La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 15 jan 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Max Bauer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 Voeux 2019 Janvier 2019 - #73 La Croix-Valmer Bernard Jobert, maire  : « Avec Cœur de village, Grand Cap, Cap Novea, nous tenons nos promesses » Selon Bernard Jobert (…)  : « Tous les élus le savent bien, la vie d’un conseil municipal n’est pas chose facile ». Le premier magistrat communal ajoute  : « Il faut du temps, de la disponibilité, c’est un engagement qui prend beaucoup d’énergie et nécessite aussi de faire passer l’intérêt général au-delà de sa vision personnelle. Ce n’est pas toujours facile, car quand on pense avoir raison, on a toujours un peu de mal à céder face à une majorité qui pense le contraire ». DE NOMBREUX CHANTIERS EN COURS Il reprend  : « Notre conseil municipal est ainsi riche de débats, et je dois dire que si, sur certains sujets, il nous arrive de ne pas tous avoir la même vision, nous parvenons toujours à trouver le consensus qui permet ainsi aux dossiers de notre commune d’avancer. Merci donc, mes chers collègues, pour votre soutien sans faille et votre fidélité. Grâce à vous, j’essaie de gommer mes défauts, mais vous vous en doutez, ce n’est pas gagné d’avance, mon épouse en sait quelque chose ! J’associe à ces remerciements les membres de la minorité municipale, avec qui, je le crois, nous travaillons de façon positive, en les associant à nos décisions. Ils sont en tout cas très constructifs (...) ». Un peu plus tard, il ajoute  : « Cette cérémonie des vœux 2019 devrait être la dernière où nous pouvons nous exprimer sans contrainte. Vous le savez, l’an prochain, si rien ne change d’ici là, nous serons à quelques semaines des élections municipales et il nous sera donc interdit de mettre en avant notre action (…). De toute façon, nous avons une particularité à La Croix-Valmer, parmi d’autres, nous aurons effectué un mandat plus court, un an de moins, en raison de l’annulation du scrutin de 2014. Je pensais naïvement que nous aurions un an de plus, mais non, nous finirons notre mandat comme les autres en mars 2020 (…). Dommage diront d’autres, dont ceux de mon équipe municipale, car nous avons lancé beaucoup de dossiers qui se concrétiseront lors du prochain mandat ». L’EFFORT FISCAL À PAYE Puis, Bernard Jobert revient sur ses actions  : « Si je devais placer notre action sous un symbole, ce serait celui du cap. Le cap, c’est d’abord un lieu emblématique, le Cap Lardier, qui représente à merveille l’image et la philosophie de notre commune  : Un site préservé, un site valorisé et surtout un cap comme une péninsule qui pénètre dans la mer pour partir à l’aventure. Le cap, c’est celui que nous avons tenu depuis 2015, avec quelques grands axes que nous avions annoncés lors de la campagne électorale et que nous avons réalisés. En premier lieu, les finances communales, puisque la situation de la commune il y a quatre ans était difficile, La Croix-Valmer étant placée en réseau d’alerte par la préfecture. Nous avons fait le choix d’augmenter les taxes locales, lors de notre première année de mandat, puis de ne plus les bouger. Depuis, nous tenons notre promesse. Cet effort que nous avons demandé aux contribuables Croisiens, nous l’avons appliqué dans notre gestion municipale et dans le fonctionnement de nos services. Je tiens à remercier les agents municipaux qui ont participé sans rechigner à cet effort commun sous la houlette de Francis Cayol, Directeur Général des Services qui veille au grain. Je tiens à souligner le rôle de mon adjoint aux finances, Yves Nonjarret, essentiel dans cette démarche  : c’est un expert et je dois dire qu’en cas de remaniement gouvernemental, j’ai peur que Édouard Philippe ne vienne le chercher (…) ! Malgré ces difficultés budgétaires, nous avons pu investir et réaliser. En 2018, nous aurons ainsi réalisé 1,8 million d’ € d’investissements directs, sans alourdir la dette ni augmenter les taxes. Mais naturellement, compte tenu de ce contexte, nous n’avons pas les facilités qu’ont certaines communes voisines, que je ne citerai pas, beaucoup plus riches que nous ». PREMIERE PIERRE DE COEUR DU VILLAGE Le premier magistrat évoque le dossier du cœur de ville  : « Tout cela pour vous dire que nos actions