La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 15 jan 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Max Bauer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 Voeux 2019 Pierrefeu-du-Var Patrick Martinelli, maire  : « La commune soutient l’emploi » Pour 2019, Patrick Martinelli « souhaite que son village continue sa marche en avant, qu’il continue à se développer, qu’il continue à offrir des services performants à ses habitants. Il souhaite que les habitants continuent à demeurer dans un cadre de vie agréable au milieu duquel il fait bon vivre ». En toute humilité, Patrick Martinelli avoue  : « La fonction de maire que vous m’avez confiée depuis 2006 est une grande responsabilité. Je l’assume avec passion, avec rigueur et détermination, en privilégiant la disponibilité, l’écoute et le partage. Partage des compétences avec toute l’équipe municipale qui s’emploie au quotidien dans le service public, à votre service et ils le font avec passion et professionnalisme. Si la fonction de maire procure beaucoup de joies, parfois du stress, il y a aussi malheureusement des moments très douloureux. Comment ne pas évoquer les terribles actes terroristes qui ont marqué notre pays ces deux dernières années (...) ». 100 NOUVEAUX HABITANTS PAR AN Le maire se réjouit  : « Mais Pierrefeu continue à vivre et à se développer ! Chaque année, nous accueillons une centaine de nouveaux arrivants, des femmes et des hommes qui choisissent Pierrefeu comme lieu de résidence. Qu’ils soient les bienvenus. Ce chiffre montre que notre village est attractif et que ce choix est dicté par la qualité de notre cadre de vie de ville à la campagne, par nos services, par nos équipements et par nos structures associatives. Et, je ne parle pas des performances sportives. Nous savons tous que la population attend toujours plus d’une municipalité et nous devons répondre à ses exigences légitimes avec des services publics de qualité. Dans cette période Janvier 2019 - #73 de crise où le chômage ronge la société, où les entreprises connaissent les pires moments, chacun doit avoir conscience du rôle essentiel de la commune quelle que soit sa taille. Chaque euro investi par la commune est un euro investi dans la vie économique et sociale. Malgré un contexte économique défavorable avec la baisse importante des dotations aux collectivités locales, notre situation budgétaire reste stable mais nous devons rester vigilants. Un constat s’impose  : les ressources des communes diminuent sous l’effet des réformes. Le système mis en place en 2014 perdure et a pour conséquence de réduire entre 2015 et 2016 de plus de 32% notre D.G.F. En 2013, l’État versait plus de 679.000 € à la commune de Pierrefeu, en 2016 la commune a perçu 308.447 € , soit 371. 170 € de moins en 3 ans ! En 2017, une diminution est à nouveau attendue car votée par la Loi de finances. Le FPIC augmente chaque année, il était de 104 000  € en 2016, soit 3 fois plus élevé qu’en 2014. Nous devons continuer à rationaliser nos pratiques, nos achats, à mutualiser nos services pour permettre un partage des coûts car nos communes auront de plus en plus de mal à compenser l’ampleur de ces diminutions, d’autant plus que nos compétences sont toujours croissantes ». PIERREFEU SOUTIENT L’EMPLOI Patrick Martinelli le rappelle avec force  : « Malgré un contexte économique défavorable, Pierrefeu a maintenu un fort niveau d’investissement durant cette année 2018, un investissement qui est un facteur de soutien au secteur industriel et commercial. Quand la commune lance un programme de voirie pour améliorer le cadre de vie, elle soutient l’emploi. Quand la commune réalise des équipements publics pour les associations, elle soutient l’emploi. Quand la commune met en place des services pour diverses aides sociales, elle soutient l’emploi. Quand la commune organise une manifestation, elle soutient l’emploi. Investir, c’est soutenir l’activité locale, maillon économique indispensable de notre société. Malgré un contexte économique défavorable, nous maintiendrons cette politique volontariste de gestion dynamique et maîtrisée. Cette gestion rigoureuse nous impose de baisser les dépenses de fonctionnement et d’établir