La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 15 jan 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Max Bauer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 Méditerranée Porte des Maures Janvier 2019 - #73 Le Lavandou Gil Bernardi, maire  : « Le cinéma se fera à notre rythme, sans à-coup pour les finances communales » Pour Gil Bernardi  : « Même si nous prenons soin, chaque année, de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, même si le temps du bilan n’est pas venu, rien n’interdit de rappeler quelques souvenirs, ni de se projeter dans le futur ». Le premier magistrat explique (…)  : « D’ailleurs, en ces temps de frétillements, où les appétits d’écharpes se dessinent, pas forcément liés au baromètre, et où le sens des réalités comme l’exactitude des faits n’étouffent pas certains, il n’est pas superflu d’opérer un bref retour sur image. Et de rétablir quelques vérités. Non sans avoir rappelé, au passage, que suivant Edgar Faure « En Amour, comme en politique, partir trop tôt est un péché de jeunesse, ou un regret de l’âge ». L’AVENTURE GOLFIQUE Gil Bernardi se souvient  : « 1995. Notre commune est à deux doigts de la mise sous tutelle préfectorale, après un rapport au vitriol de la Chambre Régionale des Comptes. Le gouffre financier, ouvert par le fiasco du Golf de Cavalière. Effrayant - Abyssal. De même que le déficit colossal de l’aménagement du Grand Jardin dont les pertes étaient à peine couvertes par les excédents du port, via la SEMILA ! Et, tant d’années consacrées à éponger les dettes de ces investissements dits structurants que certains voudraient faire passer aujourd’hui pour de merveilleux atouts d’hier. Sur lesquels la municipalité Regain se serait reposée pour fonder le développement du Lavandou, pour ne rien faire de porteur depuis lors ! Ben voyons ! Oui, effectivement, les Lavandourains ne sont pas amnésiques, eux qui l’ont remboursée au travers de leurs impôts, et qui la paient encore, cette dette vertigineuse qui les supportent encore ces équipements qui devaient s’avérer si structurants pour notre station, et qui se sont avérés plombants pour nos finances et notre budget. Et, il a fallu dix ans pour nous extraire de la zone rouge de l’aventure golfique, trouver des ressorts de gestion draconienne, produire un effort collectif inédit. Et dix ans de plus, pour ramener la dette portuaire à zéro, après avoir liquidé la SEMILA, et privatisé les équipements du Grand Jardin qui aujourd’hui nous rapportent ! Un port, dont nous avons éteint patiemment tous les contentieux d’urbanisme et d’Occupation du Domaine Public, rénové l’entier périmètre, et demandé récemment, à l’unanimité du Conseil municipal, le transfert en pleine propriété pour la commune ». « LE CINEMA NE SERA PAS LE GOLF » Le maire poursuit  : « Ces brillants esprits, sans doute bien éloignés, hier comme aujourd’hui, des préoccupations de notre commune, ont-ils jamais entendu parler des colonies de la Drôme ? Ah, celui-là de cadeau, il n’en constituait pas vraiment un ! Où étaient-ils alors ? Et entre temps malgré tout, la mue spectaculaire du Lavandou, dont je peux affirmer, sans grand risque d’erreur, qu’elle représente le plus beau des investissements structurants, en termes d’attractivité touristique et de qualité de vie. Et, l’on voudrait me pousser à quelques frénésies de bâtisseur, à quelque emprunt précipité, à quelque mariage de circonstance avec le pape du fastfood pour réaliser coûte que coûte, à marche forcée, et contre toute prudence, le complexe de cinéma, comme cerise sur un gâteau qui s’avérerait forcément indigeste pour une dette laissée à d’autres ? Du calme, les sirènes ! Entre l’écueil du Charybde de l’emprunt, et le récif du Scylla des mésalliances de circonstances, il y a la voie de la raison  : celle du maintien du bon cap, de la gestion ambitieuse mais prudente, des choix raisonnés et raisonnables. Et, n’en déplaise à ceux-là, le cinéma de Regain ne sera pas le golf de M. Faedda ! Ils se sont fait un film ! Le cinéma se fera à notre rythme, sans à-coup pour les finances communales, et sans courir la proie pour l’ombre. Il se construira après l’obtention des autorisations nécessaires - c’est fait - dès que la démolition des locaux EDF sera complétée, que le permis de construire sera purgé des recours. Il se construira en fin de mandat, et sera livré au cours du prochain. 