La Gazette du Var n°78 1er avr 2019
La Gazette du Var n°78 1er avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°78 de 1er avr 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : à la Cigale, de la créativité à la carte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Région Avril 2019 - #78 Bilan de GRTgaz Une baisse de la consommation de gaz en 2018 Le 26 février à Marseille, Georges Seimandi, délégué territorial Rhône- Méditerranée de GRTgaz, a présenté le bilan gaz Provence-Alpes-Côted’Azur 2018. Au cours de l’année écoulée, la consommation brute de gaz dans la région a représenté 37,7 milliards de kilowattheures (kWh), en recul de 14% par rapport à 2017. Cette baisse s’explique par des températures plus élevées enregistrées en 2018 et une moindre sollicitation des centrales de production électrique fonctionnant au gaz (-36%). Malgré un léger recul (-4% entre 2018 et 2017), la demande de gaz dans l’industrie et l’énergie représente près de 70% de la consommation de gaz dans la région. TRF, DEJA DES BENEFICES POUR LES INDUSTRIELS Selon Georges Seimandi, délégué territorial Rhône-Méditerranée de GRTgaz  : « La TRF est le nom donné à la zone de marché unique mise en service en France le 1er novembre 2018. Depuis son lancement, les consommateurs industriels français bénéficient d’une baisse de prix d’environ 1,4 à 1,9 d’ € /MWh, soit un gain annualisé proche de 80 millions d’ € . La TRF renforce l’attractivité du marché gazier français ». En effet, GRTgaz compte 8% de clients expéditeurs supplémentaires depuis sa création. Les investissements engagés pour la zone de marché unique permettent également de renforcer la sécurité d’approvisionnement du pays, puisque 42% de capacités supplémentaires sont désormais disponibles pour assurer le transport de gaz entre le Nord et le Sud de la France. À noter que la région Sud est très engagée dans le développement des gaz renouvelables. Ainsi, avec un potentiel de 17 TWh l’ensemble des gaz renouvelables (source  : étude prospective de l’ADEME) est de nature à répondre, à terme, à l’ensemble des besoins de la région, notamment en matière de mobilité durable. PREMIER DEMONSTRATEUR INDUSTRIEL Georges Seimandi ajoute  : « La région Sud abrite Jupiter1000, le premier démonstrateur industriel Power to gas en 2ème édition Un label PARC + pour les parcs d’activités Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2019. Objectif  : récompenser les parcs d’activités attractifs et performants. La 2e édition du label Parc + est lancée et les candidatures pour la labellisation sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2019. Porté par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’ADEME, la DREAL, l’Agence de l’eau et animé par l’ARPE-ARB*, le label Parc + vise à récompenser les démarches exemplaires des parcs d’activités. VALORISER LES ACTIONS Ce label permet aux parcs d’activités candidats de valoriser leurs actions auprès des entreprises du territoire, de bénéficier d’une expertise réalisée par des professionnels et de s’engager dans un processus d’amélioration pour renforcer leur dynamisme. À l’occasion de la 1ère édition en 2018, 5 parcs ont été labellisés «Parc +«. Ainsi, le Technopole de l’environnement Arbois Méditerranée (Aix-en- Provence) a obtenu le niveau 3 (niveau le plus élevé) tandis que le pôle industriel de Rousset (13) et les parcs d’activités de Sisteron (04), Toulon Ouest (83) et du Bois de Grasse (06), ont été labellisés niveau 1. 4 autres parcs de la région ont obtenu la reconnaissance «Parc d’activités engagé«. « Nous sommes conscients de la nécessité d’avoir des parcs d’activités de qualité pour le développement économique du territoire, son attractivité et la création d’emplois », expliquent les partenaires de l’opération. Concrètement, un jury d’experts** a en charge l’évaluation des parcs candidats selon plusieurs critères  : aménager judicieusement son territoire pour accueillir les entreprises et leurs salariés, lutter contre le gaspillage foncier, préserver France dont la première injection d’hydrogène dans les réseaux gaz aura lieu en 2019. À ce jour, les travaux sont bien avancés puisque l’électrolyseur et le méthaneur sont installés. 