La Terrasse n°144 janvier 2007
La Terrasse n°144 janvier 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°144 de janvier 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (199 x 287) mm

  • Nombre de pages : 70

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : 4e édition du Standard Idéal à la MC93.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PROCHAIN CONCERT ensemble *vendredi 12 janvier à 20h avant-concert à 19h animé par Omer Corlaix Conservatoire National de Région 14, rue de Madrid, 75008 Paris métro Europe entrée libre rés. : 01 47 06 17 76 Rêve agité Musique(s) en boîte(s) à retour à… de Marc Monnet met en jeu des emboîtements. Fondre les éléments du matériau sonore choisis, puis les disjoindre, isoler chaque composante, mettre à jour une règle du passage d’un état à l’autre, du mouvement au repos sont au centre d’El arte de la siesta de José Manuel Lopez-Lopez. Les siestes du Minotaure, emboîté dans son labyrinthe par Dédale, furent longues et propices au rêve… Un rêve n’est jamais de tout repos semble nous rappeler le Minotaurus Dreaming d’Aureliano Cattaneo. Marc Monnet (1947) Musique(s) en boîte(s) à retour à… José-Manuel López-López (1956) El arte de la siesta Aureliano Cattaneo (1974) Minotaurus Dreaming création française Petra Hoffmannsoprano Daniel Gloger haute-contre Pascal Contet accordéon Muse en Circuit technologie informatique Pierre Roullier direction coproduction : Ensemble 2e2m, Muse en Circuit – Centre National de Création Musicale en partenariat avec le Conservatoire National de Région de Paris 64/Classique Zaïde(s) Opéras de Mozart et Bernard Cavanna De tous les « petits opéras » de Mozart, de jeunesse ou délaissés au profit de ses immenses chefs-d’œuvre du genre, Zaïde n’est pas le plus négligeable, loin s’en faut. Laissé inachevé par le compositeur en 1780 au profit de L’Enlèvement au Sérail, il ne recèle pas moins d’une heure de Michel Rostain met en scène Zaïde(s), deux opéras de Mozart et Bernard Cavanna formant un tout. Le 28 janvier à 16h30 à la Maison de la Musique de Nanterre. musique magnifique et ne souffre que de l’absence de son ultime scène, qui aurait dû pourtant dénouer la situation dramatique et pour le moins délicate de l’infidèle Zaïde, amoureuse de Gomatz, et propriété du tout puissant et jaloux Sultan Soliman… Le metteur en scène Michel Rostain a eu la formidable idée de solliciter le concours d’un compositeur contemporain, Bernard Cavanna, pour prendre le relais de Mozart et composer, sur le même thème, un nouvel opéra qui comble ainsi la scène manquante de l’opéra mozartien… Plongeant résolument « Zaïde » Photos : Caroline Ablain dans l’actualité, conscient qu’aujourd’hui encore, on n’hésite pas dans certains pays à lapider les femmes adultères, Cavanna et son librettiste Michel Rostain choisissent de raconter l’histoire d’une Zaïde très contemporaine à travers le prisme d’un reportage journalistique. « Le cadavre de Zaïde a été retrouvé ce matin » annonce d’emblée le journaliste en ouverture de son JT. Suivent alors les cinq courts mouvements, en formes de flash-back, de cet opéra-réalité au cours duquel on revient sur les jours heureux du couple et où Slimane, le mari jaloux et criminel, répond aux questions du journaliste… Avec les voix d’Elise Gäbele (soprano), Rémi Garin (ténor), Jacques Calatayud (baryton) et Alain Buet (basse), mais aussi Dominique Debart (direction musicale) à la tête de son Ensemble/Orchestre régional de Basse-Normandie, sans oublier les costumes de Chantal Thomas. J. Lukas Dimanche 28 janvier à 16h30 à la Maison de la Musique de Nanterre (92). Tél. 01 41 37 94 21. Le Journal d’un disparu De Leos Janacek Le Château de Barbe-Bleue De Béla Bartók/Nouvelles productions. Bartók et Janacek, tous deux sujets d’un empire austro-hongrois crépusculaire, ont chacun participé par leur art à la construction d’une identité nationale hongroise et tchèque. