La Gazette du Var n°90 15 sep 2019
La Gazette du Var n°90 15 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de 15 sep 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,0 Mo

  • Dans ce numéro : escapade gourmande à Bormes-les-Mimosas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
26 Méditerranée Porte des Maures Le Lavandou Les élus du littoral s’inquiètent de l’avenir des plages Le 12 août, à l’invitation de Gil Bernardi, président du Syndicat des Communes du Littoral Varois (SCLV) et maire du Lavandou, de nombreux élus ont assisté à la réunion annuelle du SCLV, à l’Hôtel de Ville. En présence du préfet Jean-Luc Videlaine, les maires et élus des communes littorales varoises ont abordé les questions qui les préoccupent telles que la prise en compte de l’aléa submersion marine, l’organisation des mouillages (ZMEL, coffres d’amarrage), la qualité des eaux de baignade, l’application de la « Charte d’engagement pour une plage sans déchet plastique », la sécurité des baignades avec la gestion des accidents et adaptation au plan canicule et la présence des CRS-MNS, remise en question par l’État qui veut supprimer ce dispositif de sécurité sur les plages. DEFENDRE L’ECONOMIE DU SABLE À propos de la Charte, le maire de La Londe-les- Maures, conseiller régional en charge des risques majeurs a lancé  : « La protection du littoral et de la Méditerranée reste un enjeu important pour la région Sud, tout comme la lutte contre l’érosion du littoral et le combat pour le zéro plastique font également parties des axes forts de la politique conduite par Renaud Muselier. En tant que président du Comité Régional de Tourisme, je rappelle l’importance de l’économie du sable, créatrice de nombreux emplois et appréciée par la clientèle locale, nationale et internationale ». Il ajoutait  : « Nous n’avons pas attendu le résultat des élections européennes pour aller acheter de la peinture verte chez Leroy Merlin ! À la Région, nous travaillons sur le cap zéro déchet plastique depuis le début du mandat et, d’ors et déjà, les résultats sont encourageants ». Sur la question de la posidonie, Gil Bernardi a évoqué une très intéressante expérience, menée sur la commune du Rayol-Canadel, qui vise à lutter contre l’ancrage sauvage des bateaux. Septembre 2019 - #90 Un exemple à suivre, selon les élus. Autre dossier en débats, « la Charte pour une plage sans plastique », mise en avant, début août, par la secrétaire d’État Brune Poirson, à l’occasion d’un déplacement à La Seyne-sur-Mer. « Une dizaine de villes a déjà signé cette charte et, au SCLV, nous sommes d’accord avec la démarche », a fait remarquer Gil Bernardi. CRS SUR LES PLAGES EN DANGER En introduction à son intervention, Jean-Luc Videlaine, le préfet du Var, a rappelé que les côtes varoises avaient été touchées par une importante pollution au printemps dernier. « Cette pollution était sans précédent sur notre littoral. Certes, les travaux de nettoyage ont été plus longs et plus complexes que je ne l’avais annoncé. Ils se sont déroulés en bonne intelligence entre l’État et les communes impactées, grâce au recours à une entreprise spécialisée qui s’est avérée, après, être la bonne solution. Le risque, c’était aussi le sur-nettoyage, mais cela a été évité. Sur le dossier de la sécurité des plages au sens large, le dispositif de policiers avec les CRS – MNS a été stabilisé. 