11 projets de bio-méthane sont enregistrés dans la région pour un volume de 231 millions de kWh. Ce développement traduit le fort intérêt du territoire pour cette énergie renouvelable, non intermittente et facilement stockable, qui apporte des solutions concrètes en matière d’économie circulaire et de traitement des déchets, d’aménagement du territoire et de création d’emplois locaux ». Pour autant, la filière bio-méthane reste fragilisée par le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), rendu public le 25 janvier dernier et actuellement en consultation. Inquiet, il conclut  : « Non seulement, les perspectives d’injection à l’horizon 2023/2028 sont en retrait par rapport à l’actuelle PPE et aux volumes cumulés des projets déjà enregistrés au niveau national, mais la trajectoire est couplée à une baisse de coûts beaucoup trop rapide pour une filière encore non mature ». et valoriser le paysage et la qualité de vie locale, favoriser les liens et le dialogue entre les entreprises et leur territoire, et améliorer le quotidien des salariés et des usagers. * ARPE-ARB  : Agence régionale pour l’environnement - Agence régionale de la biodiversité Provence-Alpes- Côte d’Azur ** DREAL, ADEME, Agence de l’eau, Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, ARPE, Chambres de commerce et d’industrie, Chambre des métiers et d’artisanat, Agences d’urbanisme de la région, CAUE des Bouches-du-Rhône et de Vaucluse, Conseil départemental de Vaucluse. QUESTIONS PRATIQUES Qui peut participer ? Une collectivité en charge de l’aménagement, de la gestion ou de la requalification d’un parc Un aménageur Une association d’entreprises Comment participer ? Rendez-vous sur arpe-arb.org  : remplissez le questionnaire, joignez les documents demandés et déposez votre dossier de candidature avant le 30 avril. En octobre, une cérémonie de remise des labels récompensera les parcs d’activités lauréats.
Département Sécurité Routière Malgré les 80km/h, la mortalité routière explose sur les routes rurales du Var Depuis le début de l’année 2019, le Var enregistre 21 morts sur les routes contre 3 morts en 2018, quand la vitesse sur les routes rurales du Var était encore limitée à 90km/h ! Jean-Luc Videlaine, préfet du Var, annonce un renforcement des contrôles routiers et des sanctions. Le préfet du Var est inquiet. « L’heure est grave et le bilan aussi », a annoncé, d’une voix tout aussi grave, le représentant de l’État lors d’un contrôle routier, le 19 mars, à La Londe-les-Maures. Pour cette opération menée sous la direction du colonel Alexandre Malo, commandant le groupement de gendarmerie du Var, et du chef d’Escadron Sébastien Gibier, commandant l’Escadron Départemental de Sécurité Routière du Var, 20 gendarmes étaient mobilisés (escadron départemental de sécurité routière, brigade motorisée de La Valette, peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Hyères, brigade territoriale de La Londe-les- Maures, équipe cynophile) ainsi que la police municipale de La Londe-les-Maures. Dans le même temps, sur le ressort de la circonscription de Hyères, 35 autres gendarmes étaient mobilisés pour les mêmes objectifs. INDISCIPLINE GENERALISEE Pour Jean-Luc Videlaine  : « Avec 21 tués, on compte beaucoup plus de morts que l’an dernier durant la même période. J’analyse ces mauvais chiffres par une espèce d’indiscipline généralisée des conducteurs. Même pour des choses que l’on croyait acquises, comme le port de la ceinture de sécurité, nous constatons un relâchement. Depuis le début de