La Gazette du Var n°79 15 avr 2019
La Gazette du Var n°79 15 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de 15 avr 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : risques majeurs, la réponse de la Région.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Région Contrat de filière Tourisme de Croisière Jacques Bianchi  : « Transformer les ports d’escale en point de départ » Aux yeux des responsables économiques et politiques régionaux, le tourisme de croisière est une filière régionale prioritaire. En effet, une enquête BVA, menée de juin à octobre 2017, financée par la FNADT- Direccte et la Région Sud, pilotée par la CCI du Var pour le compte du réseau des CCI de Provence Alpes-Côte d’Azur, le démontre. Le territoire régional est au 1er rang des destinations attractives pour les compagnies de croisière. Il capte 50% du trafic croisiériste en France et 10% des mouvements de passagers en Méditerranée. Il accueille 2,5 millions de passagers (tête de ligne et transit confondus) pour le maritime et près de 215 000 pour le fluvial (données 2017). UN SECTEUR ECONOMIQUE MAJEUR Préfet de région, Pierre Dartout l’assure  : « L’activité touristique représente un secteur économique majeur pour la région Provence- Alpes-Côte d’Azur. Dans ce contexte, l’activité de croisière constitue l’un des domaines où résident d’importants gisements de croissance et d’emploi. Cette activité a crû de 30% en dix ans et les dix prochaines années pourraient réserver un potentiel encore plus considérable. L’État a souhaité soutenir l’initiative des professionnels en vue de construire une stratégie de développement intégrée. Le contrat de filière Tourisme de croisière constitue une étape majeure, puisqu’il concrétise l’aboutissement d’une première phase d’étude qui s’est déroulée pendant plus de deux ans. Il représente également le démarrage d’une nouvelle phase -opérationnelle- qui doit permettre de conforter la place de la région sur le marché méditerranéen de la croisière ». Par ailleurs, une étude complémentaire à celle de BVA, réalisée courant 2017 par la CCI Marseille Provence, confirme le poids économique de la Avril 2019 - #79 filière régionale. Ainsi, les retombées (directes, indirectes et induites) du tourisme de croisière en région Sud s’élèvent à 430 millions d’ € au bénéfice de toute la chaîne des acteurs liés à l’activité. Ainsi encore, la croisière maritime représente à elle seule 2 450 emplois (équivalent temps plein). FAVORISER LES RETOMBEES ECONOMIQUES Renaud Muselier, président de la Région, le confirme  : « Le tourisme est un pilier de notre économie régionale avec 18,9 milliards d’ € de retombées et 143 000 emplois non délocalisables. Pour renforcer l’excellence touristique de Provence, Alpes et Côte d’Azur, nous nous sommes fixés 3 objectifs majeurs  : renouveler l’attractivité de nos destinations, renforcer la compétitivité de notre offre et de nos entreprises et innover en réponse aux défis de demain. Nous avons ainsi fait le choix d’adopter pour chaque secteur stratégique un « contrat de filière « destiné à renforcer leur structuration et leur croissance afin de favoriser les retombées économiques et sociales sur le territoire. L’activité croisière figure parmi les filières régionales prioritaires pour sa capacité à travailler sur les ailes de saison pour la fréquentation touristique. Avec ce contrat de filière, la Région Sud et ses partenaires se mobilisent pour créer un écosystème régional favorable à l’accueil des croisiéristes maritimes et fluviaux, au développement des séjours pré et post croisière et accompagner de manière vigilante le développement du secteur dans le respect de l’environnement et de la santé des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Concrètement, l’activité croisière contribue à la visibilité et au rayonnement international de notre destination régionale. Mais également à la désaisonnalisation de la fréquentation touristique sur nos territoires et au développement d’autres secteurs d’activité et à la valorisation de tout notre tissu économique, social et culturel. Ainsi, la Région Sud, dans un processus de concertation étroite avec ses partenaires, a décidé de dédier le secteur Tourisme de Croisière d’un contrat de filière destiné à accompagner sa structuration et sa croissance et à favoriser les retombées économiques et sociales sur le territoire. Dans ce cadre, elle a participé à hauteur de 250 000 € au plan d’actions du contrat de filière qui représente un coût total de 680 000 € . LES ENJEUX ET DEFIS Qui dit filière prioritaire, dit enjeux à considérer et défis à relever. Le développement du tourisme de croisière en région Sud requiert de gagner l’adhésion de tous (habitants, entrepreneurs, décideurs économiques et