5 communes dans le Var en bénéficient pour un effectif de 34 fonctionnaires. À mon sens, c’est un dispositif qui n’a pas d’avenir et il ne peut être pérenne ». Malgré tout, selon des informations émanant du ministère de l’Intérieur, il apparaît que le dispositif serait reconduit en 2020. Il faudra encore attendre le printemps prochain pour connaître à quelle sauce les CRS – MNS vont être mangés ? Sans doute après le résultat des élections municipales car le gouvernement n’a aucune raison à se mettre les élus des communes du littoral français à dos ! Le préfet s’est félicité de l’excellent état sanitaire des plages. Il a abordé le difficile dossier des noyades et sur cette question une importante réunion, nationale et locale, sera organisée le 11 octobre prochain, sur ce thème en particulièr et pour lequel la ministre des Sports s’est déjà prononcée. RISQUE DE SUBVERSION MARINE En ce qui concerne le risque de subversion marine, une première réunion s’est tenue, le 8 juillet, au niveau de TPM, en présence d’Hervé Stassinos, maire du Pradet qui suit ce dossier pour la Métropole. L’élu a détaillé quelques réponses  : « Chacun a compris les enjeux et au Pradet nous allons en tenir compte dans la réfection du port des Oursinières, en dialoguant avec la préfecture pour être en phase avec le « porter à connaissance », quitte à modifier nos documents initiaux. Des études sont lancées. Nous allons voir comment faire en tenant compte de ces nouvelles contraintes ». Pour Gil Bernardi, ce sujet est majeur car le « porter à connaissance » aborde des questions de sécurité, d’une part, et de droits du sol, d’autre part, avec des échéances assez lointaines, autour de 2040. Pour faire simple, ce document réglementaire prend le dessus sur le plan local habitation et les divers plans d’exposition aux risques mis au point par les communes. « Le dispositif du « porter à connaissance », place les élus dans une situation d’inconfort car il implique que les élus renseignent les acquéreurs qui recherchent une sécurité juridique et physique. Ce document a également des incidences, économique et stratégique. Cela oblige les élus à avoir une définition très précise de ce qui est possible de faire ou pas car il n’est pas question de laisser des bombes à retardement à nos successeurs », s’inquiète le maire du Lavandou. Pour le président du SCLV, une question essentielle demeure  : « Et, si le GIEC CLIMAT s’était trompé » ? En réponse, David Barjon a tenté de rassurer les élus  : « D’une part, des points vont évoluer puisqu’on autorisera certaines constructions en fonction des classifications d’aléas des zones concernées ». « En même temps, en souhaitant faire du surmesure, l’administration va complexifier les procédures car, souvent la simplification conduit à l’injustice et à l’approximation. Nous sommes plutôt pour une option qui va dans le sens de l’équité et du réalisme », a prévenu le préfet du Var. En retour, François de Canson s’est félicité de la qualité de ces échanges  : « C’est un bel exemple de discussion entre les communes et l’État. On ne peut que se féliciter de la sagesse de l’État. À mes yeux, cette micro chirurgie est indispensable. Toutefois, je m’interroge  : Après les incendies on attendait un PRIF et on reçoit un « porter à connaissance ». Si l’État ne prend pas ses responsabilités dans ces questions qui engagent la sécurité de nos administrés, qui va les prendre ? Il faut que l’État accélère les procédures d’autant que le « porter à connaissance » prête moins aux attaques des associations, ce qui peut positif au final ». Gilles CARVOYEUR LES PRINCIPALES PERSONNALITES Lors de cette réunion, nous avons remarqué la présence de SERGE JACOB, Secrétaire général de la préfecture, DAVID BARJON, directeur de la DDTM, Sereine MAUBORGNE, députée de la 4ème circonscription du Var, FRANÇOIS DE CANSON, président de Méditerranée Porte des Maures, conseiller régional et maire de La Londe-les-Maures, HERVÉ STASSINOS, maire du Pradet, PHILIPPE LEONELLI, maire de Cavalairesur-Mer, VINCENT MORISSE, président de la communauté de communes du Golfe de Saint- Tropez et maire de Sainte-Maxime, LAURENT JÉROME, adjoint au maire de Toulon, ÉDITH AUDIBERT, députée suppléante de la 3ème circonscription et maire adjointe de Hyères, et DOMINIQUE BLANC, élue du Beausset.
