La Gazette du Var n°82 30 mai 2019
La Gazette du Var n°82 30 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°82 de 30 mai 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,4 Mo

  • Dans ce numéro : 3 jours inoubliables de fête à Bormes-les-Mimosas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Département 10 ème Rendez-vous de l’UNAT Lutter contre l’assignation à résidence de 3 millions d’enfants La 10ème édition des « Rendez-vous de l’UNAT » s’est déroulée à Carqueiranne, les 23 et 24 mai derniers, en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Luc Videlaine, préfet du Var, Robert Masson, maire de Carqueiranne, et François de Canson, maire de La Londe-les-Maures et président du Comité Régional de Tourisme. Régulièrement, l’Union Nationale des Associations de Tourisme de Plein Air réunit les acteurs du tourisme de l’économie sociale et solidaire, des responsables du tourisme national et régional, des élus, des experts et des financiers pour un partage d’expériences. Invité politique, Jean-Baptiste Lemoyne a rappelé les excellents rapports qu’il entretenait avec les responsables du tourisme en région Sud et, notamment, avec François de Canson, président du Comité Régional de Tourisme  : « Nous travaillons excellemment bien avec la Région Sud comme lors des Rendez-vous France à Marseille, qui accueillait 1000 tours opérateurs. Cette opération nous a permis de projeter une image positive de notre pays, malgré les mouvements sociaux. Et, nous avons travaillé, ensemble, lors de la semaine Goût de France qui mettait en avant la gastronomie française dans sa dimension populaire ». Mai 2019 - #82 COUP DE PROJECTEUR SUR LA REGION SUD Sur son action, il ajoutait  : « Le gouvernement veut faire une priorité du tourisme social en 2019. Nous souhaitons aller vers un plus grand nombre de personnes qui partiraient en vacances car, aujourd’hui, un tiers des français ne part en vacances ». Ainsi, Jean-Baptiste Lemoyne veut « lutter contre l’assignation à résidence de 3 millions d’enfants qui ne partent jamais en vacances ». Le ministre sait quelles sont les difficultés qui l’attendent et, notamment, ce que Jérôme Fourquet, politologue de IFOP et grand témoin de cette 10ème édition des Rendez-vous de l’UNAT, appelle « l’archipellisation de la société française «, à cause, selon lui, de la fin du Service militaire et de la fermeture de nombreuses colonies de vacances. « Nous sommes dans une société de plus en plus individualiste mais nous avons besoin de ces repères collectifs », a noté, encore, le ministre. François de Canson, président du Comité Régional de Tourisme, a commenté  : « Le ministre a rappelé le succès du salon du tourisme « Rendez-vous en France «, organisé à Marseille par la Région Sud, en partenariat avec le Comité Régional de Tourisme, qui a réuni 1000 tours opérateurs et 70 nationalités. Cela a permis de donner un large coup de projecteur sur le tourisme et, notamment, sur le tourisme en région Sud. Ce sont de telles initiatives qui permettent de valoriser le territoire ». DEVELOPPEMENT DURABLE ET TOURISME SOCIAL Enfin, Robert Masson, maire de la ville, a exprimé sa satisfaction de recevoir le congrès de l’UNAT  : « Le rôle et l’importance des vacances au sein de notre société n’étant plus à démontrer, je salue les actions entreprises par votre association depuis sa création en 1920. Les vacances ayant ces vertus de participer à l’exercice de la citoyenneté et à la construction du bonheur des individus, il est primordial que le plus grand nombre y ait accès. Mais, l’UNAT dépasse aujourd’hui son ambition initiale puisqu’elle rappelle que le développement durable et le tourisme social et solidaire sont intrinsèquement liés, tant par leurs valeurs que leurs pratiques. La majorité municipale partage les valeurs de solidarité portées par votre association. 1 million d’ € a été investi en 2019 dans les politiques d’action sociale et de solidarité (…). Cette vie communale est rythmée par le tourisme. Celui-ci contribuant au développement de Carqueiranne, des politiques audacieuses ont été menées afin de valoriser notre magnifique territoire (…) ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR
