La Gazette du Var n°76 1er mar 2019
La Gazette du Var n°76 1er mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°76 de 1er mar 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : de Mayol à Pipady, Toulon se réinvente.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Métropole Mars 2019 - #76 Toulon Hubert Falco  : « L’électrification des quais sera effective à l’horizon 2020 » Pour Hubert Falco, maire de Toulon et président de la Métropole  : « Toulon est une ville qui plaît et son port est le premier de Méditerranée » ! Port de Toulon, quais et bateaux bientôt électrifiés, c’est donc officiel depuis l’annonce du 20 février dernier puisque les fumées des navires à quai ne seront bientôt plus que de l’histoire ancienne. Le constat économique est simple  : Toulon est une ville de plus en plus attractive qui a vu embarquer 1, 5 million de passagers en 2018. Un chiffre qui devrait se développer encore cette année avec l’essor de nouvelles destinations, comme la Sicile ou Majorque, proposées par CORSICA FERRIES. NUISANCES AVEC LES FERRIES À QUAI Mais, depuis plusieurs mois, les habitants, proches du port Marchand, réclamaient une solution au problème de nuisance des ferries à quai, incommodés par les fumées rejetées par les navires de la compagnie. Li u:77'ne, 21,2 ! « try « Conscients du problème et déterminés à lutter contre cette pollution, nous l’étions depuis longtemps. Encore fallait-il trouver la solution ! Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’elle existe et que notre travail en commun va permettre sa mise en œuvre », ont annoncé, d’une même voix, Hubert Falco, président de la Métropole TPM et maire de Toulon, Jacques Bianchi, président de la CCI du Var et Pierre Mattei, directeur général de CORSICA FERRIES. Depuis longtemps, pour améliorer la qualité de l’air, la mairie de Toulon a la détermination farouche d’éliminer la pollution due au carburant. Le maire de la ville a donc annoncé que les ferries en escale longue pourront se brancher électriquement à quai. De quoi éliminer 85% des émissions de gaz carbonique ! PROJET COMPLEXE Ce projet complexe va pouvoir enfin voir le jour grâce à un effort collectif de la métropole, de la CCI et de la compagnie maritime. Hubert Falco reprend  : « Le 5 février dernier, la Direction du réseau de distribution d’électricité ENEDIS, nous a assuré de la faisabilité technique du projet. Ainsi, l’ensemble des quais pourra bien être alimenté, et les navires pourront s’y brancher. En pratique, les quais Corse, Minerve et Fournet seront équipés pour la saison estivale 2020, tout comme les 8 bateaux de la compagnie CORSICA FERRIES ». Un calendrier plus précis sera prochainement rendu public. Il reste à choisir l’ensemble des solutions techniques possibles et faire le choix le plus pertinent. « Les installations concerneront prioritairement les navires en escales longues (entre 11 et 14 heures à quai) qui représentent 85% du temps d’émission de fumées à quai. Quant à l’alimentation électrique, elle pourra se faire par acheminement, grâce à des piles à combustible et/ou des turbines à gaz, voire un mix énergétique des trois sources, de toutes les façons performant, innovant et permettant de répondre aux besoins », a précisé Jérôme Giraud, directeur des Ports de Toulon. UNE SOLUTION DE POINTE Toulon souhaite « une solution de pointe « qui fera de la ville un précurseur. Un exemple à exporter dans les autres ports de la Méditerranée. La volonté de la ville de réduire les émissions de carbone dans la rade de Toulon représente un investissement global de 6 à 7 millions d’ € . Du côté de CORSICA FERRIES, un investissement du même ordre devrait être nécessaire pour équiper les 8 ferries de la compagnie. Les applications techniques seront définies par un bureau d’études spécialisé. Une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage va accompagner les partenaires du projet. Les premiers aménagements seront mis en œuvre avant la fin de l’année 2019. Enfin, au 1er janvier 2020, nouvelles normes obligent, de nouveaux carburants plus respectueux viendront renforcer les efforts déjà mis en œuvre en matière de propulsion des navires. On peut parler d’un grand pas en avant pour l’environnement et la qualité de vie. Angélique CALLES LE POIDS DU TOURISME DE CROISIERES CORSICA FERRIES représente 1 100 escales par an à Toulon  : 45% en escales longues (entre 11h et 14h à quai), Les bateaux en escales longues représentent 6 500 heures, d’émissions par an, soit 85% de la totalité des émissions, Coût prévisionnel pour électrifier les 3 quais  : 6 à 7 millions d’ € pour le concessionnaire et la Métropole TPM, Coût prévisionnel pour l’équipement des bateaux  : 1 million d’ € par bateau. Photos TPM et Angélique CALLES
