La Gazette du Var n°78 1er avr 2019
La Gazette du Var n°78 1er avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°78 de 1er avr 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : à la Cigale, de la créativité à la carte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 Méditerranée Porte des Maures La Londe-les-Maures Avec ENEDIS Var, plus belle la vue ! ENEDIS Var a investi près de 300 000  € pour moderniser et enfouir son réseau dans le quartier des Bormettes. Désormais, les affreux pylônes ont disparu du paysage ! C’est un important chantier débuté, en novembre 2017, qui touche à sa fin avec plus de 3 km de réseau qui sont, désormais enfouis. Mais comme le rappelle, avec pertinence, Gérard Aubert, adjoint au maire en charge des travaux, « ce dossier ne fut pas un long fleuve tranquille car nous avons dû faire face à la résistance d’un propriétaire viticole et, pour passer l’obstacle, nous nous sommes résolus à prendre une Déclaration d’Utilité Publique (DUP), sinon nous n’aurions pas pu procéder à ces travaux d’embellissement du Avril 2019 - #78 quartier attendus par tous depuis bientôt 10 ans ». En effet, quand l’intérêt particulier percute l’intérêt général, c’est, fort heureusement, ce dernier qui l’emporte ! RENFORCER L’ALIMENTATION ELECTRIQUE DU PORT Directrice Territoriale ENEDIS Var, Nathalie Alexandre a échangé avec François de Canson, lors de la conclusion de ce chantier  : « Il est important pour ENEDIS, au-delà des aspects techniques d’un tel chantier, de pouvoir être à l’écoute de nos interlocuteurs et répondre au mieux à leurs attentes. Ce chantier conduit dans le cadre du Plan Aléas Climatique a permis de supprimer des poteaux devant les centres de vacances ODALYS et ODELVAR et de renforcer l’alimentation électrique de toute la zone du port pour mieux répondre aux besoins des clients ». Au total, ENEDIS Var a remplacé 36 poteaux et 3,3 km de réseau aérien HTA par la pose de 2,6 km de câble tous-terrains. RECYCLAGE DES PYLONES EN BETON Concernant les pylônes en béton, ils sont recyclés par un prestataire de la région, opération permettant de séparer la ferraille et les gravats. Puis, la ferraille est refondue pour produire de l’acier et les gravats partent en carrière, avant d’être réutilisés en travaux publics pour remblayer les tranchées, réaliser des sous-couches de voiries ou aménager des plateformes industrielles. Laurent Boffi, en charge de la communication de l’énergéticien, ajoute  : « L’enfouissement des réseaux permet de mieux protéger les câbles, en cas d’aléas climatiques, et de se prémunir des coupures ». Pour rappel, ENEDIS Var gère et entretient 21 871 km de réseau électrique dans le département dont 8 144 km de réseau HTA. A ce jour, 54% du réseau départemental est enterré, dont 69% du réseau HTA. Photos Gilles CARVOYEUR 8 commerçants distingués par le Label Qualité Tourisme Lors de l’assemblée générale de l’Association des Commerçants et Artisans Londais (ACAL), Christèle Crivellaro, la présidente, a présenté un bilan d’activités très satisfaisant. Preuve que l’activité de l’association des commerçants et artisans intéresse le tissu économique locale, 38 commerçants étaient présents lors de la réunion annuelle de l’ACAL, dont de nouveaux adhérents. LE SAVOIR-FAIRE DES COMMERCANTS ET ARTISANS Ainsi, en présence de François de Canson, maire, de Jean-Jacques Dupiroux, adjoint en charge du commerce, et des représentantes de la CCI du Var, l’assemblée a évoqué la dynamisation du centre-ville et les animations organisées par l’ACAL. « Ce fut l’occasion de mettre en exergue le savoirfaire des commerçants et artisans. En effet, certains ont postulé au label qualité tourisme des commerces. Les résultats sont rendus publics le 2 avril, date à laquelle la ville connaîtra le nom des 8 premiers commerçants labellisés. La remise officielle des labels est prévue le 15 avril, à la CCI du Var. Dès maintenant, nous recherchons des candidats pour l’édition 2019 », rappelle la présidente. SUCCES DU CHEF AU MARCHE Elle ajoute  : « Par ailleurs, l’animation du « Chef au marché » a rencontré un vif succès et nous espérons pouvoir la reconduire en fonction de notre budget. En revanche, le grand loto des commerçants se déroulera le 7 août, à partir de 20 heures, sur l’avenue