La Terrasse n°230 mars 2015
La Terrasse n°230 mars 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°230 de mars 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : la question de la représentation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 théâtre mars 2015 / N°230 la terrasse Entretien e Marc Lainé Théâtre national de Chaillot / Vanishing Point Conception, installation et mes Marc Lainé Road-trip aux confins de la mémoire Une femme lentement disparaît dans un épais brouillard de fumées toxiques, Suzanne W. quitte son existence. Les images du passé surgissent alors en un long flash back : sa traversée des terres amérindiennes vers le Grand Nord du Québec, sa quête désespérée d’un impossible amour… Dans Vanishing point (Les deux voyages de Suzanne W.), le metteur en scène Marc Lainé retrace son étrange périple en un road-trip rythmé par la musique live des Moriarty. relles hétérogènes pour composer des récits complexes, qui usent de la métafiction et déroutent avec ironie la quête de sens. Adolescent, j’ai également baigné dans l’univers des comics. D’où le désir de traiter, avec les moyens artisanaux du théâtre, les thèmes et figures de la mythologie contemporaine américaine, habituellement véhiculés par le Cartoucherie 75012 Paris 01 43 28 36 36 Kt NORD 3419AV(11-21 5 de Paul Claudel mise en scène CARTE Jean-Claude BLANCHE Fall CIE UN POUR LHOMM E du résa 01.72.59.40.30 12 mars au 12 avril 2015 www.a cademie-fratellini.com ..q rnrrOMMI :_ MESURE DE NOS JOURS de Charlotte Delbo mise en scène de Claude-Alice Peyrottes avec Sophie Amaury, Sophie Caritté, Marie-Hélène Garnier, Claude-Alice Peyrottes, Maryse Ravéra et Maud Rayer Du 5 au 22 mars jeudi et vendredi à 20h30 samedi à 16h et 20h dimanche à 16h «Perdre la mémoire, c’est se perdre soi-même, c’est n’être plus soi.» Charlotte Delbo Théâtre de l’Epée de Bois - Cartoucherie de Vincennes Route du Champ-de-Manœuvre 75012 Paris Réservations : 01 48 08 39 74 www.epeedebois.com Mathieu Douzenel © Alain Fonteray “Traiter, avec les moyens artisanaux du théâtre, les thèmes et figures de la mythologie contemporaine.” Marc Lainé En 2010, vous avez amorcé un cycle de spectacles évoquant la culture populaire américaine. Pourquoi cet intérêt ? Marc Lainé : Il est né de mon goût pour le cinéma indépendant, la contre-culture et la littérature postmoderne américaine, notamment les œuvres de Wallace et Pynchon. Ces écrivains entrelacent des références cultucinéma ou la télévision, pour en livrer une vision critique et poétique. Dans Vanishing point, vous abordez le genre du « road-trip ». Comment transposer sur scène un périple en voiture dans l’espace clos du plateau ? M. L. : J’appréhende le road trip avant tout dans sa dimension symbolique, c’est-à-dire comme un voyage mental, une virée fantasmatique à travers des paysages imaginaires. Nous suivons le périple, réel et métaphysique, d’une femme, Suzanne W., qui a suivi un jeune homme jusqu’au Grand Nord du Québec et qui vague maintenant dans ses souvenirs. Au bout de son périple, elle rencontre sa propre mort. C’est une variation sur les voyages aux enfers d’Orphée ou de Dante. Sur scène, deux récits s’entremêlent, portés par deux voix. L’un se déploie par la parole, l’autre par les images, fabriquées en direct avec une technique de trucage cinématographique. L’enlacement des lignes narratives et des temporalités sème le trouble sur l’identité des personnages, sur les lisières entre le réel et la fiction. Comment se déroule la collaboration avec les Moriarty, que vous aviez déjà invités sur le plateau dans Memories from the missing room, en 2012 ? M. L. : Le genre du road-trip se caractérise souvent par un univers sonore très rock. J’ai demandé aux musiciens du groupe Moriarty d’écrire la bande originale du spectacle comme une seule ligne instrumentale, qu’ils interpréteront sur scène et qui constituera un élément essentiel de la narration. Entretien réalisé par Gwénola David Théâtre national de