Département Election patronale Gérard Cerruti, président de l’UPV  : « C’est mon mandat ultime » Le 21 mai, Gérard Cerruti a présenté son programme pour la mandature 2019/2022 de l’UPV, en présence de Jacques Bianchi, président de la CCI du Var et de Véronique Maurel, présidente de la CPME Var et vice-présidente de l’Union Patronale du Var. L’élection à la présidence de l’UPV est fixée le 27 juin prochain. force du programme du président sortant est de postuler pour un ultime L’idée mandat, mais un mandat de transition. Pour Gérard Cerruti, il s’agit de s’entourer durant les trois prochaines années de collaborateurs, à qui il passera le relais, son mandat 2019 – 2022 terminé. Bref, une passation de pouvoir tout en douceur. ECHEVINAGE ORIGINAL Une forme d’échevinage originale qui permettrait au futur président de l’UPV, celui qui serait élu après 2022, de mieux connaître les rouages et le fonctionnement de cette maison patronale de Pour Laurent Falaize, cité à plusieurs reprises par Gérard Cerruti lors de la conférence de presse  : « Briguer un 9ème mandat de président de l’UPV alors qu’il est élu depuis 1995, cela ne correspond plus aux valeurs de l’entreprise. Gérard Cerruti s’est approprié l’Union Patronale du Var alors que l’UPV n’appartient à personne. Cette attitude discrédite l’image du monde économique du Var. C’est pourquoi, j’ai autant de mal à connaître les informations nécessaires pour l’organisation du vote, à savoir la liste des personnes candidates 120 salariés. Car, pour l’équipe sortante  : « On ne s’improvise pas président de l’UPV ». Cette proposition – inattendue dans sa forme – permet à Gérard Cerruti de couper l’herbe sous le pied à son principal prétendant et détracteur, en l’occurrence Laurent Falaize, dirigeant de FIOUL 83. Depuis quelques mois, le jeune chef d’entreprise n’a pas caché son désir d’être élu à la tête de l’Union Patronale du Var. Dans ce combat de titan, il a reçu le soutien de nombreux chefs d’entreprise qui aspirent à un changement à la présidence de l’organisation patronale. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant ! En effet, c’est un parcours digne d’un combattant qui attend le jeune patron. Car, pour être éligible en tant que président de l’UPV, il faut faire partie du dernier carré des membres. Ils sont actuellement 105, tous élus à la majorité plus une voix. Et, 23 d’entre-eux, dont Laurent Falaize, doivent remettre leur mandat en jeu d’ici le 19 juin. RENOUVELLEMENT DES ADMINISTRATEURS Comme le fait remarquer Gérard Cerruti, très au fait du fonctionnement du syndicat patronal  : « Pour être éligible, il faut être élu et il se trouve que M. Laurent Falaize fait partie des 23 administrateurs renouvelables en 2019. S’il n’est pas réélu, il ne pourra pas se présenter à l’élection de la présidence de l’UPV. Cette élection de renouvellement des membres Réaction Laurent Falaize  : « Geoffroy Roux de Bézieux a compris mon combat » ! au Conseil d’administration, autant les anciens membres que ceux qui postulent au Conseil. Je n’ai pas plus d’information sur le mode de scrutin. Aujourd’hui, 23 membres sont renouvelables et je sais qu’il existe plus de demandes que d’offres de postes. Mais quel sera le mode de scrutin retenu. Je ne le sais pas. C’est pourquoi je souhaite la présence d’un organe de contrôle externe au moment du vote. En briguant un 9ème mandat alors que les statuts en prévoient deux au maximum, ce n’est pas normal. Ce que je conteste, ce n’est pas l’âge du capitaine, c’est est programmée le 19 juin et c’est après cette date que l’UPV pourra déterminer ses éventuels prétendants à la présidence. Par ailleurs, chaque candidat pourra