La Gazette du Var n°93 30 oct 2019
La Gazette du Var n°93 30 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de 30 oct 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : les maires du Var confrontés aux cyberattaques.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 Méditerranée Porte des Maures Octobre 2019 - #93 DrfiviES LES MIMOSASe,eggce. 10(INÉE DJ Vin/MUE Nieront Ezzuzz. -71=2 Mqv I ne reeleie v I. Bormes-les-Mimosas Une très belle journée d’actions pour l’environnement ! Signataire de la charte « Plages sans plastique », la ville de Bormes-les-Mimosas s’est engagée à développer les actions de sensibilisation et de prévention. Mi-octobre, sur la plage de la Favière, une opération a permis de collecter plus de 8 000 mégots et de remplir deux conteneurs de déchets ! « Je suis vraiment fier de voir l’engagement des Borméennes et des Borméens pour cette première journée d’action, C’est une première qui sera renouvelée à chaque saison, en différents points de notre commune. Merci à tous pour votre investissement dans la bonne humeur, une fois encore le bien vivre ensemble, à Bormes, est une réalité », se réjouissait, à l’issue de la journée, François Arizzi, maire de Bormes-les-Mimosas. En effet, c’est armés de sac et gants en plastique, de bouteilles vides, de courage et de bonne humeur, que de nombreux Borméens ont participé à la première journée du patrimoine naturel. Un moment de partage au service de la nature très apprécié. Ainsi, des brigades vertes ont été constituées pour procéder au nettoyage du littoral, des parkings, de la pinède et même du centreville de la Favière. Sac par sac, bouteilles partiellement ou totalement remplies de mégots, ce sont plus de 8 000 mégots et deux conteneurs de déchets qui ont été ramenés par les participants. Une collecte importante qui a permis de sensibiliser les petits et les grands à la nécessité de moins produire pour moins jeter. Sur l’éco-village, les associations engagées dans la préservation de l’environnement ont pu échanger, tout au long de la journée, avec les visiteurs et donner des astuces pour réduire leur impact sur la planète. Les « Ateliers Créa’Bormes », projet participatif élu par les habitants, ont initié le public à la conception de lingettes lavables et d’éponges faites maison. Et, l’association « Zéro Déchet » a sensibilisé les visiteurs à l’usage de produits sans emballage (shampoing solide, lessive maison, etc.). Par ailleurs, les associations Ecocivis, Colibri, Handibou et Recyclop ont invité les participants à agir au quotidien tandis que Pierre Fougerolles, co-organisateur de cette journée, distillait des informations et directives avec passion. Enfin, une équipe, constituée d’agents de la police municipale, de la gendarmerie et de la SNSM, est intervenue avec celle du Gaou Bénat au port du Pradet. Les déchets collectés ont été ajoutés à ceux ramassés à la Favière et triés par deux jeunes Pass’engagement citoyen. Texte et photos Carole AMARO
Golfe de Saint-Tropez Cavalaire-sur-Mer Incivilités, Philippe Leonelli dit stop ! Désormais, à Cavalaire, l’heure n’est plus à la prévention mais à la répression. Rencontre avec Philippe Leonelli, un maire qui en a assez des incivilités ! Pourquoi cette vaste campagne de lutte contre les incivilités ? Philippe LEONELLI. Tout d’abord, c’est une idée que j’avais depuis longtemps et que certains de mes collègues maires avaient déjà mis en place. Permettez-moi de remonter un peu le temps en y apportant quelques éléments contextuels. Nous avons transféré la compétence à la Communautés de communes, depuis 2013, à travers la convention de mutualisation et, depuis 2015, c’est le groupe PIZZORNO qui est en charge du ramassage des déchets. Ce nouveau mode de fonctionnement a nécessité un long travail d’ajustement, mené en parfaite cohérence avec les services de la communauté de communes. Cela prend du temps. Mais j’aime à penser que les services proposés par la Communauté de communes sont satisfaisants. Étant à la rencontre, quotidiennement, des Cavalairois et arpentant régulièrement chacune des rues de notre commune, j’ai constaté une recrudescence de dépôts sauvages et autres encombrants laissés à l’abandon. De prime abord, la population pourrait penser que les services ne font pas leur travail ou pas convenablement. Pourtant, je suis convaincu du contraire ! J’ai mené une rapide enquête auprès des services compétents et je me suis aperçu que le travail était fait et que la communication avait été réalisée, correctement, par la Communauté de communes. Le service existe et les agents font leur travail. Que considérez-vous être des incivilités ? PL. Nous avons de nombreux amalgames (silence) sauf pour ceux qui veulent du mal à notre ville… Les auteurs de ces actes ou ceux qui aiment raconter tout et n’importe quoi, notamment sur les réseaux sociaux... Ceux-là veulent du mal à notre commune. Comment peut-on s’octroyer le droit de laisser ses détritus alors que les services existent ? Estce qu’ils feraient cela chez eux ? Dans le même état d’esprit, comment peuton prendre des photos de ces incivilités et les répandre sur les réseaux sociaux en tentant d’en faire une récupération politique et un sujet de campagne ? Je vous le dis, ce