La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 15 jan 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Max Bauer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 Voeux 2019 Janvier 2019 - #73 Préfet du Var Jean-Luc Videlaine  : « La métropole toulonnaise conforte la place du Var » Pour Jean-Luc Videlaine, préfet du Var  : « Le temps des vœux est aussi traditionnellement celui des bilans ». Le représentant de l’État dans le Var ajoute  : « Et, on ne peut s’exprimer aujourd’hui sans prendre en compte les troubles des dernières semaines. On ne peut faire silence sur leur impact économique. On ne peut dissimuler la hargne délétère et la violence, ici comme ailleurs, à l’égard des forces de l’ordre. On ne peut négliger les approximations démagogiques qui saturent les réseaux sociaux. Dès lors, le souhait le plus pertinent à formuler me semble être celui d’un retour au rationnel. La raison, c’est la confrontation des opinions et des propositions, afin d’en extraire les avantages, la faisabilité, l’équité. La raison, c’est l’inverse du monologue où l’on prêche des convaincus. Un cadre est prévu pour ce retour au rationnel. Il est souple. Il est accessible. Il convient de s’en saisir ». LE VAR, DEUXIEME DEPARTEMENT DE LA REGION Le préfet reprend  : « Mais 2018 ne peut être, bien entendu, limité à ces dernières semaines. Tout au cours de l’année, le Var a amplement prouvé qu’il réunissait les conditions pour une prospérité soutenue. Le département a connu, ainsi, une stimulation économique due à un grand événement sportif international. Les données chiffrées, publiées en fin d’année, démontrent de manière certaine que l’expansion démographique se poursuit et que le département sera bientôt, sur ce registre, au deuxième rang de la région. La montée en puissance de la métropole toulonnaise conforte, par ailleurs, la place du Var dans l’espace littoral. Frappées de manière inopinée par une pollution pétrolière inédite, les communes concernées ont fait preuve d’une très nette capacité de résilience. Quant à la saison estivale, elle n’a pas été obérée par des incendies similaires à ceux de l’année précédente ». Jean-Luc Videlaine conclut  : « Le maintien de cette vitalité enviable et le retour au rationnel sont donc les vœux que je formule pour l’année qui vient de s’ouvrir ». Jean-Luc VIDELAINE, Préfet du Var. Freuvr quo LUCILIE reKNÇAle.7_,V ET OU VAR Sereine Mauborgne, députée du Var  : « Pour un pays apaisé et solidaire » Pour Sereine Mauborgne, députée de la 4ème circonscription du Var  : « L’année 2018 vient de s’achever et, aux premiers jours de 2019, je veux souhaiter le meilleur aux varoises et aux varois ». La députée ajoute  : « Je tiens à les remercier, ainsi que les élus de ma circonscription, pour les travaux communs que nous avons initié et mené ensemble dans l’intérêt de toutes et tous. Cette année, les élus de la majorité se sont engagés fortement dans la transformation de notre pays promise par le président de la République. De nombreuses lois ont été adoptées parmi lesquelles les lois ESSCO, EGALIM, ELAN, PACTE sur lesquelles je me suis personnellement engagée. Sur les troubles qui ont traversé notre pays et qui perdurent encore dans une autre mesure aujourd’hui, je tiens à saluer les réponses apportées par le président et son gouvernement pour répondre aux attentes sociales des français. Face à cette crise profonde, nous devons faire acte de responsabilité collective. C’est pourquoi, j’invite les élus et citoyens à participer massivement au Grand Débat National, il faut qu’ensemble nous co-construisions l’avenir de notre pays. C’est un des vœux que je forme  : celui d’un pays apaisé et solidaire ». PERENNISER LA MATERNITE DE GASSIN Sereine Mauborgne poursuit  : « Sur le territoire dont j’ai la charge, je tiens à saluer particulièrement les élus de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez. En effet, grâce à la mobilisation de chacun, nous avons pu pérenniser la maternité de Gassin pour les trois années à venir mais avons également fait face, d’un front commun, à la gestion de la pollution de nos côtes aux hydrocarbures. Par ailleurs, je souhaite également saluer la mobilisation des élus de la communauté d’agglomération de Draguignan pour sauvegarder les guichets de la gare des Arcs. Là encore, l’union fait indubitablement la force. Voilà un autre vœu  : celui de travailler conjointement avec nos élus plus encore pour l’année à venir sur l’ensemble de la circonscription et du département. La preuve est faite que la cohésion qui traverse les partis est la voie qui libère les énergies locales dans l’intérêt premier de nos concitoyens ». SOUTIEN AUX FORCES DE L’ORDRE La parlementaire varoise conclut  : « Je souhaite finir en réaffirmant mon soutien total à nos forces de l’ordre qui, depuis presque deux mois, sont soumises à rude épreuve. N’oublions pas que sous les uniformes, comme sous les gilets jaunes, il y a des hommes et des femmes. Et que leur engagement est avant tout de protéger et servir. Enfin, je souhaite redire mon engagement auprès de nos concitoyens. J’ai été élue pour eux et par eux, ils sont ma seule préoccupation et sont au cœur de mes préoccupations quotidiennes. Pour que 2019 soit l’année de la réconciliation de tous les français, je veux citer Saint-Exupéry  : L’impossible recule toujours quand on marche vers lui ». Sereine MAUBORGNE Députée du Var
