La Terrasse n°151 octobre 2007
La Terrasse n°151 octobre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°151 de octobre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... Joël Pommerat présente aux Bouffes du Nord Je tremble (1), première partie autonome d’un diptyque.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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50/N°151/Octobre 2007/la terrasse danse Chaque danseuse incarne à sa façon un archétype de femme : femme libre, femme soumise, femme passionnée… et chaque moment de danse est une explosion d’énergie prompte à faire se relever toutes les têtes. Chez Chantal Loïal, la dynamique du travail passe par un savant métissage entre les danses africaines, antillaises et contemporaines portées par des musiques d’ailleurs. Malgré cette chaise vide qui trône et occupe l’espace, Aski Parè marque avec tendresse et force la fin d’un amour, et pose les bases d’un travail sur la féminité que l’on retrouvera plus tard dans Divers-Cités féminines, sa dernière pièce. N. Yokel Aski Parè de Chantal Loïal, du 25 au 27 octobre à 20h30 au Théâtre du Lierre, 22 rue Chevaleret, 75013 Paris. Tél. 45 86 55 83. Noces et Larmes blanches Angelin Preljocaj/Voici deux anciennes pièces issues du répertoire d’Angelin Preljocaj. Un grand saut dans le temps pour une écriture toujours en alerte. Noces et Larmes blanches sont les deux plus anciennes pièces d’Angelin Preljocaj encore visibles aujourd’hui. Alors que le chorégraphe étire le geste dans une virtuosité calculée et inébranlable dans des pièces comme Empty Moves, il est bon de revoir à quel point l’écriture des années 80 s’est transformée, mais surtout combien ces pièces portent les fondements du travail d’aujourd’hui. Toutes deux montrent l’attachement du chorégraphe à la musique, en particulier Noces, sur la composition de Stravinsky. Alors que le russe nous promenait dans les rites de l’ancienne Russie, le chorégra- phe osait une interprétation plutôt moderne du mariage. Les corps sont soulevés, manipulés, lancés à bout de bras tels des pantins. La femme, à l’instar de son double de chiffons, n’est qu’un pion dans l’échiquier des relations humaines, volée à elle-même dans sa propre cérémonie. N. Yokel Noces et Larmes blanches d’Angelin Preljocaj, le 26 octobre à 21h au Prisme, quartier des 7 mares, 78990 Elancourt. Tél. 01 30 51 46 06. Un nouveau Sacre pour Xavier Le Roy Xavier Le Roy Proposer un nouveau Sacre du printemps n’est pas une idée à prendre à la légère quand on est chorégraphe… Xavier Le Roy dans la peau d’un grand chef d’orchestre Beaucoup s’y sont frottés, mais au final, que nous apporte chaque nouveau Sacre ? La fascination d’un nouveau rite moderne d’un Nijinski, l’affrontement des sexes d’un Béjart, l’acharnement d’un groupe pour trouver son élue selon Pina Bausch… Si bon nombre de productions tournent plus ou moins autour de l’idée originale de la pièce de Stravinsky, Xavier Le Roy fait ici avec le ballet un triple salto arrière. Une pirouette qui lui permet d’utiliser la musique telle que peut l’incarner, à sa manière, un chef d’orchestre devant ses musiciens. C’est le chef de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, Simon Rattle, qui a servi de « modèle » au chorégraphe. En observant rigoureusement ses mouvements, quelle nouvelle musicalité peut poindre, quelle danse peut apparaître, à quel moment ? Xavier Le Roy endosse le costume trois pièces taillé à la mesure d’une nouvelle recherche sur l’expressivité du geste. N. Yokel Le Sacre du printemps de Xavier Le Roy, les 19 octobre à 20h30, le 20 à 17h et 20h30, au Centre Pompidou, place Georges Pompidou, 75004 Paris. Tél. 01 53 45 17 17. Le Ballet Saint- Pétersbourg au Théâtre des Champs- Elysées Marius Petipa//En 1913, le Théâtre des Champs Elysées accueillait pour la première fois Les Ballets Russes. Une histoire qui perdure… Hier, Diaghilev