La Gazette du Var n°87 1er aoû 2019
La Gazette du Var n°87 1er aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°87 de 1er aoû 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : Toulon, patrouille de France, un show exceptionnel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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38 Vie des entreprises Laurent Falaize  : « Un colloque économique, cet automne, à Château Léoube » Dans le prolongement de sa candidature à la présidence de l’Union Patronale du Var (UPV), Laurent Falaize continue d’aller à la rencontre des chefs d’entreprise du Var qui, selon lui, « ont beaucoup de choses à dire ». dans cet esprit constructif que Laurent Falaize a, récemment, C’est rencontré Jean Dubille, Directeur général de Château Léoube (Bormes-les- Août 2019 - #87 Mimosas). « Ce 26 juillet restera une date historique », ont convenu les deux hommes dans un large sourire. Acte de malveillance au Pellegrin Fin juillet, Jean Dubille, Directeur général de Château Léoube, a déposé plainte auprès de la gendarmerie nautique du Lavandou, après la commission d’un acte de malveillance sur le bord de mer face à la plage du Pellegrin. Un fait particulièrement exceptionnel que de mémoire de baigneur on n’avait jamais constaté dans le Var ! En effet, la brigade de gendarmerie nautique, en patrouille le long du littoral face à la plage du Pellegrin, a été intriguée par des bouées de balisage dérivant sur la mer. « Très vite, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un acte de malveillance, sans doute effectué la nuit précédente avant la découverte des faits. 19 bouées, qui servent à délimiter la zone de baignade devant la plage du Pellegrin, avaient été sectionnées. On suppose qu’il s’agit d’une forme de vengeance car la veille de ces faits, l’un de nos gardes avait fait une remontrance à un pilote de bateau qui ne respectait pas le balisage que nous avons mis en place, en accord avec la Direction des Territoires et de la Mer (DDTM), afin de protéger les baigneurs des engins à moteur. Mais, il se peut aussi que cet événement ne soit pas relié à cet acte de malveillance », raconte le DG du domaine. Toujours est-il que la brigade nautique du Lavandou mène l’enquête. Depuis, les 19 bouées ont été replacées à leur endroit par la société Neptune Environnement qui, selon ses dirigeants, n’a jamais constaté de tels faits en trente ans d’intervention le long du littoral borméo-lavandourain ! POUR UNE NOUVELLE DYNAMIQUE Pour Laurent Falaize, dirigeant de FIOUL 83,  : « Notre département dispose de richesses indéniables et d’une forte attractivité touristique. Mais il reste positionné entre 2 départements forts de la région Sud (Bouches-du-Rhône et Alpes-Maritimes) qui bénéficient d’une image économique très positive. Beaucoup de chefs F- d’entreprise du Var pensent qu’une nouvelle dynamique collective doit être insufflée pour renforcer le développement économique de notre territoire. Le Var possède un énorme potentiel mais il n’est pas assez mis en valeur, en raison de nombreux freins. Ce sont les chefs d’entreprise qui doivent conduire le développement économique », poursuit Laurent Falaize. REALITE DE LA VIE ECONOMIQUE Sur ce point, Jean Dubille partage la même analyse  : « On a parfois l’impression de ne pas être assez écoutés alors que nous sommes sur le terrain et confrontés quotidiennement aux réalités de la vie économique. Il faut mettre davantage la dynamique des réseaux existants au service de l’activité économique et de ses acteurs les plus directement concernés ». Bref, sur la même longueur d’onde, les deux hommes étaient faits pour se rencontrer. Lors de ce dîner privé, les deux chefs d’entreprise ont évoqué quelques pistes de travail et ont promis de se revoir très vite, sans doute même avant la fin de l’été. Parmi les thèmes abordés  : les problèmes récurrents de recrutement de salariés, la flexibilité subie, le développement des énergies alternatives dans le cadre de la transition écologique et du réchauffement climatique annoncé, etc. Autre projet sur le feu  : l’organisation d’un rendez-vous économique, en octobre prochain, au café Léoube, avec une personnalité centrale du monde économique français et pour lequel de nombreux chefs d’entreprise seraient invités. Affaire à suivre... Gilles CARVOYEUR G9956 -"=,- - _. - ? € _-.._-.._. `'_=_-.Z..je-,-'-, -'-. -=-.-, -%'.._._,.,-,_,-7-_, - ilmu, _-...,-.-=_-7-I- z'_-:.,_-J.m.,- _-:-. -.- -—.-_.-,= `-.._...e.. -"..:..,_-..-,. _-_-.- —. -.'- — - -.'- - - - - _,- _- -..-_.. _.. -r -.- -...F.m...