Actualités Cérémonie des vœux à la presse Renaud Muselier  : « Ne pas transformer le grand débat en frustration nationale » Pour le président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur  : « Depuis 8 semaines, le mouvement des gilets jaunes a émergé. Il est l’expression d’un profond malaise dans notre société. Un malaise à la fois social, fiscal, économique, politique et démocratique ». Le président de la Région ajoute  : « Notre société est traversée par de multiples crises ! Et, il est de la responsabilité de tous les élus de la République d’y répondre ». RESPONSABILITE D’EMMANUEL MACRON Puis, il insiste  : « Cette responsabilité, elle incombe d’abord au président de la République, au Premier ministre et à leur gouvernement. L’élection d’Emmanuel Macron devait être la traduction d’une promesse. Celle de faire de la politique autrement. De redonner la parole aux Français. De faire preuve de davantage d’écoute, de respect et d’empathie. Aujourd’hui, il faut avoir le courage de le dire, cette promesse n’a pas été honorée. Le pouvoir exécutif et les parlementaires de la majorité n’ont pas réussi à tisser le lien indispensable à la réussite de leur mandat avec les Français. Au contraire, la distance s’est accrue pour se transformer peu à peu en défiance du peuple vis-à-vis de son gouvernement. L’arrogance des uns, couplée à l’inexpérience des autres, aura balayé la promesse d’un quinquennat ancré dans la réalité. Elle réduit de facto les chances de réussite des réformes pourtant indispensables pour la France. Et tant que citoyen patriote mais aussi président de Région et député européen je le regrette profondément. Pourtant nous avions prévenu le président de la République et le Premier ministre ». « LA RECENTRALISATION EST UNE ERREUR » Renaud Muselier insiste  : « Dès septembre 2018, j’ai lancé l’appel de Marseille avec le président du Sénat Gérard Larcher, le président des Maires de France François Baroin, le président des Départements de France Dominique Bussereau et celui des Régions de France, Hervé Morin. Le 26 septembre dernier, nous étions plus de 1000 élus locaux, toutes tendances politiques confondues à demander au gouvernement un changement radical de méthode. En tant que Marseillais, je me suis toujours positionné en héritier de Gaston Deferre sur les questions de décentralisation. Or, là où nous étions en droit d’attendre l’acte 4 de la décentralisation de notre République, le gouvernement nous a répondu par le 1er acte de recentralisation de l’histoire de France. C’était une erreur politique majeure et une faute historique fondamentale. On ne réussira pas les réformes dont la France a besoin avec un projet aussi jacobin. Cette volonté de tout recentraliser et de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme est une des sources du mouvement des gilets jaunes. Les Français ont le sentiment de ne plus être entendus. D’être méprisés et ignorés. Il faut donc répondre à ce besoin d’écoute. Cela passe par une démocratie représentative forte et puissante. Elle pilote les institutions à la suite d’un vote. Mais elle doit s’appuyer sur d’autres outils. Nous devons faire vivre la démocratie participative et la démocratie directe. C’est la raison pour laquelle, dès le mois de février prochain je lancerai « Sudopolis ». En Grèce antique, la polis est une cité état, une communauté de citoyens libres et autonomes. Il s’agit là de différents outils permettant de donner la parole aux citoyens. Une plateforme participative sur notre site internet permettra dans un premier temps aux cinq millions de Provençaux, Alpins et Azuréens de s’exprimer sur les politiques mises en place, en amont et en aval ». « NE PAS TRANSFORMER LE GRAND DEBAT EN FRUSTATION NATIONALE » Le président régional explique  : « Nous les consulterons régulièrement par le biais de mails, de SMS ou via une application dédiée, sur des problématiques bien spécifiques. Nous pourrons le faire à l’échelle régionale ou à un niveau plus local. Pour exemple, nous pourrons interroger les usagers de la ligne TER Cannes-Grasse sur la qualité de service ou les horaires de trains. L’idée est de rapprocher l’institution du citoyen. C’est aussi le sens de nos rendez-vous « Demain le Sud ». Nous les avons lancés en septembre et nous allons en organiser trois autres en 2019. Le premier aura pour thème l’énergie. Ce sera l’occasion pour les habitants de la région de venir débattre avec nous et échanger avec des professionnels d’un secteur déterminant