La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 15 jan 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Max Bauer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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34 Méditerranée Porte des Maures, r-r Janvier 2019 - #73 La Londe-les-Maures Marcel Kafi, héros discret des guerres de décolonisation Exhumés et rapatriés au Mémorial des guerres d’Indochine, 21 soldats morts pour la France en 1949 au Tonkin, près de la frontière chinoise, reposent, désormais en terre varoise à Fréjus. Parmi les combattants de cette terrible guerre, Marcel Kafi, un londais, qui s’est illustré sur de nombreux théâtres de guerre. Le 15 octobre 2018, les dépouilles de 21 aviateurs et parachutistes de la Compagnie Indochinoise Parachutiste (CIP) du 3° BCCP (bataillon colonial de commandos parachutiste), morts le 12 mars 1949, lors d’une opération de désenclavement dans la région de Hoang Su Phi, ont été ré-inhumés au Mémorial des Guerres d’Indochine à Fréjus. MORTS POUR LA FRANCE EN INDOCHINE « Jusqu’à ce jour, ils reposaient dans le cimetière vietnamien de Tung San près de la frontière chinoise. La cérémonie d’hommage a débuté par un rappel de la situation qui a conduit à ce rapatriement. Le colonel d’aviation Christian Talon a rappelé combien ont été difficiles les négociations entre la France et le Vietnam, ce pays ayant décidé la construction d’une route à l’endroit où reposaient depuis le 12 mars 1949, neuf Français et douze Vietnamiens », raconte Yves Boyer, président du comité du Souvenir Français de La Londe-les-Maures. « Pour mémoire, de 1945 à 1954 en Indochine, 100 000 soldats sont tombés, 76 000 ont été blessés et plus de 40 000 faits prisonniers dans des conditions tellement inhumaines que seuls 3 000 d’entre eux furent libérés et rapatriés en France métropolitaine dans l’indifférence voire l’hostilité d’une grande partie de la population française. Ceci contraste avec les commémorations marquant le centenaire de la fin de la 1ère guerre mondiale », rappelle, la voix chargée d’émotion, le président du comité du Souvenir Français. Car, parmi ces héros des anciens d’Indochine, présents et invités par l’Office National des Anciens Combattants du Var, il se trouvait deux bérets amarante, rescapés du 3ème BCCP, décimé sur la RC4. Ces deux compagnons de guerre ne s’étaient plus revus depuis le 13 octobre 1950, jour tragique où les survivants des bataillons parachutistes (75 hommes sur 600) furent dispersés dans d’autres unités. EXTRAORDINAIRE RENCONTRE, 70 ANS PLUS TARD ! Parmi eux, le londais Marcel Kafi, du GC2 et le marseillais Joseph Rinaldo du GC3, à l’époque du conflit, âgés de 22 ans tous les deux. Extraordinaire hasard, ces anciens combattants se sont reconnus grâce à leur insigne, fièrement épinglé aux côtés de leurs nombreuses décorations, témoignage de leur engagement. 70 ans plus tard, ils sont venus rendre les honneurs à leurs compagnons disparus. Difficile pour eux de raconter ce qu’ils ont pu vivre, mais les souvenirs restent gravés dans leur mémoire. « Le 12 mars 1949, ils étaient présents sur la base d’où a décollé le Junker 257 du commandant Ballaire. Joseph Rinaldo est un rescapé. Le sort a voulu qu’il soit au dernier moment écarté de ses compagnons de la CIP avec laquelle il devait embarquer. Il se souvient du retour à la base des autres appareils qui avaient du rebrousser chemin, en raison d’une météo défavorable à un parachutage », rappelle, encore Yves Boyer. Pour ces deux hommes, les chemins de la vie ont été différents. Rinaldo ne supportant plus la vision de ces moments d’enfer vécus dans la jungle indochinoise, est revenu à la vie civile à son retour en métropole. Tandis que le sergent Kafi va s’illustrer, lors de l’opération REMY. Sur les 573 hommes du 8ème BPC, parachutés le 2 octobre 1951 (NGHIA LO), ils ne sont plus le lendemain que deux sergents et 9 hommes valides. En se plaçant au bout d’un pont de 4 km, il retarde seul l’avancée de l’ennemi et sauve d’une mort certaine le sergent Dumonteil et le caporal Coste, blessés, le dernier à rejoindre les éléments français. Jusqu’à 1953 (Opération RIFF), Marcel Kafi sert dans tous les bataillons parachutistes, sous les ordres de chefs prestigieux. « Il voue une profonde reconnaissance à l’un d’entre eux, le colonel Paul Ducournau, héros du débarquement de Provence au Cap Nègre, à Mauvanne et au Coudon. Titulaire de trois citations, le sergent Kafi poursuit sa carrière en Algérie où il obtient trois autres décorations et le grade d’adjudant-chef. Engagé à l’âge de 17 ans sur la plage du Pardigon au 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, blessé en Alsace et en Indochine, membre depuis sa création du comité du Souvenir Français de La Londe-les-Maures, Marcel Kafi honore, aujourd’hui encore, de sa présence toutes les cérémonies patriotiques et poursuit, en même temps, son engagement en transmettant dans les écoles le devoir de mémoire auprès des jeunes générations », conclut le président de l’association mémorielle. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR DE NOMBREUSES PERSONNALITES La cérémonie était placée sous la présidence de Mme Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des armées, accompagnée de MM. Videlaine, préfet du Var, Ginesta, sénateur du Var, des députés Muschotti et Kleisbauer, de David Rachline, maire de Fréjus, du Colonel Landes, délégué militaire Départemental, de l’Ingénieur général Illich, délégué général du Souvenir Français pour le Var et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Une importante délégation d’anciens combattants parachutistes avait pris place, près du piquet d’honneur, constituée d’aviateurs et de bigors du 21ème RIMA, 3ème RPIMA de Carcassonne, héritier du glorieux 3ème BCCP, n’ayant pu rejoindre le Var en raison des graves inondations survenues dans la nuit du 14 au 15 octobre derniers.
