La revue de l‘inspection générale n°5 décembre 2008
La revue de l‘inspection générale n°5 décembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de décembre 2008

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Inspection Générale

  • Format : (211 x 296) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'inspection générale à l'heure des changements.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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64 les deux missions, mais il serait plus sain que ce ne soit pas sur le même territoire. Former Si passionnante que soit la réflexion intellectuelle, les membres du groupe IG-RAR ont en commun une envie d’agir ensemble, de ne pas s’en tenir à des spéculations. Que recouvre le terme « action » ? Pour notre groupe, comme pour tous les IGEN, les modalités de l’action sont les mêmes. Rédiger un rapport pour informer une décision ou évaluer une politique est une action. Participer à la formation est une action, puisqu’il y a moins un savoir, ou un savoirfaire à transmettre que des solutions nouvelles à inventer, avec d’autres experts et à l’écoute des acteurs de terrain. Le champ de la formation, lui, est réellement nouveau : il n’est plus défini par un public spécifique pour chaque inspecteur général en fonction de son appartenance à un groupe disciplinaire ou de spécialité et s’inscrit, le plus souvent, dans une aire géographique : l’académie, le département, voire la ville, le quartier, la circonscription, l’établissement. Il s’agit donc le plus souvent, pour les IGEN du groupe RAR, de former à plusieurs, pour répondre à des besoins exprimés dans un lieu donné, au lieu de former dans le seul cadre de leur discipline et au niveau national. Les inspecteurs généraux ont plutôt l’habitude de s’adresser aux corps d’inspection territoriaux, c’est-à-dire à des médiateurs en charge d’agir sur les enseignants qui, in fine, sont les acteurs déterminants pour la réussite des élèves. Lorsque les destinataires de la formation sont les enseignants eux-mêmes, le propos ne peut être le même que celui qu’on destine à des inspecteurs, sans doute davantage convaincus des besoins de s’adapter, à l’aise aussi - ou supposés tels -avec les panoplies de moyens au service des objectifs visés, dès que l’on est sur le terrain didactique et pédagogique. En effet, il faut - si les résultats de leurs élèves l’exigent - les convaincre de la nécessité de changer et expliquer les enjeux des modifications attendues, les aider à conquérir les moyens de ces changements (il faut qu’ils accèdent à des pratiques alternatives aux leurs, véritable clé de la liberté pédagogique). La réalisation des objectifs nécessite des connaissances et des savoirfaire que la formation doit apporter, sans supposer que le travail personnel de chacun suffise à les acquérir. S’adresser à un public d’enseignants suppose donc une expertise spécifique : alors que les finalités, les grands problèmes, les grandes orientations peuvent être traités par tous les inspecteurs généraux devant tous les publics, il en va autrement quand il s’agit de préciser les mises en œuvre,. Dès lors, le travail du groupe permanent RAR doit être relié à celui des groupes de disciplines ou de spécialités. Il est probable que, dans les années à venir, le positionnement des inspecteurs généraux comme celui des inspecteurs territoriaux connaisse des changements. Du schéma traditionnel d’une transmission descendante (les inspecteurs généraux forment des formateurs, les inspecteurs, qui eux-mêmes forment les enseignants), on en viendra sans doute à la confrontation de plusieurs regards sur un même objet, au partage de différents niveaux d’expertise, dans une réflexion collaborative. Cela n’ira pas sans certaines difficultés. Ainsi, l’annonce d’un soutien intellectuel apporté par notre groupe d’inspecteurs généraux à la réflexion didactique et pédagogique des inspecteurs territoriaux a pu être interprétée, quelquefois, comme une marque de mépris, d’un jugement implicite selon lequel les inspecteurs territoriaux ne seraient pas capables de mener seuls le travail attendu. Si le malentendu a été rapidement levé, il demeure que le travail en commun des deux corps est à inventer, à côté des missions traditionnelles des inspecteurs de terrain qui « font remonter vers la centrale » de l’information et des missions traditionnelles des inspecteurs généraux qui portent une parole d’autorité et évaluent les inspecteurs territoriaux. Contribuer à l’évolution des missions des inspecteurs Les RAR, on l’a dit, relèvent des politiques de droit commun : à cet égard, les sujets généraux > L a r e v u e de l ‘ i n s p e c t i on g é n é r a l e n°5 > L’inspection générale à l’heure des changements