Clemenceau. Cette année, nous tenterons de battre le record de 700 participants, atteint en 2018 » ! Sur le plan des affaires, la présidente s’est inquiétée des difficultés économiques rencontrées par les commerçants et les artisans, notamment durant la période hivernale, estimant que le climat général, comme partout en France avec les mouvements de manifestations, a découragé les clients londais de fréquenter les commerces. Gilles CARVOYEUR UN NOUVEAU BUREAU PRESIDENTE  : Christèle CRIVELLARO (LA GROSSE POMME) VICE-PRESIDENT  : Marcel FABRE (LA STATION) TRESORIERE  : Virginie BRAULT (VIVAL) TRESORIERE-ADJOINTE  : Marie-Hélène BARBAROUX (Domaine des MYRTES)
Méditerranée Porte des Maures 29 La Londe-les-Maures Guillaume Gomez  : « Un enfant qui mange bien est un enfant heureux » ! Chef des cuisines du Palais de l’Élysée, Meilleur Ouvrier de France (MOF) et président des Cuisiniers de la République, Guillaume Gomez, jouant sur le registre de la confidence, a distillé quelques anecdotes sur les cuisines de l’Élysée, mais sans jamais dévoiler aucun secret d’État ! Car, quand on passe sa vie professionnelle dans les coulisses des cuisines du pouvoir, au plus près des grands dirigeants de la planète lors des dîners officiels, le silence est une règle d’or. Pas question, donc, de s’épancher, outre-mesure, sur les petits secrets des uns et des autres, sauf ceux qui sont déjà de notoriété publique ! Guillaume Gomez a donc gardé la position du sphinx durant la conférence qu’il a donnée, salle du Chêne et de l’Olivier 2. Certes, le public s’attendait à découvrir la réalité cachée des coulisses des cuisines de l’Élysée. Sans doute déçu, il a été comblé par le charisme du conférencier. MOBILISATION DE TOUS Auparavant, l’invité d’honneur avait discouru devant les 650 enfants des écoles primaires et maternelles. « Avec les enfants, le courant est très bien passé tout comme le personnel en charge des cantines », a reconnu, dans un grand sourire, le cuisinier élyséen. « L’objectif était de démontrer que l’on peut Portrait Après l’Élysée, la deuxième vie professionnelle de Jean Dubille Comme le journalisme, le Palais de l’Élysée mène à tout, à condition d’en sortir ! Ou comment réussir une seconde vie professionnelle après un long passage dans les arcanes du pouvoir. L’exemple de Jean Dubille, ancien intendant élyséen et, aujourd’hui, directeur général de Château Léoube. Loin des feux de la rampe, Jean Dubille travaille en toute humilité et discrétion. Une attitude exemplaire. Car, son parcours est impressionnant. Ce que l’on sait moins, c’est que ce professionnel, reconnu par ses pairs, a travaillé pour les plus belles maisons et les plus grands personnages de l’État. L’AMOUR DU TRAVAIL « Jean est tout en retenue et en modération. Vous ne le verrez jamais dans les mondanités. C’est un bosseur. Son seul credo, c’est l’amour du travail. Pour paraphraser Charles Aznavour, il dit souvent que sa force, c’est le travail, et le travail, l’histoire de sa vie », reconnaissent ses proches. Il s’engage à 17 ans dans la Marine nationale, sur dérogation du président de la République pour embarquer sur un sous-marin, parce qu’il n’est pas majeur. Puis, ce passionné de la mer navigue sur tous les océans, parcourant des centaines de miles, à bord de sous-marins nucléaires, totalisant plus de 20 000 heures de plongée ! « La Marine, cette grande famille, m’a manger correctement, même dans les cantines ou dans les lieux de restauration collective, tout en mettant en avant la qualité de la cuisine française. Dans les écoles, il faut que tout le monde soit associé et se motive à cet art, mondialement connu  : les enfants, les enseignants, le personnel des cuisines mais également les parents. Ce que nous faisons au niveau local, nous pourrons le faire également au niveau du département et de la région », s’est enthousiasmé le Meilleur Ouvrier de France. UN ENFANT HEUREUX Tel un homme politique, il a poursuivi sa démonstration  : « Quand il y a une volonté politique, on peut changer les choses. Mais, il faut également une volonté pédagogique dans les écoles et que toutes les équipes jouent le jeu. D’autant que manger une cuisine de qualité ne coûte pas plus cher. A l’Élysée, nous dépensons 3,60  € par repas. Pour beaucoup de