La Terrasse n°209 mai 2013
La Terrasse n°209 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°209 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 13,0 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec la soprano Julie Fuchs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 théâtre mai 2013/N°209 la terrasse centre dramatique régional de Tours direction Gilles Bouillon DOM JUAN MOLIERE mise en scène Gilles Bouillon Production Centre Dramatique Régional de Tours Création et tournée 2013/2014 avec Frédéric Cherboeuf Jean-Luc Guitton Xavier Guittet Gérard Hardy Cyril Texier Odile Ernoult Nelly Pulicani Blaise Pettebone Kevin Sinesi... Création au CDR de Tours du 12 au 30 novembre 2013 Reprise au Théâtre de Châtillon du 10 au 21 décembre 2013 En tournée du 8 janvier au 30 avril 2014 Nouvel Olympia théâtre communautaire 02 47 64 50 50 www.cdrtours.fr photo N. Holt laterrasse_cdrt_mai2013.indd 1 12/04/2013 19:25:22 Théâtre du Rond-Point/Le centquatre Impatience, festival du théâtre émergent Région/Aubusson Festival Au bord du risque La Scène nationale d’Aubusson présente la deuxième édition de son festival Au bord du risque, qui réunit, en deux jours, une dizaine de propositions inédites, incongrues, excessives et drolatiques. Judith Depaule dans Corps de femme : réflexion sur le genre et le corps séducteur. Privilégiant des formes brèves, atypiques et contemporaines, le festival Au bord du risque invite des « créateurs curieux, iconoclastes, innovants et surprenants, évoluant aux limites des marges et au bord des frontières ». Les arts de la piste (Au pied du mur, par la compagnie 100 racines, La face sonore, par le funambule Mathieu Hibon, et Opus corpus, par la compagnie Rhizome), le théâtre (Un doux Reniement, mis en scène par Matthieu Roy, et Corps de femme, de et par Judith Depaule), la performance (Tout coule, par la compagnie Day for night), le clown (Emma la clown, voyante extra-lucide), la danse (Not about everything de Daniel Linehan), la musique (La Parade impériale de Kikiristan, par l’orchestre impérial Kikiristan), l’installation (Iqaluit, par le groupe Berlin) : autant de tentatives pour provoquer l’émotion, l’étonnement ou le rire, de manière inattendue et inhabituelle. Pour cette deuxième édition d’Au bord du risque, l’Artothèque du Limousin complète la programmation artistique du festival, en présentant des œuvres issues de sa collection : dessins, photographies et peintures sont réunis comme un petit cabinet de curiosités autour du voyage (exposition du 31 mai au 15 juin, dans le petit salon du théâtre).C. Robert Scène nationale d’Aubusson-Théâtre Jean- Lurçat, avenue des Lissiers, 23200 Aubusson. Le 31 mai 2013, de 18h30 à 23h et le 1er juin, de 16h30 à 24h. Tél. 05 55 83 09 09. Réagissez sur www.journal-laterrasse.fr Gros plan Le journal Télérama, le Théâtre du Rond-Point, le CentQuatre et ARCADI s’associent pour une nouvelle édition du festival Impatience, initié par Olivier Py quand il était à la tête de l’Odéon. Honneur à l’émergence ! Comme le disait Olivier Py à propos d’Impatience, dans un entretien accordé à La Terrasse lors de la création de ce festival en 2009 : « Il faut croire à la jeunesse. On peut la défigurer mais on ne peut pas l’empêcher de désirer : les pères n’empêcheront pas les fils de gagner leur place ». Cette année, Impatience émigre au Rond-Point et au CentQuatre, et élargit son soutien à la jeune création. Pour cette nouvelle mouture, en plus des repérages habituels effectués par les organisateurs, un appel à projet a été ouvert à toutes les compagnies professionnelles. Deux prix seront décernés à l’issue du festival : le prix du public et le Prix Impatience 2013, décerné par un jury de professionnels, qui assurera au spectacle primé une diffusion au Théâtre du Rond-Point, au CentQuatre, au Théâtre Louis-Aragon de Tremblay-en-France et à L’apostrophe-Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise. Deux prix et six candidats Six spectacles concourent aux deux prix. Jonathan Châtel met en scène Petit Eyolf, d’Ibsen, où, autour de la mort de l’enfant de la maison, se déchirent trois adultes pris dans les rets de la responsabilité. Laurent Bazin s’empare, dans Bad little bubble B., de l’univers standardisé du sexe manufacturé, entre pornographie low cost et dévotion à Jérôme Bosch. Pierre-Marie Baudoin met en scène Fritz Bauer (dans le système judiciaire allemand d’après-guerre, je vivais comme en exil), variation autour de L’Instruction, de Peter Weiss. Thomas Depryck et Antoine Laubin présentent Dehors, et questionnent le scandale quotidien de la vie dans la rue et les échecs du vivre-ensemble. Vincent Thomasset, avec Bodies in the cellar, réécrit pour la scène le film de Capra, Arsenic et vieilles dentelles, lui-même adapté d’une pièce de Joseph Kesselring. Enfin, la compagnie Moebius poursuit sa réflexion sur sa propre génération, dressant le portrait de sa normalité malade dans Lambλ (si quelqu’un aime le monde). Catherine Robert Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin-D.- Roosevelt, 75008 Paris. Tél. 01 44 95 98 21. CentQuatre, 104 rue d’Aubervilliers, 75019 Paris. Tél. 01 53 35 50 00. Du 24 mai au 2 juin 2013. Lieux et horaires des représentations sur le site du festival : www.festivalimpatience.fr Rejoignez-nous sur Facebook La compagnie Moebius dresse le portrait de sa génération Mabel Octobre dans Lambλ.