Voeux 2019 35 Bormes-les-Mimosas François Arizzi  : « En démocratie, le jugement de l’action politique ne peut se concevoir que dans les urnes » Devant plus de 900 personnes, le maire de Bormes les Mimosas a rappelé que la cérémonie des vœux est un rendez-vous important dans la vie de la cité (...). « À BORMES, MON AVIS EST PRIS EN COMPTE » Un peu plus tard, il ajoute  : « Ce Bormes intergénérationnel, audacieux, plein d’idées, optimiste, ayant foi en l’avenir, mettant en avant la notion indispensable du bien vivre ensemble, c’est ce Bormes que j’aime, c’est ce Bormes qu’avec mon équipe, depuis presque 5 ans nous tentons de mettre en place. 5 années à votre service, 5 années durant lesquelles nous avons voulu privilégier la proximité, la solidarité, le dynamisme et l’exemplarité. La proximité avec vous, en multipliant les rencontres, les moments de partage et d’échange, mais aussi en vous donnant régulièrement la parole, comme c’est le cas actuellement au travers d’un questionnaire qui est toujours en ligne sur notre site internet ou via notre application smartphone. Ce questionnaire est intitulé  : « J’habite à Bormes, mon avis est pris en compte ». Plus de 1000 questionnaires déjà complétés, c’est exceptionnel. Il est en ligne jusqu’au 20 janvier, ce qui permettra à ceux qui ne l’ont pas encore rempli de le faire. Bien entendu, nous publierons les résultats de cette consultation sur notre site internet. Après la proximité, nous avons privilégié la solidarité entre l’ensemble des composantes de notre population, mais aussi le dynamisme économique, associatif, culturel et événementiel de notre commune, et enfin l’exemplarité dans notre façon de fonctionner, dans le respect des engagements, dans notre volonté de transparence et dans notre gestion. Cela nous a permis de ne pas augmenter les taux de fiscalité locale depuis le début du mandat. UN FORT TISSU ASSOCIATIF (…). Le maire poursuit  : « Je voudrais aussi remercier l’ensemble de notre tissu associatif. Il est le ciment essentiel qui fait la force de nos collectivités. Sans association, le bien vivre ensemble qui nous est si cher serait impossible. En effet, quoi de plus beau, de plus grand et de plus fort qu’une action bénévole au service des autres. Bormes-les-Mimosas a la chance de posséder au sein de sa population un grand nombre de ces bénévoles qui font notre fierté, par qui perdure le lien. Le lien entre les êtres, entre les générations, entre les différentes origines, entre toutes les classes sociales. Mais aussi le lien entre les communes, puisque bon nombre de nos associations sont intercommunales. Certains, vont même au-delà, puisque les membres du CCFF ou de la SNSM, par exemple, n’hésitent pas à braver les flammes ou des mers démontées, mettant parfois leurs vies en danger pour en sauver d’autres. Merci donc à tous les bénévoles de nos associations pour leur dévouement et leur altruisme, nous pouvons je crois les applaudir ». AU CENTRE DE L’ACTUALITE INTERNATIONALE Au niveau municipal, 2018 a été une année riche en événements. « Tout d’abord, bien sûr, le séjour de trois semaines du président de la République a mis Bormes-les-Mimosas au centre de l’actualité nationale et même internationale avec la visite de la première Ministre britannique Mme Thérésa May et de son époux. Pendant trois semaines, l’ensemble des médias, presse, télévisions, radios, réseaux sociaux, chaînes d’infos en continu, a été focalisé sur Bormesles-Mimosas. Ils ont tout voulu savoir, ont fait des reportages sur tous les sujets possibles, ont multiplié les demandes d’interviews. Le point d’orgue a été le 17 août, au village, jour de la libération, seule sortie officielle du président pendant ses vacances estivales. Bormes-les- Mimosas a connu des heures de direct sur toutes les télévisions de France. De partout, nombre d’entre nous ont reçu des appels, avec toujours la même phrase, je vous ai vu à la télé. Au-delà des opinions politiques des uns et des autres, Bormes-les-Mimosas ne peut rester insensible et remercie vivement l’intérêt porté à notre commune par les plus hautes autorités françaises et, ce depuis le Général de Gaulle. Cette présence du chef de l’État, est un formidable coup de projecteur bénéfique pour la renommée de Bormes-les-Mimosas. Toutes les générations de Borméennes et de Borméens, tous les maires, à l’unanimité, se sont montrés honorés par la présence, sur leur sol, du président de la République. Bormesles-Mimosas a su rester un havre de paix, en garantissant et respectant l’intimité de ses hôtes. C’était vrai hier, cela l’est aujourd’hui, j’espère que cela le sera encore demain. Les