collectivités, faire un bon repas relève de l’extraordinaire. Au contraire, cela devrait être la norme ! Ce qui est appris, le respect, la solidarité et l’exigence », confie l’intéressé qui est détenteur de la médaille d’or de la Défense nationale, avec agrafe sousmarin et HAO. Cette exigence l’a, naturellement, conduit vers de belles rencontres, celles qui marquent une vie pour la vie. Et, qui scellent le cas ici puisque les enfants m’ont tous dit qu’ils mangeaient bien à la cantine ! C’est déjà positif, car on part sur de bonnes bases. Un enfant qui mange bien est un enfant heureux » ! Pour le chef des cuisines de l’Élysée, l’exemple doit venir du haut  : « C’est à nous de montrer la voie. Nous devons être exemplaires ». Son agenda prévoyait également une étape à la Cave des Vignerons, où il rencontré les viticulteurs des plus beaux domaines de l’appellation ainsi qu’Eric Blanc, le chef du restaurant « La Cigale », qui a longtemps travaillé pour le Palais de l’Élysée, en tant qu’intervenant externe. Enfin, Guillaume Gomez a reçu la médaille de la ville et la médaille de la Région Sud, au cours d’une cérémonie intimiste dans la salle du conseil municipal, en présence de quelques élus et invités. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR METTRE EN AVANT LA CUISINE FRANCAISE Pour cette journée hors-norme, le chef des cuisines élyséennes avait été invité par François de Canson. Les deux personnalités s’étaient rencontrées lors de la semaine de la Gastronomie Française à Tel-Aviv. Un déplacement en Israël auquel participait le maire en tant que Président du Comté Régional de Tourisme. Le déclic a été immédiat, chacun promettant à l’autre de se revoir très vite pour mettre en avant la cuisine française dans les écoles, de sorte que les enfants retrouvent le goût de manger. « Je veux que cette journée du 22 mars dans les écoles, soit dupliquée, au niveau de l’intercommunalité Méditerranée Porte des Maures, puis à l’ensemble du département et, ensuite, dans toute la région Sud », promet, emballé, François de Canson. un destin ! Ainsi, à l’issue de son passage dans la Marine, il est appelé à l’Élysée pour servir la présidence de la République ! En étant au service, tout d’abord, de François Mitterrand. Puis, et, surtout, de Jacques Chirac, dont il a été l’intendant de 1994 à 2001 et, avec lequel des liens très forts se sont noués. DES ETES AU FORT DE BREGANCON « Ce fut un honneur et une grande fierté de servir M. et Mme Chirac. Ce sont des personnalités d’une humanité profonde, qui se sont toujours préoccupés des autres. Ils m’ont accordé leur confiance et j’espère en avoir été digne. Je les ai accompagnés à travers le monde et, pour la petite anecdote, j’ai aussi passé de nombreux étés au Fort de Brégançon », révèle l’ancien intendant élyséen ! En 2010, il est décoré de l’Ordre National du Mérite par le président de l’Assemblée nationale. En 2006, après un passage dans le secteur privé, il rejoint une autre belle maison, l’Assemblée nationale. Dans cet autre lieu de pouvoir, il exerce la fonction d’intendant à la présidence, pendant 7 ans, dirigeant une équipe de 100 agents et gérant les visites officielles de chefs d’état et des personnalités étrangères. Petitsdéjeuners, déjeuners, cocktails, dîners et autres personnalités étrangères, la mission représente plus de 1000 couverts par mois ! Passionné de gastronomie, il suit, en même temps pour reprendre une expression présidentielle, une formation à l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin, à Bordeaux, car on l’a chargé de reconstituer la cave de l’Assemblée nationale. « C’était une mission difficile, mais passionnante. J’ai eu de la chance. Tous les présidents de l’Assemblée nationale, que j’ai servi, ont cru en moi. Mais, c’est Jean-Louis Debré qui, le premier, m’a donné les moyens de redonner à cette maison l’image et la renommée qu’elle méritait », avoue, du bout des lèvres, Jean Dubille. Depuis 2012, il occupe le poste de directeur général de Château Léoube, avec le développement que l’on connaît. Une belle consécration pour cet amoureux de l’art de vivre à la française qui a fait de l’excellence une priorité dans sa vie professionnelle ! Gilles CARVOYEUR Avril 2019 - #78



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