la terrasse mai 2013/N°209 théâtre de l’ouest parisien à boulogne/festival seules… en scène/Focus 19 L’éternel féminin Pour la troisième année consécutive, le Théâtre de l’Ouest Parisien célèbre l’art de la scène au féminin. Passions, désirs, heurts, rires, incertitudes… : du 14 au 31 mai, le festival Seules… en scène éclaire le monde à travers les regards et les voix de sept femmes brûlantes de vie. Des amoureuses Propos recueillis e Olivier Meyer à la tête du Théâtre de l’Ouest Parisien depuis 2005, Olivier Meyer défend l’idée d’un théâtre éclectique et vivant. Une idée qui s’exprime pleinement au sein de cette nouvelle édition du festival Seules… en scène. « Les sept femmes que dévoile le festival Seules… en scène sont toutes des amoureuses : amoureuses d’un homme, de la vie, de l’art, de la justice, du jeu, de leur métier… écrit par des femmes ou pour des femmes, les La Voix humaine et La Dame de Monte-Carlo de Jean Cocteau/mes Marc Paquien créations de cette quinzaine théâtrale nous ouvrent les portes d’un monde complexe qui, malgré les drames et les passions déçues, cultive une forme de courage et de joie. Les femmes possèdent, souvent, une force et un Propos recueillis e Martine Chevallier Une danse fluide et intelligente Marc Paquien monte deux textes de Jean Cocteau : La Dame de Monte- Carlo, avec Véronique Vella et le pianiste Jorge Giménez, et La Voix humaine, dont il confie la folie amoureuse à Martine Chevallier. Molly Bloom d’après Ulysse de James Joyce/mes Laurent Laffargue Comme une fleur qui éclôt « Je connaissais la pièce, mais elle ne me parvenait pas vraiment. J’avais dit oui parce que c’était avec Marc Paquien. Et parce que le challenge de jouer seule en scène me tentait. Le travail de mémoire a été infernal : dans La Voix humaine, il n’y a pas d’accroche ; les idées s’enchaînent sans correspondance les unes avec les autres. Surtout, il fallait qu’on entende le second personnage, qui est au bout du fil. Un jour, la chose m’est apparue. C’est alors devenu passionnant et excitant d’entendre cette petite voix intérieure à laquelle je réponds. Il y a une grande probabilité de folie dans cette femme amoureuse, et pas seulement d’émotivité ou de passion déchirante. Incorporer le texte, matérialiser la voix Elle a une part d’enfance et d’irresponsabilité. Ça m’embêtait qu’elle apparaisse seulement Entretien e Céline Sallette Céline Sallette interprète Molly Bloom, la Pénélope de l’Ulysse de Joyce, dont le long monologue clôt le roman : une performance de comédienne portée par une mise en scène élaborée, originale et précise. Qui est Molly Bloom ? Céline Sallette : Molly, c’est la chair qui dit oui. C’est une femme qui vient de tromper son mari l’après-midi même. Elle a trente-deux ans, elle est au milieu de sa vie. Elle est comme une fleur qui éclôt, ce que dit d’ailleurs son nom en anglais. Molly est une femme qui se libère à vue. Il y a des aspects peu gracieux chez elle : elle pète, elle a ses règles. C’est drôle, d’ailleurs ! Elle est en fait très organique ; et la traduction de Thiphaine Samoyault le restitue bien, sans filtre. Comment avez-vous abordé ce texte réputé difficile ? C. S. : Un tel texte s’apprivoise, se dompte. Nous avons commencé à répéter dans l’espace scénique, ce qui nous installait d’emblée dans la dimension théâtrale du travail. Ensuite, il a fallu apprendre les mots ! Pas de point, pas de virgule : n’empêche qu’il y a quand même une forme à rendre. Cette grande fièvre, ce grand tourment merveilleux : il faut essayer de donner une idée de ce qu’est ce texte. Mais il ne s’agit pas seulement du face-à-face entre un texte D. R. D. R. élan qui leur permettent de dépasser les difficultés pour célébrer le génie de la vie. C’est ce génie-là que j’ai souhaité mettre en lumière. Ces personnages de femmes nous disent que la vie mérite d’être vécue, que l’on peut faire son miel de tout, y compris des épreuves les plus dures. Nous avons besoin de l’humanité qu’elles composent. Une humanité diverse, ouverte, qui donne aux femmes une place plus importante que celle que notre société leur accorde habituellement. C’est