Borméens sont fiers de cette tradition d’accueil et lorsque le président de la République laisse un message personnel d’amitié sur le livre d’or de la ville à destination des Borméens, je ne me pose pas la question s’il est souhaitable ou non de le transmette, si politiquement j’y ai intérêt ou non, je le transmets, ma fonction l’exige ! Et pour conclure sur le sujet, je préfère que l’on parle de Bormes-les-Mimosas parce que le président de la République est là, plutôt que pour des incendies ou des inondations » (...). DERIVE INTOLERABLE ET DANGEREUSE François Arizzi poursuit  : « Je voudrais m’arrêter un instant sur un point qui me tient à cœur, à savoir le respect envers les élus quels qu’ils soient. On a le droit de ne pas être d’accord, on a le droit de le dire, mais chacun se doit de respecter les institutions et les hommes. Les institutions tout d’abord, car tous, le maire, les députés, les conseillers départementaux, les conseillers régionaux comme le président de la République ont été élus au suffrage universel. En démocratie, le jugement de l’action politique ne peut se concevoir, ni se dérouler autre part que dans les urnes. Les hommes, ensuite et je suis effaré, de la tournure, du ton agressif, de la diffamation, qui sont en permanence véhiculés sur les réseaux sociaux. Souvent basés sur des informations fausses, cette surenchère verbale ne peut à terme que provoquer des drames. La désinformation, ou la surinformation, les appels à la violence, à la sédition, sont incessants. Nous l’avons vécu au niveau national, les élus de terrain commencent à le vivent aussi, malheureusement, au quotidien. Dès qu’une décision même sans conséquence ne convient pas à certains, c’est la déferlante et les adjectifs utilisés sont tellement forts et excessifs que l’on se demande lesquels ils vont pouvoir utiliser lorsque le sujet sera vraiment grave. Le monde associatif est touché, les jeunes et notamment les adolescents sont des cibles de choix. Alors, je voudrais ici mettre tout le monde en garde contre cette dérive intolérable et dangereuse. Tous autant que nous sommes, sachons raison garder et ne tombons pas dans cette folie qui est en train, rapidement et sûrement de gangrener notre société ». MISE EN OEUVRE DU HAUT DEBIT Le maire termine sur un sujet qui lui tient à cœur  : « En 2018, de nombreux chantiers ont avancé ou sont achevés. Le haut débit est en place au village, au Pin et en cours de finition à la Favière et vers Cardenon et Bénat. 3 000 foyers vont en bénéficier. Le haut débit, je tiens à le rappeler car certains habitants confondent encore, c’est pour améliorer le débit internet de vos box à domicile, ce n’est en aucun cas la couverture 3G et 4G, voire bientôt 5G sur vos téléphones portables et tablettes. Finalité de cette montée en débit, la fibre FTTH, sous la compétence du syndicat mixte ouvert PACA HD, avec la participation active de MPM, sera totalement déployée sur le territoire de la commune en 2022. Pour certains cela peut paraître loin, mais il y a 4 ans, elle était prévue pour 2030 et seule la volonté et la pugnacité de vos élus ont pu faire avancer cette échéance lointaine. Merci à François de Canson de m’avoir laissé gérer ce dossier en toute confiance ». DE NOMBREUX CHANTIERS François Arizzi liste les travaux réalisés  : « Après la pelouse synthétique du complexe Henri Delon en 2017, la couverture de la tribune du stade sera terminée en février ou mars pour un coût de 300 000  € . Nous avons inauguré la maison funéraire intercommunale au quartier du Pin de Bormes. Le bâtiment est de belle facture, intégré dans l’environnement et nous pouvons être fiers de cette réalisation en commun. Merci encore à Gil Bernardi de m’avoir rejoint sur ce projet. Certes, le sujet n’est pas très glamour, ni très agréable, pourtant il était indispensable à notre bassin de vie. Il est facile d’être au côté des Borméens et des Lavandourains, lors de nos festivités et réjouissances, de partager un verre de rosé et un moment de convivialité. Il est plus douloureux et difficile de les accompagner dans les épreuves de la vie. En effet, quoi de plus noble, que de pouvoir aider et soulager des familles dans la peine, quoi de plus valorisant, que d’être au soutien de nos populations dans la difficulté d’un moment, tel que la perte d’un être cher. Nous pouvons donc être fiers d’avoir commencé nos réalisations communes par cette maison funéraire intercommunale » (...). François ARIZZI, Maire de Bormes-les-Mimosas, Vice-président de Méditerranée Porte des Maures Photo  : Ville de Bormes Janvier 2019 - #73



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