La Revue Québec n°60-32 8 jan 2020
La Revue Québec n°60-32 8 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60-32 de 8 jan 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : La Revue de Terrebonne inc.

  • Format : (279 x 343) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 13 Mo

  • Dans ce numéro : des fêtes mouvementées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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B-2 Le mercredi 8 janvier 2020 - LA REVUE - www.larevue.qc.ca COLLECTE DES ENCOMBRANTS LE 3 e MERCREDI DU MOIS CHANGEMENT PROCHAINE COLLECTE  : 15 JANVIER L ville.mascouche.qc.ca/collectes
CULTUREL Album de contrastes et de collaborations À écouter les deux extraits diffusés depuis quelques mois déjà, on comprend bien la liberté dont parle l’artiste. La première pièce dévoilée en septembre, Dans tes rêves, soit celle qui a aussi lancé le projet d’album, propose une ambiance macabre et spooky combinée à un groove électronique teinté de légèreté. D’un autre côté, le deuxième extrait, Puits de lumière, se veut beaucoup plus planant. « Pour moi, cette chanson est la définition de ce qu’est un moment de grâce, d’une accalmie. J’ai eu envie qu’elle finisse l’album pour laisser mon monde dans un espace lumineux », commente la musicienne. Dans les deux cas, on amène l’auditeur aux antipodes. « C’est un album de contraste, reconnaît-elle. Les influences viennent de partout. Je n’ai pas travaillé avec les mêmes personnes tout le temps, alors chaque chanson a des influences esthétiques différentes. On y allait selon les besoins et nos envies, et tout a fini par se compléter. » Un album créé en famille Si elle a toujours aimé travailler en équipe, voire en famille, la chanteuse à la voix aérienne et mélancolique a poussé l’exercice encore plus loin pour Des feux pour voir. Pas moins de neuf musiciens ont participé à l’exercice, incluant son fidèle complice François Lafontaine. À cela s’ajoutent Émilie Laforest, Laurence Nerbonne et Louis-Jean Cormier, qui ont pris la plume avec sa grande amie Gaële et elle. « J’aime rencontrer d’autres artistes et j’aime qu’on s’influence. C’est pour ça que je fais ça, note celle qui a réuni tout Le mercredi 8 janvier 2020 - LA REVUE - www.larevue.qc.ca B-3 Une semaine dans les soubassements Pendant sept jours, l’artiste multidisciplinaire d’origine iranienne Maryam Izadifard a vécu seule dans les soubassements du Moulin neuf de l’Île-des-Moulins. Elle a été laissée à elle-même, en immersion complète dans la créativité. Suite de la page B-1 Gilles Fontaine presse@larevue.qc.ca Une semaine sans rencontrer personne, à part quelques petits animaux entrant dans les soubassements pour la nuit. Mais ce qui l’intéressait avant tout, ce sont les lieux. « Alors que j’étais venue sur l’Île-des- Moulins en visite, j’ai vu la grille près du barrage et j’ai demandé à aller visiter les lieux. Lorsque je suis entrée, les soubassements m’ont ramené des souvenirs d’enfance, de l’époque de la guerre Iran- Irak. Un jour, nous avons dû descendre dans un abri, c’était à la maison de mon arrière-grand-père. C’était sombre et très humide. Tout comme dans les soubassements », raconte-t-elle. « Je me suis demandé comment des lieux complètement différents peuvent être liés par un même souvenir. Je trouvais la réflexion très intéressante », ajoute-t-elle. Arrivée d’Iran il y a huit ans, l’artiste œuvre d’ailleurs sur le thème La mémoire et l’espace au programme de maîtrise de l’UQAM en arts. Maryam Izadifard est revenue dans les soubassements du Moulin neuf de l’Île-des-Moulins deux mois après y avoir séjourné, seule, pendant une semaine. (Photo  : Gilles Fontaine) Une exposition à venir Pendant son séjour, elle s’est imprégnée de l’ambiance des soubassements avec l’objectif de produire des œuvres (peintures, dessins et écrits) et de les exposer. « Au printemps 2020, je devrais exposer mes œuvres à la Maison Bélisle. Je serai aussi dans la Forge, à côté de la Maison, et je serai en production directe. À la fin de l’exposition, les soubassements seront ouverts au public pour qu’ils voient l’installation où j’ai habité pendant une semaine. » Une lettre à la poste Chaque jour, Maryam écrivait ses impressions et ses émotions, mais elle s’écrivait aussi une lettre au quotidien, une lettre à elle-même qu’elle faisait poster à son domicile de Montréal. Ça lui permettait de poursuivre l’aventure créatrice. « J’avais l’impression de parler à une autre personne et de ne pas me sentir trop seule. » Par l’exposition de ses œuvres, l’artiste souhaite, en partie, faire vivre aux gens Pour assister au spectacle que proposera Marie-Pierre Arthur le 1er février à 20 h au Théâtre du Vieux-Terrebonne, procurez-vous des billets au 450 492-4777 ou en visitant le www.theatreduvieuxterrebonne.com. l’intensité des émotions vécues lors cette semaine d’isolement. « Je trouve important de partager avec les gens ce que j’ai vécu. Je sais que Terrebonne est accueillante à la culture. » Bien qu’elle ait hâte de dévoiler ses œuvres, elle a surtout hâte de rencontrer les gens pour leur parler de son aventure. Pour ce projet, Maryam a travaillé en collaboration avec l’artiste originaire de Terrebonne Marc Lincourt, l’un des premiers artistes qu’elle a rencontrés à Montréal. ce beau monde. C’est plus une aspiration qu’un talent. C’est ce qui m’apaise le plus  : découvrir quelqu’un d’autre et aller jouer dans ses plates-bandes. » Le 1er février, ils seront cinq à donner vie à un paysage musical éclectique sous les yeux du public de Terrebonne. « Il y aura plein de moods différents, des moments super rock [et d’autres plus planants]. Ça me plaît, ce n’est pas ennuyant du tout », laisse-t-elle entendre. Femme, mère, artiste… Comme pour ses albums précédents, l’auteure-compositrice-interprète ne fait pas dans l’anecdotique. Elle aborde, dans ses nouvelles chansons, comme dans les précédentes, la famille, l’amour, la musique, l’amitié et le temps qui passe. « Les textes s’inscrivent dans un contexte. Ils sont la somme des enjeux que je traverse », soutient celle qui est à la fois une femme, une mère, une artiste et bien d’autres choses. « Conjuguer tous ces rôles et sentir qu’on vibre dans chacune des sphères de notre vie, c’est ça, le défi actuel », souligne l’artiste qui admet ne pas avoir trouvé la formule magique pour y arriver. « Je me faufile à travers tout ça. Ça fait partie de la vie. Quand je suis fatiguée, je vois ça comme un problème », déclare-t-elle avec le sourire, consciente que la solution réside dans le lâcher-prise. Ce lâcher-prise, elle arrive à l’atteindre aisément sur scène, incitant le public à faire de même. « Je veux faire vivre aux gens un beau moment, créer une bulle dans laquelle tout le monde se retrouvera le temps d’une représentation », conclut-elle. Et elle usera de la musique pour y parvenir.



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