La Gazette du Var n°91 1er oct 2019
La Gazette du Var n°91 1er oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de 1er oct 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : François de Canson, excellents résultats pour le tourisme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Département UN CO-PORTAGE SYNDICAT MIXTE/INTERCOMMUNALITES/ETAT POURQUOI UN CTE ? Dynamique en cours  : charte forestière et PCAET intercommunaux, Conforter la gouvernance  : opportunité supplémentaire pour poursuivre la structuration de projets durables et concrets à l’échelle du massif des Maures, Caractère isolé du massif  : recréer des liens, Liens publics-privés synergiques, Les zones urbaines et le massif, L’agriculture et la forêt, Le littoral et le massif, Créer une dynamique entre les différentes économies du territoire, autour de la transition écologique. PROJET DE FIL ROUGE Candidature  : Placer le massif des Maures au cœur de la transition écologique et énergétique de ses territoires. Suite dernières discussions  : Octobre 2019 - #91 Massif des Maures Un contrat de transition écologique d’ici fin 2019 Le 12 septembre, Jean-Luc Videlaine, préfet du Var et Christine Amrane, maire de Collobrières, présidente du syndicat mixte du Massif des Maures, ont présidé la réunion de lancement officiel du contrat de transition écologique (CTE) du massif des Maures. Co-construits à partir de projets locaux, entre les collectivités locales, l’État et les acteurs socio-économiques du territoire, les contrats de transition écologique ont pour ambition de  : démontrer par l’action que l’écologie est un moteur de l’économie, et développer l’emploi local par la transition écologique (structuration de filières, développement de nouvelles formations). agir avec tous les acteurs du territoire, publics comme privés pour traduire concrètement la transition écologique. accompagner de manière opérationnelle les situations de reconversion industrielle d’un territoire (formations professionnelles, reconversion de sites). Le contrat de transition écologique accompagne le développement d’un territoire au travers de ses axes stratégiques de transition écologique et en fonction de ses spécificités  : énergies renouvelables, efficacité énergétique, mobilités, ruralité et agriculture, économie circulaire, construction et urbanisme, biodiversité… À l’issue de la réunion, le préfet du Var a rappelé  : « Le massif des Maures a été sélectionné au titre d’un contrat de transition écologique. C’est même le seul dans le département. Ce contrat est porté par le syndicat mixte du massif des Maures qui regroupe notamment trois intercommunalités (Méditerranée Porte des Maures, Golfe de Saint- Tropez et Cœur de Var), représenté lors de cette réunion par leurs présidents respectifs. Pour le représentant de l’État, réunir autant d’acteurs pour autant de travail à courte échéance, c’est à dire pour acter une signature du contrat à fin 2019 relève presque de l’exploit ! En effet, puisqu’il devra être bouclé à fin novembre prochain. Les délais sont donc courts. Répondre à l’urgence climatique Réintroduire de l’activité et de la valeur dans le massif PROPOSITIONS D’ORIENTATIONS 1 - DEVELOPPER UNE GESTION FORESTIERE DURABLE QUI CONTRIBUE À L’ATTENUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE Mobilisation et exploitation forestière durable, Valorisation des produits forestiers des Maures, Stockage du carbone. 2 - PRESERVER & RESTAURER LES FONCTIONNALITES DU MASSIF EN MATIERE DE BIODIVERSITE ET DE PAYSAGE Stratégie de lutte espèces invasives, Trame verte/Bleue et Noire, Ouverture et maintien des paysages, Producteurs de nature. 3 - DEVELOPPER UNE AGRICULTURE VIVRIERE MEDITERRANEENNE ORIENTEE VERS LES CIRCUITS COURTS Diversification activité agricole, « Lors de ces deux heures de réunion, j’ai constaté que de nombreux acteurs étaient prêts à s’engager pour ce territoire. Nous avons deux mois pour mettre en œuvre ce contrat. C’est un vrai défi », a lancé Jean-Luc Videlaine. De son côté, Christine Amrane, présidente du syndicat mixte, a resitué le contexte de ces travaux  : « La transition écologique, c’est une priorité pour les générations qui arrivent en termes de biodiversité, d’éducation, de formations aux métiers verts afin de trouver un travail à nos jeunes qui sont sans emploi. Le développement économique doit être le fil rouge de la transition écologique. C’est ce contrat que nous allons mettre sur pied ». Pour François de Canson  : « Personne ne peut nier l’urgence climatique et chacun dans son intercommunalité a déjà mené des actions en ce sens. Mais, on n’a pas attendu le résultat des élections européennes pour courir acheter de la peinture verte ! Ce que je retiens, c’est qu’il ne faut pas opposer l’économie à l’écologie. Les deux permettront de protéger le massif. En tant que président de Méditerranée Porte des Maures, mais aussi en tant que conseiller régional en charge des risques majeurs (inondations et feux Projet alimentaire de territoire, Agro foresterie, Déchets verts/agriculture. 