2020 n’est pas la fin du monde ». PAS UNE DECLARATION DE CANDIDATURE Pour Gil Bernardi  : « S’agit-il, pour autant, d’une annonce de candidature ? Loin s’en faut ! Le temps n’est pas venu. Et quelle que soit la municipalité qui l’inaugurera ce cinéma, Le Lavandou ne se retrouvera jamais dans la situation préoccupante où mes collègues et moi-même l’avons trouvé. Car l’équipe Regain a trop déployé d’efforts à sortir notre commune de l’ornière, pour se risquer à l’y remettre, à l’avenir. Ceci, vous le voyez, explique donc cela. D’ailleurs, près de quatre mandatures ne se sont pas écoulées sans que la municipalité n’ait développé quelques ambitions mesurées. Et je proposerai aux détracteurs amnésiques, ou aveugles - ou les deux, à moins que de mauvaise foi - de m’accompagner dans un large regard circulaire. Ce sera chose aisée, tant malgré l’habitude, et la facilité, que ma grand-mère avait l’illustration provençale de résumer par « morceau avalé n’a plus de goût », nous pouvons apprécier au quotidien les réalisations accomplies  : des fontaines qui coulent sur nos placettes aux jardins exubérants et aux allées arborées, de l’Office de Tourisme dans cet emblématique château, du quai Pins à la place Reyer, du Lavandou Grand Stade à cet Espace Culturel, alors amputé par la perception, de l’école Marc Legouhy rénovée à la crèche, de la Villa Rossi qui abrite les Services Sociaux au Fougaou, du cimetière paysagé à l’embellissement de l’église Saint-Louis, de la chapelle de Saint-Clair au souffle culturel porté par la Villa Théo et son école d’Arts Plastiques, de la rénovation du Carré du port à la radieuse promenade du Front de mer, des gigantesques travaux de prévention des inondations, dont le point d’orgue sera atteint, cette année avec l’élargissement du pont Vincent Auriol, après celui de Bénat, de l’embellissement de chaque rue au rond-point de la Saint-Glinglin, de la mairie annexe de Cavalière avec son Agence Postale Communale, à son récif artificiel, du front de mer de Saint-Clair, dont la plage sera bientôt débarrassée de son poste de relevage, aux innombrables espaces verts qui ont gagné les quartiers, de nos gares routières pimpantes au Quai N°1, le Saint-Germain-des-Prés du Lavandou, du clocher de la résidence des Quatre saisons à la pointe du Layet préservée, sans oublier l’extension du groupe scolaire Marc Legouhy et la maison de retraite du Grand Jardin portée par le privé, ce n’est que luxe et volupté. Et c’est du bon travail. Et si je ne le dis pas, qui le fera à ma place » ? STABILITE DES IMPOTS POUR LA 9EME ANNEE Le vice-président de l’Intercommunalité Porte des Maures ajoute  : « Car cette qualité de vie, que nous partageons tous, est non seulement l’expression d’une sensibilité, d’une quête d’harmonie, mais également la traduction d’une rigueur de gestion que nous n’infléchirons pas ; tant elle est liée - discrètement mais efficacement - au niveau de vie de nos concitoyens, au travers d’une déclinaison de principes simples, qui ont fait leurs preuves, et qui collent pile-poil avec l’actualité  : ne pas augmenter les taux d’impositions locales - ils sont stables pour la 9ème année consécutive - ne pas avoir recours à l’emprunt - nous avons allégé la dette publique de 50%, et la réduisons même un peu trop vite à mon goût (1,3 millions d’ € cette année), et maîtriser les coûts de fonctionnement de la commune, autrement dit faire toujours plus d’économies et dépenser moins d’argent public. Et, bon nombre de stations similaires nous envieraient de contenir la part salariale à 42% de notre budget de fonctionnement avec même une baisse de 1% en 2018 tout en conservant au Lavandou un périmètre élargi de service public, et en lui donnant une belle ampleur d’animations et de culture. Rassurez-vous, j’en ai bien conscience, pas plus que la dette publique de notre pays - 2.200 milliards ne représentent rien de concret pour chacun d’entre nous - celle que nous remboursons encore cette année, ce 1.3 m/ € n’a pas vraiment de consistance, de réalité, pour nous tous, contribuables. Et pourtant, la ramener à 9 millions d’ € en 2019, cette dette publique, tout en dégageant des excédents de 2.3 m/d’ € en 2017 et de 1.1 m/d’ € en 2018, c’est la base de tout ! Cette gestion, nous n’avons pas attendu l’éclosion des récents mouvements sociaux dans notre pays, pour la conduire au plus près de nos concitoyens. À notre mesure. Sur tous les pans d’action de l’intervention communale. Parce qu’au Lavandou, la culture sociale n’est ni dogmatique, ni hors sol. Elle est le fondement de personnes qui se parlent, s’écoutent, se touchent, se regardent, s’embrassent. S’engueulent parfois » (…). Gil Bernardi, Maire du Lavandou, Vice-président de Méditerranée Porte des Maures (MPM).