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’Opéra de Paris réunisse ces deux contemporains. Le choix des ouvrages est plus inattendu, non pas pour Le Château de Barbe-Bleue (1918), unique opéra de Bartók, mais pour Le Journal d’un disparu (1921), qui n’est ni un opéra ni une œuvre orchestrale. Ce cycle de vingt-deux chants pour deux solistes et chœur de femmes accompagnés au piano possède pourtant une intensité dramatique propre au compositeur tchèque – que l’on retrouve aussi bien dans ses cycles pour piano ou ses opéras proprement dits. Le chef d’orchestre Gustav Kuhn a orchestré l’œuvre, qui se rapproche ainsi du Château de Barbe-Bleue : deux personnages, une errance, et l’orchestre pour tout décor. Mettre en scène l’opéra symboliste et statique de Bartók est un défi : avec Le Journal d’un disparu, celui que relèvent Alex Ollé et Carlos Padrissa, iconoclastes animateurs du groupe théâtral catalan La Fura dels Baus, s’en trouve doublé. J.-G. Lebrun Avec Michael König et Hannah Esther Minutillo (Janacek), Willard White et Béatrice Uria-Monzon (Bartók) et l’Orchestre de l’Opéra de Paris dirigé par Gustav Kuhn. Les 26, 30 janvier, 6, 8, 13 et 16 février à 20h, les 28 janvier et 4 février à 14h30 au Palais Garnier. Tél. 08 92 89 90 90. Places : 7 à 130 €. Farnace D’Antonio Vivaldi/Version de concert. Après l’avoir remarquablement enregistré pour Alia Vox en 2001, Jordi Savalla choisi d’interpréter aujourd’hui Farnace en version de concert. Créée en 1727 à Venise, l’œuvre de Vivaldi constitue un modèle d’opera seria. Récitatifs et airs s’enchaînent avec un sens de la théâtralité endiablé. L’intrigue s’avère palpitante, mettant à nu la relation d’amour et de haine entre Berenice et Farnace. Les deux rôles sont tenus par de fidèles vocalistes du chef catalan, Adriana Fernandez et Furio Zanasi. Mais surtout, la sonorité ronde et généreuse du Concert des Nations Ne sortez plus sans votre carte Club Bouche à Oreille : 1 place achetée = 1 place offerte à chaque sortie. Voir page 42. s’annonce propre à exhaler les couleurs de l’orchestration vivaldienne. L’œuvre du Prêtre roux sera par ailleurs entrecoupée d’extraits d’un opéra de Francesco Corselli composé en 1739 sur le même sujet. A. Pecqueur Mardi 16 janvier à 20h à la Salle Pleyel. Tél. 01 42 56 13 13. Places : 10 à 85 €. Il Dissoluto Punito ossia Il Don Giovanni De Wolfgang Amadeus Mozart. Evénement-phare de la saison 2005/2006 de l’Opéra de Paris, le Don Giovanni mis en scène par Michael Haneke avait rapidement affiché complet pour toutes les représentations. Il était donc indispensable de redonner la même production cette année. Bonne nouvelle : le casting vocal ne connaît pas de profonds bouleversements. On retrouve notamment le Don Giovanni incendiaire de Peter Mattei, accompagné du Leporello truculent de Luca Pisaroni. Christine Schäfer incarne toujours une Donna Anna étonnante mais convaincante. La nouveauté vient de la fosse, où Sylvain Cambreling est remplacé par Michael Güttler, jeune chef allemand, assistant de Valery Gergiev au Théâtre Mariinsky de Saint Petersbourg. De son côté, la mise en scène promet de nourrir à nouveau le feu polémique. Emblématique de