Chaillot, place du Trocadéro, 75016 Paris. Du 28 mars au 17 avril 2015. Tél. 01 53 65 30 00. Rejoignez-nous sur Facebook Gros plan Théâtre National de La Colline De Ernst Toller / traduction Huguette et René Radrizzani / mes Christine Letailleur Hinkemann Christine Letailleur, toujours intéressée par les dramaturges allemands, aborde aujourd’hui Ernst Toller (1893-1939) en mettant en scène la fiction dramatique inspirée à l’auteur par sa vie même. « J’ai découvert Ernst Toller à travers son I roman autobiographique, Une jeunesse en Allemagne, écrit en 1933 au moment où l’Allemagne nazie brûle ses livres et le déchoit de sa nationalité. Son extrême sensibilité, sa finesse d’esprit, son engagement sincère et total m’ont bouleversée. Les traducteurs Huguette et René Radrizzani avec qui j’ai eu souvent l’occasion de travailler m’ont fait connaître son œuvre dramatique. L’histoire d’Hinkemann, cet homme désespérément seul, revenu du front plus que blessé, m’a immédiatement inspirée. » Intéressée par les auteurs allemands, Christine Letailleur est à l’initiative de créations remarquées au TGP, dont la Médée de l’expressionniste Hans Henny Jahnn en 2001, Pasteur Ephraïm Magnus du même auteur en 2004 et Le Château de Wetterstein de Frank Wedekind en 2010. La rencontre avec l’œuvre d’Ernst Toller, avec Hinkemann en particulier, tient aussi aux thèmes sensibles qui servent de fond à cette fable autobiographique. « La pièce, note Christine Letailleur, nous plonge dans les utopies d’une époque qui voulait croire au bonheur collectif, à la justice sociale, au pacifisme, à une nouvelle société… Autant de sujets politiques, philosophiques dont il est aujourd’hui fondamental de reparler. » d’un jeune soldat revenant de guerre mutilé, privé de sa virilité. Décidé à se battre pour reconstruire sa vie auprès de sa femme, le héros apprend que celle-ci, encore jeune et jolie, s’est laissée séduire par son ami. Et ne le supporte pas… « Au delà même de ce qui est dénoncé – la guerre, l’antisémitisme, l’exploitation des classes populaires et celles des femmes –, l’œuvre parle avant tout d’amour. Elle pose la question cruciale du désir, de la chair. C’est une tragédie humaine, intime. Et cette dimension fait la profondeur et la grandeur de la pièce. » Guidée par le désir de faire entendre la beauté de la langue de Toller, « cette langue très puissante qui laisse des impressions fortes », la metteur en scène a choisi en adaptant le texte pour le plateau de l’épurer suivant les indications mêmes de Christine Letailleur. l’auteur, en travaillant notamment beaucoup sur les jeux de lumière. Côté distribution, Christine Letailleur retrouve deux comédiens qui lui sont familiers et dont elle rêvait pour cette nouvelle création, Stanislas Nordey dans le rôle-titre, et Charline Grand dans celui de Grete. Marie-Emmanuelle Galfré © D. R. Une tragédie intime Composée entre 1921 et 1922 dans la forteresse où Toller purge alors une peine de cinq ans pour avoir participé au mouvement révolutionnaire allemand conduit par Rosa Luxembourg, Karl Liebknecht et Gustav Landauer, la fiction appuyée sur le vécu raconte la tragédie Théâtre National de La Colline, 15 rue Malte- Brun, 75020 Paris. Du samedi 28 mars au dimanche 19 avril 2015. Du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30, le dimanche à 15h30. Tél. 01 44 62 52 52. www.colline.fr Rejoignez-nous sur Facebook rejoignez-nous sur facebook
