La Terrasse n°147 avril 2007
La Terrasse n°147 avril 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°147 de avril 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (207 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : Dominique Pitoiset reprend LaTtempête.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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www.jazznomades.net INFOS/RESERVATIONS : 01 46 07 34 50 PRODUCTION L’ONDE & CYBELE 38/Jazz Banlieues Bleues Derniers feux de la 24 e édition du festival de Seine-Saint-Denis. Le duo Elise Caron-Denis Chouillet, alliance idéale entre l’art parfait de l’accompagnement d’un pianiste remarquable et celui d’une chanteuse capable de tout, ouvre la voie, en deuxième partie, à une création d’Andy Emler intitulée « Childhood Journey » avec les Percussions de Strasbourg et son MegaOctet (le 5). La même création est aussi l’affiche le lendemain à L’Apsotrophe de Pontoise (tél. 01 34 20 14 14). Nouvel album d’Emler à écouter absolument : « Dreams in tune » chez Nocturne. Ensuite et enfin, Banlieues Bleues choisit pour son dernier concert 2007, de rendre son bleu plus bleu encore en partant pour le Brésil, en compagnie de deux performers hors pair : d’abord Hamilton de Holanda en solo, jeune virtuose du bandolim, puis le grand Lenine, dans une version dépouillée et débranchée inédite en concert en France pour la sortie de son album « Acustico MTV » chez Sony BMG (le 7). Happy end. J.-L. Caradec Jeudi 5 avril à la Salle des Fêtes de Gonesse et samedi 7 avril à la MC 93 de Bobigny. Tél. 01 49 22 10 10. Site : www.banlieuesbleues.org Jazz à Radio-France Dans la série « Jazz sur le Vif », Xavier Prévost, Monsieur Jazz à Radio-France, propose trois rendez-vous du samedi après-midi à petit prix. La programmation de Radio-France met les petits plats dans les grands en accueillant le rutilant Lenine en version acoustique, le 7 avril à la MC 93 de Bobigny dans le cadre de Banlieues Bleues. George Gruntz et son Concert Jazz Band 2007, big band de luxe, le 7 avril à 17h30 au Studio Charles Trénet de la Maison de Radio-France. Concert Jazz Band 2007 de George Gruntz. Un big band suréquipé et prestigieux (Gary Valente, Larry Schneider, Adma Nussbaum…) : 4 trompettes, 4 trombones, 5 saxophones et une rythmique pilotée du piano par cette grande figure du jazz européen. Né en 1932 à Bâle, Gruntz a joué avec les plus grands américains - de Dexter Gordon à Gerry Mulligan - avant de fonder en 1972 son célèbre Concert Jazz Band qui constitue une des expériences les plus fortes et audacieuses dans le domaine du jazz européen en grande formation. Compositeur estimé, on lui doit l’opéra-jazz Cosmopolitan Greetings, créé en 1988 à l’opéra de Hambourg. Les occasions d’entendre Gruntz en big band à Paris sont plus que rares… Autres rendez-vous « jazz » de la Maison ronde : le « In & Out » quartet du pianiste Cyril Benhamou puis le groupe Ohimé du saxophoniste Pierre-Louis Garcia (le 14) et enfin Franck Amsallem, impérial en solo, suivi de l’Archipel Quintet (Savy, de Bethmann, etc…). J.-L. Caradec Les 7, 14 et 28 avril à 17h30 au Studio Charles Trénet de la Maison de Radio- France. Tél. 01 56 40 15 16. Places : 5 €. Festival La Belle Ouïe Un petit festival inventif et ouvert, entre jazz et chanson. Comme chaque année, la remuante Campagnie des Musiques à Ouïr donne vie, avec pour seules armes l’envie d’en découdre et de partager, un beau festival de trois jours au Lavoir Moderne Parisien. Paroles, poésie, jazz et imaginaires sont au programme, avec parmi les invités principaux : Fantazio (voix et contrebasse) en solo, Marc Ducret et son onztet « Le Sens de la Marche », les chanteurs Eric Lareine et Loïc Lantoine, une soirée Cabaret orchestrée par la Campagnie des Musiques à Ouïr… J.