un programme d’investissement réaliste et réalisable, en limitant la fiscalité et les diverses taxes car les contribuables, c’est-à-dire nous, sont aussi étouffés par les charges. En 2016, la commune a poursuivi son travail de recherche d’économies afin de faire face au nouveau contexte national. Notre travail de maîtrise des dépenses a amené à ce que les charges courantes ne progressent pas pour la deuxième année consécutive malgré les coûts supplémentaires comme par exemple l’application de la réforme des rythmes scolaires ». PROGRAMME D’INVESTISSEMENTS Le maire se félicite  : « Pierrefeu a continué à financer ses actions et services en mobilisant ses marges de manœuvre et sans augmenter les taxes. Le budget 2018 avait pu compter sur un résultat excédentaire d’exercice de 2 700 000 € . La dépense de notre programme d’investissement aura été de plus de 3 M € . Pour financer nos travaux nous avons associé à l’autofinancement communal un emprunt de 500.000 € . La commune a également bénéficié d’aides de nos partenaires, qu’ils en soient remerciés. MPM par un fonds de concours de 240 000  € et une Dotation de Solidarité Communautaire de 320 000  € , soit un total de 560 000  € . Le Département du Var a attribué une aide de 140.000 € pour la construction du complexe sportif. La Région PACA une aide de 50.000  € . L’État a versé en 2018 son aide de 168.000  € pour la réalisation de trois classes. Des investissements, parlons-en ! Comme chaque année, je vais faire un rapide tour d’horizon de nos investissements 2018  : Dans 3 mois, nous serons déjà à mi-mandat. C’est pourquoi il me parait opportun de vous présenter un bilan d’étape au regard des engagements que nous avions pris. Rappelez-vous ! Notre projet était bâti sur 4 priorités d’intérêt général. Première priorité  : Le maintien des services en régie municipale. C’est ce que nous avons fait en accentuant nos prestations sur des services à la personne et au maintien de notre patrimoine et en se fixant des objectifs coordonnés avec nos moyens. La majorité des services fonctionnent en régie  : administratif, technique, animation mais aussi entretien, restauration, eau, assainissement, espaces verts, festivités, voirie, bâtiments, services des plus jeunes aux aînés. DE NOMBREUX TRAVAUX Le maire cite comme exemples  : « Des travaux dans les bâtiments et sur la voirie  : réfection de la toiture du podium place Gambetta, aménagements de locaux, reprise du préau au niveau des écoles, création d’un sens unique avec accès piéton sécurisé avenue du 8 mai 1945, réalisation d’un sentier de la Chapelle au rond-point des harkis, réfection des fontaines. Des travaux dans les espaces verts et la forêt  : fleurissement du rond-point des 3 pins ou celui de l’avenue Frédéric Mistral ». Il poursuit  : « Notre deuxième priorité est un aménagement urbain maîtrisé. C’est un objectif de notre PLU et il le sera encore avec le PLU en cours de révision avec une évolution raisonnable en maintenant notre ruralité, en préservant nos richesses agricoles, forestières et économiques. C’est l’aménagement de notre habitat qui doit être évolutif mais maîtrisé  : Pierrefeu compte 6200 habitants avec 42 naissances pour cette année. Le PLU qui verra le jour à l’horizon 2018, permettra de définir une nouvelle politique d’aménagement et prévoira les infrastructures nécessaires à son développement. Le travail qui sera mené dans les prochains mois sera fait avec la plus grande clairvoyance et professionnalisme face aux multitudes de demandes faites par les particuliers mais aussi face aux contraintes légales obligatoires auxquelles on ne peut déroger, sans courir le risque d’annulation par l’État ». Photo  : Alain BLANCHOT