et nos projets sont évidemment effectués en fonction d’un cadre budgétaire contraint. Pas de folies, de la rigueur, et avant chaque engagement, une vraie réflexion sur ce qu’il est possible de faire  : c’est ce cap que nous tenons, impératif, si nous ne voulons pas replonger la ville dans des problèmes financiers que devraient supporter les futures générations. Malgré ces obligations, je dois dire que nous avons réussi à travailler selon les priorités que nous nous étions fixées. Des finances assainies, donc, mais aussi le lancement de grands projets, qui ont tous connu un coup d’accélérateur en 2018. Il y ce projet de Cœur du village, lancé en 2016 selon le mode participatif, avec de nombreuses réunions publiques et une consultation permanente des Croisiens. Avant de présenter cette année une exposition qui donnera les grands traits du projet global d’aménagement du centre-ville, nous avons initié la première pierre de ce Cœur, ou plutôt la première veine, avec le Jardin du train des Pignes. Sur l’ancien parking de la gare, les travaux ont débuté pour réaliser un parking plus vaste et plus fonctionnel ainsi qu’un jardin aérien qui va donner du souffle au centre du village. C’est la première réalisation de ce Cœur de village qui va voir le jour, avec notamment une priorité donnée à l’environnement, au déplacement piétonnier, et aux facilités accordées aux automobilistes pour stationner et faire vivre ainsi nos commerces et services. Mais nous rencontrons actuellement quelques difficultés (…). » GRAND CAP, LIEU EMBLEMATIQUE DE LA COMMUNE Il reprend  : « L’autre dossier qui nous tenait à cœur lors de notre prise de fonctions, c’est Grand Cap, cet ancien ensemble résidentiel de vacances dont nous souhaitions faire un lieu emblématique de la commune, avec du logement pour saisonniers et un projet structurant sous la forme d’un centre de formation hôtelière. Au mois d’avril dernier, le dossier Grand Cap a connu une conclusion favorable, après des mois de discussions compliquées. Le groupe Édouard Denis a racheté l’ensemble, la commune est devenue usufruitière pendant quinze ans de 47 logements saisonniers, acquis par la société Perl. Ainsi, cette opération va s’autofinancer et permettra aux entreprises locales de disposer de logements pour leurs renforts saisonniers dès cette saison. Il nous reste à concrétiser le projet de centre formation aux métiers de l’hôtellerie, dont le golfe de Saint-Tropez a tant besoin. Je dois préciser que les locations saisonnières consenties aux entreprises le seront aux tarifs des logements sociaux ». UN PROJET INNOVANT AVEC LE GROUPE GAMBETTA Enfin, le maire conclut sur un autre projet immobilier  : « Cap tenu donc, aussi, à Grand Cap. Cap tenu aussi avec le projet innovant de logements sous forme de bail réel et solidaire, qui va voir le jour sur le site de la villa Panizza Borchio, à l’entrée du village. Comme pour Grand Cap, nous avons mené cela avec l’Établissement Public Foncier Régional, qui joue ainsi son rôle de soutien à l’initiative publique. Ce bail réel et solidaire, qu’est-ce que c’est ? Un concept inédit dans notre région, peu usité en France, mais très pratiqué au Royaume- Uni où le foncier est cher comme chez nous. Sans rentrer dans des détails trop complexes, il s’agit de proposer d’acheter son appartement sans acquérir le foncier, avec ainsi la possibilité d’avoir des mensualités faibles et donc plus abordables pour beaucoup de foyers. Pour la commune, c’est aussi le moyen d’éviter toute spéculation, comme nous avons pu le connaître dans d’autre programmes immobiliers aidés, où certains acquéreurs revendaient rapidement leur bien qu’ils avaient pourtant acheté avec les aides publiques de la collectivité ! Nous présenterons en détail ce projet, le 29 janvier, avec l’EPF et le groupe Gambetta, en espérant que, comme dans d’autres domaines, cette initiative de notre municipalité soit copiée. Ce qui permettra de rendre accessibles les logements aux jeunes actifs dont les moyens sont limités. Cet ensemble immobilier s’appellera Cap Novea. Cœur de village, Grand Cap, Cap Novea, voici trois grands dossiers qui portent notre marque et démontrent que nous tenons nos promesses ». Bernard JOBERT, Maire de La Croix-Valmer Vice-président de la Communauté de Communes du Golfe de Saint-Tropez.