politiques) en poursuivant et valorisant les progrès entrepris par les acteurs concernés (clubs de la croisière, ports, compagnies, collectivités…) pour réduire les nuisances générées par l’activité sur l’environnement et la qualité de vie. Par ailleurs, si la croisière en Provence-Alpes-Côte d’Azur est structurée au niveau territorial par 3 clubs de la croisière maritime (17 ports concernés), la croisière fluviale (6 ports) n’a pas le même modèle de promotion de l’activité sous forme de club. Le contrat de filière doit permettre de tisser et renforcer des liens entre maritime et fluvial, d’initier et coordonner des actions de promotion partagée qui bénéficieront à l’ensemble de la filière. Plus globalement, l’enjeu principal du contrat est d’élargir les partenariats existants, de tendre des passerelles professionnelles, d’impliquer les divers acteurs de la chaîne touristique  : agences de promotion Tourisme d’affaires Un marché clé pour le tourisme varois Filière majeure pour le développement touristique varois, le tourisme d’affaires représente un marché important pour l’économie touristique du département, avec des dépenses journalières par visiteur élevées et des séjours hors saison. Var Tourisme, sous sa marque VisitVar, était présent au Salon Heavent Meetings, à Cannes les 27 et 28 mars, sur un espace partagé avec trois partenaires varois, et en collaboration avec Provence Côte d’Azur Events. Pendant ces deux jours, Var Tourisme a présenté l’offre Tourisme d’Affaires varoise aux top décideurs européens du marché, via son guide « Le Var Congrès, Séminaires et Incentives », qui recense plus de 110 prestataires hébergeurs, lieux de visite, palais des congrès, agences réceptives, centrales de réservation et prestataires d’activités d’incentive. Pendant les deux jours du salon, Var Tourisme a détaillé l’offre de la destination auprès de 39 top décideurs du tourisme d’affaires inscrits au préalable pour un rendez-vous. Une personne en déplacement tourisme d’affaires dépense 117 € euros par jour, deux fois plus qu’un touriste classique. Chaque année, des centaines de milliers de personnes viennent dans le Var dans le cadre d’un déplacement professionnel, pour plus d’un million et demi de nuitées. Après plusieurs journées de travail, cette clientèle profite des nombreux attraits qu’offre le département au cours d’un week-end de détente. Ainsi, la durée de séjour dans le Var peut atteindre jusqu’à 5 à 6 jours et se déroule en général en dehors des périodes de vacances estivales (Sources  : Pôle Observation Var Tourisme et CRT Provence-Alpes- Côte d’Azur). Gilles CARVOYEUR et de développement, offices de tourisme, aéroports, gares, établissements de formation, commerçants de proximité, artisans…). « L’enjeu, c’est avant tout de transformer les ports d’escale en point de départ ; en complément, il s’agit de proposer une expérience exceptionnelle aux croisiéristes. Nous travaillons actuellement sur ce dernier point avec l’aide de l’Europe, dans le cadre du projet ITINERA. C’est une vraie chance pour notre territoire, sous réserve que l’ensemble des parties prenantes en soit convaincu et prêt à se mettre en ordre de bataille pour en exploiter tout le potentiel. Structuration et lisibilité de l’offre touristique, formation professionnelle des acteurs, amélioration permanente des infrastructures, les chantiers ne manquent pas et nous sommes déterminés à les mener de front », conclut, enthousiaste, Jacques Bianchi, président de la CCI du Var. QUELLES AMBITIONS ? État, Région, CCI/Clubs de la croisière  : les signataires à l’initiative du contrat de filière nourrissent 4 ambitions  : Accompagner la transition environnementale pour un tourisme de croisière respectueux du Plan Climat, « Une Cop d’avance », initié par la Région Sud. Renforcer le leadership en France et à l’international de Provence-Alpes Côte d’Azur comme destination de croisière. Faire du tourisme de croisière un levier de développement global de l’économie régionale depuis le Rhône et la Méditerranée jusqu’au haut-pays. Concevoir le tourisme de croisière de demain en invitant les passagers et les équipages à devenir ambassadeurs de notre destination. Les chiffres clés du salon HEAVENT MEETINGS 9 000 RDV 860 déjeuners 400 exposants répartis sur 3 niveaux 500 top-décideurs présents En 2018 + 15% d’augmentation de visiteurs - Les trois partenaires varois présents au salon Heavent Meetings avec Var Tourisme  : - Estérel Aventures (Saint-Raphaël), agence spécialisée dans les activités de team building et d’incentive. - Palais des Congrès Neptune (Toulon), accueille de multiples formats de rencontres professionnelles et événementielles. - Les Jardins de Sainte-Maxime (Sainte-Maxime), hôtel *** avec offre tourisme d’affaires.