la terrasse Mars 2015 / N°230 festival des écritures / pôle culturel d’alfortville / Focus 21 I Le monde actuel au miroir des œuvres Pendant une semaine, le Festival des écritures du Pôle Culturel d’Alfortville offre au public l’occasion de découvrir les auteurs d’aujourd’hui et leur manière de dire l’actualité en artistes. Nathalie Akoun, Catherine Zambon et Viviane Point comptent parmi les invitées de l’édition 2015. Leurs textes sont mis en espace au milieu d’une programmation qui fait le choix d’évoquer, avec sagacité, humour et émotion, le périlleux métier de vivre. Propos recueillis e Nora Gontharet, directrice du Pôle Culturel d’Alfortville Découverte, rencontre et partage Nora Gontharet fait le pari d’une programmation festivalière, en résonance avec notre époque, qui permet au public d’interroger la condition humaine et le monde contemporain. « Ce festival souhaite montrer au public que l’écriture contemporaine n’est ni élitiste, ni inaccessible, ni rébarbative. Elle est souvent pleine d’humour et très divertissante. Le Pôle Culturel est un théâtre de ville à la programmation diversifiée. Rendez-vous important dans la saison, ce festival est le seul moment où on peut inviter l’écriture contemporaine, pas seulement théâtrale, mais aussi celle du cinéma, de la musique, de la danse et du cirque. Un tremplin aux auteurs Les écritures actuelles (qui traitent de l’actualité) sont au plus près de ce que vivent les gens. A cet égard, nous privilégions les œuvres qui abordent les questions sociales et politiques, et qui sont de plain-pied avec notre époque. Le public ne s’y trompe pas : il y a comme une évidence dans le dialogue entre fiction et réalité auquel chacun participe en s’y reconnaissant. Telle est la force du théâtre. Mais notre but n’est pas seulement de montrer des spectacles. Nous offrons aussi un tremplin aux auteurs, en aidant à soutenir la production de leurs œuvres. Les professionnels viennent nombreux et le public, au début présent par curiosité, est désormais fidèle à notre rendez-vous. » Propos recueillis par Catherine Robert Texte et mise en espace Nathalie Akoun Propos recueillis e Nathalie Akoun La Femme aux sandales d’été Claire, son mari, son psychothérapeute, la formatrice de ce dernier : Nathalie Akoun compose une valse à quatre personnages sur l’amour et les rapports de couple. « Je crois que ce qui constitue le cœur de mon écriture, ce sont les relations qui se tissent entre les êtres, tous les petits changements d’alliances qui adviennent, sans que l’on s’en aperçoive, dans les rapports humains. Toutes les petites choses de la vie, les glissements, les © Victor Tonelli contradictions, les incompréhensions, qui font qu’une relation peut devenir complètement dramatique, désespérée, et subitement, à l’inverse, s’illuminer pour se tourner vers l’espoir. Une comédienne qui écrit C’est ce jeu d’appuis et de déséquilibres, d’accords et d’oppositions que j’ai voulu éclairer dans La Femme aux sandales d’été, une pièce qui se penche sur le couple et sur les relations amoureuses. Chez moi, l’existence, le théâtre, l’écriture, tout se mêle. Quand je vis quelque chose dans ma famille, avec mes enfants, mes amis, je me demande à chaque instant ce que je ferais de cela si je le projetais sur une scène de théâtre. Car je ne me considère pas du tout comme une auteure, mais plutôt comme une comédienne qui écrit, ce qui est vraiment très différent. Quand je suis en train d’écrire, je suis en liaison constante avec le plateau, avec les déplacements des comédiens. Cela, en ayant toujours en moi la volonté d’imaginer des pièces qui, par le biais de la plus grande légèreté, de situations souvent très anodines, touchent au plus profond des êtres. » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Le 22 mars 2015 à 11h. Propos recueillis e Viviane Point De Viviane Point / mise en espace Stanislas Grassian Ici et ailleurs Texte onirique mélangeant narration, poésie et dialogues, Ici et ailleurs est la première pièce publiée de Viviane Point*. Une histoire à consonances écologiques, qui suit le destin d’un couple parti vivre en Amazonie… Propos recueillis e Catherine Zambon De Catherine Zambon / mise en espace Marie Dupleix Les Z’Habitants Noces, Le Puits, Via Dolorosa et L’Homme jovial : Marie Dupleix met en espace quatre textes de Catherine Zambon tirés du recueil Les Z’Habitants*. Un hommage rendu « aux gens ». « J’ai le sentiment que le théâtre est le lieu d’expression qui donne le plus de liberté à quelqu’un qui écrit. Car il permet, du moins c’est