se déclarer jusqu’au 19 juin, jour de l’élection à la présidence. C’est dire qu’aujourd’hui, il est difficile de savoir qui sera ou pas candidat. Mais rien n’empêche les élus de se présenter ». Sur sa nouvelle candidature, Gérard Cerruti explique  : « En parfait accord avec le bureau de l’UPV, je présenterai ma candidature pour un ultime et dernier mandat qui sera volontairement un mandat de transition et qui permettra à une nouvelle équipe de prendre les rênes de notre syndicat pour un nouvel avenir. Il est nécessaire que cette transition se fasse dans un esprit de collégialité, de concertation, de loyauté et avec l’esprit d’unité qui a toujours été le moteur de notre démarche ». 3 GRANDS PRINCIPES Et dévoilant son programme de mandature, il insiste  : « Dans cette optique, la gouvernance qui doit s’organiser doit tenir compte de 3 grands principes  : Préserver l’indépendance de l’UPV comme premier réseau d’entreprises varois, syndicat interprofessionnel et interentreprises, pour sa liberté de parole et son action militante. Défendre la règle d’unité MEDEF/CPME au sein de l’UPV et sur tout le territoire du Var en conservant les notions de collégialité des décisions et de rassemblement pour une représentativité affirmée. Maintenir, dans les instances exécutives de l’UPV, le principe intergénérationnel du mariage de l’expérience et du regard nouveau, sans exclusive ni stigmatisation, et poursuivre la démarche de mixité ». En plus de 80 ans d’existence, l’UPV est devenue le premier réseau d’entreprises varois et l’une des structures patronales les 11 plus représentatives et reconnues sur le plan régional et national. Pour le président de l’UPV  : « Ces résultats ne sont pas le fruit de l’action unique d’un homme mais de celle d’une équipe, du bureau, des administrateurs, des délégués, des mandataires, des adhérents, des permanents mais aussi de tous les partenaires (syndicats professionnels, chambres consulaires, groupements d’entreprises, institutions, collectivités, associations) qui ont contribué, par leur volonté et dans un esprit de collaboration et d’ouverture, à faire de l’UPV ce qu’elle est devenue aujourd’hui ». SOUTIEN DE JACQUES BIANCHI Aujourd’hui, l’ensemble des acteurs économiques, membres de ce réseau bénéficient d’une représentativité, d’un panel de services, d’un dispositif d’animation et de formation incomparables pour un syndicat patronal, au bénéfice de toutes les entreprises, de leurs salariés et du développement économique du territoire, démontrant ainsi la capacité d’évolution et d’adaptation d’un syndicat au service de ses adhérents. « Ainsi, pour cette nouvelle mandature, et dans la continuité du travail accompli, je propose un programme en 3 axes  : Renforcer l’influence entrepreneuriale par un dialogue social territorial rénové pour le progrès économique. Accompagner au quotidien des entreprises pour anticiper et appréhender les transitions sociétales et réformes publiques en cours, par une offre de services accrue. Faire de la formation et de l’évolution des compétences un levier de compétitivité des entreprises et de développement de l’emploi », conclut Gérard Cerruti, soutenu dans sa démarche par Jacques Bianchi, « pas du tout surpris par la démarche du président de l’UPV, à laquelle je m’attendais ». Gilles CARVOYEUR l’état d’esprit qui règne au sein de l’UPV ! Au contraire, je suis pour l’ouverture, le renouveau, la collégialité, le partage et la transparence. Quant au plan de mandature présenté par Gérard Cerruti, je suis plus que sceptique parce que je pense qu’il ne fallait pas attendre un 9ème mandat pour le proposer. Enfin, j’ai rencontré Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF France, à plusieurs reprises, ces derniers mois. Il me connaît. Il sait qui je suis et ce que je veux faire. Il a compris mon combat ». Propos recueillis par GC. Mai 2019 - #82



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