pour l’avenir de la région Sud. Nos compatriotes ont besoin d’être consultés plus régulièrement sur les grands sujets d’avenir pour la France. Tout comme au niveau local il y a un fort besoin d’expression. C’est pourquoi je veux leur permettre de nous faire des propositions concrètes pour le devenir de notre territoire. Aussi, je vous annonce que si 10% des électeurs de la région, à savoir environ 350 000 électeurs, nous soumettent un projet de délibération conforme aux compétences de la collectivité, je m’engage à la soumettre au vote des élus en Assemblée plénière. Au niveau national, je demande au président de la République d’organiser un référendum à l’issu du grand débat. Pour donner du crédit au débat et susciter l’intérêt des Français il ne suffira pas d’installer des cahiers de doléances dans les mairies. Il faut concrétiser le débat et lui donner une issue clairement identifiée. Si le grand débat devait se solder sans consultation des Français alors il n’aura servi à rien. Il ne faudrait pas que le débat national du président de la République se transforme en grande frustration nationale accentuant la défiance ». UN REFERENDUM LE JOUR DES ELECTIONS EUROPENNES Renaud Muselier reprend  : « Je propose donc l’organisation d’un référendum le même jour que les élections européennes de mai prochain. Si j’entends le besoin d’une démocratie plus directe et plus participative, je ressens aussi un besoin profond d’ordre dans notre pays. La France n’est pas une immense ZAD ! C’est une République où la loi doit être respectée. À ce propos je profite de l’occasion pour redire mon admiration à nos forces de l’ordre. Depuis des semaines, malgré les exactions d’individus factieux, les violences et la haine, celles et ceux qui mettent leur vie en danger pour protéger la nôtre font preuve d’un sangfroid inouï. Leur professionnalisme est admirable. Et, lorsque je vois plusieurs milliers de personnes faire un don en faveur du voyou qui a frappé un gendarme à terre, je suis révolté. J’ai honte pour les complices des casseurs ! Cette complicité est alimentée par les extrémistes de droite comme de gauche. Ils sont 9 les pousses-au-crime de ce mouvement. Ce sont les idiots utiles du macronisme. Ils forment le club des « Mais ». « Je ne cautionne pas les violences mais je comprends les casseurs ». Le club des « Mais », c’est le club des complices. Des irresponsables politiques. Les uns espèrent le chaos, les autres rêvent de la chienlit ! En tant que citoyen, j’ai donc pris l’initiative de lancer une cagnotte en faveur de nos forces de l’ordre. Et, je dois bien avouer que le succès de cette cagnotte est rassurant et encourageant. En récoltant plus d’1 million d’ € , en 48 heures, nous avons rééquilibré les valeurs. C’est une formidable réponse citoyenne de la majorité silencieuse. Un clin d’œil amical et bienveillant aux forces de l’ordre qui nous protègent. N’oublions pas qu’il y a 4 ans jour pour jour, à l’occasion de la grande marche du 11 janvier, nous applaudissions nos policiers et gendarmes » ! 2019, ANNEE DE TOUS LES DANGERS Il poursuit  : « La solidarité s’exprime pour les victimes pas pour les voyous ! Il y a urgence à rétablir l’autorité de l’État ! Elle doit s’exprimer partout, tout le temps et pour tout le monde. Pour les casseurs déguisés en jaune comme dans certains territoires de France transformées en zones de non droit. Force doit revenir à la loi de faire triompher le respect de nos libertés. Notre liberté de manifester bien sûr. Elle ne peut exister si elle n’est encadrée par des règles strictes. Je demande donc l’arrestation de tous les organisateurs des manifestations non déclarées. Notre liberté de circuler et de travailler. Et, là aussi, je demande au gouvernement de procéder à l’évacuation systématique des rondspoints et zones de blocages ne bénéficiant pas d’une autorisation de la préfecture. Il n’y a pas de liberté sans ordre ! l est donc urgent de le rétablir (…). L’année 2019, vous le voyez, est l’année de tous les dangers. À la fin de l’année 2018, le président de la République a apporté une réponse sociale aux revendications légitimes des gilets jaunes. Plus de 12 milliards d’ € de pouvoir d’achat rendus à 5 millions de Français. En 2019, Emmanuel Macron devra apporter une réponse politique à la crise. Au risque de ne plus pouvoir réformer la France. L’année 2019 sera aussi celle de tous les dangers pour l’Europe. En 2018, l’accès au pouvoir en Italie des extrémistes de la ligue du nord et du mouvement 5 étoiles fait suite aux nombreux succès engendrés par les extrémistes en 2017. La menace nationaliste est forte. Et le péril pourrait s’avérer imminent. S’ajoute à cela le Brexit. Il sera officiellement acté le 29 mars et viendra incontestablement affaiblir l’Europe » (…). Renaud MUSELIER, Président de la Région et Député européen. Photo Émilie CARDINALE - BOTTERO Janvier 2019 - #73



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