Environnement Contrat de Transition Écologique Le massif des Maures, 1er territoire lauréat du Var Lancés en 2018, les contrats de transition écologique (CTE) traduisent les engagements environnementaux pris par la France (Plan climat, COP21, One Planet Summit) au niveau local. Au niveau du Var, le Syndicat Mixte du Massif des Maures et ses 3 intercommunalités membres (Cœur du Var, Méditerranée Porte des Maures et golfe de Saint-Tropez) ont déposé le 27 mai dernier, une candidature pour construire un CTE. Le 25 juillet dernier, une réunion de cadrage était organisée à Collobrières, en présence des principaux élus impliqués dans la démarche. ECOLOGIE ENRACINEE Pour François de Canson  : « Chez nous, la préservation de nos massifs n’est pas un phénomène de mode. On n’est pas comme certains qui se sont précipités chez Leroy Merlin pour acheter des pots de peinture verte ! Chez nous, l’écologie est enracinée. La preuve  : Nous avons répondu à cet appel à projets et nous avons été les seuls dans le Var à être retenus car il existait déjà, au sein de nos 3 intercommunalités (Cœur du Var, Méditerranée Porte des Maures et golfe de Saint-Tropez), des actions fortes envers la préservation de nos massifs ». En effet, après une phase d’expérimentation en 2018 sur 19 territoires diversifiés en métropole et en outre-mer, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire a lancé, au printemps 2019, un nouvel appel aux territoires volontaires pour s’engager dans cette démarche. SE PEINDRE TOUT EN VERT Christine Amrane, présidente du Syndicat Mixte du Massif des Maures, maire de Collobrières, s’est félicitée de la rapidité de la mise en œuvre du futur CTE  : « Depuis notre candidature, tout est allé très vite ! Les projets partiront des territoires et nous avons une très belle carte à jouer ». Avec ce contrat, le syndicat et les 3 intercommunalités veulent placer le massif des Maures au cœur de la transition écologique en mettant tous les acteurs concernés (administrations, élus, entreprises, associations) autour de la table, puisque le programme d’actions sera porté tout autant par le public que par le privé. François de Canson, président de Méditerranée Porte des Maures, a ajouté  : « L’État devra être un facilitateur mais il ne faut pas que le CTE soit une structure administrative supplémentaire. Pour être plus efficace, il faut qu’il s’appuie sur le périmètre de la charte forestière du massif des Maures. Il faut partir des projets existants et les intégrer dans le CTE ». Par exemple, sur le territoire du massif, on constate un recul de l’homme en forêt et de l’agriculture TROIS OBJECTIFS Démontrer par l’action que l’écologie est un moteur de l’économie, et développer l’emploi local par la transition écologique (structuration de filières, création de formations). Agir avec tous les acteurs du territoire, publics comme privés pour traduire concrètement la transition écologique. Accompagner de manière opérationnelle les situations de reconversion industrielle d’un territoire (formation professionnelle, reconversion de sites). CITOYENS, ASSOCIATIONS, ENTREPRISES ET SYNDICATS Proposer des projets à l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) ÉTABLISSEMENT PUBLIC DE COOPÉRATION INTERCOMMUNALE Porter les projets du CTE proposés en lien avec l’État, les régions et les départements, et définir les modalités de suivi ÉTAT, RÉGIONS, DÉPARTEMENTS Accompagner les projets de CTE ÉLABORATION DU CTE Toutes les informations et la carte de France des CTE sur  : www.ecologique-solidaire.gouv.fr/contrat-transition-ecologique LES PERSONNALITES Christine AMRANE, Conseillère départementale du canton du Lucen-Provence, présidente du Syndicat Mixte du Massif des Maures, maire de Collobrières, François de CANSON, Conseiller régional, président de la Communauté de Communes Méditerranée Porte des Maures, maire de la Londe-les-Maures, Jean-Luc LONGOUR, président de la Communauté de Communes Coeur du Var, maire du Cannet-des-Maures, Michel MONDANI, maire des Mayons, Vincent MORISSE, Conseiller régional, président de la Communauté de Communes du golfe de Saint-Tropez, maire de Sainte-Maxime. 39 tandis que le cœur du massif a un potentiel de développement touristique, peu exploité. Président du Comité Régional de Tourisme, François de Canson a averti  : « Nous devons prendre en compte le côté tourisme dans la protection de l’environnement. L’écologie et l’environnement vont ensemble ! On n’a pas attendu qu’on parle de transition écologique pour se mettre au boulot » ! Pour Jean-Luc Longour  : « Il faut mettre en perspective le changement climatique, ce que nous avons déjà fait en signant une convention entre Cœur du Var et le golfe de Saint-Tropez ». UN CONTRAT ADAPTE AU TERRITOIRE Concrètement, le CTE doit être un outil au service de la transformation écologique de territoires volontaires, autour de projets durables et concrets. Mis en place par une ou plusieurs intercommunalités, le CTE est construit à partir de projets locaux, entre les collectivités locales, l’État, les entreprises, les syndicats, les associations. Les territoires sont accompagnés aux niveaux technique, financier et administratif, par les services de l’État, les établissements publics et les collectivités. Signé après six mois de travail, il fixe un programme d’actions avec des engagements précis et des objectifs de résultats. Ensuite, le CTE est suivi et mis en œuvre par les intercommunalités avec le soutien de l’État, de la région et du département. Ainsi, il devient un outil au service des projets portés par les citoyens, les associations, les entreprises et les syndicats. Prochaine étape, la création d’un comité de pilotage qui se réunira, pour la première fois, le 9 septembre prochain en présence de l’ensemble des élus et des techniciens pour balayer les projets à mettre en œuvre. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Août 2019 - #87



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