Provence Verte 39 Rocbaron Jean-Claude Félix, maire  : « Une commune qui n’a pas de projets n’a aucun d’avenir » Pour Jean-Claude Félix, le maire, « la cérémonie des vœux est une occasion, à chaque fois, de montrer la vitalité de notre commune, de présenter un bilan de l’année écoulée et de vous adresser un message d’amitié ». Le premier magistrat communal ajoute  : « À l’heure où nous nous retrouvons pour partager ce moment de joie, vous avez constaté que nous avons dû élever le niveau de sécurité autour de la manifestation (…). Vous avez constaté, comme moi, qu’en 25 ans le monde n’a cessé de s’accélérer et, mes chers collègues, que le rôle du maire a bien changé » ! NE PAS AFFAIBLIR LE ROLE DU MAIRE Jean-Claude Félix s’interroge  : « Mais ce rôle le connaissez-vous ? Comme agent de l’État, nous sommes chargés des élections, de l’État-civil et de la police. Comme chef de la municipalité, le maire doit intervenir au quotidien pour organiser la vie de la cité, pour sa tranquillité, pour sa sécurité, pour son environnement, pour le respect d’un nombre sans cesse croissant de règles dans tous les domaines. Le maire prévient, coordonne et éventuellement sanctionne ! Ce rôle important est parfois mal compris. Le plus souvent, par amalgame, on charge le maire de tous les maux, alors que, juridiquement, il ne peut déroger à ce qui est prévu par les textes. Depuis quelques décennies, les maires n’ont plus la même liberté d’action. À coup de transfert aux intercommunalités, par les syndicats, par les établissements publics de coopération intercommunale, on cherche à mutualiser les ressources. Je ne peux pas accepter de voir le rôle du maire amoindri. Et, les capacités financières qui permettent l’action, se réduire inexorablement au fil des ans. Affaiblir ce maillon, c’est affaiblir la cohésion sociale ». DECONNEXION DES ELITES ET ABANDON DU TERRAIN Le maire fait ce constat  : « On constate aujourd’hui, la déconnexion de nos élites par l’abandon du terrain, par des analyses erronées de cabinets de technocrates. Entre initiés, ces spécialistes croient détenir la science, la mesure, les arts, mais perdent au final toute humanité par un mauvais usage de leurs outils. S’ajoute à cela, à force de transferts, la perte des vraies compétences, celles de nos ouvriers et de nos artisans de bon sens, de nos cantonniers d’avant, qui savaient qu’une terre était impropre ou une autre fertile, loin des diagrammes, des histogrammes et des arrangements de couloirs. On doit pouvoir tenir compte des différences de chaque commune au bénéfice de l’intérêt général. Aujourd’hui, nous sommes des milliers d’élus à nous être érigés en défenseurs de l’intérêt local, et au premier rang d’entre eux les élus ruraux. Notre président veut reconnaître notre rôle au sein de la République en ouvrant dans l’urgence le débat citoyen dont nous devenons bien opportunément, des courroies de transmission. Est-ce que ce sera suffisant ? Est-ce que ce sera utile ? Je voudrais y croire. Mais, mes chers administrés, nous n’avons pas attendu ! En près de 25 ans de mandat, le conseiller municipal, le maire, l’élu de terrain que je suis, ne tire pas sa légitimité que de sa seule élection. Il tire sa légitimité de sa présence auprès de vous. Et, de toujours avoir assumé son rôle. Je m’adresse à mes collègues  : Qui d’entre nous ne se souvient pas d’avoir été sollicité par une mère ou un père inconsolable, pour un enfant en danger, pour un boulot ? Qui n’a pas été appelé pour un drame, un incendie ? Et, d’avoir toujours assumé son rôle. Qui ne s’est pas ému aussi pour ces nouveaux mariés, pour nos jeunes enfants, et pour avoir suivi en toutes circonstances tout au long de ces années la vie de nos administrés ? Par cette présence, on est fier d’avoir l’ami, le confident ». « BÂTISSONS ENSEMBLE NOTRE AVENIR » Jean-Claude Félix poursuit  : « Avant tout, un élu au quotidien, ce n’est pas qu’une machine à réunion, à décision, à arrêtés. C’est un être humain, comme vous, mais, qui, souvent seul, a l’obligation de vous rendre compte. Après toutes ces années, parce que j’ai connu tous ces moments. Voici l’idée que je me suis faite de ma mission et je n’en dérogerai jamais ! J’ai voulu me projeter avec mes équipes dans la construction de notre avenir, de votre avenir, en donnant un toit à un maximum, en rendant la commune vivante, accueillante, en développant les services et l’économie