occupait la place avec Nijinski et Pavlova. Aujourd’hui, c’est le Saint-Pétersbourg Ballet Theatre, dépositaire du classicisme de l’école russe, qui prend le relais. Deux démarches qui n’ont finalement plus grand-chose à voir, puisque aujourd’hui est reprise au Théâtre une pièce Photo : Vincent Cavaroc emblématique de la fin du xix e siècle, Le Lac des Cygnes. La chorégraphie de Marius Petipa sert à merveille le double rôle d’Odette/Odile, dansé pour la première fois à Paris par Irina Kolesnikova. « Prima Ballerina » de la compagnie, elle est venue faire la connaissance du public parisien lors du Gala des Etoiles du xxi e siècle le mois dernier. Mais sous les allures d’une véritable beauté russe, Irina va néanmoins séduire son public par son caractère et sa technique d’acier qui lui ont déjà valu de nombreux prix. N. Yokel Le Lac des Cygnes de Marius Petipa, le 17 octobre à 19h30, au Théâtre des Champs Elysées, 22 avenue Montaigne, 75008 Paris. Tél. 01 49 52 50 50. Pièces choisies d’Emanuel Gat Emanuel Gat/Avec ce programme de trois pièces d’Emanuel Gat, c’est la nouvelle création israélienne que le Festival d’Automne donne à voir à Créteil. Emanuel Gat présente un solo sur le saxophone de Coltrane Emanuel Gat a trente-six ans. Né en Israël, il commence sa carrière dans la compagnie Liat Dror & Nir Ben-Gal. Mais cette expérience ne sera que de courte durée, puisqu’il prend son indépendance de chorégraphe trois ans plus tard. Un acte fort pour ce jeune homme qui veille à s’inscrire dans l’air du temps, donne à sa danse un certain engagement sans pour autant en faire une danse politique. Ici, les trois pièces proposées dans un même programme montrent l’attachement du chorégraphe à la musique. Petit torn de dança est un duo construit sur des airs populaires français du xviii e siècle. My Favourite Thing, avec le saxophone de Coltrane, permet à Emanuel lui-même de défendre un solo sous forme de défi au musicien. Très porté par le jazz, le bassiste Squarepusher emportera ensuite un octuor de danseurs dans des vibrations électroniques. Un piège de toute évidence, puisque la pièce chorégraphique aura été conçue à l’origine sur une autre musique… N. Yokel Petit torn de dança, My Favourite Thing, Through the center, all of you, at the same time and don’t stop d’Emanuel Gat, les 25 et 26 octobre à 20h30, à la Maison des Arts, place Salvador Allende, 94000 Créteil. Tél. 01 53 45 17 17. Programme Preljocaj/McGregor à l’Opéra Preljocaj/McGregor/Deux chorégraphes radicalement différents se partagent l’affiche du Palais Garnier : Preljocaj revisite un mythe, et Wayne McGregor découvre les danseurs du ballet. En 2004, Angelin Preljocaj offrait au ballet de/pour recevoir la terrasse par internet, envoyez un mail à : la.terrasse@wanadoo.fr en objet : recevoir la terrasse/Photo : Thomas Ammerpohl
Photo : J.G. Saura la terrasse/Octobre 2007/N°151/51 danse gros plan ¶ 37 e Rencontres de danse de la Toussaint Tous les ans, la MJC-Théâtre de Colombes affirme, lors des Rencontres de danse de la Toussaint, des goûts éclectiques. Pour un moment de partage de la danse, au-delà des frontières esthétiques, qui souvent sont moins étanches qu’on ne le pense. Qu’est-ce que créer une « ambiance » par la chorégraphie ? C’est avec cette question en tête que l’on pourrait aborder les 37 e Rencontres de danse de la Toussaint. Le week-end, intense, commencera par Agbazémé, de Julie Dossavi : avec délicatesse, elle pose des questions dérangeantes sur l’identité et le genre. La chorégraphe Les secrets… d’Alain Gruttadauria, entre nostalgie et distanciation demande à ses danseurs, tchadiens, « d’entrer dans le corps d’une femme ». Inutile de souligner combien la notion de « danse africaine » se trouve alors, doucement mais sûrement, remise en jeu. Elle se fait troublante, presque ambiguë, et le dialogue avec la musique traditionnelle et les musiques actuelles accentue l’impression de flottement, le plaisir de sentir que la danse nous fait voyager. Serge Ricci quant à lui, avec Pardessus bord, crée, en solo, une danse « intime ». Mais cette recherche de l’intimité le ramène au caractère inachevable du solo, à l’inévitable altérité à laquelle la solitude ne cesse de le renvoyer : comment le soliste peut-il être seul en scène ? Paradoxalement, ce projet le conduit à réinterroger la possibilité d’une rencontre, qu’il faudra construire avec le public. Enfin, Alain Gruttadauria est en quelque sorte un artisan de l’ambiance : l’Opéra de Paris sa deuxième œuvre. Après Le Parc, le chorégraphe a choisi de s’attaquer à un mythe, démarche peu banale dans son parcours. Peu enclin à raconter des histoires, il colle, avec Le Songe de Médée, à la tragédie d’Euripide en mettant en scène les tiraillements d’une femme amenée à tuer ses propres enfants en réponse à l’infidélité de Jason. Des seaux, remplis de lait ou de sang, jalonnent la scène et donnent une pesanteur au drame qui se joue entre les adultes mais aussi avec les enfants. Dans un tout autre registre, le Ballet de l’Opéra de Paris a invité le britannique Wayne McGregor à créer pour lui. Les danseurs se complairont à coup sûr dans sa gestuelle parfaitement dessinée, utilisant avec force les possibilités techniques du corps. Qu’en serat-il de son attachement aux nouvelles technologies, design lumineux et autres projections ? Une création à suivre, d’autant que le toucheà-tout McGregor officie en même temps dans la superproduction Kirikou et Karaba…N. Yokel Programme Preljocaj/McGregor, du 26 octobre au 10 novembre au Palais Garnier, place de l’Opéra, Photo : Agnès Mellon on le connaît dans les atmosphères chaudes et sensuelles de l’esthétique jazz, qu’il manie à plaisir. Avec Les secrets…, il nous surprend sur un terrain nouveau : une pièce douce et nostalgique, mais incarnée par des danseurs qui prennent de la distance avec l’expression, pour explorer le potentiel d’une interprétation dont la « froideur » peut aussi être le vecteur d’émotions originales. A noter également : les Rencontres de danse de la Toussaint sont un moment de pédagogie et de formation, tout autant qu’un week-end de spectacles professionnels. Ateliers et stages font partie intégrante de la programmation. Un projet complet, qui affirme la place de l’art chorégraphique dans une ville, au plus près des habitants. Marie Chavanieux Agbazémé, chor. Julie Dossavi, dimanche 28 octobre à 20H30. Par-dessus bord, chor. Serge Ricci, mardi 30 octobre à 20H30. Les secrets…, chor. Alain Gruttadauria, mercredi 31 octobre à 20H30. MJC-Théâtre de Colombes, 96/98 rue Saint-Denis, 92700 Colombes. Tél. 01 56 83 81 81 et www.mjctheatre.com Pasodoble Michel Kelemenis Six danseurs, six musiciens. Michel Kelemenis se saisit de l’univers du pasodoble, dans un constant va-et-vient entre des expressions populaires festives et les recherches contemporaines « savantes ». Un dialogue entre musique et danse, encadré par les costumes d’Agatha Ruiz de la Prada. Les danses et musiques populaires ont souvent une histoire qui s’apparente à un voyage. Ainsi, le pasodoble est à l’origine une marche militaire. Le peuple espagnol s’est emparé de ce rythme spécifique et le pasodoble est devenu une danse traditionnelle. 75008 Paris. Tél. 0892 89 90 90. www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr - 01 46 66 02 74/pour recevoir la terrasse par internet, envoyez un mail à : la.terrasse@wanadoo.fr en objet : recevoir la terrasse/Conception : zaoum - Christophe Raynaud de Lage - Imp. CL2 - Licences : 921754 - 921755 - 921756 - 921757 Zan du 19 au 28 octobre 2007 zi Sang et Or bar cirque en cavale Espace Cirque d’Rue Georges Suant• RER B Station Les Baconnets ou• Navette gratuite sur réservation (Départs : RER B Station Antony ou La Piscine)



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