-L. Caradec Du 11 au 13 avril au Lavoir moderne Parisien (35 rue Léon 75018 Paris). Tél. 01 42 52 09 14. Au New Morning Du blues from San Franciso… Carlos Santana déclarait récemment au sujet du guitariste Tommy Castro : « Le blues est entre de bonnes mains. Tommy possède la voix, le son et les intentions justes pour toucher le cœur de n’importe qui ». On le croit. Ce showman exceptionnel est l’un Ne sortez plus sans votre carte Club Bouche à Oreille : 1 place achetée = 1 place offerte à chaque sortie. Voir page 23. des géants actuels du blues américain (le 13 à 21 h)/Le jeune maî tre guinéen de la Kora, électrique ou acoustique, Ba Cissoko défend la sortie (chez Totolo/Harmonia Mundi) de son nouvel album Electric Griot Land (le 17 avril à 21 h)/Le trompettiste new yorkais Dave Douglas signait il y a quelques mois un album en apesanteur en duo avec Martial Solal. Dans un tout autre registre, il est de retour, à la tête de son nouveau sextet régulier (et musclé), avec Gene Lake (fils d’Oliver Lake) à la batterie, spécialiste du funk et du R&B, mais aussi Marcus Strickland au sax ténor et DJ Olive (le 23 à 21 h)/Enfin, deux pianistes français au cours de la même soirée : Laurent Coq et son « Blowing Trio » avec les deux saxophonistes David El Malek et Olivier Zanot, puis le « Pentacle Quartet » de Sophia Domancich (le 25 à 21 h et 22 h). J.-L. Caradec Tél. 01 45 23 51 41. Site : www.newmorning.com Jacques Vidal Le contrebassiste français signe en grande formation un hommage à Mingus. Né en 1949, le contrebassiste Jacques Vidal est l’un des musiciens inévitables et irréprochables de la scène française du jazz depuis trois décennies. Ancien élève de Kenny Clarke, il participa à la création du groupe Magma et accompagna des géants américains tels que Phyllie Joe Jones ou Pepper Adams. C’est en 1978 qu’il rencontre le guitariste Frédéric Sylvestre, véritable alter ego, avec lequel il n’a jamais cessé de jouer. On les retrouve une nouvelle fois associés dans le nouvel album « Mingus Spirit » de Jacques Vidal, Le contrebassiste Jacques Vidal rend hommage au « Mingus Spirit ». Nouvel album chez Nocturne et concerts de sortie les 19 et 20 avril à 21 h au Sunside. enregistré à la tête d’une grande formation de dix musiciens d’élite où l’on distingue le trompettiste Eddie Henderson, le saxophoniste Pierrick Pedron, le tromboniste GlennFerris ou le pianiste Manuel Rocheman. « Ce qui m’inspire le plus chez Mingus, ce sont les vibrations qu’engendre sa musique, et son énergie phénoménale. L’une des facettes les plus inté ressantes de sa musique, c’est qu’elle est une synthèse de toute l’histoire du jazz. Le challenge pour ce disque était que l’univers en soit bien le mien » confie Jacques Vidal. Mission accomplie. J.-L. Caradec Les 19 et 20 avril à 21 h au Sunside. Tél. 01 40 26 46 60. Pierre de BethmannLe pianiste parisien signe un nouvel album en leader marqué par un véritable son de groupe. Révélé au sein du trio Prysm (quatre albums chez Blue note entre 1994 et 2001), le pianiste parisien défend depuis une belle carrière sous son nom. On découvre aujourd’hui la musique de son nouveau septet, née lors d’une résidence à l’Opéra de Photo : Guy Vivien
entretien Laurent Cugny La Tectonique des nuages, opéra-jazz fantastique Jazz/39 Pianiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre – mais aussi historien du jazz, enseignant et musicologue ! –, Laurent Cugny fut directeur musical de l’Orchestre National de Jazz de 1994 à 1997. Il présente sur la scène du Théâtre de la Ville, à la tête d’un orchestre de dix musiciens, un opéra-jazz dont il signe la musique sur un livret de François Rancillac (d’après Cloud Tectonics de José Rivera). Avec les voix soliste de David Linx, Laïka Fatien et Yann-Gaël Poncet. Un événement. tre National de Jazz, et l’idée est ressortie en 1997 quand j’en ai parlé à Jean-Paul Boutellier, le directeur du festival de Vienne, qui m’a confié qu’il était intéressé par sa production. Et il a fallu encore neuf ans pour qu’il voie le jour, en version concert, lors de l’édition 2006 de Jazz à Vienne. Quelle est l’atmosphère générale de l’œuvre, l’univers dans lequel évoluent l’action et la musique ? L.C. : C’est un univers fantastique. Un personnage improbable (Celestina del Sol, interprété par Laïka Fatien), venu d’on ne sait où, vient faire voler en éclats l’existence plutôt banale de deux frères, Anibal et Nelson de la Luna (David Linx et Yann-Gaël Poncet). L’histoire se passe dans un Los Angeles en proie au cataclysme du tremblement de terre longtemps redouté. Le contraste s’établit entre un intérieur paisible où se joue l’intrigue et l’extérieur où règne le chaos. Quant à la musique, j’ai bien sûr tenté de la faire entrer dans la meilleure osmose possible avec le drame, Lyon en mars 2006. Dans son actualité, un nouvel album intitulé « Oui » chez Nocturne, et deux concerts de lancement au Sunset. Autour du Fender Rhodes du leader, on remarquera la présence des saxophonistes Stéphane Guillaume et David El Malek, de la chanteuse Jeanne Added et du guitariste Michael Felberbaum. J.