pour un meilleur confort. Comme j’aime à le dire et à le redire  : Bâtissons ensemble notre avenir ne le subissons pas ! J’ai Rocbaron en moi ! Et, je suis fier de voir ce que le village est devenu ! Parce que le monde accélère, il faut que nos communes accélèrent. Mais il faut également que les élus anticipent et ne soient pas frileux. Les réseaux sociaux, si décriés, sont le miroir de notre époque. Ils font comprendre que le temps ne nous appartient plus et que nous devons innover pour d’autres modes de fonctionnement collectif autour notamment de la démocratie participative, innover pour offrir de nouvelles perspectives à nos administrés où l’habitant, l’économie et l’environnement ne s’opposent pas mais se complètent ». DEMOCRATIE PARTICIPATIVE Le maire reprend  : « Nous avons mis en place en 2018 des outils de démocratie participative. Ainsi, nous avons rendu visite aux Rocbaronnais dans leurs quartiers. Ces visites ont permis de recenser les besoins et d’être à votre écoute. Nous avons mis en place un Conseil municipal des jeunes au printemps. Par cette démarche, nous avons mis l’apprentissage de la citoyenneté à l’honneur. Déjà des actions citoyennes ont été portées par nos enfants. Ils sont autour de moi et, croyez-le, ils ne sont pas qu’un symbole. Ils nous donnent la direction de ce que demain doit être. Ils doivent nous éclairer et nous mettre face à nos responsabilités. Les écoles, le collège, l’association des anciens élus des communes varoises, tous les acteurs de la vie publique s’accordent à dire que cette éducation au civisme est une condition du bien vivre ensemble. Alors pour eux, comportonsnous en citoyens ! Ne soyons pas tentés de souvent donner le balai à son voisin, mais, chacun à notre tour, de nous en servir ». DE NOMBREUX INVESTISSEMENTS EN 2019 Enfin, Jean-Claude Félix conclut en listant les projets municipaux qui vont voir le jour cette année  : « La Palisse aurait dit qu’une commune qui n’a pas de projets, n’a aucun avenir. Alors où en sommes-nous ? Le Centre Technique Municipal est terminé. Cet équipement adapté et moderne offre 2 000m² de surface utile adapté à nos services techniques et au CCFF. Intégré à l’environnement, il bénéficie d’une surface de toit photovoltaïque équivalente. Nous l’inaugurerons au printemps. Le projet de réhabilitation de la coopérative intéresse toujours la Communauté d’Agglomération de la Provence Verte pour la valoriser dans le cadre de la rénovation des centres anciens. 400 m² de locaux pour les associations vont être érigés au CLAS en lieu et place des bâtiments modulaires qui y sont implantés. La construction va débuter dès le premier trimestre. Dans les jours qui viennent, l’ensemble du Conseil municipal, élus de la majorité comme de l’opposition va réfléchir au Plan d’Aménagement de Développement Durable et évaluer les besoins face aux perspectives nouvelles de notre commune, aux programmes immobiliers qui vont émerger, et ce, pour modifier le PLU. Les bâtiments du Cigalon ont été démolis. Sur cet emplacement, le programme privé du Clos Baron se concrétise, en concertation avec les riverains. Sur deux ans, ce sont 70 logements de qualité et une crèche intégrée qui seront construits. Le programme de la Verrerie qui doit accueillir une structure multigénérationnelle se finalise. Les travaux d’aménagement devraient débuter en 2019. Le projet ambitieux sur 14 hectares à la Fontaine de Rico est toujours d’actualité. Sa complexité nécessite de prendre le temps et d’être attentif à sa conception. Le terrain communal au-dessus de la station-service, sera très bientôt aménagé par un propriétaire privé, les actes sont signés. Nous démarrons le projet d’extension des écoles. Vous savez que nous n’avons pas la compétence sur les ouvertures de classe et la définition de la carte scolaire. Il nous a semblé plus sage d’opter pour des mesures transitoires et cohérentes. Nous savons que nous devrons à terme construire un nouveau groupe. Il sera fait en fonction des certitudes que nous aurons acquises et selon l’impact démographique réel des projets que je viens de citer. Ce développement favorisera l’offre de services. Tout bon économiste sait que l’offre crée sa propre demande » (…). Jean-Claude FÉLIX, Maire de Rocbaron, Conseiller communautaire (Communauté d’Agglomération de la Provence Verte) Janvier 2019 - #73



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