Méditerranée Porte des Maures Bormes-les-Mimosas #Fillthebottle, un défi intelligent ! Des commerçants s’impliquent contre la pollution, en rejoignant le mouvement #Fillthebottle, le défi lancé sur le web pour éliminer les mégots qui polluent l’environnement. Récolter et ramasser les mégots pour réduire l’impact sur l’environnement, tel est l’engagement de ces commerçants. L’objectif est de limiter la pollution générée par ces déchets. De nombreuses initiatives se multiplient sur le web et le mouvement prend forme sur la commune. Le principe est simple. Il suffit de ramasser le plus de mégots trouvés par terre, les mettre dans une bouteille et poster une photo de sa récolte avec le hashtag #FillTheBottle (« remplissez la bouteille »). Plusieurs commerçants se sont engagés pour ce challenge à l’image du restaurant Dionysos, sur le port qui offre une boisson. Mais aussi Christophe Lamic de l’épicerie fine Gastronomia qui remet une composition de trois succulentes terrines à ceux qui participent au challenge. Enfin, Guillaume et Nicolas de Latitude verte délivrent un billet aller-retour en bateau hybride à Port-Cros, en échange d’une bouteille remplie de mégots ! Le Fort de Brégançon, comme si vous y étiez ! Grâce à deux casques de réalité virtuelle, l’office de tourisme propose une visite immersive du Fort de Brégançon. Ainsi connectés, la culture et le patrimoine sont à la portée de tous ! Cette réalisation innovante permet d’ancrer plus encore Bormes-les- Mimosas dans une démarche de « ville connectée ». En fait, le projet a germé, il y a quelques mois, lorsque le maire François Arizzi et ses collaborateurs se sont rendus au salon du numérique à Paris à l’occasion de la remise du label « Ville Internet ». REALITE VIRTUELLE François Arizzi explique  : « Nous avons immédiatement été convaincus par le potentiel qu’il pouvait y avoir pour une ville comme Bormes-les-Mimosas à utiliser la réalité virtuelle. Nous possédons un patrimoine exceptionnel qui n’est pas toujours accessible à tous. Le Fort de Brégançon, l’un de nos joyaux, ne pouvait pas être visité par les personnes à mobilité réduite. Grâce aux nouvelles technologies, c’est désormais possible ». L’office de tourisme, autour de sa directrice Valérie Collet, a pris en charge le dossier, en lien avec les services de l’Élysée qui s’occupent de la gestion du Fort de Brégançon. Après la réalisation d’un film et l’acquisition de deux casques adaptés, les visiteurs vont pouvoir explorer les extérieurs et intérieurs de la résidence officielle des présidents de la République. Une visite immersive qui permet de découvrir ce site unique. 27 Les déchets récoltés sont transmis au circuit de recyclage par le biais de Pierre Fougerolle de l’association « RecyclopVar ». Côté particuliers, à l’occasion de la Nuit du livre, Baptiste, lillois de 23 ans et Victoria, niçoise de 21 ans, deux jeunes vacanciers se sont lancés dans le défi au cœur du village. Virginie et Patrick, du service municipal, se sont également investis dans le challenge. « En déambulant, nous avons vu des mégots au sol, ça nous a donné l’idée de commencer la collecte », raconte Victoria. Bravo pour ces belles actions spontanées et cet engagement en faveur de l’environnement ! Morgane AUFFRET (texte et photos) OUTIL DE PROMOTION « Ces casques de réalité virtuelle vont être un excellent outil de promotion pour notre commune. En novembre, nous serons à la Foire de Genève où le Var sera en vedette. Nous proposerons, ainsi, aux visiteurs de découvrir le Fort de Brégançon comme s’ils y étaient », s’enthousiasme Valérie Collet, directrice de l’office de tourisme ! En attendant, c’est à l’office de tourisme 2.0 du village que les Borméens et les visiteurs peuvent venir vivre cette nouvelle expérience. Proposée gratuitement à tous, cette visite virtuelle est mise en place depuis le 1er août, tous les jours de 15h à 17h. De nouveaux horaires seront communiqués pour le mois de septembre. « C’est une première étape, nous pouvons imaginer ensuite de nombreuses autres visites virtuelles pour permettre, pourquoi pas, à nos visiteurs de découvrir Bormes à d’autres saisons, par exemple en février avec le mimosa en fleurs », conclut Carole Gobbi, chargée de promotion de l’office de tourisme. Texte et photo Carole AMARO Septembre 2019 - #90



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :