La Gazette du Var n°80 1er mai 2019
La Gazette du Var n°80 1er mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de 1er mai 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : Hockey subaquatique, Hyères champion de France !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Département Mai 2019 - #80 Conférence François Lenglet  : « La crise économique est renforcée par la montée des populismes » Le 17 avril, à l’Université de Toulon, François Lenglet, journaliste économique sur TF1 et LCI, et essayiste, a décrypté les enjeux économiques mondiaux, pour un aréopage d’invités, principalement des chefs d’entreprise. Invité par Xavier Leroux, président de l’Université de Toulon, et Laurent Falaize, président de Riviera Yachting NETWORK et de La Crau Pole, François Lenglet a donné une conférence sur « Les nouveaux enjeux économiques de 2019 «. « Temps fort de la vie économique varoise, cet événement a participé au rapprochement du monde de l’entreprise et de la formation universitaire. Deux mondes pas si éloignés qu’il n’y paraît, et qui, visiblement, ont tout intérêt à travailler main dans la main pour contribuer, ensemble, au développement de l’attractivité économique du territoire » résume Laurent Falaize, à l’initiative de cette conférence économique. Le président de Riviera Yachting NETWORK ajoute  : « François Lenglet s’est fait connaître par sa maîtrise des dossiers économiques, et la répartie dont il a su faire preuve face aux différents responsables politiques, notamment pendant les campagnes présidentielles de 2012 et 2017, voire depuis 5 mois avec la crise des gilets jaunes. Libéral assumé, il vient de publier « Tout va basculer ! «, un livre qui dresse un état des lieux de l’économie nationale et mondiale. Cet ouvrage pointe plusieurs dangers majeurs qui vont rythmer cette année 2019  : la finance de l’ombre et le risque d’une nouvelle crise financière, la montée des populismes en Europe et dans le monde, le Brexit, etc ». EXCES DE CONFIANCE ET STABILITE Pour autant, François Lenglet, sans être un adepte de la thèse du déclin économique qui sévit parmi certains milieux politiques, n’est pas particulièrement optimiste en ce qui concerne l’économie mondiale. « La crise économique que nous vivons actuellement est une réplique de la crise de 2012, caractérisée par un endettement mondialisé ». Dans le même état d’esprit, il, ajoute  : « La crise de 2009 s’est réglée par de l’endettement supplémentaire et nous avons atteint un niveau de dettes aujourd’hui préoccupant. Actuellement, c’est une crise financière qui s’ajoute à la crise économique. Je pense que cette crise résulte de la fin du cycle libéral qui nous avait permis de connaître une période de croissance comme celle que nous avions connu durant les 30 glorieuses (1945 – 1975), c’est à dire un cycle de croissance assez long ». À ses yeux, « la crise économique est renforcée par la montée des populismes à travers le monde ». Sur cette montée des populismes, François Lenglet ne fait pas que la prévoir, il la constate  : « La marée des populismes n’est pas encore à son coefficient le plus élevé » ! Sur un plan plus politique, le chroniqueur économique a estimé que le discours de Toulon, prononcé le 25 septembre 2008 par Nicolas Sarkozy, « était sans doute le meilleur discours économique de ces 20 dernières années. Le diagnostic de l’état de l’Union était cristallin et avait particulièrement identifié, sans doute sous la plume d’Henri Guainot, les problèmes de dérive caractéristique du capitalisme. 11 ans plus tard, après une période de rémission au cours de laquelle les choses s’étaient améliorées, elles ont repris leur cours ». Pour appuyer son analyse, il se base sur la thèse d’un économiste américain  : « Cet économiste dit que l’excès de confiance de stabilité provoque de l’instabilité. Au contraire, il faudrait conforter sa capacité de prudence dans ces périodes de stabilité. C’est la loi de la psychologie humaine. Ce sont les périodes les plus fécondes qui expliquent les crises de 2008 et de 2011 - 2012, provoquant une rechute supérieure à ces crises. Comme les choses s’étaient normalisées, les comportements à risques ont recommencé. Qui plus est avec le soutien de la Banque Centrale » ! DESINDUSTRIALISATION DE L’EUROPE Aujourd’hui, la répétition des crises économiques conduit à une désindustrialisation de l’Europe parce que l’Europe mène une politique économique qui date des années 80, c’est à dire telle que l’Europe l’avait conçue à cette époque. « Le retrait de l’État par le jeu des privatisations