ne sera pas un sujet de campagne pour moi, c’est un sujet qui concerne l’ensemble des administrés, l’ensemble des habitants. Je ne céderai pas, il en va de la responsabilité individuelle et collective. Vous dénoncez des manoeuvres politiciennes ? PL. La ville ne m’appartient pas. Elle est aux Cavalairois et aux Cavalairoises. Si certains estiment qu’ils peuvent la salir, ce n’est pas de la responsabilité des agents ou des gouvernants, mais bien de ceux qui commettent ces actes honteux. Et, l’image véhiculée par ces basses manœuvres politiciennes n’est pas de nature à valoriser notre ville. J’ai déjà honte lorsqu’il y a des déchets visibles, alors en rajouter sur les réseaux sociaux n’apporte rien, absolument rien au problème de fond. Et, une poubelle qui déborde n’est pas nécessairement un acte d’incivilité, ou que les agents de la ville ne font pas correctement leur travail. Mais, cela peut, tout simplement, correspondre à une augmentation de population comme pendant l’été ou après un week-end. Il ne faut donc pas tout confondre. C’est trop facile ! Une incivilité, c’est un dépôt sauvage, un scooter trop bruyant, un torse nu en ville, un mégot jeté par terre… Cette gestion des incivilités se traduit comment au quotidien ? PL. Cela engendre une surcharge majeure de travail aux personnels municipaux, alors que, comme je le disais, ce n’est plus une compétence mairie. C’est en réalité, avoir un service de gestion des déchets dans la commune pour répondre au manque des respect de quelques administrés, de quelques commerçants, de quelques touristes. Sauf que je n’ai, ni le droit, ni les moyens d’accepter cette inflation des dépôts Comment peut-on s’octroyer le droit de laisser ses détritus alors que les services existent ? Est-ce qu’ils feraient cela chez eux ? sauvages et autres encombrants. Elle n’est plus acceptable ! Comprenez-bien que lorsque je demande aux agents communaux de faire la gestion des déchets, ils ne font pas leur cœur de métier et les tâches qui leurs sont initialement confiées. Après, on viendra me dire que les espaces verts ne sont pas entretenus, que les rues ne sont pas suffisamment nettoyées ou que sais-je encore ? En clair, lorsqu’ils ramassent 27 les déchets de ces irrespectueux, ils ne font pas autre chose. En même temps, je ne peux pas laisser ces déchets impacter le quotidien des administrés. Car je le rappelle, la majorité des Cavalairois, des commerçants et des touristes, respecte leur territoire. Et je m’en réjouis. C’est face à cette équation difficile à résoudre que j’ai souhaité lancer, il y a quelques mois, cette vaste campagne de lutte contre les incivilités. Cette campagne revêt quelle forme ? PL. Tout d’abord, j’ai souhaité que cela se fasse en deux phases. Une première approche qui se veut pédagogique à travers une grande campagne de communication visant à sensibiliser les éventuels contrevenants aux amendes encourus en cas de non-respect des règles. Comme nous avons pu le faire avec le bruit des motos. Dans un second temps, c’est la phase répressive qui prédominera. Car, je suis convaincu que tant que nous ne toucherons pas au porte-monnaie, ces personnes continueront. Pour autant, ceci est le cadre théorique. La pratique est bien souvent différente. Soyons clair, réussir à prendre en flagrants délits les contrevenants c’est une chose assez compliquée. Nous avons renforcé la présence de la police municipale avec la création d’une équipé dédiée. Mais là-aussi, lorsque la police fait la chasse aux dépôts sauvages, elle ne fait pas son cœur de métier. Nous allons donc aller plus loin en renforçant, également, notre système de vidéosurveillance en positionnant des caméras supplémentaires sur les points de dépôts identifiés comme étant des points sensibles et, ainsi, dégager du temps aux policiers municipaux. Un temps qui est précieux pour qu’ils assurent, à l’instar des agents du centre technique municipal, les missions pour lesquelles ils sont employés. Qu’attendez-vous de cette campagne ? PL. Une réelle prise de conscience ! Et que chaque personne considère sa ville comme étant son propre domicile. À vos yeux, cette campagne peut-elle rapidement produire des effets positifs ? PL. Je l’espère en tous cas c’est le but ! Mais, cela ne pourra être vraiment positif que si nous sommes tous concernés ! Il faudra du temps car lorsque l’on met en place quelque chose, il faut se laisser le temps d’en évaluer l’efficacité et réajuster si nécessaire. Et, ce n’est pas une campagne électorale ou des photos déposées sur les réseaux sociaux qui doivent dicter la gestion d’une commune. D’ailleurs, permettez-moi de rappeler que si quelqu’un est témoin d’incivilités il peut appeler la police municipale (24/24h) ou bien déposer un signalement sur l’application Maires et Citoyens ou s’adresser au service Cavalaire Quartier. Bref, les dispositifs existent, il suffit de les utiliser. Le traitement d’une doléance sur les réseaux sociaux n’a jamais eu d’autre effet que celui de créer de la polémique pour un objectif très discutable. En tout état de cause, l’objectif n’est pas celui de valoriser notre ville. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Octobre 2019 - #93



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