La Gazette du Var n°96 1er déc 2019
La Gazette du Var n°96 1er déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°96 de 1er déc 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 12,8 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Jeanne Manson.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 Département t a. IGE FORFAIT soREE DISCOTHÈQUE AVEC DJ JEAN-LUC AMBIANCE DANCEFLOOR COUPE DE CHAMPAGNE ASSIETTE DOUCEURS COTILLONS Décembre 2019 - #96 Le Lavandou Thierry Saussez lance un club d’initiatives économiques Présidé par Jean-Paul Valsot, PDG d’Espace Power, le club, qui réunit principalement des chefs d’entreprise, vise à développer la formation, la création d’entreprises et le développement des activités. À l’initiative de Thierry Saussez, conseiller municipal et chef d’entreprise au Lavandou, des entrepreneurs installés au Lavandou, d’anciens dirigeants habitant dans la commune et des résidents secondaires ayant l’expérience de l’entreprise, sont réunis dans le Club des Initiatives Économiques du Lavandou (CIEL). DEVELOPPER LES ACTIVITES Thierry Saussez explique la démarche des adhérents du CIEL  : « Notre motivation repose, avant toute chose, sur l’amour de ce territoire que beaucoup nous envient. Mais, face à l’inaction, nous avons décidé d’aider les jeunes du Lavandou à avoir un avenir. Le club s’adresse également à l’ensemble des habitants qui ont besoin d’un appui pour développer des activités ». Conscient des difficultés que rencontrent ceux qui veulent créer leur entreprise, le publiciste ajoute  : « Nous souhaitons faire profiter, bien sûr bénévolement, de nos savoirs-faire, de nos expériences, clés de réussite et réseaux. Comment ? En parrainant des jeunes en insertion professionnelle (lettre de motivation, CV, etc.), en 2 PERS. SPECIAL'. SAINT-SYLVESTRE Cliergele la Si-Sylvestre1- qtarnbre twin -u tile -Prisiellts déjeun « s Restaurant LE VAISSEAU Dîner & soirée dansante avec l'orchestre LES COUREURS D'OCEANS Bulle Gourmande à la pécha Verrine terre mer - petit croustillant Tranche de Foie gras de canard Cluouguette d'oignons rouges Brioché du boulanger Noix de coquilles Saint-Jacques Berceau de poireaux safranés L'instant glacé Pavé de cuissot de veau sauce légère au miel Poétée rie girolles aux légumes d'antan Petite parrnentiére aux noix Auméniére de brie affiné aux amandes Jeunes pousses de mesclun aux pignons L'infini-ment bon du nouvel-an Senteur arabica - cannelés Coupe de champagne Vin de Bordeaux AOC Blanc & Rouge Eaux min craies accompagnant les créateurs d’entreprise de tous âges (business plan, démarches, etc.), en appuyant un entrepreneur local via nos réseaux, et en conseillant des personnes prenant leur retraite et souhaitant développer une activité ». FONDS D’INVESTISSEMENT DE PROXIMITE Conseiller municipal au Lavandou, Thierry Saussez reprend  : « Notre approche est globale et tend, non seulement, à revitaliser le territoire mais aussi à créer un lien entre les entrepreneurs et à les promouvoir. Dans ce sens, nous créerons des rencontres professionnelles et mettrons en place, pour ceux d’entre nous qui y sont prêts, un fonds d’investissement de proximité pour permettre à certains projets de décoller. Vous êtes jeune en insertion, vous voulez créer une entreprise ou continuer une activité après la retraite, entrepreneur au Lavandou, vous avez besoin d’un appui, écrivez-nous à ciel.lelavandou@ gmail.com ». Dans le fonctionnement courant du CIEL, la coordination et le dispatching sont assurés par Marc Verly, expert en développement territorial. L'ASSOCIATION LE JOUR SE LÈVE et L'ASSOCIATION SPORT'S DANCE IBN PRÉSENTENT DIMANCHE 15 DÉCEMBRE 2019 DE 1e130 A 16H30 4te. y yr-mg*  : ENTRÉE Invitée ANNABELLE Invitée CARO AVEC SONIA DE ZOMBA WEAR LES MEMBRES DU CLUB DES INITIATIVES ECONOMIQUES DU LAVANDOU (CIEL) - Vincent BACKELANDT, chef d’entreprise, - Bertrand CARLETTI, entrepreneur, - Jean-François CATTEAU, expertcomptable, - Michel d’HAENENS, transporteur, - Christophe FALEWEE, expert-comptable, - Patrice HARDY, chef cuisinier, - Jean-Pierre LETARTRE, ancien président d’EY Europe, - Rodolphe MONNIER, expert immobilier, - Christian OLIVIER, commissaire aux comptes, - Thierry SAUSSEZ, conseiller en communication, - Jean-Paul VALSOT, PDG d’Espace Power, - Marc VERLY, expert en développement territorial, - Jean Alain VIDAL-SOLER, distribution informatique et alimentaire, - Guillaume VIDAL-SOLER, e-commerce. E VAR 01.0
