverrès Solides Cette pièce a été créée en 2004 par Catherine Diverrès, désireuse de revenir sur les fondamentaux de la danse. Dix ans après, une même nécessité la fait renaître. C’est avant tout un désir de partage qui met en mouvement cette pièce : mettre au jour les aspects cachés de la danse, qui œuvrent en souterrain mais qui en sont le terreau fondamental. Catherine Diverrès
: la terrasse mars 2015 / N°230 danse 53 © Caroline Ablain Théâtre de Vanves Chor. Maguy Marin Singspiele Un homme, un mur, des vêtements accrochés. Rien d’autre qu’une présence, et pourtant, l’intense défilé de l’humanité a déjà commencé. © Frédéric Iovino Solides, de Catherine Diverrès. est une des grandes figures de la danse contemporaine française, qui a traversé le courant depuis les années 80. Son spectacle assume sa visée pédagogique sans pour autant se perdre dans la conférence dansée ; son grand tableau noir est là pour rappeler les grands mots-clefs et concepts qui balisent la chorégraphie (temps, espace, poids, expressionnisme ), mais c’est au plateau que se lisent tous les enjeux. Les corps des sept danseurs les rendent tangibles, les font exister au-delà des mots. Ils sont accompagnés de la foule des grands chorégraphes qui ont composé cette histoire de la danse, dont ils reprennent l’esprit, la pensée ou le petit geste. N. Yokel Théâtre Jean Vilar, 16 place Stalingrad, 92150 Suresnes. Le 27 mars 2015 à 21h. Tél. 01 46 97 98 10. Théâtre National de Chaillot Chor. Thomas Lebrun Lied Ballet La nouvelle pièce de Thomas Lebrun, créée au Festival d’Avignon, est en tournée. Trois actes de danse et de musique peuplés d’un imaginaire patrimonial. © Patrick Imbert © Stéphane Rouaud Magnifique galerie de portraits signée Maguy Marin pour David Mambouch. Créé l’année dernière, ce solo de Maguy Marin pour David Mambouch a fait sensation. D’une apparente simplicité – un homme s’habille et se déshabille – la pièce est en réalité une superbe performance d’acteur. Le visage recouvert de photographies d’autres visages qu’il effeuille au fur et à mesure, il se glisse à l’aveugle sur scène pour revêtir les costumes des autres. C’est une véritable galerie de portraits qui prend corps à travers lui et son étrange rituel : les célèbres, les anonymes, les puissants, hommes et femmes confondus, tous se rencontrent au cours de cette lente métamorphose qui révèle une forme d’humanité tendre, touchante, ou dérangeante. Ils forment le cortège des fantômes du passé et du présent, dont la confrontation dans un seul et même espace-temps, dans un seul et même corps, tente l’écriture d’une autre histoire. N. Yokel Théâtre de Vanves, 12 rue Sadi-Carnot, 92170 Vanves. Le 30 mars 2015 à 21h. Tél. 01 41 33 92 91. Théâtre de la Ville Chor. Rachid Ouramdane Polices ! La dernière pièce de Rachid Ouramdane ne peut pas laisser indifférent. Par le travail du texte, et par les corps qu’il convoque sur scène. nocturne danse #3 Une pièce en noir, blanc, bleu : Lied Ballet de Thomas Lebrun. C’est une vague de poésie, d’amour et de mort qui subsiste après avoir vu Lied Ballet. L’étrangeté d’un groupe de danseurs, qu’ils se glissent dans la voix d’un ténor ou dans les notes d’un pianiste, donne au spectacle un poids, une texture d’une grande densité. Thomas Lebrun a joué la carte de la danse en embarquant ses huit interprètes d’abord dans des états de corps puissants, vers une forme d’expressionnisme, ensuite en célébrant le geste presque à l’état pur, quand prime la composition du mouvement dans l’espace et avec le groupe. Le chorégraphe s’est attaché à convoquer les fantômes du lied et du ballet, s’amusant des références, s’appuyant sur des thèmes comme sur des façons de faire, faisant de cette création un hommage à la fois à la danse et à la musique. Mais la pièce devient également un objet bien distinct de ses propres références, à l’atmosphère extrêmement riche et profondément incarnée. N. Yokel Théâtre National de Chaillot, place du Trocadéro, 75016 Paris. Du 1 er au 3 avril 2015 à 21h, le 4 à 17h. Tél. 01 53 65 30 00. Rachid Ouramdane et Sonia Chiambretto sont les coauteurs de Polices ! C’est Sonia Chiambretto, auteure et collaboratrice du chorégraphe pour son précédent Sfumato, qui a pris en charge le texte de cette pièce : son travail presque documentaire de collecte de témoignages et de documents l’a amenée à proposer pour la scène un éventail de textes qui jalonnent la représentation. Autour de cette matière, Rachid Ouramdane a imaginé comment l’ordre et le désordre pouvaient envahir le plateau, comment l’imaginaire lié à la police (personnes et institution) pouvait être mis en voix et en corps. En invitant des danseurs, et non des acteurs, ainsi qu’un groupe de personnes amateurs, dont des enfants, Rachid Ouramdane jette le trouble. Il donne à voir plusieurs réalités incarnées en différentes couches, différentes voix, différents corps. Mais toujours dans un univers visuel fort, d’autant plus frappant ici par le propos, qu’il n’édulcore pas. N. Yokel Théâtre de la Ville, 2 place du Châtelet, 74004 Paris. Du 1 er au 3 avril 2015 à 20h30. Tél. 01 42 74 22 77. Réagissez sur www.journal-laterrasse.fr



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