} r- Métropole Toulon De très bonnes perspectives pour Naval Group Naval Group améliore sa rentabilité opérationnelle pour la quatrième année consécutive. À l’issue du Conseil d’administration de Naval Group qui s’est réuni le 20 février pour arrêter les comptes de l’exercice 2018 clos le 31 décembre, Hervé Guillou, Président-Directeur général de Naval Group, a notamment déclaré  : « Naval Group a engagé depuis plusieurs années une transformation profonde. L’entreprise a retrouvé durablement la maîtrise opérationnelle de ses activités assurant leur rentabilité présente et future. De nombreux succès en témoignent parmi lesquels la refonte complète du porte-avions Charles de Gaulle dans un temps exceptionnellement court ; le lancement du Riachuelo, premier sousmarin brésilien ; ou encore en Égypte, la mise à flot de la première Gowind construite à Alexandrie. Nous bénéficions d’une dynamique de marché positive, avec d’une part une loi de programmation militaire française qui nous engage et assure une bonne visibilité sur les grands programmes, et d’autre part un marché international en croissance avec, notamment, la contractualisation du programme australien. Ces perspectives vont permettre de maintenir durablement notre rang de leader européen du naval de défense ». RECRUTEMENT DE 1 500 COLLABORATEURS Frank Le Rebeller, directeur général Finance, Juridique et Achats, a ajouté  : « Nous avons dépassé, depuis 2015, nos objectifs de croissance et de rentabilité opérationnelle. 2018 s’inscrit La maintenance, au cœur des innovations Fort de sa capacité à réaliser le Maintien en Condition Opérationnelle (MCO) de navires militaires complexes, en France pour la Marine nationale ou pour ses autres marines clientes, Naval Group innove et généralise l’i-maintenance. Grâce à la mise en place de cette maintenance « intelligente » (IMS) à bord des navires, les activités de maintenance prédictive vont permettre une optimisation continue des prestations de soutien. « En effet, les données sont structurées puis stockées et constituent un historique du suivi en service des installations, avant d’être soumises à des systèmes algorithmiques puissants faisant ressortir les anomalies et points de surveillance », précise un cadre du groupe. La FREMM Aquitaine est la première à en avoir bénéficié, en novembre 2018 à Brest. ENTRETIEN DE DIX CHASSEURS DE MINES Par ailleurs dernièrement, l’entreprise a remporté l’appel d’offres pour l’entretien des dix chasseurs de mines français (CMT). La direction Services a été notifiée par la Marine nationale, fin décembre 2018, de ce contrat d’entretien et de maintenance d’une durée de 5 ans appelé « CMT 19 «. Déjà dans les années 1980, dans le cadre du programme de Chasseurs de Mines Tripartite (CMT), mené conjointement par la Belgique, les Pays-Bas et la France, Naval Group avait construit dix chasseurs de mines pour la France. « Aujourd’hui, ce nouveau contrat couvre l’ensemble des arrêts techniques à réaliser sur dix CMT français  : sept CMT brestois et trois toulonnais, soit 8 arrêts techniques majeurs et 34 arrêts techniques intermédiaires. Ces arrêts techniques seront réalisés dans les bases navales de Brest et Toulon », se félicitent les dirigeants de l’entreprise. Le contrat prévoit également la réalisation de plusieurs évolutions au cours des arrêts techniques  : usines électriques, frigos-air, poissons autopropulsés « PAP » (fournis par ECA Robotics), réfection des soutes à gazole. Il comprend enfin les opérations de retrait du service actif de deux chasseurs de mines, l’Orion à Toulon et le Cassiopée à Brest. www.naval-group.com à nouveau dans cette dynamique positive. Les résultats de l’exercice (établis selon les normes IFRS et, en particulier, la norme IFRS 15) marquent, pour la quatrième année consécutive, et conformément à notre plan de marche, une progression de notre chiffre d’affaires (+13%) qui s’établit à 3,6 milliards d’euros et une forte amélioration de notre rentabilité opérationnelle, ainsi que du résultat net part du groupe, qui s’élève à près de 180 millions d’euros. Ils traduisent la bonne exécution et la maîtrise opérationnelle de nos différents programmes et les effets de nos plans de progrès internes. 3,7 MILLIARDS d’ € DE COMMANDES Les prises de commandes enregistrées au cours de l’exercice 2018 s’élèvent à 3 686 millions d’euros, permettant de renouveler le carnet de commandes qui s’élève à 13 830 millions d’euros. Les commandes enregistrées en France et à l’international sur l’exercice 2018 ont bénéficié à tous les secteurs. En France, dans la construction neuve, les principales notifications ont concerné le programme de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) Barracuda et le programme de frégates multi missions (FREMM). Dans les services, plusieurs contrats de disponibilité pluriannuels ont été notifiés, notamment pour le sous-marin lanceur d’engins 17 Ces résultats ont permis de recruter plus de 1 500 nouveaux collaborateurs en 2018 et de porter notre effort global d’investissement audessus de 400 millions d’euros. Nous devons maintenant consolider sur le long terme ces niveaux de rentabilité opérationnelle. Notre développement s’appréciera sur l’exécution de la loi de programmation militaire pour les marchés français et sur le développement international. Sur ce plan, la signature, le 11 février, du Strategic Partnering Agreement avec l’Australie est particulièrement important ». Le Terrible, les frégates multi missions, les sous-marins nucléaires d’attaque et les chasseurs de mines (CMT). Enfin, à l’international, les notifications ont concerné le programme de patrouilleurs argentins ainsi qu’une tranche de travaux complémentaires relative au futur programme de sous-marins pour l’Australie (AFS). 2017 avait bénéficié d’un niveau particulièrement élevé de prise de commandes, notamment du fait de la notification du programme des futures frégates de défense et d’intervention (ex FTI). Sur les deux dernières années 2017 et 2018, le ratio prises de commandes sur chiffre d’affaires, qui mesure le renouvellement du carnet de commandes, s’établit à 1,13. Mars 2019 - #76



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