l’orientation artistique voulue par Gérard Mortier, la direction d’acteur de Michael Haneke imprime un souffle moderne, froid et réfléchi, à l’ouvrage mozartien. Le cinéaste réactualise le propos afin de mieux caractériser les rôles et de nourrir une vision profondément pessimiste du mythe. À coup sûr, une production qui est déjà entrée dans l’histoire de l’Opéra de Paris. A. Pecqueur Les 20, 24, 27, 29, 31 janvier, 2, 5, 14 et 17 février à 19h30 et le 11 février à 14h30 à l’Opéra Bastille. Tél. 08 92 89 90 90. Places : 5 à 130 €. La Betulia liberata De Wolfgang Amadeus Mozart/Version de concert. Enfin le retour de Nikolaus Harnoncourt à Paris ! Pionnier du mouvement sur instruments anciens, le chef autrichien est à l’heure actuelle l’une des baguettes les plus palpitantes qui soient. Il faut écouter avec quel soin il peaufine l’articulation et cisèle les phrasés. Ses interprétations rivalisent toujours d’expressivité et d’intelligence. On ne lui tient donc pas grief des choix de tempi parfois trop lents engendrant une certaine emphase. Le nom d’Harnoncourt est évidemment lié à l’ensemble qu’il a fondé en 1953, le Concentus Musicus de Vienne. Comptant des pupitres prestigieux (le violon solo d’Erich Höbarth, le premier hautbois d’Hans-Peter Westermann), la formation distille une couleur typiquement viennoise, mélange d’élégance et d’âpreté. Au programme de leur tournée parisienne, l’unique véritable oratorio composé par Mozart, La Betulia liberata. Très rarement donnée, cette « action sacrée » fut écrite en 1771 sur un livret de Métastase, inspiré de l’épisode de la délivrance des juifs à Béthulie. Dès l’Ouverture, le ton dramatique est donné, avec ses accents délibérément Sturmund Drang. Comme à son habitude, Harnoncourt s’est entouré de chanteurs plus lyriques que baroqueux – notamment les deux sopranos Luba Orgonasova et Elisabeth von Magnus. Le ténor Jeremy Ovenden, avec ses aigus perlés et fragiles, complète fort honorablement la distribution. A. Pecqueur Mardi 30 janvier à 20h à la Salle Pleyel. Tél. 01 42 56 13 13. Places : 10 à 85 €.
Jazz au Sunset Le Sunset alterne vétérans inaltérables (Vander, Jeanneau, Humair…) et jeunes loups insatiables (Laurent, Muvien…). Le batteur Christian Vander, âme de Magma, réunit un trio jazz pour se souvenir d’Elvin Jones et John Coltrane. Avec Emmanuel Borghi au piano et Emmanuel Grimmonprez à la contrebasse (les 5 et 6) ; le saxophoniste François Jeanneau, premier directeur de l’ONJ et fondateur de la classe de Jazz au CNSM, signe son grand retour après 12 ans d’absence discographique avec l’album « Silent birds » chez BeeJazz. Son nouveau groupe réunit Guillaume Juramie à la basse, Joe Quitzke à la batterie, Emil Spanyi aux piano et claviers et Ablayé Cissoko à la kora et au chant (les 12 et 13) ; tout un symbole, succédant au pionnier Jeanneau, celle que l’on considère quasi unanimement comme l’un des plus sûrs espoirs du saxophone en France, Géraldine Laurent, réunit son « Time Le saxophoniste François Jeanneau présente son nouveau groupe les 12 et 13 janvier au Sunset, suivi le 20 par le guitariste Jean-Philippe Muvien, en trio avec Daniel Humair et Jean-Paul Céléa. Out » Trio composé de Yoni Zelnik à la contrebasse et Laurent Bataille à la batterie, pour une relecture vivifiante de compositions rares de Dolphy, Mingus ou Ornette Coleman (le 19) ; enfin, last but not least, l’étincelant trio Humair-Muvien-Céléa, deux aînés frondeurs encadrant une nouvelle étoile de la guitare, Jean-Philippe Muvien, réinventeur insaisissable et surdoué de son instrument. Un groupe à retrouver sur l’album « Trio Live » qui paraît sur le propre label (Allgorythm/dist Abeille Musique) de Muvien (le 20). J.