4 - INTEGRER LES ALEAS MEDITERRANEENS, PLANIFIER ET GERER LA PRESERVATION DE LA RESSOURCE EN EAU DU MASSIF Question des réserves en eau ? Retenues collinaires ? Limitation du ruissellement, Stratégie incendie, Eau agricole. 5 - ACCUEILLIR, ORGANISER ET CONCILIER LES USAGES - SENSIBILISER/EDUQUER AUX ENJEUX DE LA TRANSITION COLOGIQUE ET ENERGETIQUE SUR LE MASSIF Sensibiliser, Concilier les usages, Organiser l’accueil, Développer du tourisme durable. CONSTITUTION GROUPES DE TRAVAIL CO-PRESIDENCE ETAT - COLLECTIVITES Équipe projet et équipe technique animatrice du syndicat des Maures et EPCI, DDTM - DREAL, de forêt), je connais l’importance de préserver la forêt, l’écologie et l’environnement. D’ailleurs, la Région sera partenaire de nos actions en s’appuyant sur les axes forts menés dans ce domaine par la Région ». Jean-Luc Longour, président de Cœur du Var, a ajouté  : « Ce contrat, ce n’est pas un projet banal. Nous allons en faire une urgence majeure car l’urgence est planétaire. Il nous permettra de nous interroger sur le devenir du massif et de la plaine des Maures, à travers le développement, notamment, des circuits courts. C’est un défi majeur et qu’il faut prendre à la hauteur de qu’il est, c’est à dire planétaire ! La question n’est plus comment on peut agir, mais comment on doit agir » ! Enfin, Vincent Morisse a rappelé la diversité des acteurs qui composent le massif des Maures  : « Nous sommes trois intercommunalités et nous avons des objectifs différents. Mais, nous nous retrouvons sur l’unité d’action. C’est le principal. Maintenant, il s’agit de transformer de grandes phrases en des actions concrètes, c’est à dire agir concrètement. Si nous pouvons être exemplaires, engager une démarche volontaire qui aboutit sur du concret, c’est l’objectif ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR LES PERSONNALITES PRESENTES François de CANSON, président de la Communauté de Communes Méditerranée Porte des Maures, maire de La Londe-les- Maures, conseiller régional, Vincent MORISSE, président de la Communauté de Communes du Golfe de Saint-Tropez, maire de Sainte-Maxime, conseiller régional, Jean-Luc LONGOUR, président de la Communauté de Communes Cœur du Var, Dominique LAIN, conseiller Départemental (Le Luc). Région, Département, ADEME, Agence de l’Eau, Caisse des Dépôts, CEREMA Espace info Énergie – COFOR, Comité de pilotage CTE (Comité évolutif selon événement de lancement, d’élaboration, de finalisation, puis de suivi), des représentants du comité technique, des référents (État + Députés) et des porteurs de projets potentiels. APPEL AUX PORTEURS DE PROJETS Avant le 14 octobre 2019  : dépôt de fiches actions prêtes à démarrer en 2020, Avant 15 novembre 2019  : dépôt de projets pouvant démarrer courant 2020 (fiches actions incomplètes à préciser), Puis au fil de l’eau  : 2020, 2021, 2022. Mail unique pour contact/dépôt de fiches actions  : secretariatsyndmaures@gmail.com Renseignements  : SYNDICAT MIXTE DU MASSIF DES MAURES 06 08 86 28 82 coordinatricesyndmaures@gmail.com
Département Rentrée 2019/2020 Roland Rolfo  : « L’apprentissage et la formation, principaux enjeux du chemin vers l’emploi » L’Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat Sud a fait sa rentrée. Avec l’Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, ses 7 campus sur son territoire et ses 105 formations, la Chambre de métiers et de l’artisanat de région œuvre, chaque jour, aux côtés des apprentis sur le chemin de la réussite. Entretien avec Roland Rolfo, président de la Délégation du Var. 2019, c’est l’année de la montée en puissance de l’artisanat ? Roland ROLFO. Chaque année, plus de 5.000 jeunes préparent un diplôme de l’Université des Métiers, en alternance avec les 5.000 entreprises qui nous choisissent pour développer l’apprentissage. Nous formons les artisans de demain, mais aussi ceux d’aujourd’hui. Étudier pour travailler, travailler pour étudier. C’est cela, l’alternance. Un contrat, un salaire, des congés payés, mais surtout l’expérience qui s’accumule, semaine après semaine. Dans l’entreprise, l’apprenti(e) gagne en savoirfaire au contact des pros, des chantiers, des clients. Sur le campus, il ou elle construit son expertise avec des enseignants passionnés, dévoués, reconnus (eux-mêmes passés par l’apprentissage et l’entreprise) et grâce à des enseignements, des outils numériques, des plateaux techniques calés sur les besoins des employeurs et les évolutions des métiers (clientèles, technologies, normes…). L’Université des Métiers est une université au sens premier  : une communauté d’excellence où les élèves rencontrent leurs maîtres… Maîtres d’apprentissage dans l’entreprise, maîtres d’ateliers sur le campus. On y préfère la pédagogie active à la pédagogie assise. L’apprentissage bouge vite, nos apprenti(e)s aussi. On les stimule, on les