ÉÉ ÉÉ Département Fédération du BTP 83 Jean-Jacques Castillon, président  : « Nous n’acceptons pas les agissements d’une minorité » Dans le prolongement du colloque « Planète BTP », qui s’est tenu le 8 novembre dernier au siège de la Fédération du BTP du Var, le président Jean-Jacques Castillon a écrit à l’ensemble des autorités du Var (Préfet, Département, ECPI, élus) pour les informer d’une démarche tout à fait inédite portée par la Fédération dans le cadre de sa lutte pour imposer une gestion vertueuse des déchets de chantiers. Jean-Jacques Castillon écrit notamment  : « Devant la multitude des pratiques illicites, la Fédération du BTP du Var a décidé de se constituer partie civile dans chaque situation de décharge illégale de déchets de chantiers identifiée par les services de la DREAL, avec lesquels nous travaillons en étroit partenariat, lorsque le Parquet décide de poursuivre devant le Tribunal correctionnel. Notre intérêt à agir se fonde, conformément à l’objet de nos statuts, sur deux critères  : l’atteinte à l’image du BTP et de ses métiers et la situation de concurrence déloyale créée par ces pratiques illégales. Notre action, mûrie de longue date et élaborée depuis le mois de mai dernier, est en cours de démarrage sur la base de huit procès-verbaux dressés par la DREAL dans le Var en 2019 ». Coup de filet La gendarmerie met fin à trente années de décharge illégale Depuis plus de 30 ans, sans aucune réaction de la part de l’administration, l’une des plus grandes déchetteries sauvages du Var était installée au Castellet. Mais tout a une fin ! Le 22 novembre, les exploitants de l’une des plus grandes déchetteries sauvages du Var ainsi que le propriétaire du terrain sur lequel elle était installée, au Castellet, ont été présentés à un juge. Ces arrestations sont intervenues dans le cadre d’une information judiciaire, ouverte en octobre 2017, alors que la situation est dénoncée, depuis des années sans succès, par la municipalité et les viticulteurs. Qui se plaignaient, régulièrement, de l’inaction incompréhensible de l’administration. DECHARGE ILLEGALE DEPUIS PLUS DE 30 ANS « Ce sont un million de tonnes de déchets qui ont été amenés depuis plus de 30 ans. Certains jours, on voyait passer jusqu’à 100 camions. Mais tout le monde a fait la politique de l’autruche », dénonce, en colère, un vigneron, sous le sceau de l’anonymat. Un autre renchérit  : « Maintenant, il faut savoir si ces gens-là n’ont pas bénéficié de complicités locales pour laisser prospérer leur commerce illégal, sous les yeux des autorités, en toute impunité ». Même exaspération pour le vice-président de l’association des vins de Bandol. « Cette décharge, elle nous mange des terres de l’AOC Bandol depuis le début des années 1990. Et sans autorisation, à notre connaissance », accuse Michel Bronzo. Dans le Var, la problématique des décharges sauvages a pris de l’ampleur depuis la mort, le 5 août, du maire de Signes, village voisin du Ces mesures permettront de lutter contre le dépôt sauvage de déchets du bâtiment et améliorer leur taux de recyclage. Castellet. Jean-Mathieu Michel avait été renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants pour avoir jeté des gravats sur les bords d’une route de la commune. UN MILLION DE TONNES STOCKEES ILLEGAMENT Convaincue que la préservation et la valorisation des paysages, des milieux naturels et de la biodiversité est un gage nécessaire de développement, Valérie Gomez Bassac, députée de la 6ème circonscription du Var, a réagi à ces arrestations  : « Je suis engagée dans cette démarche qui contribue à la protection de l’environnement depuis le début de mon mandat en m’opposant aux réalités qui sont une menace pour notre territoire telles que la décharge illégale du Castellet. Je comptais bien arriver à mes fins en obtenant la fermeture de cette décharge suite aux infractions constatées relatives au dépôt de plus d’un million de tonnes de déchets inertes ». DETERMINATION EXEMPLAIRE Le président du BTP du Var ajoute  : « S’il arrive qu’une organisation professionnelle du BTP se constitue partie civile dans les dossiers de travail illégal, agir contre les actes délictueux liés à une gestion frauduleuse des déchets constitue à ma connaissance une démarche tout à fait