-L. Caradec Les 27 et 28 avril à 22 h au Sunset. Tél. 01 40 26 46 60. Orchestre National de Jazz Franck Tortiller, directeur musical de l’ONJ, livre en avant-première en concert la musique de sa nouvelle création. En attendant la sortie très attendue du nouvel album de l’Orchestre National de Jazz, prévue le Comment ce projet d’opéra s’inscrit-il dans votre parcours artistique ? Laurent Cugny : J’y ai pensé à partir de 1992, en apprenant qu’un « Carmen Jazz » était monté à Vienne avec Dee Dee Bridgewater. Je me suis alors dit que c’était une chose qu’il me passionnerait de réaliser. J’ai entre temps dirigé l’Orchestout en essayant de lui conserver diversité et cohérence. Comment avez-vous abordé la question du traitement des voix ? L.C. : Le traitement de la voix était au départ de l’intention. Je me suis décidé à monter cet opéra le jour où j’ai parlé du projet à David Linx et qu’il a immédiatement accepté. C’était pour moi le fondement. On a même choisi l’histoire en fonction de cette voix. Nous sommes donc loin du modèle classique de ce point de vue. La musique relève également, je crois, franchement du jazz. Mais pour le reste, nous avons adhéré aux conventions du genre et utilisé un grand nombre de ses ressources. Je ne pense pas que l’implication théâtrale ait changé l’approche vocale des chanteurs, mais en revanche il leur a fallu concilier les deux exigences et ce ne fut évidemment pas facile. « Je me suis décidé à monter cet opéra le jour où j’ai parlé du projet à David Linx et qu’il a immédiatement accepté. » Êtes-vous en train d’inventer une forme nouvelle avec cet « opéra-jazz » ? L.C. : Je n’ai jamais eu une telle ambition. Qui peut l’avoir d’ailleurs ? Il est vrai qu’il y a peu d’exemples d’opéra-jazz. Pour autant, si l’on considère simplement que c’est un opéra, il est sans doute plutôt conventionnel, ce qui ne me gêne pas du tout, au contraire. On ne peut pas s’approprier les avantages d’un genre éprouvé et en refuser les règles. C’est en tout cas ce que je pense. Quant aux références, j’ai pensé à Leonard Bernstein pour « West Side Story » et à Carla Bley pour « Escalator over the Hill », mais surtout pour la musique. Il ne s’agit tout de même pas d’une « première expérience ». Je n’ai d’autre ambition que de faire correctement ce que je mets en œuvre. C’est ensuite à la réception de décider ce qu’il en est en terme de postérité. Ce qui est certain, c’est que j’y ai pris goût. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec Les 13 et 14 avril à 20h30 au Théâtre de la Ville. Tél. 01 42 74 22 77. Places : 16 et 23 €. 10 mai chez Chant du Monde/Harmonia Mundi, Franck Tortiller et ses troupes s’installent au Cabaret Sauvage pour un pré-concert de sortie exceptionnel. La nouvelle mouture de l’ONJ sera… électrique, s’appuyant sur un nouveau répertoire de créations qui prend sa source dans la révolution sonore des années 70 initiée par Miles Davis et les siens (Herbie Hancock, Joe Zawinul, etc…), qui a provoqué les premières relations (dangereuses) du jazz et de l’électricité. Comment relire, plus de trois décennies plus tard, les trouvailles du jazz-rock ? En les dépassant, semble répondre le vibraphoniste et compositeur. Tortiller imagine son orchestre dans ce projet comme « une sorte de « cirque électrique » où exploration, mélange des sons et positionnement rythmique seront les moteurs de la cré ation ». En première ligne : Vincent Limouzin et son vibraphone midi, Patrice artwork pictures böx www.picturesbox.com Coup de projecteur sur le label ECM... le reste de la programmation sur www.jazzsouslespommiers.com Renseignements au 02 33 76 78 50 Abonnements, à partir du 7 avril à Coutances Hors abonnements, à partir du 21 avril : Fnac, Carrefour, Géant, Hyper U, www.fnac.com, E. Leclerc, Virgin Megastore, Auchan, Cultura, www.ticketnet.fr par téléphone au 02 33 76 78 68 (paiement CB) Pour recevoir La Terrasse par internet, envoyez un mail à : la.terrasse@wanadoo.fr En objet : Recevoir La Terrasse



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