Golfe de Saint-Tropez 37 Cavalaire-sur-Mer Philippe Leonelli  : « La clef de l’action municipale, la rigueur budgétaire » Pour Philippe Leonelli  : « Il n’était pas concevable de laisser Cavalaire s’enfoncer inexorablement vers le dépôt de bilan. Il fallait faire des choix, nous les avons faits. Ce fut long et difficile, certes, mais nous y sommes arrivés, grâce à vous et pour vous ». Puis, il ajoute  : « S’agissant de notre lutte pour la sauvegarde de la maternité, qui sera maintenue pour les 3 prochaines années. Je reste vigilant sur ce dossier fondamental pour les futurs parents, pour notre territoire et son attractivité. C’est aussi la pollution de nos merveilleuses plages. Dès le début de l’épisode, j’ai souhaité être présent aux côtés de mes collègues touchés, je pense notamment à Roland Bruno et les belles plages de Pampelonne, et de l’Escalet à Ramatuelle, avant même que les plages de Cavalaire ne soient impactées. Aujourd’hui, la quasi-totalité de nos plages sont nettoyées, nous devons néanmoins rester vigilants. Une procédure d’indemnisation, initiée par l’ensemble des communes touchées, est en cours. 2018, c’est aussi les intempéries qui ont frappé nos communes, et plus particulièrement celle de Sainte-Maxime qui a subi de lourds dégâts » (...). RIGUEUR BUDGETAIRE Le maire de la cité reprend  : « 2018, ce fût aussi les problématiques financières, toujours présentes et toujours difficiles à résoudre. On nous demande de faire plus avec moins, et de sans cesse maîtriser l’équilibre budgétaire, croyez-moi ce n’est pas simple (...). La gestion communale, se heurte souvent à l’incompréhension. Garder un cap tout en subissant des mouvements dépendants des vents parfois contradictoires avec ce cap, peut être perturbant. On parle alors d’immobilisme, d’indécision, de promesses électorales non tenues ou non prévues, mais il n’en est rien, on va simplement chercher les vents où l’on peut les capter avec pour seul objectif d’atteindre le cap que l’on s’est assigné. Nos trois premières années de mandats ont été nécessaires afin de redonner à la commune les capacités d‘envisager un futur serein. Souvenez-vous, lors de la campagne 2014, nous avions indiqué que deux mandats seraient nécessaires pour réaliser l’ensemble de nos projets. Pour ce faire, l’assainissement de nos finances était la condition sine qua non, pour envisager de construire l’idée du Cavalaire que nous portions en 2014. Il n’était pas concevable pour nous de laisser Cavalaire s’enfoncer inexorablement vers le dépôt de bilan. Il fallait faire des choix, nous les avons faits. Ce fut long et difficile, certes, mais nous y sommes arrivés, grâce à vous et pour vous. La clef de l’action municipale depuis 2014 a été la rigueur budgétaire pour faire face à notre inscription dans le réseau d’alerte par la préfecture. Inscription que nous avons pris en pleine face, 15 jours seulement après notre élection. Prendre le parti du différé annoncé de certains investissements pour ne pas poursuivre la fuite en avant budgétaire ne fut pas chose facile, mais il fallait le faire et nous l’avons fait. Nous avons dû faire une pause dans les investissements, pour ramener l’endettement à un niveau raisonnable, maîtriser les dépenses de fonctionnement pour retrouver un bon niveau d’épargne ». PERTE DE PRES DE 4 500 000  € DE DOTATION L’élu local poursuit sur la thématique des finances  : « De plus, nous avons souhaité rechercher les recettes de notre territoire à travers, notamment, la redevance portuaire (650 000  € ) et la gestion dynamique du patrimoine communal. Ces actions nous ont permis d’anticiper et d’amortir le choc de la baisse des dotations de l’État. Juste un chiffre, un dernier chiffre qui doit vous permettre de saisir la complexité de la tâche. Les dotations de l’état, appelées Dotation Globale de Fonctionnement, sont passées de 2 500 000  € en 2010 à moins de 900 000  € l’année dernière. Ainsi, nous avons perdu près de 4 500 000  € de dotation de l’État depuis 2014. Cela permet de mettre en lumière les difficultés qui ont été les nôtres, tout au long de notre mandat, mais ces efforts nous permettent, aujourd’hui, d’envisager sereinement l’avenir et, enfin, de lancer l’ensemble de nos projets structurants cette année. J’aime encore et