ainsi que je l’envisage, de mêler trois types d’écriture : la narration, le dialogue et la poésie. Ici et ailleurs – qui est un drame dans lequel des personnages sont en prise avec leur destin, mais aussi avec les forces de la nature – est donc, d’une certaine façon, né de cette envie d’entremêler ces trois lignes-là. Et puis, il y a eu aussi l’envie d’écrire un texte au sein duquel tous les personnages – chacun à sa manière et à des moments différents – participent à raconter une seule et même histoire. Ce qui m’intéresse, c’est de travailler à cet éclatement dans la prise en charge du récit, tout en parvenant à créer une narration chorale. © D. R. Tragique et trivialité Cette manière d’écrire est une façon, pour moi, de répondre à un désir profond ancrer mon écriture dans notre époque, dans les questionnements du théâtre d’aujourd’hui. Ce qui est également pour moi fondamental, et qui apparaît je crois assez clairement dans Ici et ailleurs, c’est de réussir à associer différentes tonalités dans un même texte. C’est-à-dire, de raconter des choses tragiques, profondes, exigeantes, en les contrebalançant par des éléments plus triviaux. J’aime beaucoup quand le théâtre investit la dimension du quotidien. Cela permet d’échapper à quelque chose que j’essaie d’éviter à tout prix : l’accablement du pathos. » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat * Chez Alna Editeur. Le 22 mars 2015 à 14h30. Cruveiller. Le 28 mars, Jean-Claude Leguay, Christine Murillo et Grégoire r ~ OEstermann présentent 0 Ugzu. Le 27 mars, apéro littéraire pour une carte blanche à la revue Le Chant du monstre. C. Robert Pas•de•Calais Festival des écritures. du 21 au 28 mars 2015. pôle culturel, IN;iT~gl;jil4[z1 parvis des !ka « Pour écrire Les Z’Habitants, je suis allée, pendant leur absence, chez des gens que je ne connaissais pas. Installée dans une pièce qu’ils avaient choisie, je restais là trois heures, m’imprégnant du lieu. Y écrivant, bien sûr. Puis, j’ai élaboré des fictions théâtrales à partir non seulement de ces espaces, mais de ce que j’y avais ressenti. Je n’ai pas cherché à retraduire une vérité, ni à savoir qui pouvait bien vivre là. Les lieux seuls sont devenus supports imaginaires. Que pourrait-il se passer de particulier, d’incroyable, d’impossible en ces murs ? J’ai ainsi imaginé quatorze courtes histoires. La Scène Nationale de Cavaillon fut la première complice de ce projet. Puis l’ADDA du Tarn. Et enfin, Textes en l’Air dans le Dauphiné. Ces trois territoires Et aussi… Le 21 mars, deux spectacle de danse en ouverture du festival : Affectos (par la danseuse Rocio Molina et la chanteuse flamenca Rosario La Tremendita) et 15X la nuit (solo de Paul-André Fortier). Le 24 mars, Le grand Symposium tout sur l’amour, conférence-théâtre où dialoguent Emma la clown et la pédiatre Catherine Dolto. Le 25 mars, Je tremble, de Joël Pommerat, mis en scène par Cyril Ripoll. Le 26 mars, Une Histoire de clés, de Nathalie Akoun, dans une mise en scène d’Olivier arts, 94140 alfortville. tél. 01 58 73 29 18. site : www.pole-culturel.fr © D. R. ont marqué ce projet d’écriture. D’un côté j’avais envie de travailler sur des formes courtes et, de l’autre, de pister l’humain en son espace de vie. Pister l’humain Comme quand on regarde les lumières allumées chez des gens et que l’on aimerait en voir plus. Se rendre ainsi chez l’habitant, c’est aller au plus près de l’autre. Être dans son alcôve, en quelque sorte. En complicité. Car l’hôte qui acceptait de me recevoir était là, quelque part dans les murs. Je parlais « de l’intérieur ». Cette connivence était très stimulante. Très chaleureuse. L’humain est depuis toujours ma grande préoccupation : dans ses travers et ses écueils, sa capacité de destruction et de résilience… » Iâowe BRUN Le Département Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat *. Publié par les Editions La Fontaine. H nH•myyn Le 22 mars 2015 à 17h.



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