aussi cela, le sens de ce festival. Loin de toute idée de quota, c’est donner aux femmes la place qui leur revient : la place qui correspond à leur talent. » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat comme une femme sous le joug de l’homme. Quand on lit la pièce, on voit une femme qui pleure, mais moi, je voulais un peu de colère. Plus on est en colère et plus on est fragile. Toute la difficulté était de faire en sorte que mon corps et mon jeu disent le contraire de ce qu’entend le spectateur, afin de créer du relief et de la distance. Marc Paquien a un vrai œil de metteur en scène : il rectifie tout en laissant l’interprète totalement libre, en l’accompagnant sans le contraindre. Entre lui et moi, c’était comme une danse légère, fluide et intelligente. » Propos recueillis par Catherine Robert Du 14 au 16 mai 2013 à 20h30. « Molly est une femme qui se libère à vue. » Céline Sallette et une actrice : il y a aussi une mise en scène, et elle est fondamentale. La chambre de Molly tourne sur elle-même à l’horizontal. Ce mouvement crée des espaces différents, comme autant d’espaces mentaux. Entretien réalisé par Catherine Robert Les 21 et 22 mai 2013, à 20h30 De Nathalie Akoun/mes Olivier Cruveiller Une Histoire de clés Auteure et interprète, Nathalie Akoun livre l’histoire d’une « femme emmurée vive dans son labyrinthe intérieur ». Elle parle sans discontinuer : de la vie, de sa vie, de son quotidien, de ses enfants, du monde qui lui échappe. Entre candeur et étrangeté, rire et gravité, cette mère de famille nous ouvre toute la complexité de ses remous intimes. Fragile ? Démente ? Lumineuse ? Elle est tout cela à la fois. Pointant du doigt les limites de la normalité et de la réalité, cette femme nous entraîne dans une danse dangereuse. Une danse comme une rumination en clair obscur, qui révèle les gouffres d’une tragédie humaine. M. P.Soleymat Les 23 et 24 mai 2013, à 20h30. De Nouara Naghouche et Pierre Guillois mes Pierre Guillois Nique la misère Pierre Guillois dirige Nouara Naghouche dans un solo coécrit avec la comédienne. Sur le chemin de la réconciliation… Après le succès de Sacrifices, Nouara Naghouche se présente aujourd’hui en survivante d’un passé semé d’embûches. Avec l’humour et la vitalité qui la caractérisent, elle nous raconte sa nouvelle vie, nous laissant deviner les douleurs et les obstacles qu’elle a laissés derrière elle. Un seule en scène entre prises de conscience et dérision. M. P.Soleymat Le 25 mai 2013 à 20h30, le 26 mai à 16h. De Karen Cushman/mes Félix Prader L’apprentie sage-femme Philippe Crubézy a adapté le roman de Karen Cushman, et Félix Prader met en scène ce récit initiatique, interprété avec sobriété, force et émotion par Nathalie Bécue. Dans une Angleterre médiévale pauvre et austère, une petite fille née sans nom décide de choisir sa voie en suivant les pas de Jeanne la Pointue, la sage-femme revêche qui la recueille et lui enseigne les secrets de l’art d’accoucher les corps. Devenue Alice, l’enfant sans nom gagne sa place sous le ciel en apprenant à délivrer les matrices. Nathalie Bécue interprète tous les personnages de ce récit touchant, entre galetas et fumier, pommes sures et sabots de bois.C. Robert Les 28 et 29 mai 2013, à 20h30. De Lanie Robertson/mes Christophe Lidon femme face à son miroir A travers un monologue en quatre tableaux, Stéphanie Bataille retraverse la vie et les amours de Peggy Guggenheim. Sous la direction du metteur en scène Christophe Lidon, la comédienne Stéphanie Bataille brosse le portrait d’une personnalité d’exception : Peggy Guggenheim. Seule face au miroir de son dressing, seule face à ses obsessions et ses fantômes, la célèbre collectionneuse se livre à nous comme dans un confessionnal. Elle nous parle, nous fait rire, fait rejaillir la passion pour laquelle elle brûla toute sa vie. M. P.Soleymat Les 30 et 31 mai 2013, à 20h30. Festival Seules… en scène. Du 14 au 31 mai 2013. Théâtre de l’Ouest Parisien, 1 place Bernard-Palissy, 92100 Boulogne-Billancourt. tél. 01 46 03 60 44 et www.top-bb.fr



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