Méditerranée Porte des Maures La Londe-les-Maures François de Canson  : « Que l’État nous donne de la visibilité sur nos ressources » Pour François de Canson (...)  : « La crise teintée de jaune que connaît notre pays est symptomatique d’un sentiment profond de trahison vécu par la grande majorité des Français qui ne date pas d’aujourd’hui ». Le premier magistrat évoque l’actualité sociale qui secoue le pays  : « Abandonnés depuis des années dans leur quotidien, méprisés par un gouvernement incarné par un commando de sachant, confrontés à une hyperadministration de technocrates complètement déconnectée des réalités, nos concitoyens ont exprimé un ras-le-bol généralisé. Et, croyez-moi, je comprends et je mesure, chaque jour, l’océan de difficultés dans lequel surnagent beaucoup de mes concitoyens. C’est un coup au moral, tellement est parfois grand l’écart entre l’espoir que je représente, et les moyens dont je dispose pour y répondre immédiatement. Pourtant, impossible de rester indifférent ». LE CYNISME DU GOUVERNEMENT Il poursuit  : « Quand je vois le nombre de maires qui démissionnent parce que l’État leur coupe les vivres, qu’il les laisse seuls face à des problèmes quotidiens immenses et complexes, je suis scandalisé. Les maires que nous sommes se battent chaque jour pour servir les citoyens, pour répondre à leurs attentes, à leurs besoins et parfois à leur détresse. Comment la République peut-elle croire qu’elle ne serait pas affaiblie dès lors qu’on affaiblit les maires ? Il n’est pas de grande politique nationale qui puisse réussir sans les communes et les territoires. Les maires que nous sommes sont la porte d’entrée de la solidarité, de l’école, de la petite enfance, du sport, de la culture, de l’économie… La commune est le lieu de la République, de la proximité, de l’humanité. Les maires que nous sommes sont sur le terrain, ils sont en première ligne, ils ne sont pas dans les palabres mais dans l’action. Nous incarnons la relation directe dans un monde de plus en plus éloigné. Les sondages le montrent, les Français tiennent à leur commune, qui est leur petite patrie dans la grande, la France. L’État a récemment annoncé un plan de lutte contre la pauvreté et un plan pour la santé de proximité… Et devinez vers qui se tourne le gouvernement non sans un certain cynisme ? Vers les communes, bien entendu, auxquelles il demande de faire plus, sur des sujets ô combien justifiés, tout en leur enjoignant de moins dépenser » … UN ROLE DE BOUCLIER SOCIAL Le président de MPM ajoute  : « Je pense également aux interrogations légitimes qui sont les nôtres, face à la suppression programmée de la taxe d’habitation ; encore un exemple de décision prise à l’emporte-pièce, qui laisse les élus locaux particulièrement inquiets au sujet des modalités de compensation de cette importante ressource. Il est ainsi prévu de remplacer cet impôt dynamique, par un remboursement figé une bonne fois pour toute. L’État endosse le beau rôle ! Vis à vis des contribuables-électeurs, il apparaît comme vertueux en supprimant un impôt, tout en imposant aux collectivités de subir les pertes de recettes correspondantes. Fait du prince, démagogie ? Je vous laisse le soin de qualifier ce mode opératoire pour le moins singulier. La générosité présidentielle a ses limites surtout lorsqu’elle s’exerce avec l’argent des autres... Que l’État nous donne de la visibilité et octroie à nos collectivités des ressources évolutives car nos dépenses, elles, le sont ! Sinon, nous allons droit vers la casse des services publics locaux, indispensables à la cohésion sociale, garants de l’équité et de l’accessibilité pour tous. Il n’est pas possible, il n’est pas pensable, d’affaiblir ce service public, au moment où nos habitants en ont le plus besoin. Alors préservons nos communes, elles sont comme l’air que nous respirons, indispensables ! Oui, nous sommes indispensables quand il s’agit d’améliorer le quotidien de nos habitants. Servir est le premier mot que nous avons en tête. Là où l’État a fait le choix malheureux de se désengager, quand les mécanismes nationaux, pourtant indispensables, sont systématiquement mis à mal par des réductions de budget ou d’effectifs, nous, nous continuons d’assumer le rôle de bouclier social » ! « NE LAISSER PERSONNE AU BORD DU CHEMIN » « Grâce à une gestion des plus rigoureuses, menée depuis maintenant 11 ans, la municipalité défend le contribuable londais et, par là même, son pouvoir d’achat. Au-delà des services rendus gratuitement, et ils sont innombrables, nous avons mis en place des tarifs progressifs et mieux adaptés aux différentes situations des habitants, que ce soit pour la restauration scolaire, la crèche, le centre