est une idéologie qui a eu son heure de gloire ». C’était la thèse de Jacques Delors, ancien président socialiste de la Commission Européenne pour qui « l’Europe devait apprivoiser la mondialisation ». « Mais, au fil des ans, le projet européen s’est dénaturé parce qu’il associait des économies très hétérogènes, notamment à cause de la doctrine de l’ouverture de l’Europe à d’autres pays. Cette doctrine, poussée à son paroxysme, a conduit à une désintégration du projet européen. Aujourd’hui, mêmes les états les plus libéraux comme les Pays-Bas font du capitalisme d’État, comme le montre leur arrivée au capital d’Air France. Une autre solution consisterait à refonder le projet européen. Mais, à cette heure, ce n’est pas l’hypothèse la plus probable ». Pour autant, le chronique économique estime que  : « La Commission Européenne est en train de changer de doctrine. Face à la Chine, la Commission montre les dents. Mais, la Commission envoie des signaux contrastés comme elle l’a fait avec sa position sur les fusions – concentration. Sur ce point, la Commission reste doctrinaire et fidèle aux textes des années 89 – 90. Sur d’autres sujets, elle a pris en compte l’évolution du monde, mais elle l’a fait après Donald Trump. Au final, le destin de l’Europe est écartelé entre ces deux possibles » ! MONTEE DES POPULISMES ET GILETS JAUNES Concernant la montée des populismes en Europe, François Lenglet explique  : « Les partis traditionnels n’ont pas pris en considération le désir des peuples. Or, dans les périodes de crise, ce sont toujours les populismes qui captent les premiers cette demande politique. Et, les partis populistes diminuent en influence quand les partis traditionnels formulent les besoins du peuple, c’est à dire en instaurant des frontières commerciales, financières et face à l’immigration. Certes, il y a le droit d’asile. Pour autant, nous avons le droit de maîtriser nos flux. Seulement, aujourd’hui, le projet européen ne sait pas où les frontières de l’Europe s’arrêtent. Ainsi, la Turquie est-elle en Europe ? La doctrine de la Commission Européenne disait qu’il fallait poursuivre l’élargissement à la Turquie. Mais l’idéal européen ne pourra se faire sans des frontières » ! Autre point abordé par l’économiste  : la crise des gilets jaunes. Est-ce une victoire inachevée pour les gilets jaunes alors que la France est engluée dans la crise depuis 5 mois ? Existe-t-il une sortie de crise par le dialogue ? « C’est possible ! Mais, que représentent vraiment les gilets jaunes ? Les gilets jaunes ont été l’instrument d’un ressentiment populaire indubitable contre Emmanuel Macron. Il faut les accueillir comme un signe important. Dans l’interprétation du Grand Débat, il y a tant de choses contradictoires. Cette crise s’explique parce qu’Emmanuel Macron est arrivé avec un programme en décalage avec les souhaits de la population. Il est arrivé au pouvoir avec un programme libéral qui ne correspond plus aux attentes de la société française en 2019 ». Il poursuit  : « Aujourd’hui, la France est dans un cycle de demande de protection, comme elle l’était également en 1981 lors de l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand. Mitterrand a été élu sur un programme communiste qui satisfaisait l’esprit de l’époque. Aujourd’hui, la privatisation d’Aéroports de Paris ne semble plus dans l’air du temps. Cette privatisation est en décalage avec les Français, sans doute parce qu’elle intervient trop tard. On est déjà loin du discours de la Sorbonne d’Emmanuel Macron. Pour autant, Macron sera-t-il capable de conversion. Les annonces qui ont filtrées montrent des mesures éparses, sans cohérence et liens entre elles. Où est le projet sous-jacent ? La question est ouverte ». Enfin, la conférence était suivie d’un temps d’échanges avec les chefs d’entreprise et les présidents de zones d’activités du département. Une occasion de confronter leur vécu et leur ressenti face aux grandes tendances macroéconomiques décrites par François Lenglet. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR
Marine Nationale 13 Toulon Un nouveau commandement pour le sous-marin nucléaire d’attaque AMETHYSTE Le 5 avril, au monument des sous-mariniers de Toulon, le capitaine de vaisseau Cyril de Jaurias, commandant l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque, a fait reconnaître le capitaine de frégate Sébastien Cousin comme commandant de l’équipage bleu du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Améthyste. Quartier de la tour royale, sur l’esplanade qui fait face à la rade de Toulon, le capitaine de frégate Sébastien Cousin, a succédé au capitaine de frégate Desjars. 3 000 HEURES DE PLONGEE À ce jour, l’équipage totalise plus de 3 000 heures de plongée, dont les missions ont été effectuées en Méditerranée et sur les théâtres d’opération en Atlantique. Le capitaine de frégate Sébastien Cousin est entré à l’Ecole navale de Brest (1) en 2001. Après avoir rejoint les forces sous-marines en 2005, il a servi à Brest, puis a commandé le bâtiment-école LION, en 2008. Professionnel, ce brillant officier compte à son actif un nombre impressionnant d’heures de plongées. Il est titulaire de nombreuses décorations, dont celle de chevalier de l’Ordre National du Mérite. Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) AMETHYSTE est l’un des six SNA de classe Rubis de la Marine nationale. C’est le cinquième exemplaire construit par DCN. Il a été mis en chantier le 31 octobre 1984. Il est affecté à l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque (ESNA). NAVIRE DE COMBAT Admis au service actif en 1992, son nom signifie AMÉlioration Tactique, Hydrodynamique, Silence, Coopération Lutte contre les pollutions volontaires en Méditerranée Chaque jour, des moyens aériens et nautiques de l’État (Marine nationale, Douane, Gendarmerie maritime, etc.) surveillent les approches maritimes avec, notamment la recherche de pollutions (volontaires ou non). Ainsi, une coopération spécifique a été mise en place au niveau régional. Elle s’est concrétisée, depuis les années 90, par deux accords signés l’un avec l’Espagne (plan LION) et l’autre avec l’Italie et Monaco (plan RAMOGE). Tous deux permettent de mutualiser les moyens de lutte et d’obtenir une harmonisation des procédures et une coordination des moyens. Des exercices interrégionaux ont d’ailleurs lieu chaque année. REPRESSION DES REJETS ILLICITES Ces entraînements vont de pair avec une politique de répression des rejets illicites développée par le biais d’opérations communes. Celles-ci, baptisées OSCAR-MED, sont réalisées annuellement avec des moyens français, italiens ou espagnols, en complément de la surveillance quotidienne assurée par chaque État. « Le Préfet maritime de la Méditerranée a conduit l’opération OSCAR-MED 2019 du 19 mars au 20 Transmission, Écoute. « Les SNA constituent une composante essentielle des forces armées. Ils sont à la fois des navires de combat et des instruments de puissance. Outre leur rôle premier dans la sûreté de la Force Océanique Stratégique (FOST), ils participent à la protection de la force navale et à la fonction connaissance/mars, en coopération avec l’Italie et Monaco. La zone d’opération, déterminée en raison de l’importance du trafic maritime commercial, était située en mer de Ligure et dans le canal de Corse. Durant ces deux jours d’opérations, les moyens aériens français et italiens ont investigué 92 sillages de navires. Heureusement, aucun ne présentaient de trace de rejets illicites. Ce type d’opération est nécessaire pour remobiliser et sensibiliser les différents acteurs régionaux de la sauvegarde maritime. Elle a de plus permis d’améliorer l’interopérabilité avec l’Italie tout en renforçant nos liens avec ce pays voisin », s’est réjoui le Préfet maritime, à issue de cette opération de contrôle en mer. anticipation », explique un officier de la Marine nationale. Basés à Toulon, ils sont conçus pour naviguer 220 jours par an, armés chacun par deux équipages de 75 hommes. Leur propulsion nucléaire est un atout majeur qui leur permet de se déployer discrètement, rapidement, loin et longtemps. Nicolas TUDORT (1) L’École navale est une école militaire d’enseignement supérieur français qui assure la formation initiale des officiers de la Marine nationale. Ceux-ci sont destinés à occuper des postes de commandement à bord des bâtiments de surface, des sous-marins, dans l’aéronautique navale, dans les formations de fusiliers marins et commandos et au sein des états-majors. Elle constitue avec l’École spéciale militaire de Saint- Cyr, l’École de l’air et l’École polytechnique, l’une des quatre grandes écoles militaires françaises. LES MOYENS FRANCAIS ENGAGES Falcon 50M de la Marine nationale Vedette côtière douanière DF 25 Libecciu Patrouilleur côtier de gendarmerie maritime (PCG) P721 Jonquille Vedette côtière de surveillance maritime P610 Gravona LES MOYENS ITALIENS ENGAGES Avion Piaggio P180 GC Hélicoptère Agusta-Westland 139 Vedette des gardes côtes CP 288 Vedette des gardes côtes CP 286 Mai 2019 - #80



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