inédite. Elle est aussi exemplaire de notre détermination à ne pas accepter les agissements d’une minorité dont nos entreprises sont les premières victimes et qui portent atteinte à notre image de même qu’à notre environnement. Je précise que les dépôts sauvages de déchets, actes d’incivisme hautement répréhensibles mais ne constituant pas les mêmes préjudices que les décharges illégales et relevant de la police du maire, ne sont pas visés par cette Une situation illégale confirmée par Bernard Marchal, procureur de la République de Toulon  : « Cette déchetterie était bien active. C’est une activité lucrative. En échange du déversement de leurs déchets, les conducteurs devaient payer. Le 20 novembre au matin, les gendarmes ont interpellé le propriétaire des parcelles sur lesquelles étaient entreposés des milliers de mètres cubes de déchets, ainsi que Marcel Herrero, dirigeant d’une société de transport, la SOTREVE, dont un tracteur était en train de décharger des déchets ». Un camion a été saisi, ainsi que le véhicule personnel d’un des interpellés. Pour la députée LaREM du Var  : « Je ne peux que me réjouir que cette mobilisation acharnée, aux côtés des associations du territoire, ait porté ses fruits (…). Depuis le début de mon mandat, je lutte contre les décharges illégales et les dépôts sauvages. Cet été, la tragique mort du maire de Signes a dévoilé au grand jour cette crise des déchets qui étouffe le Var. Depuis 2017, après avoir saisi les différents services préfectoraux, le Ministère de la Transition écologique et solidaire, l’institution judiciaire permet, aujourd’hui, de mettre un terme à ce scandale sur le site du Castellet ». TRACABILITE DES MATERIAUX Toutefois selon l’élue, il faut défendre une approche globale  : « Je salue les dispositions proposées par Brune Poirson, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, dans le cadre de son projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, avec qui je travaille, en étroite collaboration, pour lutter contre le fléau des décharges sauvages. Ces mesures permettront de lutter contre le dépôt sauvage de déchets du bâtiment et améliorer leur taux 9 action. Néanmoins, le principe de traçabilité des déchets que nous nous attachons à imposer auprès de tous les maîtres d’ouvrages (bénéficiaires de travaux) du département devrait, à terme, conduire à une réduction de ces nuisances qu’il faut aussi combattre ». Sur ce point, la Fédération travaille dans le cadre des travaux de l’Office du BTP, à l’accompagnement des agents de la maîtrise d’ouvrage publique pour une meilleure appréhension de la gestion des déchets dans les marchés de travaux. Ainsi, une action a été initiée avec le lycée professionnel Golf-Hôtel de Hyères pour former les futurs bâtisseurs aux principes de l’économie circulaire et ainsi parier sur un avenir meilleur. de recyclage. Parmi ces mesures figurent le renforcement du pouvoir de sanction des élus et, surtout, le dépôt gratuit des déchets du bâtiment dans les déchetteries, dont le maillage territorial serait amélioré. Il s’agit, également, de structurer une filière de valorisation mais également l’implication de tous les acteurs au long de cette chaîne. L’élément clé  : la traçabilité des matériaux. Aujourd’hui, le gouvernement se penche plus spécifiquement sur la question des dépôts sauvages. C’est une responsabilité collective sur laquelle nous devons tous nous engager ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR 4 ARRESTATIONS Dernièrement, les gendarmes ont constaté un ballet de camionneurs et de particuliers qui venaient jeter des gravats. Dans la foulée, le couple qui gérait la déchetterie était arrêté. La femme était relâchée mais l’homme a été mis en examen pour « gestion irrégulière de déchets, valorisation de déchets sans justificatif et infractions au code de l’urbanisme », et placé sous contrôle judiciaire, après avoir versé une caution de 50.000 € . Après 48 heures de garde-à-vue, le dirigeant de la SOTREVE a été présenté au juge, ainsi que le propriétaire du terrain, également visé du chef d’exploitation d’une installation classée sans autorisation. Des cautions de 80.000 et 120.000 € ont été exigées par le parquet à l’encontre des deux hommes ainsi que leur placement sous contrôle judiciaire. Décembre 2019 - #96



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