encore le rappeler  : pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. C’est un état de fait, nous avons hérité de cette situation difficile, nous l’avons assumée, nous vous avons demandé des efforts, de la patience, pour que nous puissions mettre en musique le programme pour lequel vous nous avez élus. Notre volonté de conduire la commune en « bon père de famille » nous permettra de gérer au mieux les dépenses de fonctionnement et d’investissement tout en intégrant les projections des réalisations existantes et à venir. Notre gestion rigoureuse des finances va se poursuivre. Cavalairois, Cavalairoises, vos efforts ont payé ! Nous avons, ainsi, chaque année, améliorer notre épargne de gestion, notamment l’épargne nette, diminuer nos dépenses de fonctionnement. Après avoir atteint un seuil critique en 2014, le ratio de désendettement s’établit aujourd’hui à 7 ans (contre 26,7 années en 2014) grâce aux efforts réalisés sur les dépenses de fonctionnement et la forte progression de l’épargne brute et à l’absence d’emprunts nouveaux depuis 2014. Jamais depuis plus de 13 ans, la dette de notre commune n’aura été aussi faible ». BAISSE DES IMPOTS LOCAUX Le maire annonce  : « Nous allons de nouveau baisser les impôts locaux, pour la cinquième année consécutive. Ainsi, nous allons diminuer la taxe foncière bâtie de 4%. Avoir fait ce choix de rigueur, c’est ce qui rend possible, aujourd’hui, tous les projets que nous sommes en mesure de construire avec vous pour Cavalaire. Maintenant, nos projets structurants sont en route, ils se sont enrichis de vos avis, de vos commentaires et de votre participation aux ateliers. Ces projets visent à renforcer l’attractivité et le dynamisme de notre commune toute l’année. Ainsi, renforcer durablement l’attractivité à l’année de Cavalaire, c’est garantir à notre territoire des ressources pérennes qui permettront de financer des projets à destination des Cavalairois et des Cavalairoises. Cette année sera celle de la concrétisation de nos projets pensés pour vous et avec vous. Je vais vous les présenter de manière succincte, mon équipe y reviendra plus précisément, un peu plus tard dans la soirée. Outre la mise en ligne prochaine de notre tout nouveau site internet, vous avez pu voir notre gare rénovée. Petite confidence, nous travaillons d’arrache-pied pour faire revenir, à Cavalaire, une rame du Train des Pignes ». ATTRACTIVITE TOURISTIQUE Enfin, le vice-président de la Communauté de communes évoque le renforcement de l’attractivité touristique et du dynamisme économique qui se traduit par de nombreuses actions de fond  : « Je pense tout d’abord au programme événementiel, sans précédent, que nous avons construit depuis bientôt 5 ans. J’en profite pour évoquer avec vous nos apéros scènes qui animent nos quartiers et nos commerces, et vous rassemblent chaque mois le temps d’un moment de convivialité et de partage intergénérationnel. Notre grand projet structurant, le redéploiement des infrastructures portuaires est en cours. Nous sommes confiants d’obtenir un avis favorable à l’enquête publique qui s’est fort bien déroulée entre novembre et décembre dernier. Parce qu’il est le fruit d’une longue et importante concertation. N’en déplaise à ses détracteurs ! La Maison de la Nature maintenant, qui est emblématique des épreuves traversées dans la réalisation d’un projet. Pour autant, ces contraintes ne viennent pas obérer sa concrétisation, mieux, elles nécessitent de notre part d’inventer de nouvelles façons de les appréhender. Je vais être tout à fait honnête avec vous, le ciel s’était assombri ces derniers temps sur ce projet. Les contraintes inhérentes aux risques avaient quasiment scellées le sort de la Maison de la Nature, après les feux de 2017, mais c’était sans compter sur notre résilience dans ce dossier. En effet, le projet de la Maison de la Nature va probablement marquer de son empreinte le travail de co-construction que nous avons initié avec les différents services de l’État  : Préfecture, sous-préfecture, SDIS, DDTM, DREALE, Commission des sites » (...). Philippe LEONELLI, Maire de Cavalaire-sur-Mer, Vice-président de la Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez. Janvier 2019 - #73



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