de loisirs, l’accueil périscolaire. Ou encore pour notre Espace Jeunes, le service des Sports et son école municipale, les structures sportives accessibles à prix légers. Ils concernent également les repas livrés à nos seniors, les services d’aides au maintien à domicile, les voyages ou le Pass’sport senior. Ils concernent, enfin, l’aide aux transports de nos écoliers, la gratuité de tout notre stationnement, l’accès libre à des espaces pour se réunir, la mise en œuvre d’une politique culturelle riche et diversifiée. Ainsi, à La Londe, aucun habitant ne paie le coût réel du service public. Toujours en ce qui concerne votre pouvoir d’achat, je vous rappelle que la renégociation du contrat de délégation du Service Public de l’eau, qui arrivait à son terme à la fin de l’année 2015, nous a permis d’obtenir une baisse du prix de l’eau, à tel point que celle-ci est l’une des moins chères du département. Nous restons aux côtés et à l’écoute des habitants les plus fragilisés. Ne laisser personne au bord du chemin, tel est notre credo. Les personnes dépendantes ou en situation de précarité trouvent toujours un soutien individualisé » (...). CHATEAUVERT, VISAGE MODERNE DU CENTRE-VILLE François de Canson fait ce rappel  : « Un dossier 33 majeur en ces temps incertains, est celui de l’habitat pour tous. À chaque moment de la vie, il doit être possible de trouver un logement adapté à ses besoins. Les projets que nous défendons depuis que nous sommes en responsabilité devaient répondre à l’impératif suivant  : allier la qualité du bâti et du cadre de vie, la diversité des offres avec du locatif aidé, de l’accession sociale à la propriété et de l’accession libre. La Londe n’est pas une ville réservée à quelquesuns. Nos jeunes et moins jeunes doivent pouvoir s’y loger, selon leurs moyens, et s’y épanouir, selon leurs besoins. Cette ambition, elle s’est concrétisée avec l’édification du quartier du Châteauvert. Voilà maintenant 20 mois que le chantier a débuté, et qu’il entre dans sa phase finale, avec la réalisation de la grande place publique qui sera le lien vers la coulée verte et la promenade des Annamites. Un tel chantier est propice, et c’est humain, aux craintes, aux méfiances, voire aux rumeurs diverses et variées ou aux manipulations tellement faciles. C’est le lot de chaque projet ambitieux. Le quartier du Châteauvert offre un visage plus moderne au centre-ville et nos commerces de proximité devraient profiter d’une nouvelle zone de chalandise non négligeable. Le commerce local avait réellement besoin d’oxygène, ce nouveau quartier y contribuera. Les logements s’intègrent déjà à ce nouvel espace qui sera parfaitement complété, dans quelques mois, par une magnifique place publique de 4 000 mètres carrés. Laissez-moi vous dire un mot sur le montage financier du programme Châteauvert. Nous avons adopté un programme d’équipements publics d’infrastructures (voies, réseaux, bassins de rétention, aménagements paysagers, place publique) et de superstructures crèche, le Relais d’Assistantes Maternelles et la maison des associations), estimé à la somme de 12 174 073  € . Nous avons également approuvé la répartition du coût de ces travaux, revenant à la charge des aménageurs, dans le cadre du Projet Urbain Partenarial, pour un montant de 8 372 273  € . Restait donc à la charge de la commune, la somme de 3 810 800  € . Sur cette somme restante, j’ai obtenu de la Région une subvention de 3 millions d’ € . La Caisse d’Allocations Familiales apportant 616 000  € , et le Conseil Départemental, le solde. L’opération de Châteauvert est donc neutre pour les finances de la ville et donc pour nous, contribuables, alors que nous allons bénéficier, au final, d’une maison des associations, d’une crèche et d’un relais des assistantes maternelles ! Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’opération de ce type dans le département qui peuvent se vanter d’une telle réussite » (...). François DE CANSON, Maire de La Londe-les-Maures, Président de Méditerranée Porte des Maures (MPM) Président du Comité Régional de Tourisme (CRT) Conseiller régional. Photo  : Alain BLANCHOT Janvier 2019 - #73



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