l’année, nous enregistrons plus de 40% de hausse en termes de non port de la ceinture de sécurité et plus de 40% également en termes de l’usage du téléphone au volant ». Depuis le 1er janvier, sur les 21 tués sur la route, 70% ont plus de 45 ans, 40% ont plus de 64 ans et 85% des accidents mortels ont eu lieu en zone gendarmerie (18 morts dont 14 en zone hors agglomération contre 2 en zone police et 1 en zone police autoroutière). AUCUNE PERMISSIVITE Désemparé, le préfet du Var ajoute  : « C’est le plus mauvais chiffre en termes de sécurité routière que nous enregistrons depuis des années. Il s’agit d’une indiscipline généralisée qui se traduit par une hausse de la vitesse, le franchissement de ligne blanche, et l’usage du téléphone au volant. La situation est inquiétante. Pour autant, ce relâchement ne peut être lié à la mise hors état de fonctionnement des radars automatiques, dont beaucoup ont été vandalisés ces dernières semaines, lors des manifestations des gilets jaunes. Je relie plutôt ces mauvais chiffres à une sorte d’ambiance générale de permissivité. Pourtant, du côté des forces de l’ordre, il n’y a aucune permissivité. Car, durant cette période, le nombre de permis de conduire suspendus n’a pas baissé. Il est resté au même niveau que l’an dernier à la même période. C’est pourquoi, j’ai décidé de renforcer les contrôles dans tout le département ». GENDARMES MOBILISES MALGRE LES GILETS JAUNES Par ailleurs, le préfet se défend d’une intense utilisation des gendarmes sur le mouvement des gilets jaunes  : « Ce mouvement n’a nullement empêché les gendarmes de faire leur travail sur les routes. Ils ont la capacité de mener plusieurs missions en même temps. Cela n’empêche pas que la situation est très grave ». Pourtant en 2018, le Var avait enregistré le meilleur chiffre de la sécurité routière depuis la création de la statistique. « Je pense qu’on assiste à une dérive comportementale mais le Var n’est pas le seul département dans la région qui enregistre une telle dérive. En revanche, c’est le seul où cette dérive se traduit par une hausse de la mortalité routière, avec des accidents plus violents et plus graves », s’alarme Jean-Luc Videlaine. 5 CONTROLES SUR LES ROUTES ACCIDENTOGENES De son côté, le colonel Malo a rappelé la mobilisation de son personnel  : « On observe des comportements préoccupants, notamment en termes d’excès de vitesse et de conduite addictive, alcool et drogue, qui sont à l’origine de nombreux accidents. Le non port de la ceinture aggrave encore le bilan quand le conducteur ou le passager sont éjectés de leurs véhicules. Les conducteurs roulent plus vite et consomment plus d’alcool et de drogue ». « Depuis le début de l’année, nous avons verbalisé plus de 1000 conducteurs pour l’usage du téléphone au volant. J’ai donné des instructions pour que des contrôles soient réalisés sur tous les axes accidentogènes du département », avertit le patron des gendarmes. Gilles CARVOYEUR – Photos Vincent BARASTIER LES FACTEURS LIES À LA MORTALITE ROUTIERE Retour des comportements inquiétants constatés + 40% du non port de la ceinture depuis le début de l’année + 40% de l’usage du téléphone au volant Des prises de risques inconsidérées conjuguées au non-respect des règles simples du code de la route, aggravées en cas de vitesse excessive Autres facteurs de mortalité en 2019 dépassements dangereux tourne-à-gauche sans visibilité franchissement de ligne continue Sur les 21 tués de la route en 2019, la plupart ont leur permis depuis au moins 30 ans 70% ont plus de 45 ans 40% ont plus de 64 ans LE BILAN DU CONTROLE ROUTIER 3 excès de vitesse supérieurs à 25 km/h sur une zone à vitesse maximale autorisée de 90 km/h 4 utilisations du téléphone au volant 1 conduite sous l’emprise de produits stupéfiants 1 défaut de ceinture Avril 2019 - #78



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