Département Sainte-Maxime François de Rugy  : « Il faut se préparer au changement climatique » François de Canson  : « Livre Blanc des risques régionaux et Pélicandrome » Le 5 avril, François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, était dans le Var pour une visite d’ouvrage de prévention des inondations, de vigie feux de forêt et de clôture du chantier de dépollution des hydrocarbures sur le littoral. Lors de son déplacement, le ministre s’est rendu à Draguignan où il a abordé la question des inondations, puis à Sainte-Maxime où il a rencontré les acteurs de la prévention et de la lutte contre les feux de forêt. Enfin, il s’est déplacé à Ramatuelle pour constater le bilan des travaux de dépollution du littoral varois, après la pollution aux hydrocarbures de l’automne 2018. Lors de sa visite, le ministre a, notamment, déclaré  : « Nos territoires sont meurtris par les inondations récentes. Avec le changement climatique, elles seront plus intenses et plus fréquentes. Il faut faire le nécessaire pour nous y préparer ». LIVRE BLANC DES RISQUES MAJEURS REGIONAUX De son côté, François de Canson, conseiller régional en charge des risques majeurs (incendie et inondation), a souligné, auprès du ministre, l’action de la Région  : « J’ai insisté sur la rédaction du Livre Blanc sur les risques majeurs régionaux. Ce Livre Blanc pose la question de la gestion des risques naturels en région Sud, des politiques publiques et des moyens à prendre en compte dans la gestion de ces risques naturels. J’ai, également, abordé le dossier porté par la Région sur « La Guerre du Feu », dont j’ai la charge en tant que conseiller régional, et j’ai rappelé au ministre les trois axes essentiels de la politique régionale. À savoir, prévenir le risque incendie à travers la mise en place de la Garde Forestière Régionale. D’autre part, l’importance de faire respecter les Obligations Légales de Débroussaillement (OLD) et la nécessité de revoir la règlementation afin de pouvoir mettre en place des sanctions plus lourdes. Enfin, combattre les feux naissants, en retrouvant, au plus vite, un « Pélicandrome » sur la base aéronavale de Hyères, avec le stationnement de bombardiers d’eau, en été. En outre, j’ajoute qu’il y a une nécessité de laisser les maires reconstruire plus vite après une catastrophe pour éviter une répétition tragique des événements. Cela doit se traduire par la nécessité de faciliter les travaux dans les cours d’eau dans le cadre des PAPI ». Sur la thématique du risque et de la prévention des inondations, à Draguignan, François de Rugy a fait le bilan des études et travaux réalisés par les communes et établissements publics, menés avec le concours des services de l’État. Le ministre a pris connaissance des retours d’expérience à la suite des tragiques inondations, de juin 2010. Puis, il s’est fait présenter le projet de zone de compensation hydraulique dont l’objectif est de protéger la traversée de la zone urbaine de Draguignan/Trans-en-Provence des risques d’inondation. PREVENTION ET LUTTE CONTRE LES FEUX DE FORETS Dans le Var, la prévention et la lutte contre les feux de forêt est un sujet majeur de préoccupation pour les autorités civiles et militaires. « Du fait du changement climatique, les épisodes de sécheresse seront plus fréquents et plus intenses, et avec eux les incendies de plus grande ampleur », a prévenu François de Rugy. D’ores-et déjà, les 153 communes du Var sont concernées par le risque du feu de forêt. Durant l’été 2003, 281 feux de forêts soit une surface brûlée de 18 773 hectares ont été comptabilisés. En 2018, 31 feux de forêt ont brûlé 9,20 hectares de forêt. Alors que le Var a connu un épisode de sécheresse exceptionnel cet hiver, le ministre a rencontré des bénévoles des comités communaux feux de forêt et des personnels mobilisés sur le dispositif de prévention et de lutte contre les feux de forêt dans le département. Ainsi, à Sainte-Maxime, le CCFF a présenté le rôle de la vigie du comité communal des feux de forêt et la stratégie globale de lutte contre les feux de forêt (prévention et lutte). « Le Département, les communes entretiennent les pistes DFCI, en liaison avec les CCFF et le SDIS. Sur cette question, le Département mobilise 70 forestiers-sapeurs », a indiqué Françoise Carrère, représentante du Département. « PRIORITE AUX FEUX NAISSANTS » En complément, le colonel Frédéric Gosse 5 du SDIS du Var, a détaillé la tactique des sapeurs-pompiers  : « L’objectif est de détecter et d’attaquer les feux dans les 10 minutes, en donnant la priorité aux feux naissants, avec l’engagement des moyens aériens. Les statistiques prouvent le bien-fondé de la doctrine française ». « L’intervention sur les feux naissants provoque l’incompréhension du grand public, car nous sommes, parfois, obligés de détourner des moyens aériens sur des feux en cours de traitement. D’autant que les moyens aériens interviennent également sur les départements des Bouches-du-Rhône et des Alpes- Maritimes », a fait remarquer, avec pertinence, Jean-Luc Videlaine, préfet du Var. Lors d’un point avec la presse, François de Rugy a déclaré  : « Je constate une bonne coordination des acteurs dans le département. L’État va renforcer les moyens aériens, avec l’installation de 6 Canadairs sur la base de Nîmes. Nous ferons tout notre possible pour relocaliser à Hyères les avions bombardiers d’eau, comme l’a souligné François de Canson ce dossier est sensible, dossier sur lequel je travaille en concertation avec le ministre de l’Intérieur ». En fin d’après-midi, le ministre a fait le bilan des travaux de dépollution du littoral, suite à la pollution aux hydrocarbures issue de la collision de deux navires au large de la Corse. François de Rugy s’est rendu sur la plage de l’Escalet à Ramatuelle. Lors d’une réunion, le préfet maritime, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), ont présenté le suivi du chantier de dépollution, mené par le Centre de documents, de recherches et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) et par l’entreprise Le Floch Dépollution (LFD). Gilles CARVOYEUR Avril 2019 - #79



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