doivent être pris en compte en même temps que la spécificité RAR. Il en va ainsi, par exemple, pour la mise en œuvre des nouveaux programmes. Mais il en va ainsi également pour d’autres évolutions attendues, par exemple celle des pratiques d’inspection. Les RAR constituent un cadre intéressant pour examiner cette nouvelle perspective ; d’une part, plus qu’ailleurs encore, la nécessité de se centrer sur les progrès et les résultats des élèves y est manifeste et, d’autre part, ils font émerger des questions nouvelles relatives à cette mission. Dans un RAR, qui inspecte, et dans quel cadre, un professeur référent intervenant en dehors de son champ disciplinaire, en dehors d’un groupe-classe ? Qui inspecte un professeur des écoles qui intervient au collège ou inversement ? Comment évalue-t-on le travail de ces professeurs ? Les chefs d’établissement doivent-ils le faire seuls ? Et que signifie, dans un RAR plus encore que dans n’importe quel autre secteur, l’inspection individuelle ? Peut-on vouloir évaluer la façon dont des élèves travaillent, évaluer leurs acquis, évaluer des compétences en cours d’acquisition, dans le cadre d’une l’inspection individuelle ? La nouveauté de la situation ouvre la réflexion jusqu’à la question de l’inspection d’un RAR, écoles et collège réunis, car la sensibilité aux ruptures dans les parcours des élèves est plus forte encore là qu’ailleurs. Comment passer d’un acte d’inspection tout à fait codifié à un acte d’inspection renouvelé ? Cette question, dont les IEN et les IPR vont très vite hériter, appelle au sein de l’IGEN une réflexion nouvelle et sans doute un positionnement nouveau pour les inspecteurs généraux eux-mêmes, s’ils veulent rester partie prenante de la réflexion sur les nouvelles missions d’évaluation que devront assurer les inspecteurs de terrain. Se positionner par rapport aux décideurs locaux Enfin, se pose la question des interactions entre l’inspection générale et les décideurs locaux, recteurs et inspecteurs d’académie. Deux exemples de nature très différente peuvent illustrer les interrogations que des regards posés sur les réalités locales font surgir. Pour les corps territoriaux, qu’est-ce qu’être IPR référent d’un RAR ? Les premières observations menées témoignent d’engagements très différents, certains consacrant un temps très important à l’accompagnement de proximité demandé par la circulaire sur l’égalité des chances, quand d’autres ne sont présents que dans le collège et pas dans les écoles, et pour deux à trois fois dans l’année seulement. Les recteurs doivent-ils seuls décider de la charge de travail des IPR référents ? Comment les inspections générales de disciplines réagissent-elles lorsque certains de leurs inspecteurs consacrent beaucoup de temps à autre chose qu’à leurs missions disciplinaires ? Autre exemple d’une nature tout à fait différente : l’école maternelle se voit reprocher un manque d’efficacité dans la prévention de l’échec scolaire, en particulier par son incapacité à doter les élèves d’un niveau de langage satisfaisant. Peut-on continuer à partager ce discours et à priver l’école maternelle de ressources disponibles au sein des RAR, qui lui seraient nécessaires pour mettre en place les conditions de travail favorables aux échanges qui permettent l’apprentissage (professeurs référents, assistants pédagogiques, voire membres des réseaux d’aides spécialisés aux élèves en difficulté requis parfois exclusivement à l’école élémentaire) ? Se positionner à l’intérieur de l’IGEN Pour conclure, une dernière interrogation sur le positionnement des IGEN. Chacun de nous tient sa légitimité de la maîtrise de sa discipline ou de sa spécialité et nos grandes missions se définissent par rapport à la discipline ou à la spécialité. Il n’est facile pour aucun d’entre nous de consacrer du temps à des champs de réflexion et d’action autres, moins valorisants peut-être parce que moins consacrés par la tradition. Il y a pourtant une grande nécessité à consacrer du temps à l’éducation prioritaire. > L a r e v u e de l ‘ i n s p e c t i on g é n é r a l e n°5 > L’inspection générale à l’heure des changements 65



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