La Gazette du Var n°84 15 jun 2019
La Gazette du Var n°84 15 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°84 de 15 jun 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Var rend hommage à ses pompiers.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Le journal de Jean-Louis Masson Juin 2019 - #84 r-iir aṯ..'_.:-\,-\-r,_. pi,lf .'-v -"\on 1 ù. ro.-,-. ; 77-'- i u If
Le journal de Jean-Louis Masson Entretien exclusif « La dette publique est une lâcheté politique » A l’issue de sa deuxième année de mandat parlementaire, Jean-Louis Masson revient sur les grands dossiers qu’il a défendu (ou combattu) à l’Assemblée nationale. Localement, vous avez soutenu les maires de la Métropole au sujet du projet de loi pour une école de confiance ? JLM. La contestation portait sur l’article 6 quater qui a été ajouté au projet de loi par un amendement, issu du groupe LaREM. Il visait à permettre le regroupement d’écoles avec un collège au sein d’établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). Jusqu’à présent, cela n’était possible que dans le cadre d’expérimentations définies à l’articleL. 401-1 du Code de l’éducation. Nous considérons, comme de nombreux députés, que les directeurs d’école font un travail remarquable. Nous avons remporté cette bataille puisque l’article ne figure pas dans le texte de la commission mixte paritaire. Nous avions le sentiment que cette mesure technocratique a aussi une visée budgétaire avec la suppression des directeurs dans chaque école et d’éventuelles fermetures de classe. A ce titre, on peut s’étonner qu’un tel projet n’ait pas donné lieu à plus de concertation avec les collectivités locales, les enseignants et les parents d’élèves. Nous considérons, comme de nombreux députés, que les directeurs d’école font un travail remarquable. Ils sont de vrais leaders pédagogiques qui pilotent leur projet d’école. Ils exercent un métier à part entière. Ils sont, par ailleurs, des relais de proximité essentiels vis-àvis des parents d’élèves. LAXISME BUDGETAIRE Vous dénoncez sans relâche le laxisme budgétaire du gouvernement ? JLM. Effectivement, le gouvernement ne fait rien pour la réduction des dépenses publiques. Pourtant, cela plombe notre souveraineté, notre croissance et condamne le pays à une pression fiscale durablement élevée. La preuve, les baisses les impôts des uns sont toujours compensées par l’augmentation de ceux des autres. Or, la dette publique est une lâcheté politique assumée par les générations futures. De plus, il n’y a rien sur la fraude fiscale et sociale. En outre, l’ensemble des annonces favorables au pouvoir d’achat, si l’on peut s’en satisfaire pour les Français concernés, sont toutes financés par de la dette. Elles aggraveront donc la situation si aucun effort de réduction de dépense n’est entrepris. Le gouvernement n’en prend malheureusement pas le chemin. IMMIGRATION Que pensez-vous des récentes déclarations d’Emmanuel Macron sur l’immigration ? JLM. Elles ne sont pas crédibles. Emmanuel Macron a élargi le regroupement familial. Il propose un débat au parlement, aux Républicains, nous voulons un vote annuel sur des quotas. Il fait, enfin ! un petit pas sur la laïcité. Pourquoi ne pas l’élever au niveau constitutionnel ? C’est très significatif de la méthode Macron  : il y a loin entre les annonces et la concrétisation. la dette publique est une lâcheté politique assumée par les générations futures. l’absence d’une vision puissante propre à rassembler les français. Il faut être plus vigilant que jamais car le diable est dans le détail. Pas de fermeture d’école ou d’hôpitaux n’exclut pas la fermeture de classe ou de service. La ré-indexation des retraites en 2021, c’était déjà prévu. En revanche, rien ne sera rendu du pouvoir d’achat perdu. Sur l’abaissement du seuil du RIP, chiche ! Je demande son application immédiate au sujet de la privatisation d’ADP. Au sujet, de la politique familiale, il faut revaloriser le quotient familial dès 2020. Sur le chômage les résultats font défaut. En 2018, seule année de plein exercice du président, les créations d’emplois ont chuté de 50% ! Si elles semblent repartir au premier trimestre, la baisse du chômage est essentiellement imputable à la baisse du nombre d’entrants sur le marché du travail. Enfin, il faut déplorer dans les propos du président l’absence d’une vision puissante propre à rassembler les français. Comment fédérer les Français ? JLM. Il faut des projets rassembleurs autour de nos valeurs républicaines. Il faut aussi se centrer sur les classes moyennes et faire redémarrer le moteur de la méritocratie républicaine. Le combat pour les classes moyennes est une boussole de notre engagement politique. Elles sont le point d’équilibre de notre pays, notre 17 ancrage le plus solide. Il ne faut plus les écarteler entre les facilitations faites au plus riches et des mesures sociales non contrôlées. Faute d’avoir réduit la dépense publique, qui augmente encore plus que sous François Hollande, Emmanuel Macron a alourdi les prélèvements obligatoires des ménages de 4,5 milliards d’ € en 2018  : hausse massive de CSG sur des millions de retraités, augmentation sans précédent des taxes sur les carburants et le chauffage, détricotage de la politique familiale, hausse de la fiscalité des PEL… La baisse de la pression fiscale annoncée est un leurre. Quand vous héritez d’une pression fiscale à 100, que vous la portez à 110 pour la ramener à 105 sous la pression de l’opinion publique, vous n’avez pas baissé les impôts. C’est la situation actuelle. Nous verrons la suite mais le doute est permis car rien n’est financé à ce jour. IMPROVISATION Jean-Louis Masson ajoute  : Alors que le président de la République a improvisé, en décembre dernier, des annonces représentant quelque 10 milliards d’ € , nous rappelons que le pouvoir d’achat ne se décrète pas à grands renforts de primes fiancées par le déficit public. Cette année, la France a le pire déficit public de la zone euro. Il n’y a pas de miracle  : sans réduction de la dépense publique, les primes d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Les Républicains sont la seule famille politique à proposer une véritable réduction de la dépense publique dans le but de laisser respirer les classes moyennes en les libérant du fardeau fiscal qui pèsent plus que jamais sur elles. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Il n’y a pas de miracle  : sans réduction de la dépense publique, les primes d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Juin 2019 - #84



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