engage, ils s’impliquent  : projets pédagogiques innovants et créatifs, mises en situation professionnelle, interventions socioéducatives (santé, citoyenneté, sport, culture, sécurité routière…). Depuis de nombreuses années, l’Université des Métiers se rénove et porte des actions et des projets afin de proposer une offre de formation toujours plus complète, innovante et en prise avec la réalité et les besoins. Modernité, sensibilisation et investissement sont donc au cœur de votre action ? RR. Des enjeux, des orientations, des volontés et des valeurs qui s’inscrivent pleinement dans la réforme de l’apprentissage avec la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », adopté à l’été 2018. À la Chambre de métiers, nous le savons, et ce n’est pas une nouveauté, pour lutter efficacement contre le chômage des jeunes, pour développer notre tissu économique et pour offrir à tous la possibilité de se construire et se choisir un avenir, le développement de l’offre d’apprentissage et de la formation est un pilier. Pour autant, la libéralisation, peut-être à outrance, de l’offre de va de fait entraîner un grand nombre d’ouvertures de structures formation certifiées. Sans expérience, sans cadre, payante, et n’ouvrant ni les portes de l’emploi, ni celle de l’excellence. Même si la volonté de mettre en lumière la formation et l’apprentissage reste pour nous une priorité, il est regrettable que cela se fasse sans cadre. C’est donc choisir son avenir avec la réforme de l’apprentissage ? RR. Nos enseignants, nos formateurs et nos maîtres d’apprentissage n’ont pas attendu l’ouverture à la concurrence pour faire de leurs apprentis des experts. Nos Centres de Formations des Apprentis sont déjà ancrés dans la réalité économique d’un territoire, et notre priorité reste l’employabilité de nos apprenants. La réforme de l’apprentissage ouvre également un autre chantier. Celui de son financement. Et c’est un chantier nécessaire et primordial à son développement. La réforme dessine malheureusement des contours encore flous de ce que sera le « coût-contrat », et nous restons vigilants quant à sa mise en œuvre 9 et son articulation. La Chambre de métiers et de l’artisanat de région est particulièrement soucieuse du maintien de l’offre de formation par apprentissage sur les territoires ruraux de notre région. Pourtant depuis de nombreuses années, l’Université des Métiers se rénove ? RR. En effet, elle porte des actions et des projets afin de proposer une offre de formation toujours plus complète, innovante et en prise avec la réalité et les besoins en construisant une offre de formation régionale allant du niveau V au niveau II, en accompagnant l’ensemble de ses CFA dans la démarche qualité PVE du CR Sud puis dans la démarche qualité nationale, en mutualisant entre ses CFA des compétences transversales, en travaillant en relation étroite avec les branches professionnelles afin de toujours former au plus près de leurs besoins, en modernisant ses espaces de formation, en développant son offre de service pour les apprentis, en s’engageant dans la promotion de l’apprentissage au quotidien. Modernité, réalité économique et investissement sont au cœur de notre action pour l’apprentissage et les apprentis. À 16 ans, l’avenir est encore flou, la Chambre de métiers et son Université propose aux jeunes de les accompagner pour construire et choisir leur avenir. Bien s’orienter pour un parcours personnalisé, c’est votre objectif ? RR. Dans le cadre d’un appel à projet national, la Chambre de métiers et de l’artisanat PACA porte un projet autour des classes préparatoires à l’apprentissage, intitulé #DemarreTaStory. Ces classes s’ouvrent, dès cette rentrée, à toute personne éligible au contrat d’apprentissage, entre 15 ans révolus et sorti des obligations scolaires et 29 ans  : collégiens, lycéens, décrocheurs scolaires, demandeurs d’emploi, changement de carrière… Leur objectif est d’offrir un accompagnement personnalisé et une orientation adaptée vers une formation métiers  : Préparer à la formation en alternance, rapprocher le bénéficiaire du monde de l’entreprise, préparer à la recherche et à la conclusion d’un contrat d’apprentissage et entièrement individualisé, le parcours pédagogique est ainsi géré par un centre de formation, son contenu et sa durée seront adaptés aux besoins personnels du bénéficiaire. Il se présente comme suit  : Positionnement de l’apprenant sur les savoirs de base et tests cognitifs, à partir d’outils numériques actuellement utilisés dans les centres de formation, formation selon 3 parcours-type, individualisés en durée et en contenu selon les besoins (enseignement général, savoir-être, découverte métiers) et stage en entreprise afin de s’immerger dans un environnement professionnel. À terme, l’objectif est également de permettre une sécurisation des parcours et par là-même de la formation. Octobre 2019 - #91



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