-L. Caradec Au Sunset à 22 h (60 rue des Lombards 75001 Paris). Tél. 01 40 26 46 60. Didier Riey Jazz/65 en compagnie de ses complices Florent Gac et Mourad Benhammou (le 5), puis le quartet de Didier Conchon, ancien élève de Christian Escoudé, qui vient défendre la musique de son récent album « Freebop » paru chez Djaz Records/Dam (le 6) et le jeune guitariste allemand Dano Heider en quartet avec Nico Morelli au piano. Également au programme : le batteur Stéphane Chandelier en trio (le 12), le saxophoniste baryton Xavier Richardeau en quartet (le 13), le pianiste Laurent Courthaliac en quartet (le 20) et enfin, le chanteur et washboardiste Stéphane Seva (les 26 et 27). J.-L. Caradec Tous les vendredis et samedis à 21h30 au Houdon Jazz Club (5 rue des Abbesses, 75018 Paris). Tél. 01 42 62 21 34. Entrée libre. Au Duc des Lombards Un mois de jazz « en raccourci » au Duc des Lombards avec, parmi les temps forts, la soirée « Paris Jazz Club » du 16 janvier en hommage à Michel Petrucciani. Cinq soirées consécutives, entre « histoire et Le sourire rivé aux lèvres, le cheveu frisottant et un peu fou, le violoniste Didier Riey allie une virtuosité sûre à un esprit manouche généreux. Suite de sa pétillante résidence au Théâtre de Dix-Heures. Venu du conservatoire, Riey alterne sur scène pur jazz reinhardtien et emprunts au folklore breton, balkanique ou latino. « Le violon est un animal multiple, se réjouit-il. Reste à le faire sortir de son ghetto classique. » Avec un vrai sens de la pédagogie, Riey décline ses compositions et celles de ses pairs et maîtres. Un montage vidéo illustre la musique tout le long du spectacle, Photos : Christian Ducasse Houdon Jazz Club Un club en entrée libre à découvrir du côté de la Place des Abbesses. La multiplication des lieux de jazz gratuits est une aubaine pour les mélomanes. Elle est une moins bonne affaire pour les musiciens… Mais ne boudons pas notre plaisir et découvrons la programmation du petit club des Abbesses qui programme du jazz tous les vendredis et samedis à 21h30. Sa programmation du moment fait la part belle aux guitaristes, tous fous de Wes Montegomery, avec d’abord le trio d’Hugo Lippi, adepte de la formule au charme soul et groovy « guitare/orgue/batterie » Le pianiste Laurent Courthaliac, les 12 et 13 janvier au Duc des Lombards en quintet puis le 20 janvier au Houdon Jazz Club en quartet. égrenant moments de vie du groupe, hommages et vrais moments de vidéo musicale. Car si Riey est sans conteste un compositeur incontournable du paysage audiovisuel, cette activité prend avec lui un sens créatif et militant, il n’hésite pas à jouer des génériques TV ou musiques de film de sa composition… sur scène ! Vice-président de l’Union des Compositeurs de Musiques de Films fondée par Casadessus et comptant quelques grands noms tels Bruno Coulais ou Gabriel Yared, il a fait de la valorisation des musiques originales de film son credo : « Il faut soutenir, promouvoir les compositions originales, et montrer que la scène en est un excellent support, que la musique de film peut être vivante ». Et tout ça grâce à un violon. Vanessa Fara Tous les lundis jusqu’au 19 février à 20h30 au Théâtre de Dix-Heures. Tél. 01 46 06 10 17. Tarifs 16 et 22 €. Pour recevoir La Terrasse par internet, envoyez un mail à : la.terrasse@wanadoo.fr En objet : Recevoir La Terrasse



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